Santorin, l’ile carte postale emblématique des Cyclades

Unique, irréelle, magique, spectaculaire, apocalyptique ou fascinante… les adjectifs sont nombreux pour décrire les émotions que chacun ressent en découvrant Santorin (aussi appelée Théra ou Thira en Grèce) et sa Caldera surplombant la mer Egée. La plus impressionnante de toutes les îles grecques mais aussi l’une des plus fréquentées (+1,5 millions de visiteurs en 2015) et des plus commerciales est un joyau qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie.

Le meilleur de Santorin

L’arrivé en ferry dans la grande caldera de Santorin surplombée par des falaises de pierre ponce rouge-brun, noir et gris de plusieurs centaines de mètres est un premier choc pour le visiteur qui arrive en ferry. Le port d’Athinios ne présente aucun charme et vous ne ferez que passer dans le vacarme des transbordements pour rejoindre Fira, la capitale de l’île, en bus (2€) ou en taxi (+25€).

Firá et Oia, bienvenue dans la carte postale des îles grecques

En partie reconstruite après un tremblement de terre dévastateur en 1956, la ville (ce n’est plus un village depuis bien longtemps) est accrochée au bord de l’immense falaise. Le lever et le coucher du soleil sont des expériences magiques et en fin de journée les visiteurs déambulent au bord de la falaise entre magasins touristiques et restaurants vantant leur panorama. Le flot impressionnant de touristes une grande partie de l’année est rapidement pesante et on est heureux de pouvoir y échapper la journée.

Au nord de l’île (20 minutes de bus) mais toujours sur la Caldera, Oía est la ville la plus photographiée de Santorin et peut être même de Grèce. Elle aussi en partie détruite lors du tremblement de terre de 1956, la ville a été reconstruite de façon authentique avec des maisons troglodytes blanches ou de couleur cyan et de nombreuses chapelles blanches accrochées à la falaise. Le village reste très touristique et sillonné par des grappes de touristes guides en tête mais Oía est plus calme et agréable que Firá sauf au coucher du soleil ou l’ensemble de l’île semble s’être donné rendez-vous pour le très romantique coucher de soleil.
Depuis Oía, un chemin constitué de 300 marches que l’on peut remonter en âne permet de descendre jusqu’au charmant petit port d’Ammoudi ou l’on trouve de bonnes tavernes de poissons ainsi qu’un petit embarcadères pour les bateaux d’excursions.

Les plages et les autres villages de Santorin

La côte est de Santorin offre des longues et belles plages de sable noir volcanique (ca chauffe vite!) qui attirent les foules l’été. En descendant vers le sud, Kamari, station familiale et populaire est assez touristique mais reste agréable comparée à Perissa et Agios Giorgios un peu plus loin qui ciblent le tourisme de masse (et qu’on évitera dans la mesure du possible).

En prolongeant vers l’Ouest on atteint l’ancien site d’Akrotiri (ouvert 8-20 heure l’été, 8-15 heure hors saison), vestiges d’une ville habitée du néolithique au 17ieme siècle qui fût entièrement recouverte de cendres lors de l’éruption du volcan et qui est donc très bien conservée. A quelques centaines de mètres, la plage de sable rouge bordé de falaises colorées de Kokkini Ammos est l’une des plus belle et des plus spectaculaire de l’île.
La côte alterne ensuite plage de sable noir, plage de sable volcanique blanc et donne parfois une impression surréelle de décor lunaire. Tout au bout de la presqu’ile, le phare du cap Akrotiri offre une vue magnifique sur toute la caldera jusqu’à Oia.

En roulant vers l’ouest depuis Kamari vers le village de Pyrgos vous ne pourrez manquer l’église de Panagia Episkopi considérée comme le meilleur exemple de l’architecture ecclésiastique de l’île et qui présente une magnifique iconostase sculptée de marbre bleu clair et blanc.
Installé au pied de la plus haute montagne de Santorin, Pyrgos est l’une des plus anciennes colonies et l’un des villages les plus agréable de l’île. Il a conservé son caractère médiéval et c’est un enchevêtrement de maisons et de petites ruelles formant des cercles concentriques autour d’une du Castro couronné par trois églises qui offrent d’imprenables vues [vue 360°].

Les caves vinicoles de Santorin.

On ne saurait passer à Santorin sans faire la route des vins et découvrir le Nichetri, l’Assyrtiko, et surtout le Vinsanto qui comptent parmi les meilleurs vins de Grèce
Le vignobles les plus importants de Santorin sont dispersés autour de Pyrgos et le sud de l’ile et l’on peut visiter de magnifiques caves vieilles parfois de plusieurs siècles. Parmi ces caves vinicoles nous en avons sélectionné quelques unes qui nous semblent plus intéressantes.
Art Space galerie à Exo Gonia, d’anciennes mais toujours actives petite cave vinicole reconvertie en galerie d’art.
Les caves Canava Roussos à Episcopi, parmi les plus anciennes de l’île qui produisent entre autres délices un fameux Nykteri.
Les caves Santo à Pyrgos  qui proposent des visites très complètes avec dégustation (réservation).
Plus proches de la caldera les caves Venetsanos à Megalochori pour une dégustation dans un cadre magnifique.
Enfin les caves Koutsoyannopoulos à Kamari, probablement les plus connues et qui abritent un musée du vin plutôt bien fait (réservation).

Le top des choses à faire à Santorin

  • La randonnée volcanique sur le fil de la Caldera entre Fira et Oia en passant par en passant par Imerovigli. L’une des plus belles randonnées des Cyclades (comptez 3 heures de marche).
  • Découvrir les caves vinicoles dispersées autour de Pyrgos et dans le sud de l’ile pour la dégustation des vins de l’île parmi les meilleurs de Grèce et notamment le Vinsanto, un vin doux reconnu mondialement.
  • Visiter les petits villages à l’intérieur des terres. Emporio, Finikia, Megalohori et Pyrgos, quatre petits villages plus calmes avec leur petites places et leurs ruelles bordées de maisons blanches aux portes bleues typiques de Santorin.
  • Partir en excursion jusque l’île de Thirassia en face de Santorin [vue 360°] et y passer la nuit pour se replonger dans l’ambiance de l’archipel avant l’arrivée des supers paquebots de croisières.
  • Un déjeuner dans l’une des tavernes dans le petit port d’Amoundi au pied de Oia pour de délicieux poissons frais que vous irez choisir en cuisine. Vous en profiterez (surtout si vous avez des enfants) pour une remontée des marches à dos d’âne.
  • La visite du volcan à la roche volcanique noire (le parc géologique naturel national de Néa Kaméni) que l’on rejoint au départ du vieux port de Fira ou d’Athinios en 30 minutes (compter 30-50€/personne selon le bateau). L’un des plus beaux points de vue et l’occasion de vous baigner dans les eaux chaudes et sulfureuses qui émergent en différents points de la côte (il faut nager un peu pour les trouver).
  • Au dela de la Caldera et de ses plages de sable noir, Santorin offre de délicieux produits à déguster. Les fameuses tomates cerises a croquer ou découvrir en boulettes panées, les petites aubergines blanches de Santorin qui font une déclicieuse melitzanosalata, ou les petits Melitinia, dessert fourrés au fromage frais que vous trouverez dans les boulangeries.
  • Pour finir, le coucher de soleil à Oia est considéré comme l’un des plus beaux et des plus romantiques de Grèce sinon du monde.
Quelques chiffres sur Santorin

Superficie: 91 km² (70 km de littoral)
Longueur: 18km , largeur: 12km
Point culminant: Mont Profiti Ilias, 567m
Population: environ 10,700 habitants
Un port: Athinios (ATI)
Un aéroport : Santorin (JTR)

Comment aller à Santorin

En saison, Santorin est désormais accessible en vol régulier direct depuis Paris (Transavia) mais aussi en vol vacances depuis Bordeaux, Nantes et Toulouse permettant ainsi d’éviter le transit à Athènes pour les courts séjours.

Santorin reste bien sûr toujours facilement accessible en ferry depuis Athènes via le port du Pirée (3h50) et celui de Rafina (5h40) avec des liaisons quotidiennes. Santorin fait alors office de centre névralgique avec les îles des Cyclades et la Crète.

En bateau, vous pouvez rejoindre Santorin depuis la plupart des îles des Cyclades: Folegandros (35min), Amorgos (Katapola 1h05), Koufonissi (1h05), Naxos (1h10), Anafi (1h35), Milos (1h40), Sikinos (2h05), Sifnos (2h25), Serifos (2h55), Paros (3h15), Mykonos (3h25), Tinos (3h45) Kimolos (4h35), Kythnos (7h30),
Depuis la Crète: Heraklion (1h45) et Sitia (9h56)
Depuis le Dodécanèse: Kos (4h30), Kassos (6h45), Rhodes (7h50), Chalki (12h30), Karpathos (8h30 et depuis Diafani 10h15),
Les durées indiquées sont les plus courtes sur chaque trajet (source gtp.gr). Par ailleurs, certaines lignes peuvent ne pas être assurées hors saison.

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