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Rhodes, sur les traces du Colosse et des chevaliers

Rhodes (Ρόδος), la plus grande île du Dodécanèse, se dresse à 18 kilomètres des côtes turques, à l’extrémité sud-est de la mer Égée. Avec 1 398 km² de superficie et 253 kilomètres de littoral, elle concentre sur un seul territoire une vieille ville médiévale habitée et classée au patrimoine mondial de l’Unesco, le village et l’acropole de Lindos, des plages de sable doré et un arrière-pays de vignes et de forêts de pins.
Dans la mythologie grecque, l’île était consacrée à Hélios, dieu du Soleil, dont le colosse de bronze dressé à l’entrée du port figura parmi les sept merveilles du monde antique. Aujourd’hui, Rhodes est l’une des destinations grecques les plus fréquentées : sa vieille ville et Lindos souffrent d’une pression touristique considérable en juillet et en août, mais des alternatives authentiques existent à quelques kilomètres des zones saturées.
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Au sommaire

Le meilleur de Rhodes

L’île s’étend sur 80 kilomètres du nord au sud pour 38 km de largeur maximale. Le mont Attavyros (1 215 m) domine l’intérieur occidental, et le mont Profitis Ilias (798 m) structure le centre boisé. On distingue quatre zones principales :

  • La ville de Rhodes et le nord : la vieille ville médiévale UNESCO, la ville nouvelle et la côte nord animée ;
  • La côte est, de Faliraki à Haraki : une succession de stations balnéaires entrecoupées de quelques villages préservés ;
  • Lindos et le sud, de Pefki à Prassonissi : l’acropole de Lindos, les villages endormis de l’arrière-pays et le spot de windsurf de Prassonissi ;
  • La côte ouest et l’intérieur : sites archéologiques, vignobles d’Embonas, vallée des papillons et forêts de pins.

La vieille ville de Rhodes, un labyrinthe médiéval habité

La vieille ville de Rhodes, entourée d’une double enceinte de grès doré percée de sept portes, est l’une des cités médiévales les mieux conservées au monde. Désignée au patrimoine mondial de l’Unesco en 1988, elle a été bâtie par les Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean à partir de 1309 puis dominée par les Ottomans de 1522 à 1912, puis par les Italiens jusqu’en 1947 : ces strates expliquent la singularité du lieu. Le Palais des Grands Maîtres (Palati ton Megalon Magistron), reconstruit par les Italiens, abrite deux musées sur l’Antiquité et le Moyen Âge. La rue des Chevaliers (Odos Ippoton) descend vers l’ancien hôpital de l’Ordre, aujourd’hui Musée Archéologique, dont la galerie de statues hellénistiques est un moment fort. Le quartier juif conserve la synagogue Kal Kadosh Shalom, l’une des plus anciennes de Grèce encore en activité, tandis que la mosquée Süleymaniye rappelle la longue présence ottomane.

En dehors des axes patrimoniaux, la vieille ville révèle sa vraie nature dans les ruelles du quartier sud, loin de la rue Sokrates, saturée en haute saison. Le surtourisme y frappe durement en plein été, mais quelques dizaines de mètres suffisent pour basculer dans un autre monde : arches cyclopéennes sous les fleurs sauvages, ruines à demi enfouies, chats endormis. Attendre le soir, une fois les excursionnistes repartis, fait toute la différence. Consultez notre index du surtourisme des îles grecques pour une mesure chiffrée.

La côte est : plages et villages préservés entre Faliraki et Haraki

En direction du sud, la côte est enchaîne les stations balnéaires sur 50 kilomètresFaliraki (Faliraki), 10 km au sud de la capitale, est à éviter : longtemps destination festive, elle a perdu tout caractère. En revanche, le site thermal de Piyés Kallithéas, chef-d’oeuvre d’Art Déco orientalisé conçu par Pietro Lombardi en 1929, mérite le détour. Juste au sud, la baie de Ladhiko, surnommée la baie d’Anthony Quinn du nom de l’acteur qui acheta ces terres dans les années 1960, est appréciée pour la plongée. La plage d’Afandou Bay est la plus longue côtière peu développée de ce versant. Le promontoire de Tsambika (Tsambika) offre depuis son monastère perché une vue panoramique sur 50 km de côte. Les villages de Stegna (Stegna) et de Haraki (Haraki), dominé par les ruines du château de Feraklos, restent préservés.

Lindos, l’acropole suspendue entre ciel et mer

Perché sur un promontoire à 55 km au sud de la ville, Lindos (Lindos) est l’un des sites les plus impressionnants du Dodécanèse : un village de maisons blanches à votsaloto (dallage en galets mosaïqués), sans voitures, surmonté d’un château des Chevaliers et d’une acropole dont le sanctuaire dédié à Athena Lindia remonte au IXe siècle av. J.-C. L’Acropole de Lindos (Akropoli Lindou) domine la baie turquoise depuis ses falaises dans l’un des panoramas les plus saisissants du Dodécanèse. La baie de Saint Paul (Agios Pavlos), au sud de l’acropole, est encerclée par ses formations rocheuses et offre une baignade d’exception.

Lindos est totalement submergée par les excursions en haute saison. La solution est simple : arriver à l’aube avant les cars, ou rester sur place le soir. J’ai rarement vu un tel contraste entre le Lindos de 10h du matin et celui de 19h : deux ambiances totalement différentes.

Le sud de Rhodes : villages endormis et vent du large

Au-delà de Lindos, la pression touristique décroît rapidement. Le village de Péfki (Pefki), 2 km après Lindos, fut longtemps le jardin de sa voisine illustre : petites criques de sable entre les falaises basses, sans grands hôtels. Dans l’arrière-pays, le village d’Asklipio (Asklipio) mérite le détour pour son église byzantine Kimisis Theotokou (Kimisis Theotokou, 1060), dont les fresques médiévales en bandes didactiques sont remarquablement conservées grâce au climat sec. Le village de Lahania (Lahania), réhabilité par des étrangers dans les années 1980 après un séisme, est probablement le plus beau village de Rhodes : demeures de pierre, fontaine centrale, atmosphère hors du temps. À la pointe sud, Prassonissi (Prassonissi) est l’un des meilleurs sites de windsurf et kitesurf d’Europe : l’isthme sépare deux mers aux conditions radicalement différentes, côté Égée agité pour les experts, côté Méditerranée lagonaire pour les débutants.

La côte ouest et l’intérieur : vignobles, ruines et forêts

La côte occidentale, plus boisée et moins développée, offre un visage différent. L’ancienne cité de Kameiros (Kameiros), 30 km au sud-ouest, est un exemple admirable d’urbanisme dorique hellénistique redécouvert en 1859. Le port de Kameiros Skala (Kameiros Skala), 45 km au sud-ouest, est le point d’embarquement quotidien pour les ferries vers Chalki. Le château de Kritinia (Kastro Kritinias), en hauteur, offre un panorama grandiose sur les îles voisines (vue 360°).

Sur la côte nord-ouest, l’acropole de l’ancienne Ialyssos (Ialyssos) sur la colline de Filérimoss (10 km à l’ouest) est le point depuis lequel Suleiman le Magnifique dirigea le siège de 1522. Vers l’intérieur, les Sept Sources (Epta Piyes, Επτά Πηγές) forment une oasis de platanes avec un aqueduc-tunnel des années 1930 ; plus loin, le village fantôme d’Eleoùssa (Eleoùssa) conserve ses structures Art Déco italiennes abandonnées.

Dans l’intérieur, la Vallée des Papillons (Petaloudès), 20 km à l’ouest de la ville, rassemble de juin à septembre des milliers de sphinx de l’Écaille (Callimorpha quadripunctaria) attirés par la sève des liquidambars orientaux, espèce rare ne poussant qu’en cet endroit de l’île. Le village d’Embonas (Embonas), à 700 m d’altitude sur le flanc du mont Attavyros, est la capitale viticole de Rhodes : caves ouvertes à la dégustation, tavernes de montagne, vignes plantées depuis l’Antiquité.

Peut-on randonner à Rhodes ?

Rhodes offre un réseau de sentiers diversifié, de la montagne à la côte, même si le balisage reste parfois insuffisant dans les zones moins fréquentées. Les cartes Terrain Maps au 1:75 000 (terrainmaps.gr) sont recommandées. Le printemps (mars à mai) est la meilleure saison pour randonner, avant la chaleur estivale.

L’ascension du mont Attavyros (Attavyros, 1 215 m) est l’itinéraire phare de l’île, au départ du village d’Embonas. La boucle de 10,9 km (dénivelé 780 m, 6 à 7 heures) est difficile, avec un sentier rocheux et un balisage rouge parfois difficile à suivre. Au sommet se trouvent les vestiges d’un temple dédié à Zeus datant de l’époque mycénienne, et les vues s’étendent jusqu’aux côtes turques par temps clair. Une variante aller-retour de 6 km est également disponible.

La randonnée Salakos vers le monastère de Profitis Ilias (Profitis Ilias, 798 m), boucle de 7,1 km (dénivelé 558 m, 3h30 à 4h), monte par un chemin pavé historique à travers une forêt protégée (zone Natura 2000). On passe devant deux hôtels d’époque italienne construits dans les années 1930, curiosité architecturale insolite en plein bois.

Les gorges de Skoudouliaris (Farangi Skoudouliaris) proposent un parcours exigeant sur un fond rocheux, avec la visite du monastère byzantin de Taxiarchis Michael (XIIe siècle) en chemin. La Vallée des Papillons (Petaloudès) offre un sentier boisé d’1 km accessible à tous, particulièrement agréable hors saison. AllTrails recense plus d’une centaine d’itinéraires à Rhodes.

Le massif de l’Attavyros et plusieurs zones côtières sont classés en zones Natura 2000. Pour en savoir plus, consultez notre page sur les espaces naturels protégés de Grèce</a

Quelles sont les plus belles plages de Rhodes ?

Avec 253 kilomètres de littoral, Rhodes offre un large panel de plages, des grandes étendues de sable fin équipées aux criques peu accessibles.

Côte est. La plage d’Élli (Élli), en bord de ville nouvelle, offre une eau remarquablement propre pour une plage urbaine. La petite baie de Ladhiko, juste au sud de Faliraki, est plus sauvage et appréciée des plongeurs. La plage de Tsambika Bay, 26 km au sud, est l’une des plus belles de l’île : sable fin doré, eau claire, familiale, mais bondée en haute saison. La plage d’Afandou (Afandou), moins développée, est plus appréciable en période chargée. La longue Paralía Kaláthou (Paralía Kalathou), au nord de Lindos, s’étend sur 8 km de sable et de gravier fin sans grands hôtels pour la partie centrale. Le village de Stegna cache une baie de graviers fins sans grandes structures, et Haraki offre une promenade de bord de mer calme avec le château en arrière-plan.

Lindos et environs. La plage principale de Lindos est magnifique mais surpeuplée en juillet-août. Préférez la plage de Pallas (Pallas), la crique voisine un peu plus calme au fond de la même baie, ou la baie de Saint Paul (Agios Pavlos), au sud de l’acropole : encerclée par ses formations rocheuses naturelles, accessible depuis le village à pied, elle offre une baignade d’exception dans une eau turquoise transparente. Au-delà, à Péfki, de petites criques se découvrent à pied depuis les falaises basses en se tenant à l’ouest du village.

Le sud. La longue plage sombre de Gennadi (Gennadi), peu développée, s’étend sur des kilomètres dans un cadre propre et calme. La crique de Glýstra (Glístra), 3 km au sud de Lárdhos, est plus petite et plus abritée, à son meilleur en dehors de la haute saison. À Prassonissi, le côté Méditerranée forme un lagon peu profond idéal pour les familles et les débutants en kitesurf.

Côte ouest. La plage de Fourni (Fourni), accessible par 5 km de route depuis Monolithos, est une belle plage de sable et de gravier peu connue du grand tourisme, sans organisation balnéaire.

RHODES
  • Plages et activités sportives - 8/10
    8/10
  • Patrimoine historique et culturel - 10/10
    10/10
  • Villages et arrière pays - 6/10
    6/10
  • Authenticité - 3/10
    3/10
6.8/10
7/10
Avis des voyageurs
7.04/10 (844 votes)
Quelques liens pour aller plus loin
  • Superficie : 1 398 km² (253 km de littoral)
  • Longueur maximale : 80 km, largeur maximale : 38 km
  • Point culminant : mont Attavyros, 1 215 m
  • Population : environ 125 113 habitants (recensement 2021)
  • Ports principaux : Rhodes ville (trois ports : Akándia, Kolóna et Mandhráki) et Kameiros Skala (ferries vers Chalki)
  • Aéroport : aéroport international de Rhodes – Diagoras (RHO), 14 km au sud-ouest de la ville

Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques

  • Pâques orthodoxe (mars-avril) : processions solennelles du Vendredi Saint et célébrations nocturnes du samedi, vieille ville de Rhodes.
  • Mai-octobre : spectacles son et lumière dans les douves des remparts, vieille ville de Rhodes.
  • Juillet-août : Festival Méditerranéen de Rhodes (Mesogeiako Festival), concerts et représentations dans la vieille ville de Rhodes.
  • 8 septembre : pèlerinage au monastère de Tsambika (Moni Tsambikas) ; selon la tradition, les femmes qui souhaitent concevoir montent à genoux dans la dernière partie du chemin ; village de Tsambika.
  • 2e semaine de septembre : fête des vendanges (Giorti Trygítou), dégustation des vins locaux, musique et danse traditionnelle, village d’Embonas.

La carte de Rhodes

Comment venir à Rhodes et se déplacer sur l’île ?

En avion. L’aéroport international de Rhodes (code IATA : RHO), à 14 km au sud-ouest de la ville, est desservi en vol direct depuis Paris, Marseille et plusieurs villes françaises en saison, et quotidiennement depuis Athènes (environ 1h) vous permettent de gagner du temps sur la traversée depuis le Pirée (18h). Un service de bus régulier relie l’aéroport à la ville.

En ferry. Rhodes dispose de trois ports distincts : le port commercial d’Akándia pour les grands ferries, Kolóna pour les catamarans et Mandhráki pour les excursions. La liaison depuis le Pirée est assurée toute l’année (environ 12h50 au minimum). En saison, Rhodes est reliée quotidiennement à Symi (1h à 1h30) et à Kos (2h à 3h30), et régulièrement à KarpathosKastellorizoNisyrosPatmos et Tilos. Depuis Kameiros Skala, un ferry quotidien (sauf le dimanche) dessert Chalki. Des liaisons saisonnières existent avec la Turquie (Fethiye et Marmaris). Consultez notre guide sur les ferries grecs pour planifier vos traversées.

Sur l’île. Le réseau de bus KTEL (ktelrodou.gr) dessert régulièrement la côte est jusqu’à Lindos et la côte ouest depuis deux terminaux en ville. Pour explorer l’intérieur et le sud de l’île, une voiture est indispensable.

→ Conseils pour la réservation des ferries

Prochaine(s) traversée(s)

La gastronomie et les spécialités typiques de Rhodes

La cuisine rhodienne se distingue par l’usage généreux du cumin, épice rare dans la cuisine grecque continentale, et par le recours fréquent au boulgour, héritage de la proximité anatolienne.

Le plat emblématique est la pitaroudia (πιταρούδια) : galettes frites de pois chiches avec oignons, tomates, menthe et cumin, déclinées selon les villages (courgettes, chou-fleur). Autres spécialités : le lakani (λακάνι), viande de chèvre et blé concassé (chondros, χόνδρος) cuit toute une nuit en pot de céramique, plat de Lindos ; le kapamas (καπαμάς), chèvre confite au riz et oignons, longuement cuite au cumin ; les giaprakia (γιαπράκια), feuilles de vigne farcies de viande à l’étouffée ; les talagoutes (ταλαγκούτες), crêpes au miel et amandes. Les melekouni (μελεκούνι), carrés de sésame et miel épicés à la cannelle, accompagnent les fêtes depuis des siècles. Le miel de Rhodes, très parfumé, est produit par une coopérative locale et se trouve partout.

Rhodes possède deux appellations d’origine protégée : l’AOP Rhodes (blancs Athiri, rouges et rosés Mandilaria, effervescents) et l’AOP Muscat de Rhodes (Moschatos Rodou). Le phylloxéra n’ayant pas atteint l’île, les pentes de l’Attavyros abritent encore des vignes non greffées d’Athiri de plus de 70 ans, exceptionnels en Méditerranée. Les caves CAIR (1928), premier producteur grec de mousseux par fermentation en bouteille, et Emery (1923) sont les producteurs historiques. La souma (σούμα), eau-de-vie de marc, est l’équivalent rhodien du raki. Pour aller plus loin : guide des vins grecs.

Ce qu’il ne faut pas rater à Rhodes

  • Se perdre le soir dans les ruelles de la vieille ville, quand les excursionnistes sont repartis et que le labyrinthe médiéval retrouve son calme et toute sa magie.
  • Monter à l’acropole de Lindos dès l’ouverture, à 8h, avant l’arrivée des groupes, pour contempler en paix l’un des plus beaux panoramas du Dodécanèse.
  • Nager dans la baie de Saint Paul à Lindos, encerclée par ses formations rocheuses naturelles et l’une des plus belles baies de toute la Grèce.
  • Déguster des pitaroudia et du vin d’Embonas dans une taverne de montagne authentique, à l’écart du tourisme balnéaire de la côte est.
  • Faire l’ascension du mont Attavyros depuis Embonas pour les vestiges mycéniens et les panoramas à couper le souffle sur l’île entière et les côtes turques.
  • Flâner dans le village de Lahania, probablement le plus beau village de Rhodes, presque hors du temps depuis sa réhabilitation par des étrangers dans les années 1980.
  • Visiter le site archéologique de Kameiros tôt le matin dans son cadre admirable de pins et de mer, avant que la chaleur et les groupes ne s’installent.
  • Explorer la synagogue Kal Kadosh Shalom et le quartier turc de la vieille ville, loin des rues commerçantes, pour lire les couches d’histoire de Rhodes.
  • Suivre la route des vins autour d’Embonas : les caves CAIR et Emery sont ouvertes à la dégustation, et l’on peut y voir certaines des rares vignes non greffées d’Europe sur les pentes de l’Attavyros.
  • Observer les papillons dans la Vallée des Papillons entre juin et septembre, dans la fraîcheur d’un canyon forestier unique pour ses liquidambars orientaux.
  • Monter à l’acropole de l’ancienne Ialyssos sur la colline de Filérimoss au coucher du soleil : le monastère byzantin, les fondations archaïques et la vue sur Rhodes depuis le point où Suleiman dirigea son siège historique en 1522 composent un moment rare.