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Andros : la plus verte des Cyclades, entre musées et sentiers
Andros, la plus septentrionale des Cyclades et la deuxième plus grande de l’archipel après Naxos, ne ressemble à aucune autre île de ce groupe. Onze rivières permanentes, dix-neuf zones humides et des forêts d’aulnes donnent à ses vallées une verdure inattendue dans cette mer souvent aride. À deux heures de ferry du port de Rafina, l’île rassemble un réseau de randonnée récompensé au niveau européen, une capitale néoclassique d’une élégance rare et une concentration de musées financés par des dynasties d’armateurs. Andros est régulièrement fréquentée par une clientèle grecque aisée et par des randonneurs venus de toute l’Europe : elle reste bien en deçà des excès de Mykonos ou de Santorin.
Au sommaire
Le meileur d’Andros
Andros s’étire sur 77 km du nord au sud, avec une largeur maximale de 14 km et un relief montagneux culminant à 995 m au mont Kouvara. Trois zones structurent l’île. La zone nord-ouest regroupe Gavrio, le port principal, et Batsi, la principale station balnéaire, reliés par une côte jalonnée de plages organisées. La zone centrale s’organise autour de Chora, la capitale à l’est sur sa péninsule, et de ses villages d’arrière-pays (Stenies, Menites, Lamira, Apikia), plus verts, plus calmes et beaucoup moins touristiques. La zone sud, isolée par un massif, s’ouvre à l’est sur la baie de Korthi, plus sauvage, et les gorges de Dipotamata. C’est une île tres venteuse en été (peut être plus que Tinos) avec une côte ouest généralement un peu plus protégée (mais il faut regarder chaque jour l’orientation du vent pour choisir sa plage).
La zone nord-ouest : Gavrio, Batsi et Paléopolis
Gavrio est le point d’entrée de l’île, enchâssé dans une baie arrondie à l’extrémité nord-ouest. Le port remplit son rôle fonctionnel sans charme particulier : distributeurs, agences de location de voiture, quelques tavernes. On y arrive et on repart sans attendre. À quelques kilomètres au nord, Fellos et la crique de Kourtali, cachée derrière un cap, offrent une première bonne surprise : plages sauvages, peu fréquentées, appréciées des insulaires.
Batsi, à 8 km au sud de Gavrio, est la principale station balnéaire d’Andros. Les maisons blanches aux toits de tuile rouge s’étagent au-dessus d’un port de pêche propret, et le bord de mer est animé sans être écrasant. La plage d’Agios Petros, avec ses beach bars et sa clientèle jeune, peut être nettement surchargée en juillet-août. Pour une ambiance plus posée, Kypri et la longue Chrisi Ammos offrent des eaux calmes et familiales. Andros ne figure pas parmi les îles les plus sous pression touristique des Cyclades.
En continuant vers le sud par une route côtière impressionnante, on atteint Paléopolis, ancienne capitale d’Andros, habitée du néolithique jusqu’au VIe siècle après J.-C. Le Musée archéologique de Paléopolis (payant) présente les trouvailles des fouilles, dont une marionnette en argile articulée du Ve siècle avant J.-C. trouvée dans une tombe d’enfant, et une inscription contenant un hymne à Isis. Le site lui-même est accessible en accès libre par un chemin balisé depuis le village de Paléopolis.
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La zone centrale : Chora et les villages de l’arrière-pays
Chora, aussi appelée Andros Town, est la capitale de l’île et l’une des villes les plus élégantes des Cyclades. Elle s’étire sur une péninsule rocheuse à l’est de l’île, pavée de marbre et de schiste extraits de carrières locales encore en activité. Ses maisons néoclassiques aux ornements soignés, ses places ornées de fontaines ottomanes et ses toits de tuile rouge tranchent radicalement avec les cubes blancs et bleus des îles plus au sud (et de la région autour de Batsi) : ici, les familles d’armateurs ont construit à leur image. La rue piétonne principale, l’une des plus anciennes zones piétonnes de Grèce (pavée depuis 1902), descend jusqu’à la place Kaïri, puis, par un passage voûté, jusqu’à la place Riva au bout de la péninsule et sa statue de l’Inconnu Marin signée Michalis Tombros, natif de Korthi. C’est une magnifique hora qui n’a cédé ni à l’uniformité cycladique, ni même au tourisme.
Sur la place Kaïri, deux musées résument l’identité culturelle de l’île. Le Musée archéologique de Chora présente une collection bien organisée, dont la pièce maîtresse est l’Hermès d’Andros, copie romaine d’un original de Praxitèle récupéré du musée national d’Athènes en 1981. En face, le Musée d’Art Contemporain de la Fondation Basil et Elise Goulandris occupe deux belles maisons de maître : collection permanente d’artistes grecs majeurs (Tombros, Gaitis, Moralis, Takis, Fassianos) dans l’une, expositions temporaires internationales chaque été dans l’autre. Pour un voyage culturel en Grèce, Andros tient une place de choix dans les Cyclades.
L’arrière pays est également très préservé. Peu de locations touristiques et même peu de tavernes mais de petits villages avec des maisons classiques ou vénitiennes où viennent essentiellement des familles aisées originaires de l’île qui n’ont pas vraiment besoin que le tourisme se développe…
À 6 km au nord de Chora, le village d’Apikia est la source de l’eau minérale Sariza. En remontant à pied depuis le village, on atteint rapidement la ravine de Pithara (ou Rématia Pithara), surnommée « le pays des fées » : des cascades successives tombent dans un biotope dense de noyers, de lierre et d’orchidées, accessible à tous en une dizaine de minutes depuis la route. Stenies, plus haut sur les pentes, est l’un des villages les mieux conservés de l’île, avec ses fontaines et ses maisons à balcons de bois. Menites étonne par ses fontaines à têtes de lions et ses cafés sous les platanes, rappelant que l’île n’a jamais manqué d’eau douce.
Le Monastère Panagia Panachrantos, fondé vers 961 après J.-C., est le site religieux le plus impressionnant d’Andros. Accessible à pied depuis Chora en deux heures ou par la route signalisée depuis Korthi, il est défendu par de hauts murs et gardé par quelques moines. Son catholicon abrite un temblon élaboré et des carreaux en céramique d’Iznik offerts au XVIIe siècle par le patriarche Dionysios III : un ornement unique dans l’Égée.
La zone sud : Korthi et les gorges de Dipotamata
Pour atteindre le sud depuis Chora, la route traverse la spectaculaire vallée de Dipotamata, dont les gorges descendent vers la crique abritée de Sineti. Plus loin, Paleokastro (Kastro Faneromenis), un château vénitien en ruine perché à 586 m d’altitude, offre une vue plongeante sur la baie de Korthi et les collines alentour.
Korthi, au fond de sa grande baie isolée par un massif montagneux, est la zone la plus préservée d’Andros. La ville possède une belle esplanade, quelques bonnes tavernes et une réputation établie comme spot de windsurf : l’équipe nationale olympique grecque s’y entraîne régulièrement, et la baie accueille des compétitions internationales. Korthi reste la meilleure option pour ceux qui cherchent à éviter l’animation de Batsi et veulent retrouver le rythme de vie authentique de l’île. Pour organiser votre hébergement entre ces trois zones, consultez notre page hébergements à Andros.
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Où randonner à Andros : réseau labellisé « Leading Quality Trails »
Andros est la destination de randonnée de référence des Cyclades. L’île a été la première île grecque à obtenir le label européen « Leading Quality Trails : Best of Europe », qui atteste de la qualité et du balisage du réseau. Plus de 150 km de sentiers sont aujourd’hui cartographiés, avec un projet d’extension vers 300 km en cours. Le site androsroutes.gr (disponible en plusieurs langues) centralise cartes, descriptions et niveaux de difficulté. Pour préparer votre séjour de randonnée, consultez aussi notre guide de la randonnée dans les îles grecques.
Les itinéraires d’Andros couvrent tous les profils. La Route d’Andros, sentier continu qui traverse l’île du nord au sud sur environ 100 km, est l’itinéraire de référence pour les marcheurs expérimentés : elle relie des villages, des chapelles isolées, des ponts en pierre médiévaux et des vestiges historiques. Voici les parcours à la journée les plus remarquables.
La boucle Apikia – Pithara – Chora (environ 5 km) est le sentier le plus accessible, adapté à tous les niveaux : il longe un torrent, passe sous les cascades de Pithara et traverse une végétation dense de noyers et d’aulnes. Le parcours Chora – Monastère Panachrantos (2 heures aller) est plus exigeant : il remonte sur les crêtes avec des vues à 360 degrés sur l’est et l’ouest de l’île.
Les Gorges de Dipotamata, accessibles depuis la route au sud de Sineti, constituent l’un des parcours les plus spectaculaires. Le sentier, partiellement pavé de galets anciens, longe le fond des gorges entre des ponts en pierre byzantins et des moulins à eau abandonnés, dans une végétation dense rare dans les Cyclades. Il peut se prolonger jusqu’à Korthi (Chora → Sineti → Dipotamata → Kohilos → Korthi), soit une journée complète en aller simple. L’itinéraire Apikia – Vourkoti (6,8 km, environ 2h30) serpente entre villages et paysages de garrigues et de prés.
La partie nord-est de l’île, quasi inaccessible, constitue la zone la plus sauvage d’Andros et abrite plusieurs zones Natura 2000. L’île compte 19 zones humides, 11 cours d’eau permanents et plus de 1 046 espèces végétales recensées sur ses pentes. Des criques isolées de ce secteur sont l’habitat du phoque moine de Méditerranée et des colonies de cormoran huppé méditerranéen. Le projet Life Andros Park travaille à la préservation de ces milieux. Notre dossier sur les espaces naturels protégés de Grèce donne un panorama complet.
Le printemps (avril-mai) est la saison idéale pour randonner à Andros : les torrents sont en plein débit, la végétation est en fleur et les températures restent douces. En juillet-août, la chaleur et le meltemi rendent les sorties en altitude nettement moins agréables.
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Quelles plages choisir à Andros ?
Andros compte plus de 30 plages sur ses 177 km de littoral. Leur caractère varie fortement : sable fin ou galets, organisées ou sauvages, exposées au meltemi ou abritées dans des criques.
La région nord
Agios Petros est la plage la plus animée de l’île, avec ses beach bars et sa clientèle jeune : elle peut être bondée de mi-juillet à mi-août. Pour une ambiance plus locale, Fellos (à l’ouest de Gavrio) est une plage de galets fins sauvage, rarement surpeuplée. Chrisi Ammos, longue et sablonneuse, est la grande plage familiale de la zone : eaux calmes, peu profondes. Kypri, dans son anse protégée juste avant Batsi, offre un beau sable fin avec des eaux claires, et abrite aussi le siège de l’Andros Surf Club. La crique d’Agios Kyprinos ferme cette série de plages au sud de Batsi. De l’autre coté, sur la côte est, Zorkos, est une grande plage de sable doré encadrée de rochers imposants, réputée pour la transparence de ses eaux. Vitali est une plage de galets aux eaux profondes et cristallines, particulièrement recommandée par les Andriotes les jours de fort vent : les galets évitent l’ensablement.
Autour de Chora
Paraporti, au sud-est de la péninsule de Chora, est la plage de la capitale : joliment encadrée de collines verdoyantes, moins exposée au meltemi que Nimborios au nord. Pas très loin la plage de sable de Piso Gialia est l’une des plus protégée et la plus agéable en famille. S’il y a un beach bar sur la plage principale, on peu aller un peu plus loin pou roplus de calme.
Achla : l’une des plus belles des Cyclades
Achla, au nord-est de l’île, est systématiquement citée comme la plus belle plage d’Andros. Elle est accessible à pied (plusieurs heures depuis Vourkoti, dont une partie sur piste), en 4×4 par une piste de 8 km non goudronnée, ou par kaïki au départ de Chora en été. C’est précisément cette difficulté d’accès qui lui conserve son caractère : une longue plage quasi déserte, une eau d’une clarté remarquable, et l’écolodge Onar à deux pas pour ceux qui souhaitent rester une nuit.
La zone de Korthi
Grias Pidima, à la sortie nord de Korthi, est l’une des plages les plus photographiées d’Andros : un monolithe de 15 mètres se dresse dans la mer à quelques mètres du rivage. La légende raconte qu’une vieille femme, ayant trahi le village de Kohilos aux Ottomans, s’y serait pétrifiée en sautant de la falaise. La plage de Sineti, dans sa crique protégée au fond de la vallée de Dipotamata, est accessible par une route escarpée mais toujours calme.
ANDROS
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Plages et activités nautiques - 6.5/10
6.5/10
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Patrimoine historique et culturel - 7.5/10
7.5/10
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Arrière pays et randonnées - 8/10
8/10
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Authenticité - 6/10
6/10
Avis des voyageurs
6.97/10 (460 votes)
Quelques liens pour aller plus loin
- Site officiel de la municipalité d’Andros en français
- Andros Routes : sentiers balisés, cartes et itinéraires officiels
- Trekking Andros : randonnées guidées sur les sentiers de l’île
- Fondation Goulandris : Musée d’Art Contemporain d’Andros
- Musées archéologiques de Chora et de Paléopolis
- KTEL Andros : horaires de bus officiels sur l’île
- Camping Andros à Gavrio : le seul camping de l’île
- ScubAndros : plongée sous-marine à Andros
- Life Andros Park : protection des espaces naturels de l’île
- AllTrails : meilleurs sentiers et avis randonneurs à Andros
- Carte Terrain Maps Andros pour randonner (Amazon)
Quelques repères sur Andros
- Superficie : 374 km² (177 km de littoral)
- Longueur maximale : 77 km, largeur maximale : 14 km
- Point culminant : mont Kouvara, 995 m
- Environ 8 826 habitants (recensement 2021)
- Port principal : Gavrio (GAV)
- Aéroports les plus proches : Mykonos (JMK) et Syros (JSY)
Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques
Les principales fêtes à Andros
- Lundi de Pâques : fête au Monastère de Panagia Tromarchiani (Korthi)
- 17 juillet : Fête d’Agia Marina (Apikia)
- 26 juillet – 23 août : Festival international d’Andros (Théâtre en plein air, Chora)
- 27 juillet : Agios Panteleimonas (Monastère de Panachrantos)
- Été : événement Ploes, ateliers arts visuels, musique et théâtre (Fondation Kydonieos, Chora)
- Été : Andros Trail Race, course de montagne sur les sentiers balisés de l’île
- 15 août : Assomption de la Vierge (Korthi)
- 27 août : Agios Fanourios (Korthi)
- 14 novembre : Agios Filippos (Batsi)
- 6 décembre : Agios Nikolaos (Monastère d’Agios Nikolaos, Chora)
Lire aussi: Les Cyclades, l’Éden grec de la mer Égée
La carte d'Andros
Comment venir à Andros et se déplacer sur l’île ?
Andros est accessible uniquement par ferry depuis le port de Rafina (à ne pas confondre avec le Pirée). La traversée dure environ 1h55 avec les liaisons rapides, avec des horaires renforcés en été. Des connections en ferry ou catamaran relient aussi Andros à Tinos (1h30), Mykonos (2h15), Syros (2h55), Paros et Kea. Pour réserver vos billets, consultez notre guide des ferries pour les îles grecques. Il n’y a pas d’aéroport à Andros : les aéroports les plus proches sont ceux de Mykonos (JMK) et de Syros (JSY).
Le bus KTEL Andros (ktelandrou.gr) relie Gavrio à Batsi (20 min), Chora (1 h) et Korthi selon des horaires affichés aux arrêts. Ces connections couvrent les déplacements principaux mais insuffisantes pour l’intérieur. La location de voiture depuis Gavrio est fortement recommandée : l’île est grande, les routes intérieures spectaculaires, et la plupart des plages et villages de montagne sont inaccessibles en bus. Andros vaut particulièrement le détour au printemps et en automne, saisons idéales pour la randonnée et pour visiter loin des flux de l’été.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
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Que manger à Andros : les spécialités de l’île
La cuisine d’Andros s’appuie sur une tradition agropastorale encore vivante, avec de petits élevages locaux et des coopératives de femmes qui produisent charcuteries et confiseries. La spécialité incontournable est la froutalia (φρουτάλια) : une omelette épaisse aux pommes de terre en lamelles, aux saucisses anisées locales et à la graisse de porc, déclinée en nombreuses variantes saisonnières (fèves, courgettes, artichauts). Ce plat identitaire se trouve dans pratiquement toutes les tavernes traditionnelles, notamment dans les villages de l’arrière-pays.
La louza (λούζα) est la charcuterie emblématique de l’île : des morceaux de porc fumé marinés dans du vin rouge, du fenouil et du poivre, au profil aromatique bien distinct. La saucisse locale aromatisée à l’anis mérite elle aussi d’être cherchée chez les épiciers locaux plutôt qu’en grande surface. Le lambriati est un plat de Pâques traditionnel, préparé exclusivement pour cette fête.
Dans les pâtisseries de Chora, on trouve les kaltsounia (καλτσούνια), chaussons de pâte phyllo fourrés aux noix, pignons et miel de pin, et les amygdalota (αμυγδαλωτά), petites confiseries à l’amande et à l’eau de fleur d’oranger. La soumada (σουμάδα), boisson à base d’extrait d’amande amère (proche de l’orgeat), était traditionnellement servie lors des mariages et se trouve encore dans les épiceries locales.
La viticulture à Andros remonte à l’Antiquité mais ne fait l’objet d’aucune appellation AOP spécifique à l’île : les vins produits s’inscrivent dans l’indication géographique protégée (IGP) Cyclades. Le micro-domaine Kourtesis, installé sur des terrasses à 900 m d’altitude au-dessus d’Apikia, produit des rouges, blancs et rosés biologiques et organise des dégustations sur place. Notre dossier sur les vins grecs donne un panorama complet des appellations.
Découvrir la Grèce : produits de terroir AOP et gastronomie grecque
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- La place Kaïri à Chora, pavée de marbre et entourée de fontaines ottomanes : le cœur élégant de la capitale, particulièrement agréable en soirée quand la ville reprend vie.
- Le Musée d’Art Contemporain de la Fondation Goulandris à Chora : expositions temporaires de niveau international chaque été et une belle collection permanente d’artistes grecs majeurs.
- La randonnée jusqu’aux cascades de Pithara depuis Apikia : dix minutes de marche facile dans un biotope luxuriant, avec des cascades et des orchidées sauvages, accessible à tous.
- Le Monastère Panagia Panachrantos à pied depuis Chora : deux heures de marche pour atteindre l’un des monastères les plus imposants des Cyclades, avec ses carreaux d’Iznik uniques.
- La plage d’Achla : accessible en bateau depuis Chora l’été ou à pied sur une randonnée exigeante, l’une des plages les plus sauvages et préservées de tout l’archipel des Cyclades.
- La plage de Grias Pidima à Korthi : un monolithe de quinze mètres planté dans la mer, un paysage singulier accompagné d’une légende locale, encore calme en dehors de la haute saison.
- Un dîner à la froutalia dans une taverne de l’arrière-pays : la spécialité de l’île dans son contexte d’origine, sous les platanes, loin du front de mer.
- Les Gorges de Dipotamata à pied : sentier partiellement pavé entre ponts byzantins et moulins abandonnés, l’un des itinéraires les plus spectaculaires du réseau Andros Routes.
- Le Musée archéologique de Paléopolis et son site : l’ancienne capitale d’Andros habitée sur treize siècles, avec pour pièce phare une marionnette articulée en argile du Ve siècle avant J.-C.
- Une bouteille du domaine Kourtesis ou une boîte de kaltsounia à rapporter : pâtisseries de Chora et coopératives de femmes de l’île sont les meilleurs points de vente.
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Au moins 4 à 5 jours pour couvrir les trois zones de l’île et découvrir ses sites principaux. Si vous venez pour randonner, une semaine est un minimum : le réseau de sentiers est suffisamment dense pour occuper plusieurs jours complets.
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Non, Andros est bien en dehors des îles les plus fréquentées des Cyclades. Elle attire principalement une clientèle grecque aisée et des randonneurs européens. Batsi et la côte nord-ouest peuvent être animés en juillet-août, mais l’île dans son ensemble reste très modérée comparée aux autres îles des Cyclades.
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Difficilement. Le bus KTEL relie Gavrio, Batsi, Chora et Korthi, ce qui couvre les déplacements entre les villes principales. En revanche, les villages de l’arrière-pays, les plages isolées et la majorité des accès de randonnée sont inaccessibles sans véhicule. La location de voiture est fortement recommandée.
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Andros est l’une des rares îles des Cyclades à disposer de ressources hydriques abondantes et pérennes. L’eau du robinet est potable dans la grande majorité des zones habitées, mais il est conseillé de vérifier auprès de votre hébergement, surtout dans les villages les plus isolés.

