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Nisyros, une île à l'énergie volcanique désormais géoparc UNESCO
Nisyros occupe le centre du Dodécanèse, entre Kos au nord et Tilos au sud. Ronde, haute, elle est surtout creuse : derrière les pentes qui montent depuis la mer s’ouvre une caldeira de plusieurs kilomètres, au fond de laquelle on descend à pied dans le cratère Stefanos, l’un des plus grands cratères hydrothermaux conservés au monde. Les insulaires appellent le volcan Polyvotis, du nom du géant que Poséidon aurait écrasé sous un bloc arraché à Kos. Depuis avril 2026, l’île et ses îlots forment un géoparc mondial UNESCO, le dixième de Grèce. Côté tourisme, Nisyros vit un paradoxe : des milliers d’excursionnistes y débarquent chaque jour d’été pour trois heures, et presque personne n’y dort.
Au sommaire
À quoi ressemble Nisyros et comment l’île se divise
Quarante et un kilomètres carrés, un millier d’habitants, un point culminant à 698 m et une seule route littorale qui s’arrête au bout de dix kilomètres. On distingue quatre ensembles. Mandraki et la côte nord-ouest concentrent le port, la ville et les sites antiques : c’est la zone la plus animée, et la plus exposée aux flux de la journée. La côte nord-est, de Loutra à Pachia Ammos en passant par Pali, rassemble les thermes, la marina et les seules plages praticables. La caldeira, au centre, est un plateau minéral fermé, sans habitation. Enfin le rebord de caldeira porte les deux villages perchés, Emporios et Nikia, les plus silencieux de l’île.
Que voir à Nisyros : les quatre visages de l’île
Mandraki, le port et les ruines qui le dominent
Le port antique de Mandraki s’est envasé il y a des siècles : le creux est devenu le kambos, le verger communautaire, autour duquel la ville moderne s’est installée. Les ferries accostent en réalité quelques centaines de mètres à l’est, hors de vue du centre. Derrière le front de mer piétonnier, les ruelles blanches alignent des maisons dont les balcons et les volets peints sont imposés par règlement. La place Ilikiomeni, ombragée, sert de salon à ciel ouvert le soir.
À l’extrémité ouest, un promontoire porte les murs d’un château des Chevaliers de Saint-Jean, qui ont tenu l’île de 1314 à 1522. On n’en visite guère plus que l’escalier d’angle et la porte qui mène au monastère de Panagia Spiliani, creusé dans le rocher, doté d’une iconostase sculptée de 1725 et considéré comme l’un des sanctuaires majeurs du Dodécanèse. Un musée ecclésiastique y présente icônes et vêtements liturgiques.
Au-dessus du monastère commencent les murailles antiques de Nisyros, datées du IVe siècle avant notre ère, parmi les fortifications classiques les mieux conservées de l’Égée. On monte sur le mur lui-même, sans garde-corps, pour l’un des meilleurs points de vue au coucher du soleil. Vingt minutes de marche à travers champs, au sud-ouest, mènent à l’acropole de Paleokastro : des blocs cyclopéens de trachyte noir, une porte monumentale intacte, et des inscriptions antiques que l’on prend d’abord pour des graffitis. Le musée archéologique, sur la rue piétonne principale, expose la collection de l’île de la préhistoire à l’époque post-byzantine, avec le mobilier néolithique venu de Gyali. Un musée folklorique occupe une maison à étage du XVIIIe siècle, sur les marches qui montent au monastère.
Loutra, Pali et la côte nord-est : les thermes et la vie ordinaire
À un kilomètre à l’est de Mandraki, le hameau de Loutra aligne les bâtiments des bains municipaux, ouverts en 1872, dans un état qui tient de la ruine élégante. Nisyros a été une station thermale réputée bien au-delà de l’Égée : les eaux sulfureuses y sortent chaudes, et le sujet intéressera quiconque suit les sources thermales grecques. Trois kilomètres plus loin, Pali est un village de pêcheurs devenu marina : c’est là que mouillent les voiliers, que se trouvent quelques tavernes de poisson et une boulangerie qui sort des pains complets et des feuilletés dès le matin. Derrière l’ancien établissement thermal Pantelidi se cache la chapelle-grotte de Panagia Thermiani, encastrée dans les restes voûtés de thermes romains : on entre dans une église byzantine par une salle de bains antique, et la superposition résume assez bien l’île. La route littorale continue ensuite sur cinq kilomètres avant de s’arrêter net. C’est la partie habitée au quotidien : une supérette, une boulangerie, quelques bateaux, et le sentiment très net d’être ailleurs que dans le décor à photographier.
La caldeira et les cratères : le cœur du volcan
Le plancher de la caldeira est un plateau ocre et jaune où paissent quelques vaches entre des terrasses agricoles abandonnées. À son extrémité sud s’ouvrent les cratères. Stefanos, elliptique, est le plus grand : ses parois striées de soufre tombent d’une quarantaine de mètres sur un fond plat criblé de fumerolles à 100 °C et de marmites de boue qui bouillonnent (vue 360° et vue 360°). Un sentier descend à l’intérieur par une rainure de la paroi. Sur le versant ouest, un chemin court et sans difficulté mène aux cônes de Polyvotis et Alexandros, plus sauvages, sans barrière ni surveillance : le sol y est instable et peut céder, les chaussures fermées ne sont pas une option.
C’est ici que se joue le surtourisme de Nisyros, et il tient à une plage horaire. Les cars montés du port avec les excursionnistes de Kos saturent le site entre 11 h et 15 h. Venir avant 10 h ou après 16 h change tout : la lumière rase, l’odeur de soufre, le sifflement des fumerolles, et souvent personne. C’est l’un des cas les plus nets de pression concentrée dans le Dodécanèse : l’île n’est pas saturée, un seul de ses sites l’est, quatre heures par jour.
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Emporios et Nikia, les deux villages du rebord
Emporios s’accroche à la crête nord de la caldeira, neuf kilomètres au-dessus de Mandraki. Le village comptait des milliers d’habitants ; ils sont une vingtaine en hiver. Les ruines s’étagent au-dessus des maisons restaurées par des Athéniens et des étrangers, dont plusieurs ont découvert un sauna volcanique naturel dans leur cave. À la sortie du village, un bain de vapeur public, signalé par une entrée peinte en blanc, s’ouvre dans une grotte, en accès libre. Le château de Pantonikis et l’église byzantine des Taxiarques dominent l’ensemble (vue 360°). Trois kilomètres au sud, le monastère de Panagia Kyra, le plus ancien de l’île, vaut pour sa cour de fête à arcades.
Nikia, à quatorze kilomètres de Mandraki, surplombe la caldeira depuis le rebord sud-est. Aucun véhicule n’entre dans le village : on laisse la voiture au terminus du bus et on finit à pied jusqu’à la place Porta, ronde plutôt que carrée, pavée d’une mosaïque de galets géométrique réalisée en 1923 par l’artisan Paschalidis, ceinte de bancs de pierre pour les danses. Des belvédères signalés donnent sur le volcan, et par temps clair sur Tilos. Nikia abrite aussi le musée volcanologique, le seul de Grèce, organisé en six sections avec microscopes, maquettes et animations 3D. La municipalité fait développer un jumeau numérique du volcan, application mêlant modèles 3D, panoramas et données de capteurs en temps réel, financée à hauteur de 200 000 euros sur fonds européens.
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Où randonner à Nisyros ?
Nisyros est d’abord une île de marche, et le classement en géoparc a structuré ce qui existait déjà. Le réseau compte plus de quarante chemins, dont dix géoroutes balisées et cartographiées. La G2 Evangelistria-Emporios (6,43 km, environ 1 h 40, boucle de difficulté moyenne) longe le rebord nord-ouest de la caldeira, passe devant des vestiges d’habitat et donne sur les îlots de Gyali et Strongyli. La G3 Caldera-Lakki (6,05 km) traverse le champ de cratères. La G6 Hochlaki-Kanoni (3,21 km) suit les coulées en coussins du littoral, la G7 Nikia-Fylakio (9,30 km) enchaîne les belvédères sur la caldeira, la G5 Argos-Agia Irini (9,74 km) rejoint les sources chaudes du sud-ouest.
Deux itinéraires classiques restent les plus satisfaisants. De Nikia à Emporios, comptez une heure et demie à flanc de terrasses, avec un kilomètre de route à la fin. Du volcan à Mandraki par le monastère d’Evangelistria et son térébinthe géant, comptez deux heures et demie ; le sens inverse est nettement plus dur, puisqu’il faut ressortir de la cuvette. Depuis Evangelistria, une heure de montée mène au sommet du Profitis Ilias, à 698 m, avec un passage où le sentier se perd facilement.
L’île et ses îlots sont couverts par deux sites Natura 2000 : la zone de protection spéciale GR4210032 Nisos Nisyros kai Nisides, et la zone spéciale de conservation GR4210007 pour le sud de Nisyros, Strongyli et la zone marine côtière. On y recense environ 450 espèces végétales et 85 espèces d’oiseaux, ce qui fait de Nisyros le volcan actif le plus vert de l’Égée. Pour le cadre réglementaire, voir la page consacrée aux espaces naturels protégés en Grèce.
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Quelles plages choisir à Nisyros ?
Autant le dire tout de suite : Nisyros est pauvre en plages, et c’est précisément ce qui l’a préservée. Seule une petite partie du littoral, au nord et au nord-ouest, est accessible par la route, le reste tombe dans la mer en falaises. Toutes les plages sont de galets ou de sable volcanique sombre : personne ne vient ici pour du sable blanc.
Côté Mandraki, Hochlaki se rejoint par un chemin de mosaïque qui contourne le promontoire du monastère, dix minutes à pied du centre : une bande de galets noirs polis, des rochers volcaniques qui plongent dans l’eau, aucun aménagement en dehors de quelques bancs et palettes de bois, et pas de bar. La baignade y dépend de la houle et n’est pas toujours possible, mais c’est, à mon sens, le plus beau paysage de bord de mer de l’île. Plus à l’est, Gialiskari aligne un sable sombre et grossier sur la route de Pali.
Sur la côte nord-est, Pali offre une plage de sable gris-rouge tenue propre et ombragée de tamaris, qui s’étire vers l’est jusqu’à l’ancien établissement thermal : c’est le choix des familles. Entre les deux, Agios Savas forme une anse discrète de sable et de galets où l’on est souvent seul. La route se termine à Lies, crique de sable gris avec un parking et un snack-bar saisonnier, l’accès le plus simple de l’île, également desservi en été par les bateaux-taxis de Mandraki. De là, quinze minutes de sentier au-dessus du cap ouvrent sur Pachia Ammos, trois cents mètres de sable volcanique amoncelé en dunes, sans ombre en dehors de l’extrémité, où campent chaque été des naturistes et des campeurs sauvages. C’est la plus impressionnante, et la seule qui demande un effort.
Au sud, sous Nikia, le petit port abandonné d’Avlaki fait une piscine naturelle d’eau très claire, sans aucun service, avec une source chaude qui sort à même la mer. Enfin, en juillet et en août, des bateaux quittent Mandraki le matin pour l’îlot de Gyali, dont la plage de sable clair doit sa couleur à la ponce extraite sur place, et rentrent en fin d’après-midi ; certains poussent jusqu’à Agios Antonios, sur la côte est, inaccessible autrement. Un détail change la donne : les excursionnistes de la journée ne vont jamais à la plage, ils repartent avant. À partir de 16 h, tout ce littoral appartient à ceux qui dorment sur l’île.
NISYROS
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Plages et activités sportives - 5/10
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Patrimoine historique et culturel - 7/10
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Villages et arrière pays - 8/10
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Authenticité - 9/10
9/10
Avis des voyageurs
7.1/10 (216 votes)
Quelques liens pour aller plus loin
- Site officiel de la municipalité de Nisyros
- Géoparc mondial UNESCO de Nisyros
- Carte interactive des géosites et géoroutes
- Horaires du bus municipal de Nisyros
- Diakomihalis Travel, billets de ferry et informations
- Manos K, location de voitures, scooters et vélos
- Enetikon Travel, excursions volcan et bateau vers Gyali
- Nisyros Info, annuaire des commerces de l’île
- AllTrails : Mandraki, monastère Stavros et Nikia
- AllTrails : Emporios jusqu’au cratère Stefanos
- Descriptif détaillé des sentiers de randonnée de l’île
- Sterna Art Project, résidence artistique à Emporios
Quelques repères sur Nisyros
- Superficie : 41,4 km² (28 km de littoral)
- Longueur maximum : 15,5 km, largeur maximum : 13,5 km
- Point culminant : mont Profitis Ilias, 698 m
- Environ 1 048 habitants (2021)
- Port principal : Mandraki
- Aéroport le plus proche : Kos, puis Rhodes
- Géoparc mondial UNESCO depuis avril 2026, 481 km² avec les îlots
Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques
Les principales fêtes à Nisyros
- 21 juin : Agios Nikitas, patron de l’île, Mandraki
- 30 juin : Agioi Apostoloi, Mandraki
- 11 juillet au 30 septembre : Nisyros Geopark Festival, concerts, cinéma et rencontres gastronomiques à Mandraki, Pali, Emporios et Nikia, entrée libre
- 27 juillet : Agios Panteleimon, en contrebas de Nikia
- 6 au 15 août : Panagia Spiliani, la grande fête de l’île, processions et danses traditionnelles, Mandraki
- 23 août : Panagia Kyra, monastère au sud d’Emporios
- 7 septembre : Genesis tis Theotokou, Emporios
- 14 septembre : Exaltation de la Sainte Croix
- 25 et 26 septembre : Agios Ioannis Theologos, monastère en contrebas de Nikia
- 8 novembre : Taxiarques, Emporios
Les autres destinations pour :
La carte de Nisyros
Comment venir à Nisyros et se déplacer sur l’île ?
Il n’y a pas d’aéroport. Le plus proche est celui de Kos, à environ une heure de bateau, devant celui de Rhodes. Le port de Mandraki est relié à Kos, Tilos, Symi, Chalki, Kalymnos, Astypalea, Kastelorizo et Rhodes, avec des rotations quotidiennes en haute saison, et au Pirée par une liaison longue d’environ treize heures, deux fois par semaine. Des bateaux quotidiens relient aussi Kardamena, sur la côte sud de Kos, en une quarantaine de minutes. Le détail des compagnies et des saisons est réuni sur la page ferries et bateaux entre les îles grecques.
Sur place, un bus municipal dessert la ligne Mandraki, Loutra, Pali, Emporios, Nikia, plusieurs fois par jour en été ; les horaires sont publiés par la mairie et méritent d’être lus avant de construire sa journée. Voitures, scooters, quads et vélos électriques se louent à Mandraki, et un service de taxi à tarif fixe complète le dispositif. Sans véhicule, l’île reste faisable, mais impose de caler ses visites sur trois ou quatre passages de bus. Des agences de Mandraki organisent aussi des navettes vers le volcan et des sorties en bateau vers Gyali. Le village choisi change beaucoup la journée : voir où dormir à Nisyros.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
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Que manger à Nisyros : produits locaux et plats de l’île
La cuisine de Nisyros est une cuisine de terre, pas de mer. Les chênes et les térébinthes de l’intérieur nourrissent des porcs, et le porc domine les cartes. Le plat emblématique est le kapamas (καπαμάς), chevreau farci de riz et de foie, longuement mijoté, servi dans les fêtes de village. Les boukounies (μπουκουνιές) sont des morceaux de porc cuits et conservés dans leur graisse, une technique de garde antérieure au réfrigérateur. Les pitia (πιτιά), croquettes de pois chiches frites, accompagnent l’ouzo partout sur l’île.
Côté fromages, on trouve le krasotiri (κρασοτύρι), fromage de chèvre affiné dans le vin rouge, la sakouliasti (σακουλιαστή), pâte molle égouttée dans un linge, et une mizithra (μυζήθρα) fraîche. Les figues sèches fourrées, les pastelaries (παστελαριές), se vendent en épicerie.
La boisson à rapporter est la soumada (σουμάδα), sirop d’amandes amères à diluer dans l’eau glacée, sans conservateur, encore fabriqué artisanalement à Mandraki, où l’on trouve aussi la kanelada (κανελάδα) à la cannelle et une confiture de tomate cerise. Le distillat local, la koukouzina (κουκουζίνα), se boit en fin de repas. À table, les meilleures adresses sont sur le port de Mandraki, où l’on mange le poisson et les mezze, sur la place d’Emporios face au volcan, réputée pour ses viandes, et au kafenio de la place de Nikia. Une règle simple sur l’île : le front de mer de Mandraki compte plusieurs tavernes calibrées pour les excursionnistes de la mi-journée, alors que les tables intéressantes se trouvent une rue en retrait, sur la place Ilikiomeni, ou dans les villages du haut. Le décalage horaire joue là aussi en faveur de ceux qui restent dormir.
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- Descendre dans le cratère Stefanos avant 10 h ou après 16 h, quand les cars d’excursion sont repartis et que le site redevient silencieux.
- Monter aux murailles antiques au-dessus de Panagia Spiliani en fin de journée : c’est le meilleur point de vue de Mandraki sur le coucher de soleil.
- Marcher vingt minutes à travers champs jusqu’à l’acropole de Paleokastro et ses blocs cyclopéens de trachyte noir, le plus souvent déserte.
- Prendre un café sur la place Porta de Nikia, pavée de galets en 1923, puis regarder la caldeira depuis les belvédères du village.
- Dîner à Emporios face au volcan, sur la place de l’église, et goûter la viande locale du village.
- Entrer dans le bain de vapeur naturel aménagé dans une grotte à la sortie d’Emporios, en accès libre et gratuit.
- Passer une matinée à Pali : boulangerie à l’ouverture, feuilleté et café frappé sur le port, puis plage de tamaris.
- Faire les quinze minutes de sentier depuis Lies pour rejoindre les dunes de sable volcanique de Pachia Ammos.
- Visiter le musée volcanologique de Nikia, le seul de Grèce, juste avant ou juste après la descente dans les cratères du Lakki.
- Se baigner à Avlaki, sous Nikia, dans le petit port abandonné où une source chaude sort à même la mer.
- Embarquer un matin d’été pour Gyali, l’îlot de ponce au large de Mandraki, et sa plage de sable clair inattendue ici.
- Rapporter une bouteille de soumada, le sirop d’amandes de l’île, achetée chez la productrice à Mandraki plutôt qu’en boutique de souvenirs.
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Au moins trois jours. Une journée suffit pour le cratère et Mandraki, mais il en faut une deuxième pour Emporios, Nikia et la caldeira à pied, et une troisième pour la côte nord-est et les plages. Quatre à cinq jours permettent de marcher vraiment.
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Nisyros reçoit beaucoup de visiteurs mais très peu de séjours. Les excursionnistes venus de Kos saturent le cratère entre 11 h et 15 h en juillet et en août, puis repartent. Les villages et les plages restent calmes le reste du temps.
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Oui, des bateaux quotidiens partent de Kardamena et de Kos en saison. Mais l’excursion type ne laisse que trois heures sur place, aux pires heures. Deux ou trois nuits changent complètement l’île : la vie s’y passe le soir, une fois les bateaux repartis.
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Oui, en acceptant une contrainte. Le bus municipal relie Mandraki, Loutra, Pali, Emporios et Nikia plusieurs fois par jour en été, et les sentiers permettent de relier les villages à pied. Hors saison, mieux vaut louer un véhicule.
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Oui pour des enfants déjà marcheurs : la plage de Pali est abritée et ombragée, et le cratère impressionne beaucoup. Les plages restent rares et le sable noir rend les plages brulantes. Les sols du volcan chauds et instables, et une paire de chaussures fermées est indispensable.
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Mandraki est relié quotidiennement à Kos en haute saison, régulièrement à Tilos, Rhodes, Symi, Chalki, Kalymnos et Astypalea, plus rarement à Kastelorizo. La liaison avec le Pirée existe environ deux fois par semaine.

