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La région de Rethymnon

Pour se repérer en Crète, on divise l’île en 4 grandes régions, chacune commandée par une ville principale : la région de Rethymnon, dans la partie centre-ouest de la Crète, est comprise entre la région de Chania à l’ouest et celle de Heraklion à l’est.
C’est une région agréable, vallonnée et bien irriguée dans l’ensemble, verdoyante avec de nombreuses grandes oliveraies et des villages agricoles anciens. Parfait pour dégoter de bons produits, comme de l’excellente huile d’olive par exemple ou des fromages crètois…
La région de Réthymnon gagne clairement en altitude avec le massif du Psiloritis, incluant le point culminant de la Crète (Mont Ida, 2454m) ! Le coin est également recherché par les amateurs de bord de mer, avec plusieurs stations balnéaires et quelques splendides plages orientées plein sud, sur la mer de Lybie.
Parfois moins mise en avant que d’autres régions crétoises, Rethymnon mérite donc toute votre attention : on y séjourne facilement une ou deux semaines sans jamais s’ennuyer.

Rethymnon et les stations de la côte nord

A la tête de la région, Rethymnon, est 3e ville crétoise en termes de population (30000 hab. grosso modo) après Heraklion, la capitale de l’île et Chania. La ville possède deux facettes, comme toutes les villes de Crète : un coeur historique et des quartiers modernes, bien plus étendus.

Un petit tour à Rethymnon

Tout un dédale de ruelles étroites composent le centre historique, où l’on trouve autant de boutiques à souvenirs que de terrasses de cafés-restos-tavernes (du bon, et du moins bon).
Le site ne manque pas d’allure, le patrimoine est superbe, mêlant les influences vénitiennes et ottomanes, ici une ancienne fontaine, là un minaret vertigineux, de vieilles demeures, des murs colorés, des bougainvilliers…
Prenez le temps d’apprécier pleinement le décor, en faisant abstraction du monde en pleine saison : Rethymnon se découvre alors idéalement tôt le matin ou tard le soir.

Parmi les temps forts de la visite, citons :

  • Le vieux port vénitien
  • La forteresse vénitienne et son ancienne mosquée
  • La fontaine Rimondi
  • La place de la mosquée Neratze

Attention, Rethymnon est une destination touristique très présente dans les catalogues d’agences de voyage, avec de nombreux hôtels-clubs-piscine s’étalant le long du front de mer, sans une once de charme. Certains aiment, nous beaucoup moins.
Il peut être tentant de prendre Rethymnon pour point de chute, mais il y a bien d’autres endroits où poser ses valises dans la région, une escale de 2-3 jours suffira !

Bali, Panormos, Georgioupolis : les stations de la côte nord

On ne va pas se mentir, la Crète est une île très touristique, et le côté le plus sombre de cette activité se concentre sur la côte nord. C’est le cas également dans la région de Rethymnon.
Ainsi, Bali, Panormos et Georgioupolis jouent dans un registre identique : des hôtels vue mer si possible proches de la plage, des paires de transats-parasols pour faire de l’ombre, et des activités pour s’occuper sur place toute la journée. Une façon de vivre ses vacances, mais pas d’en connaître plus long sur la Crète.

Si Bali et Panormos se nichent dans des échancrures rocheuses de la côte, Georgioupolis possède une impressionnante plage de sable de 10km de long, où la tentation est forte de faire un stop pour la baignade. Même si la plage est surveillée, prudence lorsque le vent souffle fort, les courants sont vite trompeurs et dangereux.
La baie de Georgioupolis est alimentée en eau douce par le lac de Kournas, un peu plus haut. Apprécié des locaux le weekend, le plus grand lac de Crète vaut bien son petit détour, pour se balader, observer les oiseaux, faire du kayak en eau calme…

Autour du massif du Psiloritis : montagnes et villages

Le coeur de la région de Rethymnon, à l’image de toute la Crète, est marqué par les reliefs, qui se précisent franchement dans la partie est avec l’imposant massif du Psiloritis.
Ce dernier culmine au mont Ida, avec plusieurs sentiers plus ou moins difficiles pour atteindre Timios Stavros, la chapelle marquant le point le plus haut de Crète (2454m) : un panorama à couper le souffle…

Le massif du Psiloritis, la légende crétoise

Ces montagnes sont un véritable concentré de mythes et légendes crétoises, et ce n’est pas un cliché que de le dire !
Tout commence en des temps immémoriaux, lorsque Zeus nouveau-né fut caché dans une grotte du Psiloritis des appétits de Kronos, son père, et nourrit par la nymphe Amalthée. Cette vaste grotte “mythologique”, clairsemée de stalagmites et stalactites, est ouverte à la visite.

Repaire de rebelles crétois au caractère bien trempé, les montagnes ont été le théâtre de luttes acharnées pour l’indépendance de l’île, qui figurent au récit national de toute la Grèce. Un épisode clef se déroule ainsi au monastère d’Arkadi, lieu de mémoire ouvert à la visite. Assiégés par les forces ottomanes en 1866, les Crétois révoltés préférèrent se sacrifier plutôt que de se rendre, en dynamitant le monastère… Plusieurs centaines d’âmes y laissèrent la vie, hommes, femmes et enfants de la même manière.

Anogia et les villages du Psiloritis

Aujourd’hui encore, le massif du Psiloritis, constellé de villages anciens, est réputé abriter les Crétois les plus rudes, au train de vie encore très traditionnel.

Beaucoup sont des bergers, portant pantalon treilli et chemise noire, mais pas seulement : Anogia, village martyr tant sous les Turcs que sous les Allemands, est aussi réputé pour ses kokoretsi (tripes de mouton grillées) que pour ses musiciens ! Nés à Anogia, Xilouris, au panthéon des chanteurs grecs, et son frère Psarantonis, virtuose de la lyra, sont la fierté du village. Anogia accueille d’ailleurs chaque mois de juillet, le festival Yakintha consacré à la musique. C’est aussi un village avec une longue tradition d’artisanat et l’occéasion de ramner quelques authentiques dentelles de Crète.

L’univers des montagnes crétoises est bien différent de la côte autour de Rethymnon, l’idéal étant de combiner les deux durant votre séjour. Les villages, comme Axos ou Zoniana, sont un brin austères, mais on mange toujours bien dans leurs tavernes un peu rustres, tandis que les environs recèlent toujours de sentiers de randonnées, de gorges et de grottes à explorer.

Le sud de Rethymnon, le long de la côte

D’une manière générale en Crète, le sud est plus sauvage, et plus à l’abri du tourisme de masse que le nord de l’île. C’est une nouvelle fois le cas pour la région de Rethymnon, avec une superbe côte sud où se succèdent petites stations balnéaires et grandes plages, sur fond de mer de Lybie.

De Frangokastello à Preveli

Frangokastello (château des Francs) tient son nom de sa forteresse médiévale très bien conservée, longtemps tenue par les Vénitiens. On raconte que certaines aurores du printemps dessinent sur sur les remparts les ombres d’anciens rebelles crétois ayant combattu ici… Aujourd’hui, Frangokastello est surtout connu pour ses plages alors que le village, ou plutôt les quelques maisons et hébergements qui le compose, est baigné d’une ambiance un peu étrange si on y passe la nuit (enfin c’est mon ressenti).

Plus à l’est, en direction de Rodakino, la côte est magnifique. Les prémices des Montagnes Blanches composent un impressionnant relief, plongeant de façon plus ou moins abrupte dans la mer de Lybie. La route côtière est splendide, traversant de petits villages dans leur jus, et des milliers d’oliviers : l’huile d’olive locale est excellente.

Toujours dans ce décor, Plakias se distingue pour sa grande baie sableuse. La station en soi n’a pas grand charme, mais les environs, si ! De jolis villages tels que Myrthios ou Sellia avec toujours une bonne taverne où manger, des gorges spectaculaires où randonner comme à Kourtaliotiko ou Frati, mais aussi des chutes d’eau ou des rivières, la plus connue de toutes étant celle de Preveli.

Le triangle Preveli – Agia Galini – Spili

La plage de Preveli, dominée par le monastère éponyme, est présente sur un nombre incalculable de cartes postales. Le site est particulièrement photogénique en effet, avec sa rivière traversant une palmeraie pour finir sa course sur une jolie plage aux eaux transparentes. Un bain dans l’eau douce, fraîche et vivifiante est un must avant de se plonger dans la mer, à la température ressentie tout à coup de façon beaucoup plus douce !
Preveli se savoure pleinement très tôt, ou plus tard dans la saison, avant le trop plein de visiteurs en été… Pour éviter les foules, il faut viser un triptyque de plages magnifiques du sud de Rethymon, assez grandes pour toujours trouver sa place au soleil (à défaut de beaucoup d’ombre !).

La première est Ligrès, elle-même divisée en deux sections par le trait de côte : une petite cantine typique marque l’entrée principale, tandis que Katsouni, derrière les dunes, reste plus secrète.

Filant vers le sud, la longue bande de sable communique avec Triopetra, un peu plus aménagée, reconnaissable à ses trois rochers affleurant de la mer à son extrémité. La plage n’est pas protégée et quand le vent se lève ce peut etre assez désagréable. Il ne faut pas longtemps ensuite pour rejoindre Agios Pavlos, connue pour ses hautes dunes de sable et ses étonnants plissements calcaires. La petite plage est agréable et bien protégée du vent.

 

Cette côte encore sauvage et magnifique à explorer, où le nombre de chapelles dépasse encore celui des hôtels, prend fin à Agia Galini. Cette station balnéaire opulente n’a plus le charme de l’authenticité, mais reste un bon point de départ pour embarquer pour les Paximadia, îlots inhabités au large, et leurs petites plages.

Mais tout ne se passe pas directement sur la côte dans le sud de Rethymon. Bien irrigués en eau douce venue du Psiloritis, les villages à l’intérieur des terres, entourés de vignes et d’oliviers, ne manquent pas de cachet. C’est le cas par exemple de Spili, connu pour ses canaux et sa fontaine à têtes de lion : une pause rafraîchissante bienvenue lorsque le mercure grimpe fort…

 

Petite note sur le vent : la région sud de Rethymnon peut être très venteuse, en été notamment (la période du meltem dans les Cyclades). Le vent du nord rencontre les reliefs crétois, et sous l’effet des jeux de pressions atmosphériques, souffle parfois violemment sur la côte sud chauffée par le soleil… Ces jours-là, mieux vaut éviter la plage pour ne pas ramasser du sable plein les yeux (et partout ailleurs), et prendre la route de l’intérieur.

  • Plages et activités sportives - 6.5/10
    6.5/10
  • Patrimoine historique et culturel - 9/10
    9/10
  • Villages et arrière pays - 9/10
    9/10
  • Authenticité - 7.5/10
    7.5/10
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Superficie: xxx km²  (xxx km de littoral)
Longueur: 33km, largeur: xx,x km
Point culminant: Mont xxx (xx m)
Environ xx xxx habitants (2011)
Deux ports principaux: xxx (XXX), xxx (XXX)
Un aéroport :xxx (XXX)


La carte de la région de Rethymnon

Se déplacer dans la région de Rethymnon

Les deux points d’arrivée les plus courants en Crète sont Heraklion et Chania, qui possèdent les deux principaux aéroports de l’île. Et si Rethymnon est un port, il n’y a pas non plus de ferry depuis Athènes. Bon a savoir: il y a par contre des ferrys qui rejoignent Santorin en un peu plus de 2 heures.

Pour rejoindre la région de Rethymnon, puis l’explorer, plusieurs choix s’offrent alors à vous.

Louer une voiture

Le plus pratique en général sera de réserver votre voiture directement à l’aéroport où vous débarquez en Crète : il ne vous reste ensuite plus qu’à prendre la route pour Rethymnon. Vous pouvez comparez les prix sur Rentalcars.
Autrement, les loueurs sont présents en ville, comme il sera toujours possible de louer un véhicule dans les stations balnéaires du sud, à Plakias ou Agia Galini.

Pour explorer la région de Rethymnon, les plages sauvages, les petits villages et les montagnes, la voiture s’avère la solution de loin la plus pratique, mais d’autres alternatives existent.

Les bus KTEL de la région de Rethymnon

KTEL est le réseau public de bus en Crète, que l’on retrouve aussi partout en Grèce. Chaque grande ville crétoise est reliée par la ligne principale du KTEL : Rethymnon est une étape sur la ligne Heraklion-Chania, qui part toutes les heures.

Les lignes KTEL partant de la gare routière de Rethymnon desservent ensuite toute la région, reliant notamment Agia Galini, Plakias, Arkadi, Anogia, et beaucoup d’autres villages. Les fréquences sont très variables et les horaires évoluent selon les saisons. Il est donc tout à fait possible de se débrouiller avec les bus KTEL, notamment pour les amateurs de randonnée qu’une voiture encombre souvent. Les taxis locaux dont les numéros de téléphone sont affichés un peu partout complètent au besoin. Toutes les lignes et les horaires sur le site KTEL Chania – Rethymnon.

Ce qu’il ne faut pas rater a Rethymnon et sa région

Vous savez que l’on aime pas faire un top 10 des choses à voir mais la région de Rethymnon est grande alors s’il fallait faire ressortir les lieux qui nous semblent les plus remarquables nous aurions:

  • Le vieux port de Rethymnon et son phare
  • Le village d’Armeni célèbre pour son cimetière et ses tombes minoennes
  • Le lac de Kournas, le village Argiroupolis, et l’ancienne ville de Lappa
  • Le village d’Anogia et la grotte de Zoniana
  • Le village de montagne de Spili et ses sources naturelles 
  • Le monastère et la plage de Moni Preveli sur la côte sud.
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