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Mykonos, star jet set et trépidante des îles grecques

Mykonos se situe au nord-est des Cyclades, à environ 150 km d’Athènes, entre Tinos au nord et Paros au sud-ouest. L’île couvre 86 km² pour 89 km de littoral et compte 10 704 habitants permanents au recensement de 2021, face à plusieurs millions de visiteurs annuels. Elle forme avec Délos et Rineia un ensemble insulaire de 105 km², cas unique dans l’archipel. Dans la mythologie, Mykonos est le fils d’Anios, roi de Délos, et c’est sur ces rochers que serait mort Ajax fils d’Oïlée en revenant de Troie. L’habitat y remonte au Ve millénaire avant notre ère, comme l’atteste le site préhistorique de Ftelia. Mon avis en une phrase : Mykonos est sincèrement belle, mais c’est l’île grecque où la pression touristique se lit le plus crûment, jusque dans son approvisionnement en eau.

Au sommaire

Le meilleure de Mykonos

L’île est vallonnée (point culminant : 373 m au mont Profitis Ilias) et sa côte découpée présente des paysages très contrastés. La Chora et la côte ouest concentrent la capitale, ses musées, les bars de la Petite Venise et les plages familiales d’Ornos et d’Agios Ioannis. La côte sud regroupe les grandes plages et beach clubs qui ont bâti la réputation mondiale de l’île, de Platys Gialos à Kalafati. La côte nord, exposée au meltemi, est plus sauvage : baies préservées de Panormos, plages quasi désertes de Fokos et Mersini.

L’île est basse et vallonnée : le point culminant, le Profitis Ilias au nord de la Chora, plafonne à 386 m. Le vent de nord domine près de quatre jours sur dix. Quatre zones se distinguent.

  • La Chora et la côte ouest : la capitale, ses musées, les deux ports, Ornos et Agios Ioannis. Le secteur le plus saturé.
  • La côte sud : l’enfilade des grandes plages organisées et des beach clubs, de Psarou à Kalafati.
  • Ano Mera et l’intérieur : le seul village de l’arrière-pays, le grand monastère, les fermes et le vignoble. Rural et bien plus calme.
  • Les côtes nord et est : Panormos, Ftelia, Fokos et Mersini. Battues par le meltemi, sans équipements, les plus préservées.

Que voir à Mykonos : villages, monastères et sites à visiter

La Chora et la côte ouest : le labyrinthe et ses deux ports

La Chora est l’image la plus reproduite des Cyclades. Son plan en labyrinthe fut conçu pour désorienter les pirates qui pillaient l’île aux XVIIIe et XIXe siècles, et il produit le même effet sur les visiteurs. Ruelles blanchies à la chaux, joints repeints à la main, chapelles à coupole rouge encastrées entre deux maisons : le village en compte plus de quatre-vingts, pour plus de cinq cents sur l’île.

L’église de Panagia Paraportiani, quatre chapelles fusionnées sur les fondations du château médiéval, est rarement ouverte mais s’impose de l’extérieur. Juste après commence la Petite Venise, la rangée de maisons à arcades et balcons qui avancent sur l’eau, puis la colline des moulins de Kato Mili. vue 360° Une boucle courte et efficace part du port, monte aux moulins par le quartier de Skarpa, redescend par Barkia jusqu’au Kastro et à la Paraportiani : c’est l’itinéraire que recommandent les Mykoniotes eux-mêmes pour saisir en une heure l’essentiel de l’architecture du village.

Trois musées valent l’arrêt. Le Musée maritime de l’Égée présente maquettes, cartes anciennes et le mécanisme original du phare d’Armenisti. Le Musée archéologique, bâti en 1905, expose les céramiques géométriques et archaïques des nécropoles de Rineia, où l’on enterrait les morts de Délos puisqu’il était interdit de naître ou de mourir sur l’île sacrée. La Maison de Léna reconstitue un intérieur mykoniote de la fin du XIXe siècle. La Chora abrite aussi la bibliothèque municipale et celle qui porte le nom du poète Panagiotis Kousathanas, ainsi que le cinéma de plein air installé dans le jardin Meletopoulos, l’un des plus anciens de Grèce.

C’est ici que le surtourisme devient une information pratique. Quand plusieurs paquebots sont à quai à Tourlos, les ruelles deviennent impraticables en milieu de journée, et l’Index du Surtourisme des îles grecques place Mykonos parmi les destinations les plus saturées de l’archipel. Le problème dépasse le confort : le réseau d’eau est alimenté uniquement par dessalement, pour une capacité nominale de 10 000 m³ par jour, alors que la pointe estivale a atteint 15 000 m³. Les retenues arrivent à sec et la commune achète de l’eau en complément. Un quart de la surface de l’île est bâti. Deux stratégies fonctionnent : arpenter la Chora avant 9 h ou après le rembarquement des excursionnistes, et privilégier Syros ou Andros pour une île cycladique habitée à l’année.

Sur la côte ouest, Ornos, à 3 km au sud, est le resort familial de l’île, avec ses tavernes et ses caïques vers les plages du sud. Agios Ioannis, au bout de la péninsule qui regarde Délos, est plus calme : quelques tables, une vue dégagée sur l’île sacrée, un sentier de 500 m vers la crique de Kapari.

Depuis le vieux port partent chaque matin les caïques pour Délos, sanctuaire d’Apollon et d’Artémis, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1990 et fouillé par l’École française d’Athènes depuis 1873. Comptez au minimum trois heures sur place. Bien moins connue, Rineia se rejoint en une demi-heure de bateau : ni commerce ni transat, des pâturages, des tracteurs en guise de taxis et l’église d’Agia Triada, où les familles mykoniotes reviennent à la Pentecôte.

La côte sud : les plages qui ont fait la réputation de l’île

C’est la façade balnéaire de Mykonos et la plus construite. De Psarou, où les transats se louent au mois et où les yachts mouillent au large, à Paradise et Super Paradise, dont les clubs enchaînent les sets du milieu d’après-midi jusqu’à l’aube, le littoral sud fonctionne comme une station balnéaire continue. Le nom de Paradise est d’ailleurs récent : la plage s’appelait Kalamopodi jusqu’à l’ouverture du camping en 1969 et à l’arrivée des premiers hippies. Plus à l’est, autour de Kalafati, le rythme retombe nettement et l’on retrouve des tavernes de bord de mer plutôt que des enceintes. Le site des Divounia, juste à l’ouest de Kalafati, a livré un habitat préhistorique et abrite un mouillage de pêcheurs avec quelques cabanes.

Organiser votre voyage: où dormir à Mykonos

Ano Mera et l’intérieur : le contrepoint rural

Ano Mera, à 8 km de la Chora, est le seul bourg de l’intérieur et le seul endroit de l’île qui garde vraiment quelque chose du village. Sa place bordée de tavernes propose une cuisine simple à des prix sans rapport avec ceux de la Chora. Le monastère de Panagia Tourliani, fondé en 1542, est l’édifice religieux majeur de l’île : iconostase de marbre sculpté d’inspiration florentine, broderies liturgiques, petit musée à l’étage. vue 360° C’est ici que se tient la grande fête du 15 août.

Autour du village subsiste une Mykonos agricole que les brochures ignorent. Au lieu-dit Maou, la ferme Rizes fait vivre sur deux hectares une exploitation mykoniote traditionnelle : four à pierre, fromagerie, pressoir à raisin foulé au pied, puits, chapelle, et trois ateliers artisanaux où l’on fabrique encore la tsampouna, la cornemuse cycladique, où l’on tisse et où l’on peint des icônes. Le domaine de Vioma, seul vignoble de l’île, est tenu par la même famille depuis plusieurs décennies en agriculture biologique et pratique la vente directe. Deux adresses qui rappellent que 41 % de la surface de Mykonos reste officiellement classée en pâturages.

Les côtes nord et est : ce qui reste de sauvage

Exposée au meltemi, la côte nord est restée nue, brune et peu construite. La baie de Panormos fait exception avec ses eaux abritées, et deux zones humides côtières s’y forment périodiquement en petites lagunes, sur un couloir de migration d’oiseaux menacés. Des phoques y sont régulièrement observés, et le refuge de faune de Moroergou (420 hectares) protège une partie du secteur, à retrouver dans notre page sur les espaces naturels protégés de Grèce. Plus à l’est, la route se dégrade en piste vers Fokos et Mersini, puis vers les criques minuscules de Tigani, en face de l’îlot désert de Tragonisi. C’est le seul endroit de Mykonos où l’on peut encore se retrouver seul au mois d’août.

Peut-on randonner et faire du sport à Mykonos ?

J’imagine que vous ne venez pas à Mykonos pour a randonnée… Ca tombe bien, les sentiers balisés sont peu nombreux et le terrain sans relief spectaculaire ne permet pas des itinéraires de plusieurs jours comme à Andros ou à Naxos. Cela dit, l’île se prête bien à des balades à pied dans les zones moins touristiques, notamment dans l’arrière-pays entre Ano Mera et la côte nord, ou sur les chemins côtiers reliant les plages du nord. La péninsule d’Agios Ioannis et le secteur de Panormos offrent des parcours côtiers de niveau facile, répertoriés sur AllTrails.

Quatre itinéraires ressortent. Depuis Ano Mera, la descente vers la baie de Fokos traverse tout l’intérieur agricole avant d’aboutir à une plage isolée : c’est la marche la plus représentative de l’île. Au départ du secteur de Maou, un chemin plus exigeant rejoint une crique du nord en passant par les ruines des anciennes mines de barytine, vestige d’une activité industrielle que plus personne n’associe à Mykonos. Autour d’Agios Sostis, la côte nord se parcourt sur un terrain plus rude et beaucoup plus venté. Enfin, la boucle du phare d’Armenisti, au nord-ouest près d’Agios Stefanos, demande environ une heure de marche de difficulté moyenne et mène à un phare de 1891 planté au-dessus du détroit qui sépare l’île de Tinos et de Syros.

Aucun de ces parcours n’offre d’ombre : partez tôt, prenez de l’eau, et sachez que les habitants connaissent quantité de sentiers non cartographiés qu’ils indiquent volontiers. Le nord de l’île abrite des zones humides côtières et le refuge de faune de Moroergou : restez sur les chemins et ne franchissez pas les murets, qui sont des ouvrages agricoles entretenus, pas des ruines. Yummy Pedals propose des sorties encadrées en VTT et à pied sur ces mêmes itinéraires, parfois couplées à une visite du domaine Vioma.

Le vélo est probablement le meilleur moyen de découvrir l’intérieur de l’île hors des heures de pointe. La société Yummy Pedals propose des tours guidés à vélo de montagne, avec des variantes gastronomiques incluant la visite du domaine Vioma, assurées par des guides multilingues. Des tours de kayak de mer sont organisés par Mykonos Kayak, qui permet d’approcher des criques inaccessibles par la route et d’observer la côte rocheuse du nord dans de bonnes conditions.

Pour les activités nautiques, deux centres se distinguent. W-Diving et Wind Surfing Mykonos sont basés à Kalafati, le hub d’activités de l’île actif de la fin mai à début octobre. Le Mykonos Diving Centre, situé derrière Paradise Beach, organise des plongées sur des épaves, des parois rocheuses et des grottes sous-marines, avec des formations PADI. La baie de Ftelia, dans le nord, est le spot de windsurf et de kitesurf de référence sur l’île, très exposée au meltemi de nord depuis l’espace ouvert de la baie de Panormos.

Quelles plages choisir à Mykonos ?

Côte ouest : les plages accessibles à pied ou en bus

Megali Ammos, la plus proche de la Chora, est grande mais très fréquentée et souvent ventée, ce qui en fait un spot de windsurf correct. Ornos est la plus familiale : eau peu profonde, tavernes, départ des caïques vers Psarou, Elia et Agrari. Agios Ioannis, organisée mais tranquille, offre la meilleure vue sur Délos. La petite crique de Kapari, sable fin, aucun équipement, rochers pour plonger, se mérite par un sentier descendant court mais glissant : c’est le meilleur coucher de soleil de l’île. Agios Stefanos, au nord du nouveau port, est bien desservie et bordée de tavernes, mais reste ordinaire au regard des standards de l’île. Juste au-dessus des moulins, la petite plage d’Agios Charalambos permet une baignade rapide sans quitter la capitale.

Côte sud : les grandes plages organisées

Platys Gialos, large et sablonneuse, concentre les services et sert de tête de ligne aux navettes maritimes. Psarou est étroite, bondée et huppée, avec liste d’attente pour les transats. Paraga offre une belle vue sur Naxos et Paros et des rochers plats pour sauter. Paradise et Super Paradise sont des plages de fête assumées. Agrari, 300 m à l’est, est nettement plus calme, avec des dalles de sable durci glissantes dans les petits fonds. vue 360° Elia est la plus longue de l’île, avec une zone naturiste au nord. vue 360° Kalo Livadi est appréciée des familles, Kalafati a l’eau la plus claire et Agia Anna, derrière sa petite presqu’île, reste discrète.

Côtes nord et est : les plages préservées

Agios Sostis, adoptée par les campeurs des années 1960 et 1970, n’a toujours aucun équipement en dehors de la taverne Kiki’s, et reste abritée malgré son exposition. Panormos conserve une longue portion de sable libre. Ftelia, au fond de la baie, est le spot de windsurf de référence de l’île : houle courte, vent presque constant, baignade difficile ailleurs qu’aux extrémités. Fokos, à 4,5 km au nord d’Ano Mera, est une petite anse encadrée de rochers, aux eaux profondes, avec une seule taverne traditionnelle. Mersini, en contrebas de la chapelle d’Agia Anna, se rejoint par la même piste et n’a strictement aucun service : prévoyez vos provisions et vous y resterez seul des heures. Tigani, enfin, tient une vingtaine de personnes et pas une de plus.

MYKONOS
  • Plages et activités sportives - 8/10
    8/10
  • Patrimoine historique et culturel - 6/10
    6/10
  • Villages et arrière pays - 7.5/10
    7.5/10
  • Authenticité - 3/10
    3/10
6.1/10
6.7/10
Avis des voyageurs
6.68/10 (145 votes)
Quelques liens pour aller plus loin
  • Superficie : 86 km² (89 km de littoral) ; 105 km² avec Délos, Rineia et les îlots
  • Longueur maximale : 14 km, largeur maximale : 10 km
  • Point culminant : Profitis Ilias386 m, au nord de la Chora
  • Environ 10 704 habitants (recensement 2021), dont 8 609 dans la commune de Mykonos et 2 095 à Ano Mera
  • Ports : Tourlos (nouveau port, 3 km au nord de la Chora) et le vieux port de la Chora pour Délos et les caïques
  • Aéroport : Mykonos International Airport (JMK), à 3 km de la Chora
  • Pluviométrie moyenne : 372 mm par an ; alimentation en eau assurée à 100 % par dessalement

Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques

  • Lundi de Pentecôte (date mobile) : fête d’Agia Triada, île de Rineia. Trois jours de rassemblement des familles mykoniotes.
  • 29 juin : fête des pêcheurs, Saints Pierre et Paul, vieux port de la Chora.
  • Été (juillet et août) : ARTMill Festival, manifestation culturelle de la municipalité, Chora.
  • 15 août : Dormition de la Vierge, monastère de Panagia Tourliani, Ano Mera. La plus grande fête religieuse de l’île.
  • Fin août (date variable) : XLSIOR Festival, festival gay international, environ 30 000 participants, Chora et plages du sud.
  • Fin octobre : Choirosfagia, fête traditionnelle du cochon et des charcuteries, villages de l’intérieur.

La carte de Mykonos

Comment venir à Mykonos et se déplacer sur l’île ?

Mykonos dispose d’un aéroport international (code IATA : JMK) situé à 3 km du centre. Des vols directs sont assurés depuis Paris (Transavia, easyJet) et de nombreuses villes européennes en saison. Depuis Athènes, les liaisons sont quotidiennes toute l’année (environ 40 minutes). Bus et taxis assurent la liaison aéroport-Chora.

En ferry, Mykonos est reliée quotidiennement au Pirée (environ 2 h 30) et à Rafina (1 h 50). Les ferries accostent à Tourlos, à 3 km de la Chora. Les caïques pour Délos partent du vieux port. Consultez notre guide des ferries grecs.

Sur l’île, le réseau de bus KTEL est efficace et dessert toutes les grandes plages depuis deux terminus en Chora (gare nord pour Agios Stefanos, Ano Mera et les plages du nord-est ; gare sud pour les plages du sud), jusqu’à 2 h du matin en haute saison. La location de voiture ou scooter (conseils pratiques ici) est nécessaire pour rejoindre les plages du nord. Le printemps et l’automne offrent des conditions de visite nettement plus agréables que l’été.

→ Conseils pour la réservation des ferries

Prochaine(s) traversée(s)

Que manger à Mykonos : les spécialités de l’île

Mykonos était connue dans toute la Grèce pour ses fromages fermentés et ses charcuteries, bien avant d’etre connu pour ses restaurants gastronomiques pour lesquels l’île est célébre aujourd’hui

La spécialité absolue est le kopanisti (κοπανιστή), fromage à pâte molle fermentée produit à partir de lait de vache, de brebis et de chèvre, parfois mélangés. Il bénéficie d’une appellation d’origine protégée (AOP) pour les Cyclades.. La fermentation dure au minimum deux mois et développe une saveur intensément poivrée, une texture crémeuse proche du roquefort. On le mange étalé sur une mostra (μόστρα), pain d’orge frais garni de tomates, d’huile d’olive et de câpres.

Les charcuteries mykonniotes sont également réputées. La louza (λούζα) est une longe de porc séchée dans les vents du nord, assaisonnée à l’allspice et à la cannelle, servie en tranches fines comme antipasto. Le loukaniko (λουκάνικο) mykonniote est une saucisse aromatisée aux herbes locales, servie grillée. Le choirokefali et le sisera complètent cette charcuterie que les habitants préparent encore à la maison. La kremidopita (κρεμιδόπιτα), tarte aux oignons caramélisés en pâte feuilletée, est un accompagnement typiquement mykoniote. Côté mer, la kakavia (κακαβιά), soupe de pêcheur aux petits poissons, est une préparation ancienne que maintiennent encore quelques bonnes tavernes. Pour le sucré, les amygdalota (αμυγδαλωτά), petits biscuits en forme de poire aux amandes, sont la douceur traditionnelle à emporter.

Côté boissons, le domaine Vioma produit les seuls vins de l’île, à base de muscat d’Alexandrie et de malagouzia. La brasserie artisanale Mikonu produit une bière locale que les meilleures tavernes commencent à référencer.

    • Arpenter les ruelles de la Chora avant 9 h : pavés encore humides, boutiques fermées, lumière rasante. C’est le seul moment où l’on comprend pourquoi ce village fascine.
    • Prendre le premier caïque pour Délos et consacrer une matinée entière au sanctuaire d’Apollon, à la Terrasse des Lions et aux mosaïques du quartier du Théâtre.
    • Traverser jusqu’à Rineia, île de pâturages sans commerce ni transat, où les Mykoniotes vont retrouver leurs racines et se baigner dans une eau émeraude.
    • Monter à pied au phare d’Armenisti, bâti en 1891 au-dessus du détroit vers Tinos, pour une heure de marche et un panorama qui vaut tous les rooftops de la Chora.
    • Visiter le monastère de Panagia Tourliani à Ano Mera pour son iconostase florentine, puis déjeuner sur la place du village à un prix de village.
    • Passer une matinée à la ferme Rizes, à Maou, pour voir fabriquer une tsampouna, tisser au métier et cuire le pain au four à pierre.
    • Goûter la kopanisti AOP chez un producteur ou dans une épicerie d’Ano Mera plutôt que de la commander dans un restaurant touristique de la Chora.
    • Rouler tôt jusqu’à Fokos ou Mersini, au nord-est : piste, sable exceptionnel, eau limpide, aucun service et une tranquillité totale même en août.
    • S’installer à Kalafati, plage à l’eau la plus transparente de l’île, loin des rangées de transats et des enceintes de la côte sud.
    • Voir un film au Cine Manto, dans le jardin Meletopoulos au coeur de la Chora, l’un des plus anciens cinémas de plein air de Grèce.
    • Assister à la fête du 15 août à Ano Mera : une célébration orthodoxe qui rappelle que Mykonos est aussi une île grecque ordinaire.
    • Faire du windsurf à Ftelia, dans la baie de Panormos, où le meltemi souffle presque sans interruption de juin à septembre.

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