Tinos, l’ile de la vierge miraculeuse; une ile de beauté et d’espérance qui a conservé son charme authentique

A quelques kilomètres de la trépidante Mykonos (20′ de traversée), l’ile de Tinos reste l’une des plus préservées des Cyclades. En raison du culte de la Vierge, l’ile a tardé à se développer sur le plan touristique et c’est cette authenticité qui fait aujourd’hui son succès auprès notamment des voyageurs français. Si la religion est ici centrale et l’ile envahie par les fidèles au moment des deux grands pèlerinages annuels, le 25 Mars et le 15 Août, il ne faut pas réduire Tinos à cette image. C’est aussi l’une des plus belles iles de Cyclades avec de superbes plages, son architecture cubiste caractéristique, ses pigeonniers qui ponctuent la campagne, son atmosphère arty et décontractée.

Le meilleur de Tinos

Considérée comme le Lourdes du monde orthodoxe, Tinos est un haut lieu de pèlerinage depuis 1823 quand, en pleine guerre d’indépendance, la nonne Pélagie du monastère de Kéchrovouni, eut une vision et indiqua l’endroit ou fut découverte une icône miraculeuse de Marie. C’est ainsi que le jeune état grec construisit son premier monument sur cette ile majoritairement catholique. Mais Tinos est bien plus que cette image religieuse et il faut prendre le temps de découvrir l’ile: son arrière pays à la fois montagneux, doux et serein patiemment sculpté par l’homme, ses petits villages traditionnels, sa riche traditions d’art populaire et le travail du marbre qui vient partout embellir l’architecture des villages.
Tinos est une île assez ventée et le meltem souffle quasiment sans discontinuité en été. Un vent qui fait le bonheur des windsurfers surtout sur la côte nord et qui rafraichit les soirées en été. Un vent qui explique aussi la présence de moulins que l’on trouve peut être plus que sur les autres iles des Cyclades.

La chora de Tinos et le sud de l’ile

L’arrivée en ferry à Tinos laisse découvrir Panagia Evaggelistria, l’imposant sanctuaire de la Vierge qui domine le port au sommet de Megalochari, la rue principale dont les boutiques débordent de cierges et d’icônes. Il faut visiter cette église néoclassique construite en 1830 pour sa célèbre icône miraculeuse recouverte par un éventail éblouissant de bijoux mais aussi pour sentir l’incroyable ferveur religieuse des dévots qui remontent la rue à genoux depuis le port.
Sur le chemin qui mène à la basilique, le musée archéologique est un passage obligé avec une collection qui comprend notamment un fascinant cadrant solaire dit d’Andronikos et de belles sculptures de néréides et de dauphins trouvées dans le sanctuaire romain de Poséidon et Amphitrite du village de Kionia à quelques kilomètres au nord. Autour de la Chora, sur la cote sud de l’ile, on trouve plusieurs plages de qualité. Agios Fokas, une longue plage de sable puis Agios Sostis accolée au petit port de pécheurs du même nom, idéale pour des enfants. Suivent les plages la plage Agios Ioannis puis l’idyllique Pachia Ammos qui fait face à Mykonos.

L’arrière pays et les villages autour de du mont Exombourgo

On ne se lasse pas de parcourir la campagne à la découverte des villages de Tinos (on en compte plus de 60)mais si vous avez peu de temps, il faut partir découvrir la région de l’Exombourgo.  A quelques kilomètres de Tinos, passez par Moni Kechrovouniou, un des plus grands couvents en Grèce, pour visiter la cellule où la sœur Pelagia avait ses visions et où on conserve sa tête embaumée (charmant spectacle). La route vous mêne ensuite vers Xinara, le siège du diocèse catholique de Tinos (les villages sont ici très catholiques) au pied de l’Exombourgo. Ce gros rocher qui culmine a 640 mètres avec à son sommet les vestiges d’une citadelle vénitienne qui fut assiégée et détruit par les Turcs en 1715 est accessible depuis un escalier qui part du village. La vue sur la mer Egée depuis le sommet est impressionnante [vue 360°] et vous pourrez voir non seulement toute l’ile de Tinos mais aussi celles de Mykonos, Naxos, Ikaria et même Samos par temps clair. A quelques kilomètres, Loutra, perdu dans la verdure, est un charmant village avec deux monastères importants. Un monastère Jésuite qui abrite un musée du folklore local et le couvent des Ursulines. Enfin toujours autour de l’Exobourgo, il faut passer à Volax. Ce village est l’un des plus spectaculaire de Tinos. En effet le plateau sur lequel il est situé est parsemé de gigantesques galets, comme si un géant les avait lancés là. D’énormes rochers de granits qui ne sont ni des météorites, ni le résultat d’une bataille de titans mais qui donnent au lieu l’aspect d’un paysage lunaire.

En allant vers le nord de Tinos et le village de Pyrgos

Tinos est une ile avec de très nombreux villages qu’il faut prendre le temps d’explorer pour comprendre mieux ceux qui sont tombés amoureux de l’ile et y retournent chaque année. Idéallement, louez une voiture mais Tinos propose un bon service de bus qui sillonnent l’ile (5 bus quotidiens pour Pirgos en saison). En sortant de Tinos, prenez la direction de Tarambados (7km au nord). La vallée autour du village est la région ou vous trouverez les plus beaux pigeonniers (ou peristerones) de l’ile. Hérités des vénitiens, ce sont des centaines de pigeonniers aux façades ouvragées comme de la dentelle qui parsèment la campagne. Prenez le temps de vous arrêter et de vous promener une heure dans la campagne verdoyante entre sources et orangers pour découvrir ces petits chefs d’œuvre d’architecture. En continuant vers Pirgos, prenez le temps d’une pause à Kardiani et/ou Isternia deux jolis villages construits en balcon qui offrent des panoramas extraordinaires sur la mer Égée.

Pirgos, le village des marbriers est un important village très agréable avec une large place couverte de marbre et rafraichie par un large platane. Les artisans de Pirgos sont renommés dans toute la Grèce pour leur habileté dans le travail du marbre (un rapide passage par le cimetière du village un peu au dessus de la place vous donnera un aperçu du talent des artisans locaux au fil des ages). On y trouve un très beau musée du marbre, une école des beaux-arts et la maison de Giannopoulis Chalepas, reconnu comme l’un des plus grand sculpteur grec néoclassique.
En continuant encore un peu, vous arriverez à Panormos, un joli petit port avec sa petite plage ombragée. Depuis Panormos, vous pouvez également accéder à pieds à plusieurs plages agréables: Rohari au sud avec souvent de grosses vagues, et au nord les plages d’Agia Thalassa et Kavalargos protégées par le petit ilot de Planitis qui ferme partiellement la baie.

Quelques chiffres

Superficie: 195 km²  (114 km de littoral)
Longueur: 27km, largeur: 11km
Point culminant: Mont Tsiknias (725m)
Environ 8636 habitants (2011)
Un port: Tinos (TIN)
L’aéroport le plus proche: Mykonos

Les principales fêtes
  • 30 janvier – Fête des Fanarakia, parcours aux lanternes (Chora)
  • 25 Mars – Fête de l’Annonciation
  • Mai – Fête de l’Artichaut (Komi)
  • Juillet – Fête du Câpre (Steni)
  • 23 juillet – Fête de Sainte Pelagie (Chora jusqu’au monastère de Kechrovouni)
  • 15 Août – Fête de l’Assomption (Chora, Vrysi et partout)
  • Derniers jours d’août – Festival de Jazz de Tinos (Chora)
  • Septembre – Fête du miel (Kampos) et fête du Raki (Falatados)

Le top des choses à faire sur Tinos

  • Tinos est réputée pour ses saucisses, les fameuses loukanika de Tino, ses fromages, ses miels, ses câpres frais au vinaigre, ses vins, son raki, ses fruits et légumes. Longtemps potager d’Athènes, Tinos est réputée également pour ses artichauts que l’on déguste ici sous toute les formes (un festival de l’artichaut se tient d’ailleurs tous les ans en mai dans le village de Komi).
  • Fondée à Tinos par deux jeunes entrepreneurs locaux à Vagia, la microbrasserie Nissos produit une délicieuse bière artisanal et non pasteurisée qui a remportée de nombreux prix internationaux
  • N’oubliez pas de faire un détour chez Halaris à Exomvourgo, un pâtissier réputé pour son nougat, ses αμυγδαλωτά, ses gourabiés, et autres merveilles à base de miel et d’amandes.

Comment aller à Tinos ?

Pas d’aéroport, pour venir à Tinos, si vous venez de France deux options sont alors possibles. Passez par Mykonos qui offre des vols direct en saison depuis Paris et Lyon. La traversée depuis Mykonos se fait en à peine 20 minutes.
Vous pouvez également rejoindre Tinos facilement depuis le port de Rafina à Athènes avec plusieurs traversées par jour (1h45) ainsi que depuis le port du Pirée (moins fréquent, 2h15).
Tinos est également accessible depuis les iles avoisinantes: Siros (30 minutes), Naxos (1h05), Paros (1h15), Andros (1h30), Santorin (2h30) Ios (3h), Kythnos (3h25), Kea (4h55).

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