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L'île de Kea (ou Tzia) la plus athénienne des Cyclades

Kea, que les Grecs appellent Tzia, est l’île habitée la plus proche d’Athènes  à une heure de ferry depuis Lavrio, Elle ne ressemble pas à la carte postale cycladique. Pas de village blanc en cascade au-dessus d’une caldeira, mais des toits de tuiles rouges, des murets de schiste, la plus grande chênaie des Cyclades et 81 km de chemins muletiers pavés. Quatre cités antiques se partageaient l’île, dont Karthaia, dont le théâtre et les temples dorment toujours au-dessus d’une plage qu’aucune route n’atteint. Côté fréquentation, Kea est une île d’Athéniens plus que d’étrangers : saturée les week-ends d’été et en août, presque vide le reste de l’année.

Kea (ou Tzia) dans les Cyclades: vue sur le village de Ioulida, la capitale de l’île Grèce, île de Kea Tzia. Vue aérienne par drone du phare et de l'église blanche St. Nicolas sur un cap rocheux Kea (ou Tzia) dans les Cyclades: le village de Ioulida au coucher du soleil Kea (ou Tzia) dans les Cyclades: la plage de Pisses Kea (ou Tzia) dans les Cyclades: rue dans le village de Ioulida
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Le meilleur de Kea

L’île tient dans 19 km du nord au sud et 9 km d’ouest en est, avec un relief de collines sèches qui culmine au Profitis Ilias, 560 m. Son littoral, 85 km, est entaillé de criques que peu de routes atteignent : beaucoup de plages se gagnent en piste, à pied ou en bateau. La côte nord (Korissia, Vourkari, Otzias) concentre le port, la marina, les services et l’essentiel de la fréquentation. Ioulida et l’intérieur portent la Chora, la chênaie et les hameaux agricoles. Le sud-ouest (Pisses, Koundouros) est la façade balnéaire aménagée. L’est et le sud-est restent la partie sauvage, celle des pistes et des sentiers.
Si vous connaissez les Cyclades, le paysage de Kéa vous étonnera par sa verdure inattendue : l’île possède la plus grande forêt de chênes des Cyclades, des collines couvertes de vignobles, d’oliviers et de maquis fleuris qui en font l’une des îles les plus vertes des Cyclades.

Que voir sur la côte nord : Korissia, Vourkari et Kastriani

Tout commence à Korissia, au fond de la baie de Livadi, sur l’emplacement de l’antique Koressos. C’est le seul endroit de l’île avec une banque, une poste et des distributeurs. La silhouette qui domine le quai n’a rien d’antique : une cheminée de 45 m, vestige de la seule fabrique grecque d’ustensiles émaillés, active de 1927 à 1957. À l’entrée de la baie, le phare d’Agios Nikolaos (📍), allumé en 1831, fut le premier phare mis en service dans les Cyclades.

Deux kilomètres plus loin, Vourkari a troqué ses caïques contre des voiliers et sert de vitrine mondaine à l’île. Sur la presqu’île qui ferme la baie, le site d’Agia Irini a livré un habitat de l’âge du bronze occupé dès le troisième millénaire avant notre ère et un temple où furent retrouvées une cinquantaine de statuettes féminines en terre cuite, exposées aujourd’hui à Ioulida. Il n’ouvre que quelques jours par semaine en été.

Quatre kilomètres au nord-est, Otzias ferme une large baie ronde (vue 360°) avec ses chapelles d’Agios Georgios et d’Agios Sozon et un sentier côtier vers la crique de Ladou. Sept kilomètres plus à l’est, le monastère de Panagia Kastriani (📍 s’accroche à un promontoire au-dessus du vide (vue 360°). Fondé au XVIIIe siècle après la découverte d’une icône de la Vierge dans le rocher, c’est le grand pèlerinage de l’île, le 15 août.

C’est cette côte qui sature. Les vendredis soir de juillet et d’août, les Athéniens débarquent avec leur voiture et Vourkari devient un parking. Kea se classe 44e sur 74 îles dans notre index du surtourisme : la pression tient sur trois kilomètres de littoral et deux jours par semaine. Passez la crête, ou venez en semaine.

Que voir à Ioulida, la Chora aux toits de tuiles ?

À 5,5 km du port, Ioulida s’étale en amphithéâtre dans le pli de trois collines. On laisse la voiture à l’entrée : les ruelles dallées, coupées de passages voûtés appelés stegadia, sont interdites aux véhicules [vue 360°]. Le peintre Alekos Fassianos, qui avait son atelier ici (📍), en a décoré plusieurs. Toits de tuiles rouges, pierre apparente : rien du blanc et bleu que l’on vient chercher ailleurs dans l’archipel.

Sur la place se font face les deux hôtels de ville dessinés par Ernst Ziller, l’architecte du Palais présidentiel d’Athènes : l’ancien, néoclassique, date de 1902. À deux pas, le musée archéologique (📍) réunit les trouvailles des quatre cités antiques, avec pour pièce maîtresse les statuettes féminines d’Agia Irini, d’un style proche du minoen. Plus haut, le quartier du Kastro (📍) occupe l’ancienne acropole : le château vénitien de 1210 a été bâti avec les pierres d’un temple d’Apollon, et il en reste des pans de murs habités. En redescendant, l’église de Panagia Chrysospiliotissa (📍) est bâtie dans une grotte.

À vingt minutes de marche au nord-est du village, sur le chemin d’Otzias, le Lion de Kea (📍) est taillé à même un affleurement de schiste d’environ 8 m de long (vue 360°). Il date du VIe siècle avant notre ère (vue 360°) depuis le sentier. La légende veut que des nymphes aient habité l’île, qu’un lion les ait fait fuir et que la sécheresse se soit installée jusqu’à ce qu’Aristée sacrifie à Zeus et fasse lever les vents étésiens. C’est le seul grand monument de Kea accessible sans voiture.

Que voir à l’intérieur : la chênaie, Kato Meria et la tour d’Agia Marina

La route de crête qui relie Ioulida à Havouna traverse ce que Kea a de plus singulier dans les Cyclades : une chênaie de plusieurs milliers d’arbres, dont on tirait une farine de glands que l’on cuisine encore ici. La vallée de Mylopotamos aligne sources, aires de battage et chapelles de pierre.

À 14 km de la Chora, Kato Meria n’a rien de touristique et ne cherche pas à l’être : deux cafés, des troupeaux, des vergers. C’est de ce côté que se dresse la tour d’Agia Marina, une tour de garde hellénistique du IVe siècle avant notre ère, carrée de 10 m de côté, haute de cinq niveaux et d’environ 20 m : l’un des plus hauts bâtiments antiques conservés de Grèce. Bâtie en schiste local avec des encadrements de marbre, elle a été englobée vers 1600 dans l’enceinte d’un monastère, puis éventrée par le séisme de 1858 : seule la face nord tient debout, étayée. On la voit depuis la route, on n’entre pas dans les ruines.

Organiser votre voyage: où dormir à Kea

Que voir au sud-ouest : Pisses, Koundouros et le revers de la médaille

Au bout d’une vallée fertile, Pisses garde les vestiges de l’antique Poiessa et le seul camping de l’île (vue 360°) 📍). Cinq kilomètres plus au sud, Koundouros (vue 360°) est la station balnéaire de Kea : moulins cycladiques restaurés en maisons de vacances, villas essaimées dans les collines, pavillon bleu et sports nautiques. L’ensemble date des années 2000 et se voit de loin.

Juste au nord, la baie de Vroskopos a changé de statut en 2024 : le complexe One&Only Kea Island y a ouvert 63 villas sur 65 hectares de littoral. La plage reste publique, l’ambiance ne l’est plus. Pour une crique tranquille de ce côté, poussez jusqu’à Kambi ou aux criques jumelles de Kastelakia.

Que voir à l’est : Karthaia, la cité antique sans route

Sur la côte sud-est, Karthaia (📍) était la plus puissante des quatre cités de Kea, et c’est aujourd’hui le plus beau site antique des Cyclades du nord, parce qu’aucune route n’y arrive (vue 360°). L’acropole conserve près de 2 km de remparts, un temple dorique d’Apollon Pythien élevé vers 530 avant notre ère [vue 360°], un second temple attribué à Athéna vers 500, et un théâtre hellénistique de 880 places dont l’anastylose s’est achevée en 2015 [vue 360°]. On y descend par le sentier 6 depuis Stavroudaki, 2,5 km et 50 minutes, ou par la mer en bateau-taxi. Rien sur place : prévoyez de l’eau. La double plage de Poles, au pied du site, est la récompense.

Plus au nord, l’est n’est qu’une suite de baies au bout de pistes : Spathi, Orkos, Sykamia. La moitié de Kea qu’aucun car ne verra jamais.

Où randonner à Kea ?

La randonnée est l’une des bonnes raisons de venir. Le réseau balisé compte 12 itinéraires pour 81 km, restaurés à partir des anciens chemins muletiers qui reliaient les quatre cités antiques ; certains tronçons sont pavés de dalles de schiste depuis l’Antiquité et l’un d’eux a été classé route d’intérêt culturel. Une application et des topoguides téléchargeables complètent le balisage, inégal sur quelques portions.

Le sentier 1, de Ioulida à Otzias, est le classique : 5,5 km, environ 1 h 50 de descente, en passant par le Lion. Le sentier 6, de Stavroudaki à Karthaia, est le plus beau : 2,5 km et 50 minutes pour déboucher sur le temple d’Apollon au-dessus de la mer. Je n’y ai croisé personne un mardi de juin. Le sentier 4, du monastère d’Episkopi à la plage de Sykamia, traverse la chênaie sur 4,45 km. Le sentier 10 (Hydroussa) part de la fontaine Veniamin, datée de 1863, et rejoint Spathi en 6,2 km et 2 h, avec baignade à l’arrivée. Pour la forêt, le sentier 9 mène de Ioulida à la chapelle de Panagia Loutriani en 9,4 km et 3 h 30, sous les plus vieux chênes de l’île ; l’itinéraire 12a, de Sklavonikolas à Pisses, passe au pied de deux tours antiques et d’une source qui coule toute l’année.

Prévoyez un pantalon long, de vraies chaussures et la carte Terrain au 1:25 000 : la végétation est basse et griffue, et l’ombre rare hors de la chênaie. Plusieurs plages de Kea figurent par ailleurs dans la liste des plages sauvages protégées arrêtée en 2026, qui interdit tout aménagement sur ces sites : n’y comptez ni transat ni buvette, et repartez avec vos déchets.

Quelles plages choisir à Kea ?

Kea compte plus de trente plages et criques, et la règle est simple : plus l’accès est mauvais, plus vous serez seul. Un véhicule surélevé change tout, un scooter ne suffit pas partout, et les plages de l’est n’ont ni buvette ni transat.

Au nord, Gialiskari est la plus commode, petite anse de sable ombragée entre Korissia et Vourkari, très bien pour des enfants en bas âge. Otzias offre la plus grande étendue de sable, avec des eaux peu profondes, mais reçoit le meltem de plein fouet. Xyla, au bout d’une piste, alterne sable et galets sur une eau froide et profonde ; elle est en partie organisée mais n’offre aucune ombre naturelle, à éviter les jours de vent. Treis Ammoudies, minuscule et protégée, demande un 4×4. Ladou et Mavrambeli, plage de galets et de sable, ne se gagnent qu’à pied ou par la mer ; Kalogeros, restée sauvage, par un chemin de terre du côté de Voskotopos.

Au sud-ouest, Koundouros est la plage aménagée de l’île, sable fin, transats, pavillon bleu, saturée les week-ends d’août. Koundouraki, dix minutes à pied, est minuscule et turquoise. Pisses, large, bordée de tamaris et adossée au camping, se regarde surtout au coucher du soleil, face à l’ouest. Kambi, 3 km au sud de Koundouros, garde une petite taverne et presque personne, même en haute saison. Liparo (sable doré, chemin privé : refermez les barrières), les deux criques de Kastelakia et Avitou, totalement isolée, complètent la série.

À l’est et au nord-est, Spathi (📍) est la plus belle des accessibles, en partie organisée avec une taverne, au bout d’une piste éprouvante. Sykamia (📍), large, sauvage, ombragée de tamaris, se mérite par une descente raide qu’il vaut mieux ne pas faire de nuit. Kalydonychi (📍) est plus facile, Orkos (📍), avec ses galeries de mines abandonnées et ses arbres d’ombre, et Psathi restent confidentielles.

Au sud-est, on entre dans le domaine du 4×4 et de la marche : Kaliskia et ses tamaris, les deux criques de Poles sous Karthaia, Schinos sans une ombre, Agios Filippos au bout d’un sentier, Tilegrafos (📍). Aucune buvette, aucun transat : eau, chapeau et parasol dans le coffre.

  • Plages et activités sportives - 6/10
    6/10
  • Patrimoine historique et culturel - 6.5/10
    6.5/10
  • Villages et arrière pays - 7/10
    7/10
  • Authenticité - 8/10
    8/10
6.9/10
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Quelques liens pour aller plus loin
  • Superficie : 131 km² (85 km de littoral)
  • Longueur maximum : 19 km, largeur maximum : 9 km
  • Point culminant : mont Profitis Ilias, 560 m
  • Environ 2 335 habitants (recensement 2021)
  • Port principal : Korissia (Livadi)
  • Aéroport le plus proche : Athènes, à 60 km du port de Lavrio
  • Sentiers balisés : 12 itinéraires, 81 km

Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques

  • 10 février : Agios Charalambos, saint patron de l’île, à Ioulida.
  • Février ou mars : carnaval (Apokries), à Ioulida.
  • Vendredi saint : processions des trois églises convergeant vers la place d’Ioulida.
  • Lundi de Pentecôte (50 jours après Pâques) : pèlerinage sur le site antique de Karthaia.
  • 1er juillet : Agioi Anargyroi, à Vourkari.
  • 6 août : Metamorfosi tou Sotiros, fête sur la plage de Pisses.
  • Pleine lune d’août : pique-nique au coucher du soleil à la chapelle d’Agios Simeon.
  • 15 août : Dormition de la Vierge, au monastère de Panagia Kastriani et à Ioulida.
  • Fin août : festival Lithos, consacré à la pierre sèche et aux savoir-faire de l’île.
  • 7 septembre : Agios Sozon, à Otzias.

La carte de Kea

Comment aller à Kea et s’y déplacer ?

Kea ne se rejoint que depuis le port de Lavrio, à 60 km d’Athènes et tout près de l’aéroport, en 1 heure de traversée. Il n’y a aucune liaison avec Le Pirée. Plusieurs départs quotidiens en été, assurés notamment par Goutos Lines, Triton Ferries et Karystia, et un service allégé mais maintenu le reste de l’année : consultez nos conseils sur les ferries en Grèce. Kea est aussi reliée à Kythnos, et par des rotations saisonnières à Syros et à quelques îles des Cyclades occidentales.

Sur place, deux lignes de bus fonctionnent l’été entre le port, Ioulida et les principales plages, et des taxis complètent le service. Quatre loueurs sont installés à Korissia ; beaucoup d’Athéniens embarquent directement leur voiture, ce qui se réserve à l’avance pour les week-ends d’août. Notre page où dormir à Kea détaille les quatre villages où s’installer. Un véhicule surélevé est indispensable pour les pistes de l’est. Le printemps et l’automne restent les meilleures saisons : les chemins sont praticables, la mer est bonne jusqu’en octobre et l’île redevient grecque.

Les durées indiquées sont les plus courtes sur chaque trajet (source gtp.gr). Par ailleurs, certaines lignes peuvent ne pas être assurées hors saison.

→ Conseils pour la réservation des ferries

Prochaine(s) traversée(s)

Que manger à Kea ?

Kea est une île de cochon plus que de poisson, et sa charcuterie fermière est sa vraie signature. La louza (λούζα) est un filet de porc salé, poivré, parfois clouté de girofle, séché plusieurs semaines : le jambon cru des Cyclades. Le paspalas (πασπαλάς) réunit des dés de porc confits, de la tomate et des œufs brouillés, et se sert au petit-déjeuner comme le soir. Les tsigarides (τσιγαρίδες), morceaux confits dans leur graisse, garnissent la tsigaropita (τσιγαρόπιτα), une tourte parfumée à l’anis et parsemée de sésame. Les saucisses locales, fumées et aromatisées aux herbes de la garrigue, se grillent au feu de bois.

Côté fromages, on trouve la kopanisti (κοπανιστή), pâte molle poivrée et piquante enregistrée en AOP pour l’ensemble des Cyclades, ainsi que des fromages fermiers non protégés : xinotyri (ξινοτύρι), acidulé et granuleux, xirotyri (ξηροτύρι) et mizithra. Deux plats reviennent sur toutes les cartes : le kokoras krasatos (κόκορας κρασάτος), coq mijoté au vin rouge, et la makaronada me astako (μακαρονάδα με αστακό), pâtes à la langouste, une addition à vérifier avant de commander.

Rapportez du miel de thym (θυμαρίσιο μέλι), ambré et dense, du pasteli (παστέλι) au sésame, des amandes et des confitures maison. L’île produit aussi une petite huile d’olive, un vin rustique que les anciens appellent mavroudi (μαυρούδι) et, plus inattendu, une farine de glands tirée de la chênaie, remise au goût du jour par une ferme des environs du port. Pour faire simple : les boutiques du quai de Vourkari vendent surtout de l’emballage, alors que la charcuterie, les fromages et le miel s’achètent chez les producteurs, à l’épicerie d’Ioulida ou sur les étals de Kato Meria.

    • Descendre à pied sur Karthaia par le sentier 6 et se baigner à Poles, au pied du temple d’Apollon, sans personne autour.
    • Marcher jusqu’au Lion de Kea depuis Ioulida en fin d’après-midi, quand la lumière rase le schiste et que le sourire du fauve ressort.
    • Flâner dans les stegadia d’Ioulida, ces passages voûtés que le peintre Alekos Fassianos a décorés, puis boire un café sur la place.
    • Voir les statuettes féminines d’Agia Irini au musée archéologique avant d’aller marcher sur le site lui-même, à Vourkari.
    • Traverser la chênaie par le sentier 4, du monastère d’Episkopi à Sykamia : la plus grande forêt de chênes des Cyclades.
    • Monter au monastère de Panagia Kastriani pour la vue sur l’Égée, et pour la procession du 15 août si vous êtes là.
    • Plonger sur les épaves de Kea, dont le Britannic, navire jumeau du Titanic, et le vapeur Patris, coulé en 1868.
    • Goûter la louza et le paspalas dans une taverne d’Ioulida plutôt que sur le quai de Vourkari, pour moitié prix.
    • Repérer la tour d’Agia Marina depuis la route de Kato Meria : cinq étages hellénistiques encore debout, une rareté en Grèce.
    • Finir la journée à Spathi ou à Sykamia, deux grandes baies de l’est qu’aucune route asphaltée ne dessert et que la piste protège encore.
    • Acheter du miel de thym et de la farine de glands chez un producteur de l’île plutôt qu’en boutique de souvenirs du port.

Pour aller plus loin
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