La région de héraklion et la Crète centrale
Table des matières
La région d’Héraklion du nord vers le sud
La capitale Héraklion
On retrouve à Heraklion le double visage de nombreuse grandes villes méditerranéennes: des quartiers un peu bétonnés en périphérie et un centre plus charmant aux rues piétonnes animées. C’est une cité portuaire vivante qui a longtemps été boudée par les touristes mais la ville fait des efforts ces dernières année pour s’adapter et offrir plus de rues piétonnes. La circulation reste dense en été et il est alors compliqué de se circuler et se garer en ville.
Heraklion n’a pas vraiment de quartier historique, mais elle est entourée de remparts vénitiens qui sont propices à la balade (En les suivant on accède au bastion Martinengo et au tombeau de Nikos Kazantzakis, célèbre auteur crétois de Zorba le Grec) ainsi qu’une impressionnante forteresse vénitienne du XVIe siècle (la Koules de son nom ottoman) qui garde l’entrée du port vénitien.
On découvre en se promenant également quelques vestiges des dominations vénitiennes et ottomanes disséminées dans le centre (dont la Fontaine Morosini (📍) point de rendez-vous favori des locaux sur la Platia Venizelou. Touristes et Hérakliotes se retrouvent ici pour un café et si vous passez vous devez vous attabler chez Kirkor (📍), installé ici depuis 1922 et qui sert une excellente bougatsa. Autour de la place, l’église d’Agios Títos, le saint patron de l’île (📍) juste derrière l’hôtel de ville vénitien et un peu plus loin la cathédrale San Marco, qui date de l’époque vénitienne, transformée plus tard en mosquée. Passez également par la rue du marché Odhos 1866 (📍) qui a conservé en partie son ambiance de bazar méditerranéen malgré le nombre grandissant de magasins pour touristes qui vendent l’indispensable attirail du touriste en goguette. Il reste sur la rue un ou deux kafenios pour une pause autour d’un verre et de quelques mezze.
La ville abrite surtout le Musée archéologique d’Héraklion (📍), sans conteste le musée le plus intéressant de l’île et l’un des plus riches musées de Grèce. Ses collections minoennes dont le célèbre disque de Phaestos, le vase des Trois Déesses ou la fresque du Prince aux Lys sont exceptionnelles et offrent un parfait aperçu de 5 000 ans d’histoire crétoise. La scénographie est assez aérée et c’est une visite assez agréable et indispensable même avec des enfants qui complète la visite des sites archéologiques.
Heraklion n’est pas réputée pour ses plages mais si vous n’en pouvez plus, il y a quelques plages vers l’ouest (à l’opposé de l’aéroport), autour d’Amoudara (📍), qui proposent toutes les infrastructures du tourisme balnéaire. En bus, on peut également rejoindre les plages d’Amnísos ou Tobrouk au-delà de l’aéroport.
Le site de Knossos
À 5 km au sud-est de la ville se trouve le site du palais de Knossos (📍), principal site minoien de l’île et deuxième site le plus visité de Grèce après l’Acropole d’Athènes. Découvert en 1900 par l’anglais Sir Arthur Evans le palais date du 2nd millénaire avant J.C.. Les restaurations que mena l’archéologue en reconstruisant en béton et selon ses hypothèses certaines partis du site sont la source de controverses infinie parmi les archéologues. Si elles ont de notre point de vue un peu altérées le lieu elles rendent la visite plus accessible notamment pour les enfants. Cela peux également vous aider ensuite à vous projeter si vous visitez les autres sites.
C’est un vaste palais minoen de 1 300 pièces reliées par un dédale de couloirs a été le centre du pouvoir du roi légendaire Minos. On y admire les vestiges (partiellement restaurés donc) de la salle du Trône, de la Cour centrale, des appartements royaux et des fresques colorées. Découvrir Knossos, c’est plonger dans le mythe du Minotaure et la splendeur de la civilisation minoenne. On imagine aisément le labyrinthe du palais où Thésée aurait vaincu le monstre légendaire. Malgré la foule en été, ce site archéologique, reste une expérience unique pour tout amateur d’histoire.
Pour éviter les hordes de touristes (en été, la file d’attente à Knossos peut dépasser une heure et il fait chaud) essayez d’arriver tôt sur le site, avant les visites en autocar ou dans en fin d’après-midi quand ils sont partis. En tout état de cause réservez un billet coupe-file.
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Le nord de la région autour de Hersonissos et Malia
En longeant la côte vers l’est d’Héraklion, on atteint la partie la plus touristique et la moins authentique de Crète (et celle que nous aimons le moins vous l’avez compris). À environ 25 km se trouve Hersonissos, une station balnéaire développée dès les années 1960 exclusivement pour le tourisme et qui est devenue en quelques décennies la plus grande station de l’île entièrement dédiée aux loisirs balnéaires et tournée vers le tourisme de masse. La vie nocturne y est particulièrement intense et réputée, ce qui en fait une destination appréciée des jeunes fêtards pour ses clubs et bars ouverts jusqu’à l’aube. Vous ne trouverez donc rien du charme des villages crétois traditionnel mais c’est la destination pour qui cherche du fun et du confort touristique. Plus à l’est, à 35 km d’Héraklion, Malia (📍) offre une expérience similaire avec d’un côté, le vieux village crétois au pied des collines, avec ses ruelles étroites fleuries de bougainvillées, son église et ses petites tavernes. De l’autre, la partie littorale bordée par la Beach Road ou bars, clubs, fast-foods, pubs anglais et irlandais sont alignés et où affluent des hordes de jeunes touristes britanniques, allemands ou scandinaves venus profiter du triptyque « sun, sea & sex ». et faire la fête toute la nuit. Chaque soir d’été, la rue principale de Malia se transforme en un gigantesque bar à ciel ouvert, saturé de musique et de fêtards jusqu’aux premières lueurs du jour. Si vous avez envie de faire la fête, vous êtes au bon endroit.. À quelques kilomètres se trouvent des lieux plus familiaux: Stalis (📍) entre Hersonissos et Malia offre par exemple une plage àl’ ambiance plus détendue mais cette région illustre les deux faces du tourisme sur la côte nord de la Crète: un littoral très développé, plein de vie et de services, mais où l’authenticité s’efface parfois derrière les néons des bars.Sur la route du sud, la Crète plus authentique
En quittant Héraklion vers le sud, on s’enfonce dans l’arrière-pays en direction de la grande plaine de la Messara. On grimpe à travers des collines couvertes d’oliviers, de vignes et de maquis entre les massifs du Mont Psiloritis (Idi) à l’ouest et des monts Dikti à l’est. Passé la vallée de la Dafnes et ses vignobles, la route monte à travers la montage jusqu’au village d’Agia Varvara. Le village n’a que peu d’intérêt mais d’ici des routes secondaire vous enmènent vers des villages de montagnes comme Gergeri (📍) ou Zaros (📍) offrant une plongée dans la Crète rurale et traditionnelle. Ils sont dominés par la forêt de Rouvas à une altitude de 1 100 m qui partie du réseau Natura 2000 et abrite le plus grand habitat européen du chêne kermès ainsi que des pins, des érables et des cyprès. Un sentier de randonnée long de 4 km permet de la rejoindre depuis le lac de Zaros.
Un détour par Zaros vaut la peine: entouré de sources le village est réputé pour son lac de Votomos aux eaux claires, aménagé en contrebas d’une gorge boisée ou l’on vient manger des truites. La vallée de Zaros est verdoyante grâce à l’eau abondante, ce qui tranche avec les collines arides des environs. Entre Gergeri et Zaros le village de Nivritos avec son kafenio ou l’on mange délicieusement bien est l’un de mes préféré de la région. Juste à l’ouest de Zaros, le monastère de Vrontisi (XIVe s.) mérite aussi une visite : installé à flanc de montagne, dans un site paisible, il offre un magnifique panorama depuis sa cour.
Cette traversée montagneuse en direction du sud d’Héraklion est donc une excursion en soi. Elle permet de découvrir la Crète profonde, celle des églises byzantines cachées, des monastères perchés et des paysages intacts. Prenez le temps d’explorer une route secondaire et n’hésitez pas à vous arrêter dans une taverne de village pour déguster du fromage local, des dakos ou simplement un café grec. L’accueil y est chaleureux même si personne ne parle anglais; quelques mots de grec et de larges sourires suffisent pour partager un beau moment.
En redescendant ensuite vers la Messara, on débouche sur la partie sud de la région, riche en sites historiques et en plages.
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Le sud de la région et la grande plaine de la Messara
En arrivant sur la plaine, d’interminables alignements d’oliviers couvrent les collines et la plaine et s’étendent jusqu’à l’horizon produisant une huile d’olive réputée. Mais la plaine de la Messara abrite surtout trois sites archéologiques majeurs: les sites minoens de Phaestos (Festos) (📍) et d’Agía Triada ainsi que l’ancienne cite romain de Gortyne (📍) Les vestiges de l’ancienne ville de Gortyne, autrefois capitale d’une province romaine qui englobait la Crète, mais aussi une grande partie de l’Afrique du Nord, couvre une vaste zone. On visite les vestiges de l’impressionnante basilique Agios Títos datant du VIe siècle ainsi que l’Odeion, qui abrite la plus importante découverte du site, le Code de droit, plus grande inscription grecque jamais trouvée. Un peu plus loin un petit musée ouvert en 2023 abrite un certain nombre de belles sculptures de grande taille trouvées à Gortyne et qui donnent une meilleure idée de ce que fut la ville. Passé le bourg de Mires, chef lieu de la région sud qui ne présente aucun intérêt sinon son marché le samedi matin, on atteint le site minoen de Festos, l’une des trois grandes cités palatiales minoennes avec Knossos et Malia. Merveilleusement situé sur une colline qui domine la Messara, c’est pour nous le site qu’il faut visiter même si, alors que contrairement à Knossos la reconstruction est ici limitée au minimum et qu’il est nécessaire d’avoir une bonne imagination ou mieux un guide pour comprendre ce que le lieu représente. C’est ici qu’a été retrouvé le mystérieux disque de Phaestos (datant d’environ 1700 av. J.-C.), gravé de symboles en spirale, toujours non déchiffrés aujourd’hui et qui est exposé au musée d’Héraklion. Le cadre est magnifique avec une vue sur la plaine et les sommets du Psiloritis. Idéalement on vient en fin de journée quand les bus sont repartis pour Heraklion, pour se laisser gagner par l’atmosphère particulière quand on déambule sur la place centrale et son grand escalier. Juste à côté, le petit site d’Aghia Triada (qui fût probablement une villa royale d’été minoenne) peut compléter la découverte pour les passionnés d’archéologie. On y trouve notamment les vestiges de ce qui fur probablement un marché ainsi que le début d’un chemin pavé qui devait mené jusqu’à un port, peut être celui de Komos (📍) dont les ruines en cours d’études sont fermées au public mais visibles depuis la plage.Matala, Phaestos, Lendas sur la côte sud
En redescendant de Phaestos, la route mène en quelques kilomètres au village de Matala, sur la côte sud. Niché au fond d’une baie encadrée de falaises ocre, Matala était un paisible village de pêcheurs jusqu’aux années 1960, lorsqu’il devint un haut lieu du mouvement hippie. Les falaises de Matala sont criblées de grottes naturelles ou creusées à l’époque romaine (elles servirent de tombes dans l’Antiquité). Dans les années 60-70, des hippies du monde entier, suivant la route vers Katmandou, ont élu domicile dans ces grottes surplombant la mer, faisant de Matala une communauté bohème légendaire. Chaque année en juin se tient le Matala Beach Festival, festival de musique en plein air qui rend hommage à cet héritage hippie. La plage de sable doré est très belle et bien équipée (parasols, douches, sauveteurs, beach-bars, volley…) mais un peu victime de son succès en plein été alors que Matala est prisée des excursions touristiques à la journée.
Poursuivant vers l’ouest le long de la côte sud, Lendas (📍) est plus préservé. Accessible par une route sinueuse de 30 km qui descend des montagnes d’Asteroussia, Lendas profite de sa situation retirée et l’on retrouve un peu de cette atmosphère particulière d’avant les exès du tourisme, un peu alternatif, loin de l’agitation du nord de l’île. Au-delà de Lendas, la route côtière (piste par endroits) mène vers d’autres hameaux isolés des monts Asteroussia, comme Tsoutsouras, Maridaki ou Treis Ekklisies (📍), tous face à la mer de Libye et accessibles par des routes difficiles. Ces endroits, loin du tourisme de masse prisés des initiés et des Crétois eux-mêmes le week-end.
Quelques liens pour aller plus loin
Quelques repères sur le région de Heraklion
Population
- Superficie: 2,643 km²
- Population de la région: 305,017 (2021
- Population Heraklion: 179,302 (2021)
- Population région de Hersonissos: 27,220 (2021)
Point culminantsMont Ida (Koussakas 2,209m)
- Mont Dikti (Afentis Christos 2,141m)
- Monts Asterousia (Kofinas 1,231m).
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Nos guides pour la visite de la Crète
Sur la route des vins en Crète
- Peza (📍) est sans doute la zone la plus connue. Située au sud-est d’Héraklion, autour de Knossos, elle est facilement accessible. On y cultive aussi bien des cépages rouges (Kotsifali, Mandilaria) que des blancs (Vilana, Vidiano, Athiri). À proximité, les vestiges du site de Vathypetro (📍) abritent un ancien mégaron minoen avec l’un des plus vieux pressoirs à vin connus, rappelant les racines antiques de ce territoire viticole. 
- Archanes (📍) se situe dans les collines adjacentes, avec un terroir souvent un peu plus élevé et froid la nuit, ce qui profite à l’élaboration de vins plus subtils. qui utilisent notamment les cépages autochtones Kotsifali et Mandilaria.
- Dafnes (📍) est une appellation plus orientée vers les vins rouges, souvent issus du cépage Liatiko, réputé dans cette zone pour donner des vins doux ou secs. Le village de Dafnes organise d’ailleurs chaque été un festival du vin en son honneur. 
- Malvasia Handakas (Candia) est une appellation de vins blancs doux aromatiques, qui couvre tout le district d’Héraklion, à l’exception de certaines zones du sud-ouest et du sud-est
Pour explorer l’industrie viticole locale et ses produits, vous pouvez emprunter deux itinéraires viticoles. comptez une ou deux journées pour découvrir les différents terroirs. Commencer par visiter deux ou trois caves dans Peza/Archanes, déjeuner dans un village viticole, puis descendre à Dafnes pour découvrir les vins rouges typiques de cette appellation. Pensez surtout a réserver à l’avance les visites, surtout en été, pour profiter de dégustations et des explications sur les démarches écologiques des vignerons.
À l’est, se trouve la vallée d’Archanes, où l’on trouve notamment le domaine Scalarea (📍) niché à seulement 4km du site de Knossos. Il est ouvert au public et dispose d’un espace de dégustation. Le domaine appartient à un important groupe vinicole Boutari. La zone viticole du Pezon est également ici et possède le domaine familial Lyrarakis (📍), en activité depuis 1966 et qui a joué un rôle déterminant dans la récupération des variétés crétoises indigènes. Les dégustations sont agrémentées d’une vue qui s’étend de l’ensemble du vignoble. À 3 km de Meleses, à 650 m d’altitude, le Domaine Paterianakis (📍) est considéré comme l’un des pionniers de la culture biologique en Crète, produisant des vins empreints de caractère et dirigé par des femmes. La visite du vignoble et des caves est intéressante, de même que les séances de dégustation, qui incluent des spécialités locales.
La route de l’ouest traverse la vallée de Dafnes jusqu’à la cave à vin familiale Douloufakis – Daf Wines (📍) et son vignoble biologique (situé à 300 m d’altitude) ouvert aux visites et aux dégustations.
Dans la ville voisine de Venerato, la winerie Idaia (📍) cultive principalement des variétés indigènes (telles que Kotsifali, Vidiano et Thrapsathiri) et organise des séances de dégustation (sur rendez-vous uniquement).
Dans la région de Siva, la cave biologique Silva Daskalaki (📍) dispose de quelques hectares principalement consacrés aux raisins indigènes (tels que Liatiko, Mandilaria et Plyto). À Kato Asites, les séances de dégustation parmi les vignes de Diamantakis Winery (📍) sont vraiment uniques.
Les plages de la région d’heraklion
La région d’Héraklion offre un très large choix de plages variées entre sa côte nord aménagée et sa côte sud plus sauvage.Les plages sur la côte nord (mer de Crète)
Au nord, les plages sont facilement accessibles depuis la ville d’Héraklion et les stations touristiques. Elles sont en général bien organisées (transats, parasols, tavernes à proximité) même si en faisant un petit effort, on trouve toujours quelques plages un peu plus isolées et tranquilles. À l’ouest d’Héraklion, la grande plage d’Ammoudara (📍), la plage urbaine des Hérakliotes souvcent venteuse et appréciée des véliplanchistes s’étire sur 7 km. Plus à l’est, on trouve plusieurs criques pittoresques dans des baies abritées: par exemple Agia Pelagia (📍) et Ligaria (📍), à environ 20 km d’Héraklion, sont deux jolies anses bordées de tavernes les pieds dans l’eau. Plus loin, la plage de Gouves (📍) et celle de Kokkini Hani (📍) où se situe le Cretaquarium sont également très populaires et bien équipées. En arrivant dans la zone de Hersonissos, plusieurs plages de sable ou de galets, dont la principale très animée en centre-ville et des criques plus calmes à l’est. Le mieux est peut etre de rejoindre les criques de Sarandari juste à l’ouest du port d’Hersonissos, succession de petites criques d’eau cristalline, encaissées dans la côte rocheuse et partiellement abritées du vent, idéales pour une baignade plus tranquille. Certaines de ces criques sont non organisées et préservées, fréquentées par les locaux qui connaissent les bons spots. À proximité, Stalis (📍) propose une longue plage de sable fin adaptée aux familles. En allant vers Malia, préférez la plage de Potamos (📍), à l’est de Malia près du site archéologique. Cettebelle plage de sable fin aux eaux claires est moins fréquentée que la plage centrale de Malia et offre un cadre plus reposant tout étant organisée. Enfin, juste avant le département de Lassithi, la plage de Milatos (📍) et celle du petit port de Sissi (📍) marquent la transition vers des côtes moins bâties.Les plages de la côte sud (mer de Libye)
Vous l’avez maintenant compris, nous préférons la côte sud de la Crète qui donne sur la mer de Libye et où l’on trouve des plages plus préservées et certaines des plus belles plages de Crète. Accessible en voiture en un peu plus d’une heure depuis Héraklion, le sud offre un tout autre décor balnéaire, souvent moins urbanisé. La mer de Libye y est généralement un peu plus chaude qu’au nord, et l’absence de vent du nord en fait des plans d’eau souvent plus calmes le matin (attention toutefois, le vent de sud peut souffler à l’occasion et lever de fortes vagues localement, comme à Kommos) Si la plage de Matala à une ambiance unique, on préfère la plage de de sable doré de Kommos (📍) située juste au nord de Matala, qui s’étend sur plusieurs kilomètres, bordée par des dunes et des tamaris.- jusque la plage de Kalamaki (📍). Sans hôtels ni constructions, Kommos est un havre de nature (site protégé alors que l’on a trouvé les vestiges d’un port minoïen et que les tortues caouannes viennent pondrent ici). En continuant et juste après le très rural village de Timbaki, se trouve la plage de Kokinos Pirgos (📍), pas très belle mais protégée, organisée et idéale avec de jeunes enfants. Plus à l’est, au pied des montagnes d’Asteroussia, on découvre des plages plus confidentielles et qui demandent un effort pour les rejoindre. La plage d’Agiofarago (📍) est probablement notre favorite. Tout au bout d’une gorge (environ 30-40 minutes de marche facile), c’est une crique enclavée entre de hautes falaises abruptes (très beau spot d’escalade) de galets clairs aux eaux turquoise. Plus à l’est encore mais difficilement accessibles via des pistes qui partent du Monastère d’Odigi Trias (📍), la plage de Vathy ou celle de Martsalo offrent des cadres similaires de criques isolées. Sur la côte de Lendas, la plage de galets du village est agréable. En marchant 10 minutes vers l’ouest, on arrive à la grande plage de Dytiko (📍) : étendue de sable grossier et de petits galets, moins fréquentée, et connue pour tolérer le camping et la baignade naturiste. L’atmosphère y est libre et bohème, rappelant Matala en plus intime. En poursuivant vers l’est, on atteint la région de Tsoutsouras/Keratokampos. Là se trouve la plage de Listis (📍), une anse de sable doré aux eaux peu profondes et claires, qui est restée sauvage et qui demande de marcher un peu depuis la route. Impossible de cite ici toutes les plages de la région mais n’hésitez pas à explorer ces rivages, la récompense peut être une plage rien que pour vous et un sentiment de liberté totale. On vous recommande la lecture du site Cretan Beach qui liste toutes les plages de Crète et donne de bons conseilsLire aussi: Athènes, une ville à vivre autant qu’à visiter
Comment aller en Crète et découvrir la région d’héraklion ?
Aller à Heraklion en avion ou en bateau
L’avion est le moyen de transport le plus simple et alors que l’aéroport international Nikos Kazantzakis est la principale porte d’entrée de la Crète et le second aéroport de Grèce en trafic estival (après Athènes bien sur). Implanté juste à l’est d’Héraklion, il est bondé en été et un nouvel aéroport est en construction près de Kastelli (📍) pour le remplacer d’ici 2027, signe de l’essor touristique constant de la région.
Par avion, Heraklion est desservis en direct depuis la plupart des capitales européennes mais aussi en direct depuis Lyon, Marseille, Montpellier, Lille, Bordeaux, Nantes, Brest…. via Aegean, Transavia, Skyexpress, Volotea… pendant toute la saison et généralement jusque la fin octobre.
Il est également possible de rejoindre Heraklion en ferry. Depuis le port du Pirée, la traversée est un peu longue (~ 9h) mais il est possible de voyager de nuit, ce qui permet de dormir à bord tout en profitant de l’atmosphère si particulière des ferry en Grèce.
Il y a égalment des connections depuis les ports de Santorin (2h40), Naxos (3h), Anafi (3h55), Paros (4h35), Kasos (5h), Milos (5h10), Syros (5h25), Mykonos (5h30), Tinos (5h55), Karpathos (7h30), Chalki (10h55), Rhodes (11h).
Comment se déplacer dans la région d’Héraklion?
La Crète est une grande île et s’il est possible de circuler en bus sur les lignes de la compagnie Ktel Heraklion, on vous recommande vraiment de louer une voiture, même pour quelques jours, pour pouvoir découvrir l’arrière pays, les petits villages de montagnes ou pour vous échapper des stations balnéaires quelques jours et explorer les plus belles plages.
Les expériences incontournables dans la région d’Héraklion
Pour conclure, voici une liste des 12 expériences ou sites incontournables lors d’un séjour dans la région d’Héraklion.
- Le palais de Knossos, le plus grand palais minoen de Crète, berceau du mythe du Minotaure, pour un voyage fascinant dans la Crète de l’Antiquité.
- Le musée archéologique d’Héraklion pour y admirer des trésors minoens exceptionnels (disque de Phaestos, fresques de Knossos, bijoux…)
- Le palais de Phaestos, pour la vue sur la plaine de Messara, et les vestiges du second palais minoen de Crète, moins fréquenté que Knossos.
- La plage de Komos, l’une des plus belle de la région et la vue sur l’îlot de Paximadia
- La gorge et la plage d’Agiofarago – Entreprendre une petite randonnée dans les gorges sauvages d’Agiofarago et déboucher sur une crique isolée aux eaux turquoise, pour un bain inoubliable loin de toute civilisation.
- Le village d’Archanes et ses vignobles. Prenez le temps de vous arrêter dans le charmant village viticole d’Archanes, aux maisons traditionnelles restaurées, pour déguster les vins crétois
- Le palais minoen de Malia Pour arpenter les vestiges en bord de mer du troisième grand palais minoen de l’île puis profiter de la plage voisine.
- Une randonnée dans la forêt de Rouvas. Depuis le lac de Zaros, marcher à l’ombre des pins et cyprès de la forêt de Rouvas, sur les pentes du mont Psiloritis, pour profiter de la fraîcheur, de la verdure et de vues panoramiques.
- Le marché central d’Héraklion (rue 1866). Pour s’immerger dans l’ambiance locale en parcourant le marché quotidien d’Héraklion et emporter quelques épices, fromages, et fruits secs.

