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Serifos, l'ile des Cyclades qui cache un pays minier sous ses plages

Serifos est une petite ile des Cyclades occidentales, à 2 heures du Pirée en bateau rapide, entre Kythnos et Sifnos. Elle tient en 75 km² de collines pelées, de murets de pierre sèche et d’une côte très découpée où les habitants comptent plus de soixante-dix plages. Son autre visage est industriel : les mines de fer exploitées depuis l’Antiquité et fermées en 1963 ont laissé des galeries, des rampes de chargement et des villages ouvriers qu’aucune autre Cyclade ne possède. La mythologie en fait l’ile de Persée, qui y pétrifia le roi Polydectès avec la tête de Méduse. Serifos reste beaucoup moins fréquentée que Milos ou Sifnos, mais la construction touristique s’y accélère au point d’avoir alerté Europa Nostra.

Au sommaire

Le meilleur de Serifos

A la différence de Sifnos sa voisine, le relief de Sérifos est sec, minéral, dominé par le mont Troullos (585 m), sans plaine ni forêt. Une route en boucle fait presque le tour de l’ile, ce qui rend la visite simple. Trois zones se distinguent nettement. Livadi, la Chora et la côte est concentrent le port, la capitale, les services et la quasi-totalité de l’hébergement : c’est la partie animée. Le nord et l’intérieur restent agricoles et très calmes, avec quatre hameaux et le monastère fortifié des Taxiarhes. L’ouest et le sud forment le pays minier, presque désert, où les plages alternent avec les ruines industrielles.

Livadi, la Chora et la côte est

Le ferry entre dans la baie de Livadi, large, verte et abritée, et la première image est celle de la Chora blanche accrochée à la montagne au-dessus du port. Livadi n’a rien de pittoresque en soi : c’est un village de service, avec ses supermarchés, ses loueurs, ses tavernes en front de mer et le mouillage des voiliers. C’est aussi là que se joue la vie du soir. Sur la route qui monte vers la Chora, à hauteur de Kato Chora, le Kerameio Ceramic Studio de Natassa Kalogeropoulou cuit des grès à haute température dans deux fours ; la même famille tient le concept store Thita au port et l’Art Lab, un espace culturel ouvert toute l’année. Une vraie scène artisanale locale, pas une galerie à touristes.

La Chora est à 2 km de virages, ou à une demi-heure d’escaliers. Elle compte parmi les plus belles des Cyclades, et l’on comprend vite pourquoi : elle est bâtie en amphithéâtre sur un piton, tassée, blanchie à la chaux, et sa densité même était une défense contre les pirates. On distingue deux quartiers. La Kato Chora, en bas, plus large, abrite le musée folklorique (broderies, costumes, outils agricoles) et un petit théâtre de plein air qui accueille des soirées. La Pano Chora, en haut, commence aux trois moulins restaurés et à la Pano Piatsa, la place où se tient la vie sociale toute l’année, encadrée par l’hôtel de ville néoclassique aux couleurs vives et par l’église d’Agios Athanasios. De là, des ruelles pavées et des escaliers montent entre les maisons jusqu’aux restes du kastro vénitien du XVe siècle et à l’église d’Agios Konstandinos, au sommet : par temps clair, on voit Sifnos (vue 360°). Le musée archéologique, installé dans une maison traditionnelle du centre, complète la visite avec des figurines et des céramiques. L’ile compterait 116 chapelles, beaucoup perchées sur des crêtes désertes.

C’est ici qu’il faut être lucide. Serifos n’est pas Santorin : elle se situe au 32e rang sur 74 dans notre index du surtourisme des iles grecques, loin derrière Sifnos ou Milos. Mais en avril 2024, Europa Nostra a inscrit les Cyclades, et nommément Serifos, Sifnos et Folegandros, sur sa liste des sept sites les plus menacés d’Europe, à la demande de l’association Elliniki Etairia et avec l’accord des trois maires. Le motif n’est pas l’affluence mais la construction : les permis de bâtir délivrés dans les Cyclades sont passés de 916 en 2018 à 1 280 en 2022, et des villas neuves grignotent les pentes autour de Livadi et de Vagia. En juillet et en août, le port et la Chora sont pleins et les prix des tavernes du front de mer s’en ressentent ; hors de ces deux mois, l’ile reste très respirable.

Organiser votre voyage: où dormir à Sérifos ?

Le nord et l’interieur : les hameaux et le monastère des Taxiarhes

Au nord de la Chora commence une Serifos que la plupart des visiteurs ne voient jamais. Une petite route dessert quatre hameaux dispersés dans les cultures en terrasses : Kentarchos (aussi appelé Kallitsos), le plus joli, blotti dans un vallon vert, puis Panagia, Galani et Pyrgos. Le village de Panagia doit son nom à une église byzantine plantée près d’un très vieil olivier, autour duquel se déroule chaque 15 août la Xylopanagia, la fête la plus singulière de l’ile.

Peu après l’embranchement de Platys Gialos, en bord de route, le monastère des Taxiarhes dresse ses murs aveugles. Fondé en 1570-1572 et conçu comme une petite forteresse contre les raids, il a compté jusqu’à soixante moines ; un seul y vit aujourd’hui. Le katholikon, dédié aux archanges Michel et Gabriel, saints patrons de l’ile, conserve des fresques du XVIIIe siècle, un trône épiscopal incrusté d’ivoire, une iconostase finement sculptée et des lampes d’argent rapportées d’Égypte, où beaucoup de Serifiotes ont émigré au XIXe siècle. Mieux vaut appeler avant de monter (22810 51027) pour être certain de trouver porte ouverte.

L’ouest et le sud : le pays minier

C’est la partie la plus étrange de Serifos, et celle qui la distingue de toutes ses voisines. Le sous-sol de l’ile est riche en fer, en manganèse et en cuivre, et il est exploité depuis la préhistoire. L’exploitation industrielle commence en 1880 avec la société franco-grecque Serifos-Spiliazeza, confiée à l’ingénieur allemand Emil Grohmann : la population de l’ile double entre 1880 et 1910 sous l’afflux de mineurs venus des autres Cyclades.

En 1916, épuisés par des journées de dix à douze heures, les ouvriers se mettent en grève sous la conduite du syndicaliste Konstantinos Speras. La gendarmerie ouvre le feu et tue quatre grévistes ; les mineurs et leurs femmes contre-attaquent et plusieurs gendarmes meurent. Craignant la contagion sur le continent, le gouvernement impose des concessions à l’exploitant, dont la journée de huit heures. C’est l’une des grèves fondatrices du mouvement ouvrier grec, et un mémorial la rappelle sur place. Les mines ferment définitivement en 1963.

Megalo Livadi, à 10 km au sud-ouest de la Chora, est le cœur de cette histoire. Le hameau a été bâti pour les besoins des chantiers. On y voit encore le dioikitirio, imposant bâtiment néoclassique de l’école Ziller restauré depuis, qui abritait les bureaux de la compagnie et le logement du directeur, des maisons ouvrières à demi effondrées, des galeries béantes dans les collines et une rampe de chargement du minerai qui avance toujours au-dessus de l’eau (vue 360°). Je n’ai vu ce contraste nulle part ailleurs dans les Cyclades : tout y est couleur de rouille face au bleu du large. Deux ou trois tavernes familiales installent leurs tables au ras de l’eau, sous les tamaris.

Les mêmes traces se retrouvent à Koutalas, ancien village de pêcheurs et second centre d’extraction, et au-dessus d’Avessalos. Sur les hauteurs d’Akonidia, à quelques minutes de marche de la route principale, l’Aspros Pyrgos (la tour blanche), sans doute d’époque hellénistique, dresse encore ses assises de marbre : la tradition locale l’attribue aux Cyclopes. Plus loin, la Panagia tis Liomandras jouxte les vestiges d’un mur mycénien.

Peut-on randonner à Serifos ?

Oui, et c’est même la meilleure façon de comprendre l’ile. Les anciens chemins muletiers ont survécu à la construction de la route, et une partie a été balisée sous le nom de Monopatia sidirou kai petras, les sentiers de fer et de pierre, un réseau de plus de 46 km entretenu par la municipalité. Le logo porte une grenouille, symbole de Serifos dans l’Antiquité, et le balisage a été refait en panneaux métalliques par Paths of Greece, clin d’œil au minerai de l’ile.

Onze itinéraires sont numérotés. Les sentiers 1, 1A, 2, 3, 4, 5, 6 et 10 sont correctement fléchés, les 7, 8 et 9 le sont partiellement et demandent une carte. Le sentier 1 relie Kentarchos à la Pano Chora en 2,6 km et une heure, par le belvédère de Vounaki et la chapelle de Pano Stavros ; c’est la meilleure introduction. Le sentier 1A descend de la Chora au port en 2,4 km, presque entièrement en escaliers : on peut le faire dans un sens et prendre le bus dans l’autre. Le sentier 3 part d’Akonidia et de l’Aspros Pyrgos, suit les chemins d’exploitation des mines et rejoint Koutalas : c’est le plus parlant sur l’histoire industrielle. Le sentier 8, de Sklavogiannis à Sykamia par Karavas, est le plus long (6,8 km) et sans doute le plus beau. Enfin, une boucle depuis la Chora enchaîne Panagia, Galani, le monastère des Taxiarhes et Kentarchos, avec quelques portions de route.

Le sud de l’ile est classé Natura 2000 sous le code GR4220009 (Notia Serifos), 4 754 hectares dont près d’un tiers marin, avec treize types d’habitats et d’importants herbiers de posidonie. La zone côtière et les ilots de Serifopoula, Piperi et Vous forment par ailleurs une zone de protection spéciale pour les oiseaux (GR4220029).

Quelles plages choisir à Serifos ?

On cite souvent le chiffre de 72 plages et criques ; une quarantaine seulement sont cartographiées, et les plages organisées se comptent sur les doigts d’une main. C’est précisément l’intérêt de Serifos : on y trouve encore, en pleine saison, des criques où l’on est seul. Prévoyez un parasol et de l’eau, les tamaris ne sont pas partout.

Autour de Livadi, l’Avlomonas est la plus longue plage de l’ile (1,5 km) et, malgré la proximité du port, son eau reste claire ; la Chora se découvre depuis l’eau (vue 360°). Passé la jetée, Livadakia aligne son sable fin et ses tamaris, avec accès facile et parking : c’est la plus adaptée aux familles, et le camping est ici. Dix minutes plus loin, Karavi offre des eaux bleu-vert mais aucune ombre. Avlomonas et Livadakia ont l’avantage d’être abritées quand le meltemi souffle.

Sur la côte est, Psili Ammos est la carte postale de l’ile, une longue anse de sable blanc élue en 2003 plus belle plage de Méditerranée par les lecteurs du Sunday Times. Cette réputation lui coûte cher : en juillet et en août, elle est saturée. Préférez ses voisines. Agios Sostis, à 40 minutes de marche de Livadi, est plus belle encore, avec sa langue de sable terminée par une chapelle à coupole bleue et une seconde anse abritée (vue 360°) ; laissez la voiture sur le haut plutôt que de descendre sous les tamaris. Lia, que certains tiennent pour la plus belle de Serifos, se mérite à pied : galets fins, eau limpide, vue sur l’ilot de Vous et fonds parfaits pour le masque. Agios Ioannis est plus large mais plus exposée (vue 360°). Au nord, Platys Gialos ferme une baie de sable gris divisée en trois criques, Platys Gialos, Mesiano et Vorino, cette dernière à pied.

À l’ouest et au sud, Sykamia déroule l’une des plus longues plages de l’ile au bout d’une descente spectaculaire à travers les terrasses. Ganema et Koutalas partagent une grande baie abritée, sable doré et tamaris pour l’un, forme de cuillère et fonds intéressants pour l’autre. Vagia, galets fins et eau vert d’eau, est la première plage sans tabac des Cyclades, dans le cadre du programme Sea Change Greek Islands. Avessalos reste calme même en août et c’est la seule plage d’où l’on voie le soleil se coucher. Kalo Ampeli se gagne par un sentier qui passe devant la chapelle de Sotiras : paysage volcanique, aucune ombre, rien sur place. Enfin l’Aspros Kavos, au sud, n’est pas une plage mais une avancée rocheuse trouée de cavités, un peu à la manière de Matala, où l’on plonge dans une eau très profonde : à éviter avec des enfants et par vent de sud.

Serifos
  • Plages et activités sportives - 7/10
    7/10
  • Patrimoine historique et culturel - 7.5/10
    7.5/10
  • Villages et arrière pays - 8/10
    8/10
  • Authenticité - 7/10
    7/10
7.4/10
7/10
Avis des voyageurs
6.98/10 (514 votes)
Quelques liens pour aller plus loin
  • Superficie : 74 km² (70 km de littoral)
  • Longueur maximum : 12,5 km, largeur maximum : 11 km
  • Point culminant : mont Troullos, 585 m
  • Environ 1 241 habitants (2021)
  • Port principal : Livadi (SER)
  • Aéroport le plus proche : Athènes

Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques

  • 5 mai : fête d’Agia Eirini, à Koutalas
  • 21 mai : fête d’Agios Konstandinos et d’Agia Eleni, à la Chora
  • Jour du Saint-Esprit : fête d’Agia Triada, à Mavra Voladia et à Panagia tis Liomandras
  • 1er juillet : fête des Agii Anargyri, à Kalavratsena et à Galani
  • 20 juillet : fête de Profitis Ilias, à Vounia et à Xero Chorio
  • 26 juillet : fête d’Agia Paraskevi, à Kato Chora et à Kountoura de Galani
  • 6 août : fête de Sotiras, à Kalo Ampeli et à Pyrgos
  • 15 août : Xylopanagia, autour du vieil olivier du village de Panagia
  • 16 août : fête de Panagia, à Pyrgos
  • 24 août : fête de Panagia Miliani
  • 29 août : fête d’Agios Ioannis Prodromos, à Sklavogiannis
  • 2 septembre : fête d’Agios Mamas, à Vouna
  • 7 septembre : fête d’Agios Sostis, sur la plage du même nom
  • 8 septembre : fête de Panagia sto Vouno, à l’ancien Avessalos
  • Début septembre : Serifos Race, course à pied sur les sentiers de l’ile
  • 14 septembre : fête de Pano Stavros, à Palia Mitata
  • 23 septembre : fête d’Agia Thekla, à Sklavogiannis
  • 29 octobre : fête d’Agia Anastasia, à Pano Dipotamata
  • 8 novembre : fête des Taxiarhes, au monastère des Taxiarhes

La carte de Serifos

Comment aller à Serifos et s’y déplacer ?

Il n’y a pas d’aéroport à Serifos. Depuis la France, on transite par Athènes puis par le port du Pirée, d’où les liaisons sont assurées toute l’année, avec jusqu’à quatre ou cinq départs quotidiens l’été : comptez 2 heures en catamaran rapide et jusqu’à 4 h 30 en ferry classique. En saison, le port de Lavrio, plus proche de l’aéroport, offre une alternative en 2 h 30. Serifos est aussi reliée à Sifnos (15 minutes en rapide), Kythnos, Milos, Kimolos, Folegandros, Paros, Syros et Ios. Voir nos conseils pour réserver vos billets de ferry.

Sur place, un bus relie Livadi à la Chora toutes les heures (15 minutes) et dessert en été Psili Ammos, Agios Sostis, Agios Ioannis, Vagia, Ganema et Koutalas, plus une boucle par Panagia, Galani et Kentarchos. Deux départs quotidiens seulement vers Megalo Livadi : pour l’ouest de l’ile, louer une voiture ou un scooter à Livadi reste le plus simple. L’unique station-service de l’ile est au port.

Prochaine(s) traversée(s)

Que manger à Serifos ? Produits locaux et spécialités

Serifos n’a pas la notoriété gastronomique de Sifnos, mais elle possède des fromages que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Le serfiotiko (σερφιώτικο) est un fromage dur de lait de brebis et de chèvre, séché deux à trois mois, piquant et salé. Le tyri tou lakkou (τυρί του λάκκου) en est la version affinée : les meules sont enduites de lie de vin, empilées dans une jarre avec des rameaux de sarriette que l’on appelle ici tyrotsigkouro, puis scellées et rouvertes le 14 septembre, jour de la Croix. Son parfum lui vaut le surnom de moschotyri, le fromage odorant. La myzithra tou laina (μυζήθρα του λάινα), roulée en boulettes et pressée dans une jarre à large col pendant quatre à cinq mois, est aussi piquante qu’une kopanisti. Plus douce, la xinomyzithra (ξινομυζήθρα) accompagne tomates et paximadia.

Côté charcuterie, la louza (λούζα) est un filet de porc séché à l’air, parfumé au cumin, à la coriandre et à l’ail, épice de prédilection de la cuisine locale, et les pedoulia (πεδούλια) sont des morceaux de porc salés. Le plat emblématique reste la revithada (ρεβιθάδα), pois chiches cuits toute la nuit au four dans un pot de terre appelé ici skepatari, avec du romarin. On goûtera aussi les marathotiganites (μαραθοτηγανίτες), galettes de fenouil et d’oignon, et le matsi (μάτσι), pâte fraîche large et longue.

La vigne a presque disparu avec la fermeture des mines. Le cépage blanc aromatique local, le serifiotiko (σεριφιώτικο), est encore vinifié par un domaine de l’ile en agriculture biologique, sur les hauteurs de Platys Gialos ; ailleurs, on produit surtout pour la maison. On distille enfin une souma (σούμα), eau-de-vie de marc parfois parfumée au safran local. Voir notre page sur les vins grecs.

    • Monter de Livadi à la Chora par le sentier 1A au couchant, puis boire un verre sur la Pano Piatsa, la place où l’ile se retrouve toute l’année.
    • Parcourir le site minier de Megalo Livadi, ses galeries, ses rails et sa rampe de chargement suspendue au-dessus de l’eau, unique dans les Cyclades.
    • Visiter le monastère fortifié des Taxiarhes et son trône épiscopal incrusté d’ivoire, en appelant avant de monter pour être sûr de trouver ouvert.
    • Goûter le tyri tou lakkou, ce fromage affiné à la lie de vin et à la sarriette que les familles ouvraient traditionnellement le 14 septembre.
    • Marcher jusqu’à la crique de Lia, sans ombre ni buvette, avec un masque : les fonds y sont les plus intéressants de l’ile, face à l’ilot de Vous.
    • Rester à Avessalos en fin de journée, seule plage de Serifos ouverte au couchant, avec les restes d’une ancienne rampe à minerai à son extrémité.
    • Éviter Psili Ammos en juillet et en août : sa réputation de plus belle plage de Méditerranée lui vaut une fréquentation qui gâche l’endroit.
    • Plonger à l’Aspros Kavos, au sud, un chaos rocheux troué de cavités où l’eau est très profonde, à réserver aux bons nageurs et par mer calme.
    • Pousser la porte du Kerameio, sur la route de la Chora, pour voir travailler la seule scène céramique de l’ile et rapporter une pièce utile.
    • Assister à la Xylopanagia le 15 août, autour du vieil olivier du village de Panagia, l’un des panigiria les plus singuliers des Cyclades.
    • Boucler l’ile par la route dans le sens des aiguilles d’une montre, pour arriver au nord en fin de journée quand la lumière est la meilleure.

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