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Anafi, dernier arrêt tout au bout des Cyclades
Anafi se tient à l’extrémité orientale des Cyclades, à 22 km à l’est de Santorin et à environ une heure et demie de traversée. C’est le dernier arrêt de la plupart des lignes de ferries avant la Crète et le Dodécanèse. La mythologie raconte qu’Apollon fit surgir l’île des flots pour offrir un refuge aux Argonautes épuisés par la tempête : le nom Anafi dérive précisément du grec anefénen, « apparaître ». Territoire aride de 37,5 km² sculpté dans le granite et le calcaire, l’île compte moins de 300 habitants à l’année. Longtemps utilisée comme lieu d’exil politique, elle est restée à l’écart des flux touristiques et constitue aujourd’hui l’une des destinations les plus préservées des Cyclades : un choix délibéré pour qui cherche plages sauvages, randonnée et silence.
Au sommaire
Le meilleur d’Anafi
L’île s’organise autour de trois zones. Le port d’Agios Nikolaos (aussi appelé Skala) concentre les arrivées de ferries et quelques bâtiments. À 3 km vers l’intérieur et en altitude, la Hora est l’unique village de l’île, perché en amphithéâtre sur les ruines d’un château vénitien. À l’est s’étend l’arrière-pays oriental, un territoire de sentiers, de plages successives et de monastères qui culmine avec le monolithe calcaire du Kalamos à 463 m. Ces deux dernières zones sont reliées par le bus et par un réseau de sentiers pédestres balisés. La côte nord, escarpée et battue par les vents, reste quasi inaccessible.
Agios Nikolaos et Klisidi : la porte d’entrée
Le port d’Agios Nikolaos, sur la côte sud, se réduit à une poignée de maisons, une taverne et le seul distributeur automatique de l’île. C’est là que tous les ferries accostent, avant que le bus n’emporte les voyageurs vers la Hora en dix minutes. À l’est immédiat du port, la plage de Klisidi s’étire sur environ 200 m de sable fin en légère pente : premier contact avec le sable blanc et la mer transparente de la côte sud. La taverne Margarita’s y sert pain fait maison et pâtes faites à la main dès le matin. L’ensemble est modeste et fonctionnel, sans aucune infrastructure balnéaire commerciale.
La Hora : le village blanc perché au-dessus de la mer
Construite en amphithéâtre sur les ruines d’un château vénitien, la Hora est le centre de vie d’Anafi. Ses maisons blanches à toits bombés (les tholota), ses ruelles en pierre dallée et ses vues imprenables sur la mer Égée définissent un paysage cycladique presque intact [vue 360°]. Cette architecture à coupoles est une singularité : au XIXe siècle, les maçons d’Anafi recrutés par le roi Othon pour construire le nouveau palais d’Athènes en reproduisirent les formes dans le quartier de l’Anafiotikaon, sur le versant nord de l’Acropole. Deux moulins à vent flanquent la colline au-dessus du village. Les terrasses de cafés et les quelques tavernes de la rue principale constituent l’essentiel de la vie nocturne. La Hora ne cherche pas à plaire au touriste de passage : elle existe d’abord pour ses habitants.
C’est dans la Hora que se trouve également une petite collection archéologique, répartie dans une maison ancienne : statues et objets provenant de la cité antique d’Anafi. Il faut demander aux habitants pour la localiser.
Depuis 2015, la Hora accueille aussi tous les deux ans les performances et expositions de Phenomenon, biennale d’art contemporain fondée par Iordanis Kerenidis et Piergiorgio Pepe. Chaque édition réunit des artistes en résidence pour travailler en lien avec l’île, ses habitants et son histoire. Le programme complet est disponible sur kerenidispepe.art/phenomenon.
Kastelli : la cité antique
À une heure de marche depuis le port, le piton rocheux de Kastelli abrite les vestiges de la cité antique d’Anafi, fondée aux VIIIe-VIIe siècles avant J.-C. par des colons doriens. On y découvre les traces d’une nécropole avec des tombeaux monumentaux sculptés dans la roche, et un panorama dégagé sur la côte sud. C’est aussi le point de départ de l’ancienne voie sacrée qui reliait la ville au temple d’Apollon, aujourd’hui intégré dans le premier monastère. Kastelli se visite agréablement en fin d’après-midi, lorsque la chaleur retombe.
Le monastère de Zoodochos Pigi et les ruines du temple d’Apollon
À 25 minutes de bus depuis la Hora, le monastère de Zoodochos Pigi (la « Source vivifiante ») est le point de convergence de l’île. Le bus s’arrête à quelques centaines de mètres du bâtiment. Il a été érigé sur les fondations d’un temple d’Apollon, prétendument construit par les Argonautes reconnaissants pour leur sauvetage. Des éléments de l’édifice antique sont visibles dans les murs de l’église. La cour intérieure avec sa citerne est le lieu de la principale fête religieuse de l’île, les 7 et 8 septembre, au cours de laquelle un dîner traditionnel est servi sur place. Le monastère constitue aussi le point de départ de l’ascension vers Kalamiotissa.
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Le monastère de Kalamiotissa et le rocher de Kalamos
Un sentier spectaculaire depuis Zoodochos Pigi mène, en environ une heure supplémentaire, au monastère de Kalamiotissa, perché au sommet du monolithe de Kalamos à 463 m. Ce bloc de calcaire, décrit en 1700 par le botaniste français Joseph Pitton de Tournefort comme « l’une des plus effroyables roches qui soit au monde », est considéré comme le deuxième plus grand monolithe de la Méditerranée orientale après le Rocher de Gibraltar. La vue depuis le sommet embrasse l’ensemble de la côte sud, et par temps clair, on distingue Amorgos, Ios, Naxos et même Astypalea. Il n’y a pas d’eau accessible sur le trajet : partez avec des réserves suffisantes. C’est une des randonnées les plus saisissantes que j’aie faites dans les Cyclades méridionales.
La chapelle d’Agios Antonios
Accrochée à la côte escarpée du nord de l’île, la chapelle d’Agios Antonios est le seul temple byzantin d’Anafi. Elle conserve des fresques du début du XIVe siècle représentant la Chandeleur, l’Ascension et la Nativité, dans un état de conservation remarquable. Son double arc décoratif sur le toit constitue un détail architectural rare dans les Cyclades. L’accès depuis la Hora se fait à pied, par un sentier en partie escarpé.
Les katikies : l’architecture rurale d’Anafi
En sillonnant l’arrière-pays, on découvre les katikies, ces petits regroupements de fermes isolées caractérisés par un grand four circulaire en pierre dans la cour. Classées édifices à préserver comme expression unique de l’architecture rurale égéenne, ces bâtisses de bergers sont disséminées dans la campagne aride. Certaines sont encore habitées à l’ancienne, d’autres restaurées en résidences secondaires. Elles rappellent qu’Anafi a longtemps vécu de l’élevage et d’une agriculture de subsistance, non du tourisme.
Roukounas en juillet-août : la seule saturation de l’île
Anafi ne figure pas dans les destinations les plus sous pression touristique : elle reste globalement épargnée par les flux de masse qui touchent Santorin ou Mykonos (voir l’index du surtourisme des îles grecques). Mais la plage de Roukounas concentre en juillet-août des campeurs et bivouaqueurs en nombre croissant, ce qui peut nuire à l’expérience. Les criques de Katsouni, Phlamourou et Katalimatsa offrent des alternatives plus calmes à vingt minutes de marche.
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Quels sont les sentiers de randonnée à Anafi ?
La randonnée est sans doute la meilleure façon d’appréhender Anafi, avec 18 km de sentiers balisés traversant l’île de part en part. L’éditeur Terrain Maps (terrainmaps.gr) publie une carte spécifique à Anafi, indispensable en dehors des principaux axes. Pour aller plus loin sur la préparation d’un trek dans les îles grecques : conseils randonnée et trek en Grèce.
L’ascension du Kalamos (itinéraire phare)
Depuis le monastère de Zoodochos Pigi jusqu’au sommet du Kalamos et au monastère de Kalamiotissa : 2,5 km pour 400 m de dénivelé positif, avec des rambardes de sécurité sur les passages les plus exposés. Compter une heure dans chaque sens. C’est une ascension raide mais bien balisée. La vue depuis le sommet, qui peut s’étendre jusqu’à la Crète par temps clair, est le plus beau panorama des Cyclades méridionales. Il n’y a pas d’eau sur le trajet : prévoyez au minimum 1,5 litre par personne.
Milies – Zoodochos Pigi via Kastelli
Un sentier de 7,5 km, environ trois heures et demie dans un sens, qui part d’une ferme du hameau de Milies, longe les ruines antiques de Kastelli et son pic à 325 m, puis rejoint l’ancienne voie sacrée menant au temple d’Apollon. C’est le trajet historique qui reliait la cité antique à son sanctuaire.
Hora – chapelle d’Agia Irini
Un 7 km aller-retour à travers l’arrière-pays, avec terrasses agricoles, fermes et chapelles successives, et une descente finale assez raide vers la chapelle d’Agia Irini. Compter deux heures et demie dans chaque sens. Il est possible de faire récupérer par un habitant en ATV au point d’arrivée pour éviter le retour.
Zoodochos Pigi – Agios Nikolaos par le sentier côtier
Ce sentier de 7 km (deux heures trente à trois heures dans un sens) relie les monastères au port en longeant une côte sauvage magnifique. Il est partiellement marqué de cairns et peut être difficile à suivre : ne pas sous-estimer la difficulté d’orientation.
L’île d’Anafi est inscrite dans des périmètres de protection environnementale liés à la richesse de sa flore endémique et à la qualité de son littoral. En savoir plus sur les espaces naturels protégés de Grèce.
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Quelles sont les plus belles plages d’Anafi ?
Toutes les plages d’Anafi sont orientées au sud, le long d’un sentier côtier qui s’étire vers l’est depuis le port. La côte nord, exposée aux vents du large, est dépourvue de plages accessibles. L’hébergement sur place est limité mais disponible, consulter la page dédiée à l’hébergement à Anafi.
Klisidi et les criques entre le port et Roukounas
Klisidi est la plage la plus proche du port, à dix minutes à pied vers l’est. Elle s’étire sur environ 200 m de sable fin, en légère pente, avec peu d’ombre naturelle. C’est la plus fréquentée de l’île, ce qui reste relatif. La taverne Margarita’s y propose un cadre de qualité, avec une cuisine honnête dès le matin.
En continuant vers l’est, le sentier longe successivement les petites criques de Katsouni, Phlamourou, Exo Roukounas et Mikros Roukounas avant d’atteindre, après environ 2,4 km (40 minutes de marche), la grande plage de Roukounas [[vue 360°](https://goo.gl/maps/d1i7noo7DAu)]. Avec ses quelque 500 m de sable large bordé de dunes stabilisées par des tamaris, c’est la plage la plus impressionnante de l’île. La Ktima Roukounas y gère une taverne familiale dans un jardin ombragé. En plein été, Roukounas se remplit de tentes et de bivouacs : si ce n’est pas votre ambiance, les criques intermédiaires offrent un calme que Roukounas n’a plus.
Katalimatsa et Prasies : vers les monastères
Au-delà de Roukounas, le sentier continue vers l’est et longe les eaux turquoise des criques de Katalimatsa, l’ancien port antique encerclé de falaises, puis rejoint Prasies, une plage de galets au pied du sentier montant vers Zoodochos Pigi. Ces plages sont moins fréquentées et demandent une bonne condition physique pour y accéder. Certaines portions du sentier sont peu balisées : une carte Terrain Maps est recommandée.
Les îlots au large
En été, des caïques proposent depuis le port des excursions vers les îlots déserts au large d’Anafi : Megali et Mikri Ftena, Pahia, Anafopoulo, Anydros, Pounta Drapanou. Ce sont des plages totalement vierges, sans aménagement, uniquement accessibles par bateau. Compter une demi-journée pour l’excursion.
ANAFI
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Plages et activités sportives - 7/10
7/10
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Patrimoine historique et culturel - 4.5/10
4.5/10
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Villages et arrière pays - 8/10
8/10
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Authenticité - 7/10
7/10
Avis des voyageurs
7.24/10 (354 votes)
Quelques liens pour aller plus loin
- Site officiel de la municipalité d’Anafi (en)
- Horaires du bus local d’Anafi (gr)
- Location de voitures et scooters à Anafi
- Guide de visite d’Anafi, infos pratiques (en)
- Phenomenon, biennale d’art contemporain à Anafi
- Terrain Maps, carte de randonnée détaillée d’Anafi
- Sentiers de randonnée d’Anafi sur AllTrails
- Taverne Margarita’s à Klisidi, Anafi (en)
- Randonnées à Anafi, itinéraires détaillés (fr)
- Guide de randonnées d’Anafi, carte PDF (gr)
Quelques repères sur Anafi
- Superficie : 37,5 km² (32 km de littoral)
- Longueur maximale : 12 km, largeur maximale : 6 km
- Point culminant : mont Vigla, 579 m
- Environ 293 habitants (recensement 2021)
- Port principal : Agios Nikolaos (Skala Anafi)
- Aéroport le plus proche : Santorin (Thira)
Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques
Les principales fêtes à Anafi
- 17 janvier : Agios Antonios
- 20 juillet : Profitis Ilias (Vryssi)
- 27 juillet : Agios Panteleimonas (Vagia)
- 15 août : Kimisi tis Theotokou (Assomption)
- 7 et 8 septembre : Panigyri au monastère de Zoodochos Pigi et à la Kalamiotissa, principale fête de l’île, avec dîner traditionnel sur place
- 27 octobre : Agios Dimitrios (Mantroulo)
- Juin-juillet (années paires) : Phenomenon, biennale d’art contemporain à Anafi, résidences d’artistes et expositions sur toute l’île. Programme sur kerenidispepe.art/phenomenon
Lire aussi: Les Cyclades, l’Éden grec de la mer Égée
Les autres destinations pour :
La carte d'Anafi
Comment aller à Anafi et se déplacer sur l’île ?
Anafi n’a pas d’aéroport. L’accès se fait exclusivement par la mer. Depuis le Pirée, les traversées durent entre 8 et 10 heures selon le bateau. Depuis Santorin, liaison la plus pratique, comptez 1h30 à 2h. Depuis Héraklion (Crète), environ 4 heures. Des liaisons saisonnières relient également Anafi à Milos (5h30), aux Cyclades méridionales (Folegandros, Sikinos) et au Dodécanèse (Karpathos, Rhodes). L’aéroport de référence est celui de Santorin, d’où le ferry complète le trajet. Les fréquences sont limitées hors saison et les connexions peuvent être perturbées par les vents. Consultez la page billets de ferry pour les îles grecques et vérifiez les horaires sur ferryhopper.com avant votre départ.
Sur l’île, le bus relie la Hora au port (10 min) et au terminus de Monastiri (25 min), en desservant les plages principales. Entre mai et septembre, un bus part également une heure avant les départs de ferries. Des voitures, scooters et ATV sont disponibles à la location chez Giannis Moto Rent (rentalsanafi.gr) et auprès de certains hébergements. L’île ne dispose que d’un seul distributeur automatique, à Agios Nikolaos : prévoyez du liquide. Il n’y a pas de pharmacie sur l’île.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
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Que manger à Anafi : gastronomie et spécialités locales
La cuisine d’Anafi est profondément marquée par la zafera (ζαφορά), le safran sauvage qui pousse naturellement sur l’île et que l’on récolte en novembre. Ses pistils aromatisent les viandes, les charcuteries, le pain et les pâtisseries. Il n’existe aucun produit sous label AOP ou IGP enregistré sur le registre européen eAmbrosia pour l’île d’Anafi, mais la zafera constitue un marqueur gastronomique authentique et unique dans les Cyclades.
Parmi les spécialités à goûter : les balotia (Μπαλόθια), pâtes fraîches faites à la main, servies avec une sauce tomate et du fromage jaune local ; les melitara (Μελιτερά), petits chaussons sucrés à la myzhithre et aux oeufs, cuits au four à bois ; les zerotygana (Ξεροτήγανα), fines feuilles de pâte croustillantes enrobées de miel et saupoudrées de sésame ou de noix de coco. Le zaforistropsomo (ζαφοριστό τυρόψωμο), pain au fromage parfumé à la zafera, est une spécialité de boulangerie locale. Le katsouni (κατσούνι), variété de concombre local très savoureux, se déguste traditionnellement avec du miel.
L’apiculture est la première activité agricole de l’île, avec une production de miel de fleurs sauvages réputée. La cuisine de viande traditionnelle comprend des préparations de porc parfumées à la zafera. Deux fromages locaux complètent la table : l’anthotyro (ανθότυρο), fromage blanc doux de lait de brebis ou de chèvre, et le vrasto (βραστό), fromage dur à pâte cuite. Anafi produit également un vin blanc local de caractère, servi dans les tavernes. La taverne Liotrivi, dans la rue principale de la Hora, est réputée pour son poisson frais du bateau familial. La Ktima Roukounas, près de la plage, sert une cuisine familiale copieuse dans un jardin ombragé.
Découvrir la Grèce : produits de terroir AOP et gastronomie grecque
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- Monter jusqu’au monastère de Kalamiotissa au sommet du Kalamos : depuis Zoodochos Pigi, comptez une heure de montée raide pour une vue qui s’étend jusqu’à la Crète par temps clair. Prenez de l’eau.
- Se perdre dans les ruelles de la Hora en fin d’après-midi [vue 360°] : la lumière du soir transforme les maisons blanches et les vues sur la mer Égée deviennent magiques.
- Prendre un verre au Glaros Bar, le plus ancien bar d’Anafi, perché dans la Hora avec vue panoramique sur la mer.
- Parcourir à pied le sentier côtier jusqu’à la plage de Roukounas [[vue 360°](https://goo.gl/maps/d1i7noo7DAu)] : ses 500 m de dunes de tamaris sont les plus impressionnants des Cyclades méridionales.
- Embarquer sur un caïque depuis le port pour découvrir les îlots déserts au large d’Anafi : Megali et Mikri Ftena, Anafopoulo. Plages vierges, aucune infrastructure, uniquement accessibles par la mer.
- Visiter le monastère de Zoodochos Pigi et ses ruines du temple d’Apollon intégrées dans les murs de l’église : superposition rare du sacré grec sur le sacré antique.
- Explorer les katikies, fermes isolées à grand four circulaire, signature de l’architecture rurale d’Anafi, classées édifices à préserver.
- Goûter les balotia (pâtes fraîches faites à la main à la sauce tomate) et les melitara (chaussons sucrés à la myzhithre) dans une taverne de la Hora ou à Roukounas.
- Longer le sentier côtier jusqu’aux criques de Katalimatsa, l’ancien port antique encerclé de falaises, bien plus calme que Roukounas en été.
- Suivre, si la biennale est en cours, une performance ou une exposition de Phenomenon.
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Au moins 3 à 4 jours. C’est le minimum pour explorer la Hora, parcourir le sentier côtier jusqu’à Roukounas, visiter les deux monastères et monter au Kalamos. Une semaine permet de s’imprégner de l’île à un rythme lent et d’atteindre les criques les plus reculées.
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Non. Anafi est l’une des îles les moins touristiques des Cyclades. Elle attire principalement des voyageurs grecs et des habitués des petites îles isolées. La seule zone qui peut être saturée en juillet-août est la plage de Roukounas, prisée des campeurs, mais les autres plages restent tranquilles.
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Oui. Le bus relie la Hora au port et aux plages principales. Les sentiers pédestres permettent d’accéder à l’ensemble des sites. Une location de scooter ou d’ATV peut faire gagner du temps sur routes, mais n’est vraiment pas indispensable.
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Oui, pour les familles cherchant le calme et les plages sûres. Klisidi et Roukounas conviennent bien aux jeunes enfants. Attention : Anafi ne dispose pas de pharmacie et les services médicaux sont très limités, un point à considérer avec des enfants en bas âge.
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Santorin est la connexion la plus fréquente : plusieurs liaisons par semaine (quotidiennes en été) pour 1h30 à 2h de traversée. Amorgos est reliée de manière saisonnière, avec une à deux fréquences hebdomadaires en haute saison. Vérifiez les horaires actualisés sur ferryhopper avant votre voyage.
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Non. Il n’est pas recommandé de voire l’eau du robinet à Anafi. Prévoyez de l’eau en bouteille ou un filtre. L’île bénéficie d’un aquifère naturel (rare dans les Cyclades) mais l’eau de distribution n’est pas recommandée à la boisson.

