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Folegandros, une ile escarpée à l'atmosphère unique à la nuit tombée
Folegandros (en grec Φολέγανδρος) est une petite île des Cyclades occidentales, posés entre Milos, Sikinos et Santorin, dont la côte nord tombe à pic sur près de 300 mètres. Environ 720 habitants y vivent à l’année, répartis en trois lieux : le port de Karavostasis, la Chora perchée sur un rebord de falaise et les hameaux dispersés d’Ano Meria. Son isolement en a fait un lieu de relégation politique de l’époque romaine jusqu’en 1969, et la route qui relie le port à la Chora ne date que de 1974. C’est aujourd’hui l’un des plus beaux villages de l’archipel, et aussi l’une des îles où la construction de résidences secondaires inquiète le plus : Europa Nostra l’a inscrite en 2024 sur sa liste des sept sites européens les plus menacés. Elle reste avant tout une île de marche.
Au sommaire
Le meilleur de Folegandros
Folegandros est une île étroite : 13,5 km de long pour 4 km de large, façonnée en terrasses de pierre sèche et culminant au mont Agios Eleftherios (455 m). Une seule route goudronnée la parcourt dans sa longueur, et le réseau de sentiers y est plus long que le réseau routier. Pour faire simple, je distingue: le sud-est, autour de Karavostasis, seul port de l’île, avec les plages les plus faciles d’accès. Le plateau de la Chora, cœur habité et touristique, avec son Kastro médiéval et l’église de la Panagia. Ano Meria et l’ouest enfin, crête agricole restée rurale, d’où partent les sentiers vers les plages sauvages.
Karavostasis et le sud-est, l’entrée de l’île
Le port n’a reçu sa jetée qu’en 1984. C’est un petit village étiré au fond de sa baie, avec quelques pensions, des tavernes, une supérette, un distributeur et un arrêt de bus qui monte à la Chora, 3,5 km plus haut par une route en lacets. L’atmosphère n’a rien de comparable avec celle du village perché : je ne conseille d’y dormir qu’en dernier recours, quand tout est complet ailleurs. On y passe en revanche volontiers une fin de journée, entre la plage de galets du port et les tavernes du front de mer. À l’intérieur des terres, le hameau de Livadi commande l’accès à la plus belle plage de l’île, et la côte sud aligne une série de criques que l’on rejoint par des sentiers courts et escarpés.
La Chora, le Kastro et la Panagia
La Chora tient sur un plateau qui s’interrompt net au-dessus de la mer, à environ 200 mètres de hauteur. La circulation y est interdite et la rue principale enchaine cinq places plantées d’arbres : Pounda, Dounavi, Kontarini, Piatsa et Maraki. C’est un village vivant : habitants et visiteurs s’y mélangent aux terrasses, et la Piatsa, la plus ancienne, n’a guère changé depuis le 19e siècle.
Le momejnt magique et l’atmosphère de Folegandros, c’est le soir, quand il semble que toute l’ile s’est donné rendez-vous pour venir diner sous les arbres, boire un rakomello sur la place centrale bordée de deux églises et flâner dans les petites rues du Kastro.
Vers l’est, deux passages voûtés ouvrent sur le Kastro, noyau défensif fondé en 1215 par le Vénitien Marco Sanudo et bâti au bord d’une falaise de 210 mètres. Les maisons y sont serrées, hautes de deux niveaux, avec leurs escaliers extérieurs presque identiques et leurs portes colorées. On y trouve la Pantanassa, du début du 18e siècle, l’Agios Nikolaos et le Taxiarchis, qui borne les places où se concentre la vie du soir.
Depuis la place Pounda, où s’arrête le bus, un sentier blanchi monte en lacets vers l’église de la Panagia (vue 360°), quinze à vingt minutes de marche sans marches ni difficulté. Ancien catholicon d’un couvent, l’édifice actuel date de 1816-1821 et repose probablement sur un sanctuaire antique : des inscriptions dédiées à Artemis Selasphoros et à Apollon y ont été retrouvées. La vue porte sur Milos et Sifnos, et c’est le point de rendez-vous des couchers de soleil. Au lever du jour, la lumière y est aussi belle et l’on est seul.
Sous l’église, dans la paroi nord, s’ouvre la Chrysospilia, une grotte de plus de 300 mètres de long située à une trentaine de mètres au-dessus de l’eau. Près de 400 noms masculins y ont été gravés au IVe siècle av. J.-C. par de jeunes gens venus de toute la Grèce, dans le cadre d’un rite de passage à l’âge adulte. La grotte est fermée au public : les fouilles ne sont pas achevées, aucun aménagement ne permet d’y accéder en sécurité et les visites par la mer ne sont pas autorisées.
C’est ici que se joue la question du tourisme. La presse grecque parle depuis quelques années d’un « nouveau Mykonos » en formation. On en est encore loin mais la multiplication des hôtels de luxe et des résidences secondaires a conduit Europa Nostra et l’Institut de la BEI à inscrire Folegandros, avec Sifnos et Serifos, sur la liste des sept sites européens les plus menacés de 2024. Leur rapport de mars 2025 pointe l’étalement de la construction, la pression sur l’eau et les déchets. Dans notre Index du surtourisme des îles grecques, Folegandros se classe dans le premier tiers loin de Santorin, mais nettement au-dessus de sa voisine Sikinos. Concrètement, en juillet et en août, les places de la Chora sont pleines à partir de 21 h et les tables se réservent. Dînez à Ano Meria ces soirs-là, ou avancez le repas d’une heure.
Organiser votre voyage: où dormir à Folegandros ?
Ano Meria, les themonies et l’ouest
À 5 km de la Chora, la route de crête traverse Ano Meria sur plusieurs kilomètres. Ce n’est pas un village mais une succession de hameaux, entre murets de pierre sèche, terrasses cultivées et jardins clos. L’habitat traditionnel y est la themonia, ferme autonome dotée de son four, de son aire de battage et de son pressoir, devenue résidence permanente au 19e siècle lorsque les raids de pirates ont cessé. Les familles y vivaient en autosuffisance d’huile, de pain, de légumes et de laitages.
Au centre du hameau se dresse la grande église paroissiale d’Agios Georgios (1905) et son inhabituelle iconostase blanche sculptée. Le musée folklorique installé dans une themonia restituée montre le mode de vie de l’île entre 1800 et 1950 : mobilier d’époque, moulin à huile, cave, citerne, aire de battage. Plus loin sur la côte ouest, le phare d’Aspropounta, une tour de 11 mètres plantée à 58 mètres au-dessus de la mer, a été allumé en 1921 et fonctionne à l’énergie solaire depuis 1986 ; on le rejoint depuis la plage de Livadaki ou par le sentier venu d’Ano Meria.
C’est aussi ici que l’on vient dîner. Les tavernes d’Ano Meria servent les matsata et les tourtes au fromage de l’île, l’épicerie du bord de route tient lieu de café en fin d’après-midi, et le seul domaine viticole de Folegandros, installé dans une bâtisse du 19e siècle, se visite et propose une table. La zone reste rurale, très peu construite, et donne une idée assez juste de ce qu’était l’île avant les années 1980.
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Où randonner à Folegandros ?
La randonée est l’une des bonnes raision de venir à Folegandros. Le réseau de sentiers dépasse en longueur celui des routes, avec de longues sections d’anciens chemins muletiers dallés, tracés pour le travail agricole et l’élevage, aujourd’hui balisés et numérotés. Les itinéraires sont courts : l’île est petite et l’on peut en enchainer deux dans une journée, en combinant marche à l’aller et bus ou bateau au retour.
Cinq parcours sont les plus classiques. Chora, Stavros, Christos, Fira, Agali descend du village vers la mer en 45 minutes. Ano Meria, Agios Ioannis, Marmaro, Agios Nikolaos, Agali demande 1 heure. Ano Meria, Agios Andreas, Agios Georgios, Ligaria, Zoodochos Pigi compte 1 h 15. Le court Ano Meria (Taxiarchis), Agios Panteleimon, Ambeli se boucle en 30 minutes. Enfin Livadi, Katergo prend 40 minutes. Pour une vraie journée de marche, la traversée d’ouest en est, d’Ano Meria à la Chora par Livadaki et Agali, occupe 6 à 7 heures ; plus court, le tracé Chora, Petousis, Livadi, Loustria, Karavostasis relie le village au port en 1 h 50 par l’ancien chemin, bien plus intéressant que la route.
Deux réserves. Il n’y a que très rarement de l’ombre sur ces sentiers, ni sur la plupart des plages d’arrivée : chapeau, réserve d’eau et départ tôt le matin sont indispensables de juin à septembre, d’autant que les chemins dallés deviennent glissants sous les semelles lisses. Ensuite, le site Natura 2000 GR4220004, qui couvre l’est de Folegandros jusqu’à l’ouest de Sikinos et la zone marine intermédiaire, impose des règles d’accès sur plusieurs portions de côte : ni véhicule, ni transat, ni sonorisation.
Organiser votre voyage: des idées d’activités organisées à Folegandros
Ano Meria, les themonies et l’ouest
À partir de 5 km de la Chora, la route de crête traverse Ano Meria sur plusieurs kilomètres. Ce n’est pas un village mais une succession de hameaux, entre murets de pierre sèche, terrasses cultivées et jardins clos. L’habitat traditionnel y est la themonia, ferme autonome dotée de son four, de son aire de battage et de son pressoir, devenue résidence permanente au 19e siècle lorsque les raids de pirates ont cessé. Les familles y vivaient en autosuffisance d’huile, de pain, de légumes et de laitages.
Au centre du hameau se dresse la grande église paroissiale d’Agios Georgios (1905) et son inhabituelle iconostase blanche sculptée. Le musée folklorique installé dans une themonia restituée montre le mode de vie de l’île entre 1800 et 1950 : mobilier d’époque, moulin à huile, cave, citerne, aire de battage. Plus loin sur la côte ouest, le phare d’Aspropounta, une tour de 11 mètres plantée à 58 mètres au-dessus de la mer, a été allumé en 1921 et fonctionne à l’énergie solaire depuis 1986 ; on le rejoint depuis la plage de Livadaki ou par le sentier venu d’Ano Meria.
C’est aussi ici que l’on vient dîner. Les tavernes d’Ano Meria servent les matsata et les tourtes au fromage de l’île, l’épicerie du bord de route tient lieu de café en fin d’après-midi, et le seul domaine viticole de Folegandros, installé dans une bâtisse du 19e siècle, se visite et propose une table. La zone reste rurale, très peu construite, et donne une idée assez juste de ce qu’était l’île avant les années 1980.
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Plages et activités sportives - 6/10
6/10
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Patrimoine historique et culturel - 5/10
5/10
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Villages et arrière pays - 9/10
9/10
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Authenticité - 7/10
7/10
Quelques liens pour aller plus loin
- Site officiel de la municipalité de Folegandros
- Horaires des bus de l’île
- Location de voitures à la Chora
- Location de voitures au port de Karavostasis
- Location de scooters et de quads sur l’île
- Agence locale et tour de l’île en bateau
- Centre de plongée et sorties bateau de Folegandros
- Randonnées guidées et tours gastronomiques de l’île
- Le domaine viticole de Folegandros et sa table
- Les sentiers de Folegandros sur AllTrails
- Le camping de Livadi, seul terrain de l’île
- Psarokokalo, festival international du court métrage
- Récits de randonnée à Folegandros, en français
Quelques repères sur Folegandros
- Superficie : 32 km² (40 km de littoral)
- Longueur maximum : 13,5 km, largeur maximum : 4 km
- Point culminant : mont Agios Eleftherios, 455 m
- Environ 720 habitants (recensement 2021)
- Port principal : Karavostasis
- Aéroport le plus proche : Santorin
Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques
Les principales fêtes à Folegandros
- Dimanche de Pâques et les deux jours suivants : procession de l’icône de la Panagia dans chaque maison : Chora, puis Ano Meria, puis Petousis, Livadi et Karavostasis, avec bénédiction des barques au port.
- Juillet : Psarokokalo, festival international du court métrage, Chora.
- 27 juillet : panigiri d’Agios Panteleimon, sur le sentier d’Ano Meria vers Ambeli.
- 6 août : panigiri de la Metamorfosi tou Sotiros (Transfiguration).
- 15 août : panigiri de la Dormition de la Vierge, église de la Panagia, Chora.
- Été : régates du club nautique, concerts, projections et expositions organisés par la municipalité, dont des soirées de pleine lune.
Lire aussi: Les Cyclades, l’Éden grec de la mer Égée
Les autres destinations pour :
La carte de Folegandros
Comment aller à Folegandros et s’y déplacer ?
Il n’y a pas d’aéroport sur l’île : l’aéroport le plus proche est celui de Santorin, à 40 minutes de bateau. Depuis la France, on passe donc par Athènes et le port du Pirée, comptez environ 4 heures en navire rapide, davantage sur les lignes conventionnelles. Folegandros est aussi reliée à Ios (30 min), Kimolos (35 min), Milos (55 min), Naxos (2 h 05), Amorgos (2 h 10), Mykonos et Paros (3 h 30), et se trouve sur la ligne Ios, Sikinos, Folegandros. Les liaisons sont denses de mai à septembre et se raréfient fortement hors saison : vérifiez avant de réserver, nos conseils pour les billets de ferry détaillent la méthode.
Sur place, le bus dessert la Chora, Ano Meria, Karavostasis, Livadi et Agali, et attend chaque arrivée de ferry au port. Voitures, scooters et quads se louent à la Chora et à Karavostasis, et des bateaux relient les plages en été. Le printemps et l’automne restent les meilleures saisons pour marcher et trouver de la place au village.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
Organiser votre voyage: quels villages et quels hébergements à Folegandros ?
La gastronomie et les spécialités typiques de Folegandros
La spécialité de l’île est le matsata (ματσάτα), de longues pâtes épaisses faites à la main, servies avec une sauce tomate au chevreau, au coq, au lapin ou au porc, ou simplement saupoudrées de fromage. On trouve aussi les kalasouna (καλασούνα), petits chaussons au fromage frais et à l’oignon, déclinés en version aux herbes sauvages ou sucrée à la courge, les pois chiches au four, les câpres au sel, les escargots en ragoût et les beignets d’herbes amères ramassées dans les terrasses.
Les fromages méritent le détour et ne se trouvent nulle part ailleurs : l’île n’a pas de fromagerie certifiée, la production reste domestique et locale. Le souroto (σουρωτό) est un fromage frais de chèvre et de brebis, doux et légèrement acide, indispensable dans la salade et dans les kalasouna. La manoura (μανούρα) est plus sèche, le sklyro (σκληρό) se râpe sur les matsata après trois mois d’affinage, et le gylomeno (γυλωμένο) est affiné dans du marc de raisin rouge.
Côté sucré, la karpouzenia (καρπουζένια), pâte de pastèque séchée au miel et au sésame, est la douceur emblématique de l’île ; la melopita (μελόπιτα) à la mizithra et au miel se cuit toute l’année. Le soir, sur les places de la Chora, on boit le rakomelo (ρακόμελο) chaud servi en carafe, accompagné de pastelli (παστέλι). Aucun produit de Folegandros n’est enregistré en AOP ou IGP au registre européen : seule l’IGP régionale Cyclades couvre les vins, dont ceux du domaine viticole de l’île, planté en Assyrtiko, Malagousia et Mantilaria.
Découvrir la Grèce : produits de terroir AOP et gastronomie grecque
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- Monter à l’église de la Panagia au lever du jour plutôt qu’au coucher du soleil : même vue sur Milos et Sifnos, sans la foule des trente dernières minutes.
- Traverser le Kastro par ses deux passages voûtés, en fin de matinée, quand les habitants sortent les chaises devant les escaliers extérieurs.
- Marcher de la Chora à Agali par le sentier de Stavros, 45 minutes de descente, puis rentrer en bus depuis la plage en fin de journée.
- Rejoindre Katergo à pied depuis le hameau de Livadi plutôt qu’en bateau, pour les points de vue du chemin sur la côte sud.
- Diner à Ano Meria un soir de juillet ou d’août, quand les places de la Chora sont pleines, et goûter les matsata au chevreau.
- Boire un rakomelo chaud avec du pastelli sur la Piatsa, la plus ancienne place du village, après le repas.
- Visiter le musée folklorique d’Ano Meria installé dans une themonia, pour comprendre l’autosuffisance qui a fait vivre l’île jusqu’aux années 1950.
- Descendre à Livadaki par le sentier des moulins en fin d’après-midi : c’est la plage de l’île où le coucher de soleil se regarde depuis l’eau.
- Assister à la procession pascale de l’icône de la Panagia, portée pendant trois jours dans chaque maison de la Chora, d’Ano Meria et du port.
- Prendre un verre au coucher du soleil au café Rakendia, à la sortie de la Chora vers Ano Meria, dont la terrasse domine la mer Égée.
- Rapporter du souroto ou du gylomeno de l’épicerie d’Ano Meria : ces fromages ne sortent pas de l’île faute de fromagerie certifiée.
- Prendre le sentier d’Ano Meria vers le phare d’Aspropounta, allumé en 1921, pour la partie la plus déserte de la côte ouest.
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Au moins 4 jours pour plonger dans l’atmosphère de l’ile. Comptez une semaine si vous voulez marcher, et parcourir toute l’ile sur ses sentiers.
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Folegandros se classe dans le premier tiers de notre Index du surtourisme et en aout on ressent chaque année de plus en plus la pression.. La Chora est saturée en juillet et en août, surtout le soir ; le reste de l’île reste calme.
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Oui. Le bus relie le port, la Chora, Ano Meria, Livadi et Agali, les autres plages se rejoignent à pied ou en bateau, et les distances sont relativement courtes.
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De mon point de vue, cela n’est pas idéal mais c’est possible à condition de rester prudent : le village est bordé de falaises et beaucoup de sentiers sont raides. Livadi et Agali sont les deux plages les plus adaptées aux enfants.
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L’île est alimentée par dessalement, sans ressource douce suffisante. L’eau du réseau est traitée, mais mieux vaut boire de l’eau en bouteille et limiter sa consommation en août.

