Skip to content

La Grèce centrale

Nous avons regroupé sur cette pages nos conseils et informations pour toute l’ancienne région traditionnelle de Grèce centrale, en grec moderne Sterea Ellada soit toute la région centrale et montagneuse bordée par la mer ionienne à l’ouest, l’île d’Eubée à l’est, les golfes de Patras, de Corinthe et Saronique au sud et les région d’Epire et de Théssalie au nord. On y inclue alors l’Attique, la grande région d’Athènes (qui est devenue une région à part dans la nouvelle division administrative). La Grèce centrale est ainsi la région la plus peuplée de Grèce alors qu’Athènes à elle seule regroupe près de 1/3 de la population du pays.

Cette région abrite 3 sites du patrimoine mondial de l’UNESCOl’Acropole d’Athènes (1987), le site archéologique de Delphes (1987), les Monastères de Daphni et de Saint Loukas (1990).

La carte de la Grèce Centrale

Table des matières

L’Attique, la grande région d’Athènes

L’Attique (en grec moderne Attikí), la région qui englobe la capitale Athènes, est étonnement  assez peu explorée par les touristes à l’exception bien sur d’Athènes et peut être des vestiges du temps de Poséidon au Cap Sounion ainsi que des plages situées sur la côte au sud de la capitale. Pour le reste les visiteurs sont en général en route pour une autre destination et passent alors par l’aéroport, ou les ports du Pirée, de Rafina, de Lavrio.
Pourtant, une excursion d’une journée ou deux, ou un bref circuit en voiture, vous donneront un autre aperçu de la Grèce que ce qu’Athènes montre. Vous pourrez découvrir notamment les sites archéologiques du Cap Sounion, d’Éleusis, de Ramnous, et a une heure ou deux des plages bien qu’aucune ne soit assez éloignée pour éviter les hordes athéniennes les week-ends d’été. Mais combinez cela avec un repas dans une des psarotavernas (tavernes de poisson) qui parsèment la côté et vous garderez d’excellents souvenirs de votre excursion.

La région de Béotie

C’est la région au nord de l’Attique. Son ancienne capitale était Thèbes (l’actuelle Thiva qui compte +35 000 habitants) mais c’est aujourd’hui Livadia la capitale economique de cette région. Elle comprend deux massifs montagneux, celui du Parnasse (2 457 m) à l’ouest avec notamment Arachova et la station de ski éponime et le massif de l’Hélicon (1 748 m).

Situé près du village de Distomo entre Béotie et Phocide , le monastère d’Osios Loukas, le « bienheureux Lucas », est l’un des plus beaux monastères byzantins de Grèce. Il est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1990 (avec le monastère de Daphni et celui de Nea Moni de Chios). Il est réputé pour ses mosaïques à fond d’or du xie siècle, ses fresques et le raffinement de sa décoration : pavements de marbre, jaspe et porphyre [vue 360°]. Il offre également de magnifique points de vue sur la vallée autour [vue 360°].

La Phocide

A l’ouest de la Béotie, la Phocide (en grec moderne Fokidha) était considérée comme une terre sacrée dans l’Antiquité. C’est une région en grande partie montagneuse qui inclue le sanctuaire de Delphes. Ses marins sont réputés avoir fondé un certain nombre de cités,  les « cités phocéennes » le long du littoral méditerranéen, comme Marseille en France.
Sur le golfe le petit port de Galaxidi mérite la visite.

L’île d’Eubée

Eubée (en grec moderne Évvia) est la seconde des îles grecques après la Crète par la superficie. L’île est n’est séparée de la Grèce continentale que par un étroit golfe et on a parfois l’impression que c’est plus une extension du continent qu’une île à part entière. A Chalcis, la capitale d’Eubée (plus de 100 000 habitants) qui est aussi le point d’entrée sur l’île par la route l’ancien pont-levis enjambe un canal de 40 mètres à peine à l’endroit où la mythologie raconte qu’un coup du trident de Poséidon sépara l’île de l’Attique et de la Thessalie.

C’est pourtant une belle île et ses défauts – peu de routes, de longues distances à parcourir, et peu de concessions au tourisme – sont à bien des égards ses atouts aujourd’hui qui ont permis à Eubée de rester un peu préservée des excès du tourisme.

L’île est très fertile et a toujours été gentiment prospère sans avoir besoin du tourisme. Eubée, signifie d’ailleurs « riche en bétail » et l’agriculture reste aujourd’hui un pan important pour l’économie de l’île avec notamment des élevages locaux de chèvres et agneaux qui feront votre bonheur au menu des tavernes.

En attendant de faire une ou des pages pour vous guider à Eubée, sachez que l’ile se divise naturellement en trois régions réliées entre elle par une seule route.

Le nord d’Eubée est la région la plus développée sur le plan touristique avec plusieurs stations balnéaires entourée jusque l’été 2021 par des oliveraies et de magnifiques forêts de pins qui ont disparues lors d’un immense incendie en Aout 2021.

Le centre de l’île avec l’importante capitale Chalcis, est une région riche, industrieuse et agricole, mais qui compte tout de même quelques belles plages. Au pied du mont Dirfi qui culmine a 1 743 m, le village de montagne de Steni est une bonne base pour s’installer si vous chercher un endroit pour les activités comme la randonnée, le VTT ou même l’escalade.
C’est également par ici que l’on passe quand on veut rejoindre le petit port de Kimi sur la côte est pour prendre le ferry à destination des îles des Sporades

Enfin le sud d’Eubée est montagneux, stérile et minéral. Tout au sud, la petite ville de Karystos est assez agréable et le bon endroit pour vous installer si vous voulez passer quelques jours dans le coins notamment profiter de beaux chemins de randonnées dans les montagnes et les gorges autour.

Les transports pour l’île d’Eubée

Eubée est une destination proche d’Athènes (Chalcis est à 1 heure de voiture environ de la capitale) et en été les athéniens sont nombreux à passer un partie de l’été sur les plages de l’île mais si le tourisme s’est un peu développé (notamment au sud), une grande partie de l’île reste encore sous équipée et méconnue.

La région de Phthiotide

Située au nord est de la Béotie, c’est une région montagneuse plus agricole et moins touristique. La grande ville de la région Lamia ne présente pas d’intérêt particulier mais a quelques kilomètres se trouve les Thermopyles, passage stratégique dans la Grèce antique ou de nombreuses batailles ont été livrées dont la plus célèbre vit 300 Spartiates commandés par Léonidas affronter l’armée Perse.
Les Thermopyles tiennent leur noms des nombreuses sources chaudes qui jaillissent ici et dont on peut profiter aujourd’hui [vue 360°]. C’est aussi au niveau du delta du fleuve Sperchios sur le golde maliaque [vue 360°] une importante zone humide formée par les alluvions de la rivière, dont la plus grande partie est constituée de terres arables – rizières – tandis que la zone humide abrite une riche avifaune.

Les sources thermales avec un léger taux de radioactivité sont d’ailleurs l’un de principaux intérêt de la région sur le plan du tourisme. Les sources les plus célèbres sont celles que l’on trouve dans la station balnéaire de Kamena Vourla au pied du mont Knimis, riches en minéraux, en sels et surtout en radon, recommandées pour le traitement des troubles circulatoires, articulaires et cardiaques.
Il y a également des thermes à Ypati, dont les sources jaillissent à une profondeur de 18 mètres et dont la température de l’eau est proche de celle du corps humain, connaissent également une forte fréquentation grâce à son centre de thalassothérapie.

Au delà des thermes, la région est également propice l’éco-tourisme. La moitié de la montagne Oitis dont le plus haut sommet, le mont Pyrgos, culmine à 2 152 m constitue le parc national d’Oitis et c’est le lieu idéal pour la randonnée ou même l’escalade. Le versant nord du mont est particulièrement escarpé et ses pentes abruptes créent des cascades impressionnantes.
Les randonneurs prendront également plaisir à découvrir les nombreuses gorges de la région à commencer par celle de la rivière Asopos [vue 360°]. Autre beautée naturelle, le lac Nevropoli, situé sur le mont Kallidromos peut constituer une destination de randonnée.

Les villages de Ypati sur le versant nord du mont Oitis et Gorgopotamos à l’est sont deux beaux villages bien situés pour explorer la région alors que le village de Pavliani est considéré comme la porte d’entrée pour le parc.

Comment aller en Phthiotide ?

En voiture la Phthiotide est facilement accessible puisque Lamia est sur la route Athènes – Thessalonique. Il faut environ 2 heures pour parcourir les 215km qui sépare Lamia d’Athènes et environ 3 heures depuis Thessalonique à environ 300 km.
En bus : Fthiotida Buses effectue des itinéraires quotidiens vers Athènes, Thessalonique, Larisa, Volos et d’autres grandes villes de Grèce.
 

L’Étolie-Acarnanie

Tout a l’ouest de la Grèce centrale, bordée par la mer ionienne, l’Etolie Acarnanie est une très grande région traversée par le fleuve Acheloos, le deuxième plus long fleuve de Grèce, qui forme des vallées fertiles, des lacs et des champs, ainsi que l’importante zone humide entre le delta de l’Acheloos et de l’Evinos.
C’est une région avec plusieurs lacs dont le Trichonida, qui est le plus grand lac de Grèce (96  km2 ) mais aussi les lacs de Oseros , Amvrakia , Lysimachia qui sont classés Natura 2000. On y trouve également le parc national de Missolonghi-Etoliko, le plus grand complexe lagunaire du pays. L’ensemble qu’il forme avec le delta de l’Achelou, l’estuaire d’Evinos, les îles Echinades et l île Petalas est une très grande zone protégée Natura 2000 riche d’une faune et d’une flore d’une grande diversité.
Au nord, le golfe Ambracique, l’une des plus grandes baies fermées de Grèce, est protégé en raison de son importance écologique et des pressions environnementales qu’il subit.

Si les villes les plus interessantes sont Missolonghi et Nafpaktos, la plus importante ville d’Etolie est Agrinio (55 000 habitants) qui sinon pour les transports ne présente pas d’intérêt particulier.
Toute la ville de Messolonghi est imprégné de son histoire tragique mais héroïque au moment de la lutte pour l’indépendance grecque. Assiégée à plusieurs reprises par les Ottomans les défenseurs de la ville furent alors rejoints, financés et entraînés par Lord Byron. Sa mort en 1924 ainsi que la défense héroïque et le sacrifice de la population au cours des sièges, marquèrent les philhellènes et l’Europe en général et jouèrent un rôle déterminant dans l’obtention de l’indépendance de la Grèce ensuite.
Installée au bord d’une lagune [vue 360°] formée par les deux fleuves Achéloos et Événos, Missolonghi est une ville romantique avec des maisons en pierre, des cabanes sur pilotis (les Pelades), un grand marais salant habité par des flamands roses, des chemins que l’on emprunte essentiellement en vélo. Une ville très agréable qui offre l’un des plus beaux coucher du soleil de Grèce.
A huit kilomètres de Mesolonghi Aitoliko ou Etoliko est une île-ville unique [vue 360°] reliée au le continent grâce à deux ponts des pierres à voûtes, construits en 1848 et élargis entre 1882 et 1885.
Nafpaktos ou Naupacte est l’une des plus anciennes villes grecques. Une belle ville sur le golfe de Corinthe [vue 360°] construite autour d’un pittoresque petit port de pierre [vue 360°]. La ville a une longue histoire dont témoigne ses fortifications qui partent du port et se poursuivent par trois murailles consécutives jusqu’au au château qui domine la ville.
En remontant vers le nord sur la cote ionienne, Astakos s’étend autour d’un petit port bien protégé au pied du mont Veloutsa. C’est un village pittoresque avec de nombreuses maisons en pierre bien conservées, et plusieurs monastères à visiter dans les environs.
En remontant encore, on aime bien le petit port de Mitikas [vue 360°] avec sa longue plage [vue 360°], son ambiance relax et la brise fraîche qui souffle toujours même l’été du fait de la situation géographique du village. D’ici vous pouvez également embarquer pour Kalamos et Kastos, deux très belles mais moins connues îles de la mer Ionienne.
Toujours plus haut, Paleros ou Zaverda, comme on l’appelait jusqu’en 1928, est une station balnéaire organisée avec de belles plages comme celle de Vathiavali [vue 360°]. 
Deux villes sur le golfe ambracique mérite le détour. Vonitsa surplombée par un château vénitien [vue 360°], c’est une station balnéaire avec de belles plages comme Panagia et Sotiras. De nombreux voiliers trouvent refuge dans le port, où l’on trouve des tavernes de fruits de mer frais dont des crevettes locales délicieuses.
Enfin la station balnéaire d’Amfilochia se niche entre deux collines à l’intérieur de la baie offrant un port abrité Ce fût pendant des siècle pendant le seul passage de l’ouest de la Grèce centrale à l’Épire. Jusqu’en 1907, Amfilochia était d’ailleurs connu sous le nom de Karvasaras, du turc Caravansérail, qui signifie auberge de bord de route pour les caravanes

La région d’Etolie Acarnanie est reliée au Péloponnèse par le Pont de Rion-Antirion depuis 2004 et par un pont flottant à l’île de Lefkada.

La région d’Eurytanie

Enfin l’Eurithanie (du grec moderne Evritania) est une région presque entièrement couverte de montagnes et c’est l’un des districts régionaux les moins peuplés de Grèce. La grosse ville d’Eurytanie est Karpenisi (qui compte environ 13 000 habitants) et qui est elle même, à 960 mètres d’altitude sur les flanc du mont Tymphreste (2 315m) entourée de forêts de sapins.
Toute la région a d’ailleurs un petit air alpin avec avec ses montagnes couvertes de résineux, ses rivières aux eaux tumultueuses en hiver et au printemps, ses routes sinueuses et ses villages pittoresques. Le mieux est évidement de prendre le temps de découvrir par vous même les villages mais voici ceux que nous vous recommandons.

Prousos, un village de montagne pittoresque et qui permet de découvrir plusieurs sites touristiques environnant et constitue à ce titre un bon endroit pour vous installer et rayonner. Visitez le monastère de la Panagia Prousos accroché à la montagne [vue 360°] que l’on rejoint à pied de Prousos. Du village part également un beau sentier de randonnée dans le canyon de la « Mavri Spilia » qui suit le cours de la rivière avec plusieurs cascades dont une de 10 mètres de haut qui forme une piscine naturelle.
Proche de Prousos, il est possible de faire du rafting (rapprochez vous de Trekking Hellas à Karpenisi)  avec quelques parcours pour les sportifs expérimentés comme la rivière Trikeriotis qui alimente le grand lac artificiel Kremasta [vue 360°] un peu plus au nord et qui est formé par l’un des plus grand barrage d’Europe.
Megalo Chorio est un village célèbre pour ses maisons en pierre, ses ruelles étroites, ses cheminées fumantes et son tourisme controlé qui n’a pas altéré son caractère. Un petit musée folklorique permet de découvrir les traditions de la région à travers les histoires racontées par les habitants.
Krikello est également un beau village avec « 7 sources » et qui est connu alors que pas loin se trouve le site de Kokkalia (rien a voir de particulier sinon le panorama) où en 279 avant J.-C. les Étoliens et les Eurytans ont vaincu les Gaulois (oui vous avez bien lu).
Enfin le village d’Agrafa qui cultive son image d’inaccessibilité, refuge des rebelles et des chèvres sauvages, loin du tourisme et au coeur d’une nature intacte [vue 360°].

L’Eurithanie est une région qui se visite en toute saison et qui a même une petite station de ski, à Velouchi, à 10km seulement de Karpenisi sur les pentes du Mont Tymphreste [vue 360°]  qui culmine a 2315m.

Comment aller en Eurythanie ?

En voiture l’Eurythanie est facilement accessible en voiture ou en bus grâce au réseau routier déjà existant. En hiver, il faut toujours avoir des chaînes à neige. Depuis Athènes compter 3h30 via l’Autoroute Athènes-Lamia pour parcourir les 285km.
En bus : Il existe des liaisons fréquentes entre Karpenisi, Athènes, Lamia, Agrinio et d’autres grandes villes de la région.

Quel climat pour la Grèce centrale ?

Le climat de la Grèce centrale varie bien sûr en fonction des lieux. Sur les côtes, elle est généralement méditerranéenne avec des étés chauds et des hivers doux, tandis qu’à l’intérieur, et en particulier en montagne, elle devient continentale avec de fréquentes chutes de neige pendant l’hiver.

Dans les plaines occidentales, l’hiver est plus doux avec quelques pluies, tandis qu’en été on observe des températures très élevées, dépassant souvent les 40°C et des taux d’humidité élevés.
Sur la partie orientale et en raison du relief, l’hiver est généralement plus froid et l’été plus frais et plus sec qu’à l’ouest.

Comment découvrir la Grèce centrale ?

Le road trip en voiture, le meilleur moyen de découvrir la Grèce centrale

Construisez votre parcours en fonction du nombre de jour dont vous disposez. Si la carte et les distance peuvent donner l’impression d’une petite région les routes sont sinueuses, souvent en montage et les distances longues à parcourir. Et si les paysages sont souvent grandioses, on a vite fait de passer beaucoup de temps en voiture. Ne soyez pas alors trop ambitieux si vous n’avez que quelques jours.

Enfin, nous le recommandons toujours, prévoyez un peu de temps en trop pour pouvoir vous perdre ou tout simplement sortir que demi journée de votre parcours prévu.

Les fêtes en Eurythanie

  • Du 15 juillet au 10 Aout -Fête de la Forêt à Karpenisi
  • 7 Juillet Fête d’Agia Kyriaki – Mikro Chorio
  • 29 juillet au 10 Aout Grand Bazaar à Karpenisi
  • 20 July: Fête de Profitis Ilias à Agia Triada et Domnista
  • 26 July: Fête d’Agia Paraskevi, Megalo Chorio
  • 6 August: Fête de Sotiras, Fragista est
  • 15 August: Fête de la Panagia à Granitsa, Prousos, Fourna, Agrafa, Krikello, Megalo Chorio

24 910 km2 (seconde région de Grèce)
505 269 habitants (2021)

Les principales villes:
Athènes : 169 242 habitants
Le Pirée : 54 065 habitants
Chalcis
Agrinio
Lamia
Thèbes
Livadia
Carystos
Missolonghi

D'une destination à l'autre
Vous pourriez poursuivre votre voyage