In Carnets de voyage

A la voile ! Les Cyclades en Catamaran.
Croisière entre  Paros, Despotiko, Sikinos, Santorin, Koufounissa, Amorgos et Schinoussa.

12 septembre 2014, Parikia

Cette année nous faisons à nouveau appel à Archipel Club pour louer une cabine sur un de leur catamaran. Nous rejoignons Georges Gritsis et Eric (notre skipper) à la terrasse du café de la « Marina » tenu par Rachel et Kostas, à Parikia pour faire la connaissance de l’équipage qui nous accompagnera pour cette semaine de navigation.  Je connais déjà le bateau pour y avoir passé une semaine l’année dernière en solo, et cette expérience m’a simplement donné envie de revenir avec mon amoureux et en cabine cette fois-ci ! Nous faisons, au fur et à mesure la connaissance de Mélanie et Sophie (Quebec), de Stephen et Sarah (San Francisco), et de Jean Luc et Christine (Mons, Belgique).
Georges nous explique le fonctionnement de la caisse de bord : nous remettons 200€ par personne pour le carburant de la semaine, les petits déj. et déjeuners à bord, ainsi que pour les dîners à la taverne le soir. Manu est désigné « chef de caisse » et c’est lui qui est responsable de la gestion des dépenses. Les premières courses sont déjà déposées sur le bateau reste une dernière visite chez le primeur pour les légumes et à la boulangerie pour le pain frais et nous montons enfin sur le pont brûlant d’Astarté. Le soleil cogne dur et je suis impatiente de sentir le vent de la navigation.

Nous découvrons une cabine spacieuse avec un lit 2 places et restons stupéfaits devant le hublot qui donne sur l’eau turquoise de la mer et une salle de bain/toilettes pourvus de rangements pratiques :). Eric nous explique le fonctionnement du bateau et nous prenons place. Nous entreposons nos bagages vides et encombrants dans un des flotteurs qui peut également servir de couchage d’appoint (ma chambre de l’année dernière !)
Avant de prendre la mer et bien qu’il soit toujours compliqué de confirmer les conditions météo, notre captain fait un point et étudie les possibilités d’itinéraire sur une carte des Cyclades.

Enfin ! à 14:00 et quelques manœuvres, Paros est dans notre dos. Nous naviguons en direction de Despotiko avec un vent nul sur une mer calme et deux heures suffisent pour voir notre but se profiler à l’horizon.

Cyclades en Catamaran

L’île de Despotiko appartient à l’évêché de Paros. Son nom provient de despote (à l’origine chef religieux), et oikia : maison. Pendant la seconde guerre mondiale se fût un spot pour les sous-marins anglais alliés à la Grèce. Le capitaine Pipinos les alertait par signaux lumineux lorsque la voix était libre pour remonter à la surface sans être aperçu des ennemis.

Nous jetons l’ancre dans la baie de Despotiko. Le moteur est éteint et dans le silence retrouvé nos yeux s’attardent sur la vue magnifique. Devant nous la mer étincelle comme des milliers de diamants. Quelques tamaris, des chèvres complètent le décor. L’île semble désertique. La couleur est vive et partout : ocre, doré, turquoise. L’eau est limpide, le ciel azur et la chaleur délicieusement accablante… Tout le monde à l’eau ! Baignade et snorkelling ! Chacun s’équipe de masque, tubas, palmes, ou rien. Comme nous qui préférons simplement les bienfaits d’une grande nage rafraîchissante dans une eau parfaite. Eric, notre captain, part snorker de son côté et revient avec un octopus (que Mélanie et Sophie nommeront Paulette).

A la "pêche" au poulpe

Une heure de baignade nous suffit, nous avons envie de marcher. Nous demandons à notre skipper de nous rapprocher de la plage à bord du dinguy pour profiter d’une promenade en amoureux sur l’île. L’’intérieur des terres est louée par un agriculteur (et ses chiens) qui ne souhaite pas être dérangé, et on le comprend donc nous suivrons les recommandations et nous n’irons pas voir la petite maison au loin.

Notre arrivée dérange moins le couple de nudistes tranquillement installé sur la petite plage que le lapin qui préfère se faufiler loin à travers les touffes de sauge séchée par le soleil. Agréable, nous arpentons simplement la plage, les pieds dans l’eau. Je m’attarde sur des cadavres d’oiseaux, des coquillages ou des objets rejetés par la mer… De ce que nous apercevons de Despotiko elle semble plutôt plate et jonchée de nombreux cailloux. Nous arrivons à ce qui nous semble être le bout, la « pointe ». Le tableau dépeint par la lumière déclinante du soleil et le reflet sur l’île en face est juste magnifique, le ciel semble teinter de violet chaque élément du paysage. Et puis cette sensation d’être seuls au monde ! On comprend pourquoi juste derrière nous sur la bute il y eut autrefois un temple dédié à Apollon.

Nous sommes rejoins par le reste de l’équipage et chacun assiste au coucher de soleil sublime. Vient l’heure de se restaurer ! Direction la rive d’en face : Antiparos. Nous rejoignons la taverne Pipinos (descendants du fameux ancêtre qui aida les anglais durant la 2nde guerre mondiale) à bord de l’annexe. La taverne est située sur le quai.

La carte est en rédigée en grec et la cuisine est locale alors nous laissons notre captain-guide culinaire se charger de la commande et rapidement la table se couvre de maquereaux fumés (séchés au soleil sur la terrasse de la taverne), poulpe au vinaigre et poulpe grillé, beignets de courgettes (Κολοκυθοκεφτέδες / Zucchini balls), frites de courgettes, tsadiki (yaourt grec et concombre), boulettes de viande, salade grecque (tomates, féta, câpres), frites et saucisse, aubergines roulées dans de la pâte filo avec fromage et bacon, accompagné de bière et vin blanc en fonction des goûts de chacun.

Les tables de la taverne accueillent seulement quelques touristes, se sont plutôt des gens du coins et l’ambiance est traditionnelle et charmante, le repas est convivial. Nous passons notre première soirée dans une atmosphère sympathique et apprenons à nous connaître (je pense à notre couple d’amoureux américains pour qui ça ne doit pas être simple, il est plus facile et automatique de parler français pour le reste de l’équipage, avec tous les accents différents 🙂 ).
Nous rejoignons le bateau dans une nuit très étoilée avec peu de lune. La cabine est agréable. Nous nous endormons heureux et fourbus !

Despotiko vue de la taverne, coucher de soleil

13 septembre 2014. Vent nul, mer calme en direction de Sikinos

Réveillée à l’aube, je laisse Manu dormir et je sors m’installer sur les filets pour profiter du lever de soleil. Il fait déjà chaud et c’est bien agréable. L’équipage se réveille petit à petit et tout le monde prend son petit déj. Nous partons vers 9:30 en direction de Sikinos. La navigation se fait à moteur car il n’y a pas de meltem. La mer est calme, elle scintille sous un soleil de plomb.

A l’origine Sikinos s’appelait Oioné, parce qu’elle fabriquait du vin en quantité et en qualité grâce à ses nombreuses vignes. Par la suite elle prit le nom de Sikinos, fils du roi Thoanta de Lemnos qui s’installa sur l’île. Nous accostons au port d’Alopronia vers 14:00. Chacun prend son temps pour descendre et entamer une promenade à pied, une visite en voiture ou une simple baignade. En fonction de chacun. Avec Manu nous optons pour une baignade d’une heure sur la petite plage qui nous fait face, il fait très chaud.

Après s’être rafraîchie dans cette eau limpide à la température idéale, nous partons pour une petite visite de l’île. Nous loupons (un peu volontairement) le bus et continuons à pied dans les hauteurs afin de rejoindre le village et grimper jusqu’au monastère de Zoodochou Pigi, mais grande est la distance entre nous et le village alors nous changeons d’idée, il fait trop chaud alors cherchons plutôt un endroit où se baigner.
Nous bifurquons vers un chemin sinueux à travers le maquis grec. A l’approche d’un âne troooooop mignon nous nous apercevons qu’un chemin bifurque sur sa gauche..
Après un peu de marche nous remarquons un panneau trop rigolo. Et comme nous ne nous sentons pas concernés par l’interdiction nous continuons sur le sentier.
L’endroit est abandonné et difficile d’accès mais nous arrivons dans une crique anciennement habitée et ça nous semble être l’endroit parfait pour se baigner et profiter des gros rochers pour s’allonger. La vue sur Naxos est magnifique et l’eau est un peu plus agitée sur les rochers, plus rafraîchissante. Nous profitons d”un moment de détente puis nous rejoignons le bateau vers 16:30 pour une douche et pour prendre le fameux bus de 17:00 et aller au village (bus : 1€60/ pers.)

Nous sommes accompagnés de nos copines canadiennes Mélanie et Sophie pour une visite jusqu’au monastère situé dans les hauteurs du village de Chorio. Le village est très joli, et paisible. Un dédale de ruelles pentues, des maisons peinte à la chaux, des bougainvilliers.

La montée est fastidieuse avec toutes les marches mais la vue magnifique pendant l’ascension vaut, à mon sens, tous les efforts.

Sikinos - vue depuis le monastere de Zoodochou Pigi

Le monastère de Zoodochou Pigi est imposant dans ce décor asséché mais le point de vue est à couper le souffle : dans un ciel azur nous apercevons au loin les îles de Folegandros, Naxos, et encore plus loin Paros, Antiparos et Despotiko. Nous nous promenons dans les alentours. Mais il fait chaud et nous avons soif.

Nous redescendons au village afin de prendre un rafraîchissement dans un café avec un joli point de vue pour assister au coucher du soleil. Nous apercevons une procession au coin d’une ruelle. Je peux simplement dire que les personnes de la procession portait des paniers avec des grosses miches de pain. Et que ça m’a fait plaisir d’assister à ce moment traditionnel.

Il y a un bar en face de l’arrêt de bus et nous nous y arrêtons prendre une bière et profiter du coucher de soleil. La vue de la terrasse est magnifique. Nos copines nous apprennent quelques expressions québécoises, nous passons un bon moment mais il l’heure de retourner sur le quai. Mélanie et Sophie restent au village et nous prendrons le prochain et dernier bus.
Il est 19:15 lorsque nous rejoignons le reste de l’équipage. La taverne est située à quelques mètres du bateau.
Le menu est composé de purée d’aubergines fumées, salade grecque, octopus grillé avec des pâtes, chèvre en sauce (tomate, noix muscade, paprika) avec des frites, calamar frit, beignets de courgettes, aubergines confite en sauce tomate, accompagné de bière et vin. Nous apprécions tous le repas. Le vin blanc n’est pas très bon, étonnement. Nous passons une bonne soirée, la nuit et étoilée. A la fin du repas la taverne nous offre une assiette de pastèque.
Efcharisto !

Certains sont fourbus de fatigue, d’autres veulent se promener. Avec Manu nous partons en direction du bord de mer et nous empruntons un sentier qui monte beaucoup pour finir à flanc de rocher. L’ambiance est magique dans l’obscurité avec la mer le ronronnement de la mer, le ciel étoilé et la tranquillité de la nuit. Le sentier est uniquement éclairé par la voie lactée alors il faut faire attention où on met les pieds. Nous revenons au bout d’une heure et filons dans notre cabine.

Demain Eric à prévu de partir vers 9:30 pour Santorin mais avant nous devons faire des course au mini market du village avant de repartir car le ravitaillement est beaucoup plus compliqué à Santorin.

Dimanche 14 septembre 2014. Sikinos vers Santorin
Vent nord ouest, 10 noeuds, mer belle

Je me lève aux aurores pour apprécier le lever du soleil sur Sikinos. Je trouve ce moment magique, plus positif et tellement plus prometteur que le coucher !
Je prépare mon thé en vitesse et en silence et je saute sur le quai pour m’installer sur un des gros rochers qui font face à l’horizon.

Sikinos - vue depuis le quai

Je partage ce moment paisible avec un petit chat noir qui se faufile entre les pierres dans le but de chasser un canard qui nage en notre direction et qui cherche à monter sur le quai. Je médite sur cette situation cocasse quand je m’aperçois que le chat à vraiment sauté sur le canard ! Dans l’eau…
Je suis alors rejointe par Stephen qui est d’humeur bavarde malgré sa difficulté à sortir du sommeil. Il me confie être impatient de voir Santorin, l’île est à la mode pour nos amis américains et asiatiques. Mais il faut encore faire quelques courses et attendre la livraison de pain frais tant réclamé par Jean-Luc et Christine. J’accompagne Sophie au mini market pour les quelques courses que nous avons à faire et puis nous revenons sur le bateau en attendant la livraison du pain.
J’en profite pour faire une petite nage matinale, quelle plaisir ! J’essaie de voir si j’aperçois Manu par le hublot de la cabine en nageant sous le bateau mais je ne mène pas ma mission à bien : mauvaise idée de nager là dessous, à quai, quand tout le monde commence à se réveiller.

Au bout d’un moment, lorsque tout le monde s’impatiente parce qu’il faut partir, notre skippeur-guide se renseigne auprès de l’épicière qui confirme qu’il n’y a pas de pain frais le dimanche ! Et bien tant pis d’avoir attendu pour rien : Manu et Sophie, les seuls rescapés de la mission reviennent avec des packs d’eau et du pain en tranches. ça fera bien l’affaire !

Manu est sollicité pour larguer une amarre, et tout se passe bien jusqu’à ce qu’il lâche la corde. Dommage. le “captain manœuvre pour que Manu puisse récupérer la corde en faisant le tour du quai. Bref. Au terme d’une manœuvre sauvage nous réussissons enfin à partir en direction de Santorin. J’avoue que je ne suis pas vraiment enchantée par le côté touristique et people de l’île, et Manu partage les mêmes craintes. Mais malgré tout nous sommes dans les Cyclades ! et nous allons voir Santorin ! Alors profitons 🙂

Autrefois pleine, Santorin a été sujet à la plus grosse éruption volcanique de l’antiquité, le dessus de l’île à sauté comme un bouchon. Pour cette raison elle est maintenant en forme de “croissant”. Les restes du bouchon ont été retrouvé en Crète (et en à détruit une partie) ainsi que sur Rhodes, la catastrophe provoqua un gigantesque tsunami qui traversa la mer Méditerranée de part en part. Cette catastrophe porte le nom d’éruption minoéenne. A savoir que le volcan est toujours en activité et que la dernière éruption à eu lieu en 1950.

Nous apercevons Santorin aux alentours de 13:00 mais le port dans lequel notre captain voulait jeter l’ancre est complet alors nous traversons la Caldeira, l’intérieur du volcan, afin de rejoindre l’autre port. La vue qui nous entoure est magnifique. Les falaises sont hautes autour de nous. Les dégradés de couleur dans la roche sont rouges, noirs, blancs et surprenants. Nous ressentons la force de cet endroit dans lequel nous nous sentons encerclés et petits. Nous apercevons également beaucoup de catamarans qui naviguent autour de nous. Le nombre de bateaux aux alentours de Santorin est considérable par rapport aux îles que nous avons visitées précédemment. Nous passons devant la plage “rouge”, je remarque la promiscuité des bronzeurs sur cette “petite” plage.

Traversée de la Caldeira de Santorin en catamaran

Il est 15:00 est Eric jette l’amarre pour la nuit dans la baie d’Akrotiri à quelques mètres du quai. Alors que Jean Luc, Christine, Sarah et Stephen monte à bord du dinguy pour être déposé sur le quai afin de prendre le bus pour Oia (la 2ème ville principale, la capitale est Thera) nous prenons le temps de nous baigner avec Mélanie et Sophie. Mélanie m’apprends à plonger et j’avoue que je suis trop fière !

Finalement nous nous habillons et demandons à notre captain de nous déposer à quai : il est temps de prendre un rafraîchissement avant de commencer une promenade dans la chaleur suffocante de Santorin sur un chemin qui grimpe fort. Le trafic routier est beaucoup plus important ici (beaucoup plus de scooter, de quads et de voitures que sur les îles précédentes). Nous n’avons pas envie de prendre le bus et rejoindre une foule de touristes au village. Alors nous nous promenons aux alentours et le panorama est magnifique malgré tout. Nous en profitons pour faire quelques courses dans un petit village avant de redescendre sur la plage.
Une fois sur la plage d’Akrotiri nous faisons signe afin d’être récupéreé. Nous nous préparons à ressortir pour manger à la taverne “The Dolphins” spécialisée dans le poisson. Elle est située juste sur le quai en face du bateau.

La soirée est belle, le lieu est très sympa et recommandé par notre captain donc nous sommes impatients de nous attabler et profiter de la vue. Stephen et Sarah reste sur Oia et mange en amoureux, et Sophie et Mélanie avait déjà dîné à notre retour aussi nous nous retrouvons avec notre captain et notre couple de Belges.

J’ai l’honneur de choisir une table (que j’ai fais l’erreur de choisir à l’extérieur sur le quai) et quelle surprise lorsque nous nous apercevons qu’il n’y a pas beaucoup de lumière (dans une taverne de poissons sic merci les arrêtes). Cependant le repas, même peu lumineux, est succulent : une salade crétoise (composé d’une galette d’orge nappée de sauce tomate, avec féta, tomates, poivrons et oignons), saganaki, féta cuite au four avec poivrons, purée de fèves, saucisses. Avec Manu nous avons également choisi de partager une assiettes de poissons frais, frits. Arrosé d’un excellent vin blanc et d’un excellent vin rouge. (Santorin est très réputé pour son vin de sorte que certaines caves doivent stocker les bouteilles dans des cages plongées dans la mer faute de place et pour garder le vin à température stable). La taverne nous offre une assiette de yaourt grec (onctueux) accompagné de raisins confits : très sucré, très doux et onctueux).

Nous remontons dans l’annexe pour rejoindre le bateau. La mer est un peu plus agitée et c’est agréable de sentir le remous des vagues cette nuit car la mer était vraiment calme jusqu’à présent. Le ciel est étoilé et se reflète dans l’eau.

Demain le départ prévu à 6:30 car il faut à nouveau traverser la Caldeira et parcourir pas mal de miles pour rejoindre Koufounissia, une jolie île appartenant aux Petites Cyclades, cependant ceux qui peuvent et veulent rester au lit le peuvent, nous ne sommes pas obligés d’être sur le pont au départ, même si pour ma part je sais que je serais déjà levée !

 

Lundi 15 sept. Départ Santorin – Arrivée Koufounissa
Vent nord ouest, 15 noeuds, mer légèrement agitée

Je suis levée à 6:30. Le temps de préparer un thé et notre skipper s’affaire déjà à organiser le départ. Stephen sort rapidement de sa cabine, suivi de Jean Luc. Le moteur est mis en route et le vrombissement termine de réveiller Manu, Christine et Sarah mais n’empêche pas nos québécoises de dormir, nous apprendrons qu’elles utilisent des boules quies : une bonne idée.

Nous naviguons en direction des Petites Cyclades pour arriver à Koufounissia vers 13:30.
Koufounissia fait partie de l’archipel des Petites Cyclades (ainsi de Iraklia, Schinoussa, Kéros et Donoussa). L’Archipel a longtemps appartenu au monastère d’Amorgos avant d’obtenir son indépendance et son rattachement à l’île de Naxos au début du 20ème. C’est une île qui a peu de relief. Son unique village suit le bord de mer sous une lumière et une chaleur écrasante. Koufounissia est traversée de chemins et de sentiers. Pour cette raison il n’y a que des locations de vélos.

Notre arrivée dans la baie est magique. En navigant à la voile le son est plus “feutré” et nous traversons en “silence” cette baie bleue et limpide. Nous arrivons à proximité de petits bateaux de pêche amarrés près de la plage, ils sont tous très colorés et contrastes merveilleusement avec l’eau qui devient turquoise à mesure que nous approchons de l’île. Afin de rester pour la nuit au mouillage dans cet endroit magique nous devons chercher l’anneau. La quête ultime : l’anneau d’amarrage ! car le fond sablonneux et plein d’algues n’offre pas une prise suffisamment résistante pour ancrer le bateau. C’est le captain qui fini par plonger et attacher la corde. Nous pouvons maintenant profiter de l’endroit et apprécier. La lumière est particulièrement belle.

Arrivée dans le port de Koufounissa

Nos québécoises souhaitent louer des vélos pour se rendre à Pori est visiter les piscines naturelles.
L’activité promet d’être intéressante mais nous déclinons l’invitation : nous aimons faire du vélo ! mais sous un soleil de plomb l’aventure nous parait particulièrement périlleuse. Nos amis belges et américains rejoignent également la plage à bord de l’annexe, Manu les accompagne et profite de la plage en m’attendant. De mon côté, je reste quelques temps sur le bateau pour plonger à plusieurs reprises avant de le rejoindre à la nage. J’adore nager et je n’ai pas peur aussi je profite vraiment.

Une fois séchés nous voilà parti à pied, en amoureux, pour une promenade. Nous commençons par nous arrêter dans une taverne sur le bord de plage pour commander des bières ainsi que quelques mezze : (saganaki, mizithra-μυζήθρα à l’huile d’olive : fromage doux et non-salé, au goût similaire à la ricotta).

Ensuite nous longeons les plages pour récupérer les hauteurs de l’île et les points de vue sont magnifiques. La limpidité de l’eau donnent envie de se baigner dans le plus simple appareil et je comprend mieux toutes les personnes qui se baignent sans maillot. D’ailleurs la plupart des plages sont mixtes entre “nudistes” et “textiles”, c’est un peu surprenant au début. Personnellement ce n’est pas l’envie qui nous manque mais ce n’est pas dans nos habitudes et puis nous préférons continuer à marcher et découvrir les reliefs de Koufonissia. A ce propos je marche sans chaussures, puisque j’ai rejoins Manu à la nage, et même si les sentiers sont surtout sablonneux il arrive un moment où le maquis grec qui pique beaucoup à raison de ma motivation et nous n’atteindrons pas les piscines naturelles de Pori.
De retour sur la plage en face du village je laisse mes affaires à Manu et je nage pour rejoindre le catamaran et prévenir Eric de le récupérer avec le dinguy.

Il est 17:30. Nous prenons tout les deux le temps de nous doucher et lire un peu. Comme nous avons encore du temps avant le repas nous retournons sur la terre ferme afin de visiter l’autre côté du village et assister au coucher de soleil. Nous nous sommes tous donnés rendez-vous sur la plage à 19:30 pour le dîner donc chacun profite de son après-midi, rendez-vous est donné.
Avec Manu nous nous dirigeons à l’opposé de la plage. Le village est très joli et il y a de quoi faire de bonnes courses. Les mini markets sont plus ou moins grands et nombreux en fonction des îles et celui de Koufonissa est énorme. Nous aimons beaucoup nous promener, nous arrêter prendre un verre dans un café ou un mezze dans une taverne. Quelque soit l’heure il est toujours possible de se restaurer. Puis vient le coucher de soleil, magnifique. Encore une belle soirée en perspective.

Nous revenons sur le quai et observons l’équipage à bord en train de s’activer. En fait ils guettent en direction de la plage pour voir si Sarah et Stephen nous attendent. Finalement tout le monde grimpe dans le dinguy et nous rejoint sur le quai en face. Mais nous n’avons pas de nouvelles de nos amis américains. Ils aiment partir tout les deux donc nous ne nous formalisons pas et nous dirigeons vers la taverne, située en hauteur. Nous avons faim !

Vue sur le village de Koufounissa

Les filles nous racontent leurs aventures car Sophie a fait une chute de “bicyle” mais il y a eu plus de peur que de mal heureusement.
Eric commande des mezze et chacun opte pour un plat principal de son choix. La serveuse est très sympa et la nourriture savoureuse (Jean Luc constate que plus les jours passent plus les repas dans les tavernes sont délicieux, et c’est vrai même si ça n’est pas volontaire).
La table se couvre de poivrons farcis au fromage, salade crétoise, aubergines confites à la sauce tomate et au fromage, croquettes de fromage, de moussaka, et de pâtes à la crevette.

L’ambiance est excellente mais nous nous posons quand même des questions au sujet de Sarah et Stephen. La nuit est tombée et ils n’appellent pas sur le portable du captain.
Notre skipper nous abandonne quelques minutes pour rejoindre la plage et vérifier s’ils sont là et lorsqu’il revient c’est effectivement accompagnés de Stephen et Sarah, visiblement très énervés, qui ont le sentiment d’avoir été abandonnés. On comprendra que dans la nuit ils ne voyait pas le bateau et on même eu peur de se tromper de plage en revanche on ne comprendra pas pour quelle raison ils n’ont pas appelé sur le portable.

Ce qui ne nous a pas empêché de terminer la soirée dans une bonne ambiance, la serveuse nous offre une bouteille de rakomelo-ρακόμελο (raki avec du miel) et nous en profitons pour faire quelques courses au mini market (les magasins ferment aux alentours de 22:00) avant de remonter sur le bateau pour la nuit. Avec Manu nous apprécions toujours le trajet dans le dinguy, c’est tellement invraisemblable de se retrouver au milieu des étoiles, de l’eau, des Cyclades, de Koufonissia… Tout le monde se souhaite bonne nuit mais tout les deux nous restons sur le filet à contempler la voie lactée.

Demain, notre capitaine à prévu d’aller chercher du pain frais dans une très bonne boulangerie sur Koufonissia avant de larguer les amarres et naviguer en direction d’Amorgos. Cette île est vaste alors mieux vaut arriver tôt si nous voulons en profiter.

Mardi 16 sept. Départ Koufonissi – Arrivée Amorgos.
Vent calme, mer peu agitée

Je suis levée très tôt, dans l’intention de profiter du lever du soleil, comme à mon habitude je me prépare silencieusement un thé. Il fait chaud et j’opte rapidement pour une nage matinale dans la baie, je crois que je suis en passe de me changer en sirène !

Lever du jour dans la baie de Koufounissi

Eric se rend sur l’île pour faire les courses à la boulangerie et revient avec du pain frais, des pitas au fromage, des feuilletés à la saucisse, et des feuilletés épinard-fromage.Nous petit déjeunons puis levons l’ancre vers 9:30 pour partir en direction d’Amorgos.

Nous apercevons les côtes et les montagnes d’Amorgos aux alentours de 13:00, nous sommes au mouillage dans le port de Katapola.

Amorgos est une île rocheuse aux falaises abruptes et au sol particulièrement aride bien que nous remarquions que la végétation soit relativement importante dans les hauteurs. De part sa position géographique il y a systématiquement du vent. L’île est connue pour avoir été le lieu de tournage du film “Le grand bleu” de Luc Besson.

A notre arrivée Stephen et Sarah, qui commence ressentir la fatigue de la navigation, préfère descendre à quai et prendre le bus en direction de Chora, le village principal. Nos amis belges préfère prendre leur temps en snorkant dans les eaux turquoises, quand de notre côté, nous invitons nos amies québécoises à prendre un apéro à bord : baignade et sieste sur le pont avant de descendre à quai et tenter de prendre le bus.

Bus que nous loupons. Il est passé plus tôt que prévus et nous nous retrouvons penauds à l’arrêt de bus, avec un grec qui s’est également fait avoir par les horaires de passage.
Qu’à cela ne tienne, le bateau est à quelques mètres du quai et Eric peut revenir nous chercher en 5mn mais nous avons envie de marcher et voir du paysage alors nous partons en direction du village, à quelques mètres dans le but de louer une voiture pour la journée.
Notre petite panda sera notre fidèle destrier du jour pour 25€ (j’ai tenté de négocier mais ce fût impossible).
Sur la route nous rencontrons une dame qui fait du stop (chose assez courante sur Amorgos) aussi je m’arrête pour la récupérer. Elle est française, artiste en vadrouille depuis deux semaines. Nous échangeons quelques mots : c’est un plaisir. Au bout d’à peine quelques kilomètres nous remarquons notre collègue grec qui à loupé son bus avec le pouce en l’air. Impossible de ne pas le prendre avec nous. Il va jusqu’à Chora justement aussi nous chargeons la panda d’un invité supplémentaire.
Nous déposons nos auto stoppeur puis continuons sur cette route magnifique aux points de vue époustouflants. Nous sommes en hauteur et il y a du vent, nous ne sommes pas habitués puisque les îles visitées précédemment ont beaucoup moins de dénivelé. Nous arrêtons régulièrement la voiture pour prendre des photos, les routes, les virages, les couleurs, la végétation et les dégradés de bleu vert de la mer forment des paysages de toute beauté, de tous côtés.

Nous trouvons (par bonheur !) un cd de musique grecque dans la boite à gants et nous nous amusons à taper le rythme qui nous accompagne pendant notre promenade. Nous avions dans l’idée de nous rendre à Chora pour visiter le monastère de la Panaghia Chozoviotissa mais nous nous trompons de route et allons jusqu’à Vroutsi avant de rebrousser chemin. Peu importe du moment où nous voyageons à travers des paysages fabuleux ! On aperçoit des chèvres, et une vache (assez rare jusqu’à présent, pas vraiment de quoi brouter il faut dire)
Nous finissons par arriver à Chora et prenons le bon chemin pour nous garer sur le petit parking du monastère. Celui-ci est juste incroyable : bâtisse blanche immaculée accrochée au flanc de la falaise avec une vue majestueuse sur la baie Aghia Ana. Une centaines de marches en pierre “sur-polie” par des années de passage nous surplombe.

C’est parti ! je loupe la première marche et manque de tomber : ça commence bien 😉 mais nous arrivons jusqu’en haut sans difficultés car l’escalier est incroyablement peu fatiguant. Nous sommes accueillis par une myriade de chats qui semble veiller sur la petite porte du monastère. Mais il est fermé à cette heure-ci.
Peu importe car selon le captain la beauté de la montée vaut cent fois la visite ! (et pour rentrer il faut porter une tenue vestimentaire appropriée mais des vêtements de prêt sont suspendu pour les visiteurs aux grille de l’entrée du monastère) alors nous redescendons sans plus attendre au village pour déjeuner car il est près de 15:30 et la faim se fait grandement ressentir.

Le village est très beau, ancien. les ruelles sont petites et sinueuses et les bâtisses sont anciennes. En surplomb du village se dresse le rocher orné d’un fort vénitien et d’un aqueduc. En face, sur une crête, se dresse fièrement d’anciens moulins. Le village semble rayonner tout autour de ce rocher, ancien petit fort qui surplombe fièrement la Chora d’Amorgos.

Nous optons pour une taverne avec une jolie vue, des bières et quelques mezze. Il fait très chaud et l’ombre nous redonne du courage. Après notre pause nous repartons dans le dédale de ruelles pour reprendre la voiture, repartir en direction du bateau, nager jusqu’au bateau pour envoyer Eric récupérer Manu (je suis fan de cette mission), une bonne douche et un bon repas.

Nous dînons à la taverne “Mythos”, à quelques pas du bateau. Notre skipper reste à bord pour surveiller car nous sommes amarré très près de la zone de baignade. Il nous dépose à quai avec l’annexe.
Ce soir se joue un match de foot qui concerne Olympiakos 3 Vs Atletico Madrid 2, tous sont enthousiasmés et dans cette ambiance électrique nous nous retrouvons attablé avec la wallonie et les States. Le Quebec préférant une soirée tranquille. Tout s’est très bien passé en petit comité, nous nous sommes rendu compte que Jean Luc était bilingue et avec Manu nous avons fait un effort considérable pour parler anglais. Pour la première fois nous avons formé un groupe et avons réussi à discuter vraiment. Par habitude et parce que ça permet de goûter à tout nous avons fait un choix en commun sur les différents mezze puis, ceux qui le souhaitait on pris un plat principal. Nous avons droit à un shot de Rakomelo chacun, ce qui nous a bien réchauffé, servi par la fille du patron, la jeune fille la plus marrante et la plus sympa du monde ! Georgia, qui s’interrogeait sur l’absence à la table du “captain Eric.”

Cyclades-Catamaran-Amorgos-32

Nous repartons en direction du quai et nous contactons notre skipper sur son portable pour qu’il nous récupère avec l’annexe. Avec le match de foot l’ambiance sur l’île est de plus en plus électrique. Manu est fatigué mais je reste sur le pont à contempler les étoiles.

Cette nuit il y a plus de vagues, plus de vent, plus de mer. Amorgos n’a aucune barrière contre le vent pas d’autres îles en face donc il y a toujours plus de mer. Quand retenti un cri commun de victoire, j’entends que les houra retentissent de toutes parts, apprécie beaucoup cette impression d’assister, spectatrice, à un morceau de vie authentique.

Mercredi 17 sept. Départ Amorgos – Arrivée Schinoussa –
Meltem, vent du nord, 20 noeud, pointe à 8 noeud, mer agitée

Le Blue Star passe à proximité du bateau très tôt ce matin et je suis réveillé vraiment très tôt ce matin. Je ne suis pas la seule à avoir été dérangée puisque tout le monde est levé de bonne heure.
Je saute dans l’annexe pour faire quelques courses au mini market mais il est tôt et les magasins sont encore fermés. De retour à bord Mélanie et Sophie sont en train de nous préparer des crêpes arrosées du savoureux sirop d’érable qu’elles ont ramenées de Quebec.
Stephen, qui trouve que je ne mange pas assez, me prépare une méga crèpe spéciale “North America” selon lui, avec banane, nutella, arrosé de sirop d’érable : Manu en a mangé la moitié avec moi, c’était un peu too much mais délicieux ! Quoi qu’il en soit nous partageons tous un moment très convivial qui fait plaisir à tout le monde.
Dans le ciel : des nuages et du vent. Et moins motivée pour sortir l’appareil photo.
Nous partons en direction des Petites Cyclades avec la découverte de l’île de Schinoussa. Eric hisse les voiles et nous profitons d’une navigation moins bruyante mais plus agitée. Quelques grosses vagues se fracassent sur nous et nous entendons le craquement du bateau qui amorti les chocs. Je remarque que lorsque nous naviguons à la voile l’équipage est beaucoup plus attentif au paysage et à ce qui l’entoure. Tout le monde profite de ce moment où l’on fini trempés mais contents.

Nous arrivons à Schinoussa vers 13:30. L’arrivée est magnifique, surtout après une navigation à la voile qui a fini par être fatigante pour certains. Cette petite île est quasi déserte. Nous n’accostons pas au port de Mersini mais jettons l’ancre au mouillage dans une baie paisible et lumineuse.

Vue de la taverne de Schinoussa

Schinoussa doit son nom à un arbuste, le schinous qui pousse en quantité et qui était régulièrement ramassé par les locaux et les habitants des îles voisines pour servir de combustible.
L’eau est limpide et l’endroit semble désert pourtant Eric nous assure que la taverne du village située à quelques mètre derrière les tamaris sur la plage est ouverte, condition sinéquanone pour notre nuit au mouillage dans cette baie car il faut bien se restaurer.

Il est l’heure de l’apéro ! et Sarah prend l’initiative de préparer un petit buffet. Je l’aide à faire quelques canapés. Nous trinquons tous ensemble sur le pont, en hommage à la beauté de ce lieu paisible et idyllique. A la demande générale, le poste de la cabine émet de la musique grecque et l’ambiance est vraiment sympa.

Nous finissons tous dans l’eau, certains pour snorker, d’autres pour quelques brasses. Moi j’aperçois une petite grotte et je tente de la rejoindre à la nage. Évidemment je me jette à l’eau en plongeon vu que maintenant je m’en sors plutôt bien : challenge remporté !

Plus tard notre captain nous dépose tous sur la plage et nous entamons chacun de notre côté une promenade à pied à travers cette île. Avec Manu nous commençons pas partir à l’opposé de tout le monde pour finalement rencontrer une partie de l’équipage à notre arrivée au village.

De retour vers 17:30, nous prenons notre douche et profitons d’un peu de temps libre pour lire et regarder les photos de la semaine sur notre ordi.

La semaine passe tellement vite ! Et nous sommes spectateurs de tellement de belles choses.

Nous remontons dans l’annexe pour rejoindre la plage et nous installer à la taverne pour le dîner. La serveuse confirme que le choix des plats est limité car le restaurant à terminé la saison et ferme à la fin de la semaine. Malgré tout la table se couvre de mets appétissants (viandes grillées, saganaki, frites, salade crétoise, purée d’ail, purée de fève) et nous nous restaurons dans une bonne ambiance qui marque la fin prochaine de ce périple à bord du catamaran. La taverne nous propose même des desserts (relativement rare car le dessert en fin de repas n’est pas une tradition) et nous avons droit à une pana cotta au caramel et des tranches de gâteau au chocolat. La maison nous offre également un shot de rakomelo chacun.

Nous rejoignons ensuite la plage à la lumière du portable pour retrouver l’annexe que Manu et Eric on attaché à un tamaris pour la soirée. Ambiance magique sur cette petite plage paisible pleine d’étoiles.

Jeudi 18 sept. Départ Schinoussa – Retour sur Paros
Meltem, 25 noeuds, pointe à 10 noeuds

Je suis levée tôt pour profiter des premières heures de cette dernière journée de croisière.
Je tenais à faire une petite baignade mais quelques nuages obscurcissent le ciel et le vent se lève et même si la mer est à la bonne température je ne trouve pas la motivation de me mettre à l’eau. Manu prend le temps de se réveiller et prendre son petit déj.

Cyclades-Catamaran-Schinoussa-11

Nous levons l’ancre à 9:00 pour entamer le retour sur Paros. Le vent forci et la mer est plus agitée, nous hissons les voiles. Les vagues sont encore plus importantes que la veille et nous nous accrochons pour ne pas passer par dessus bord.
Sur le pont, l’ambiance est euphorique. Dans la cabine de pilotage, l’endroit le plus stable, l’ambiance est plus à la concentration pour ne pas être malade. Il faut dire que naviguer avec du vent peut être éprouvant.
Nous avons la chance d’apercevoir un banc de dauphins qui feront quelques cercles autour du bateau avant de continuer leur chasse plus en avant, mais nous n’arrivons pas à les prendre en photos.

Avant d’arriver sur Paros notre capitaine mouille une dernière fois l’ancre dans une baie magnifique à proximité d’Aliki. La couleur de l’eau est magnifique, l’impression d’être dans une piscine, une transparence et une luminosité encore plus surprenantes que toute les eaux que nous avons vu jusqu’à présent. Les inconditionnels du snorkelling aurons le plaisir de voir des bancs de petits poissons tout colorés, cette baie est parfaite pour ça et même petits les poissons y sont plus nombreux qu’ailleurs.

Nous repartons pour Paros vers 12:00 afin d’arriver au port de Parikia pour 15:00.

Durant la navigation, aux environs de Pounta, nous avons la surprise de traverser un spot de kittesurfers. Ils sont nombreux et on croirait voir des nuées de papillons. Certains sautent, volent, glissent. L’effet est surprenant.

Nous accostons sur le quai de Parikia vers 15:00. Eric nous gratifie d’une dernière manœuvre rondement bien menée : une sorte de créneau très serré entre un autre cata et le quai avec pas mal de vent. Les amarres sont attachés par Georges nous attend sur le quai et nous aide à l’arrivée. Puis on éteint le moteur.

Tous avaient préparé leurs valises dans l’idée de quitter le bateau rapidement. Evidemment avec Manu nous avons attendu d’être à quai pour ranger nos affaires et libérer la cabine. Nous n’étions pas très motivé à l’idée de quitter le bateau. J’avoue qu’il a fallut l’arrivée de l’équipe de nettoyage et la promesse d’un sandwich au café de la Marina pour que je veuille bien en descendre… Et puis nous avions encore une semaine à vivre sur Paros !


Merci à tous pour cette super semaine et un grand merci à Archipel Club !

Leave a Comment