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Tilos, des sentiers, des chèvres, des plages vides et zéro déchet
Tilos (Τήλος) est une petite île du Dodécanèse de 61 km², posée entre Kos et Rhodes, juste au sud de Nisyros. Environ 900 habitants y vivent, autour d’un seul port, Livadia, et d’une capitale posée à l’intérieur des terres, Megalo Chorio. La municipalité résume l’île en quelques chiffres : 19 plages, douze montagnes à sources, sept châteaux médiévaux, un monastère byzantin et deux cents chapelles. Son nom viendrait de Telos, fils d’Helios et d’Halia, venu y chercher des herbes médicinales pour sa mère. Jusqu’aux années 1970, ses terrasses de blé faisaient d’elle le grenier de l’archipel. Aujourd’hui, on vient surtout y marcher : 54 km de sentiers traversent une île classée Natura 2000 dans sa totalité. Le tourisme y reste modeste, et Tilos figure parmi les îles les moins fréquentées du Dodécanèse.
Au sommaire
Le meilleur de Tilos
Tilos est montagneuse et rocheuse (le Profitis Elias culmine à environ 620 m), avec une plaine agricole en son centre qui descend jusqu’à la mer. L’eau y est abondante, ce qui explique sa végétation, ses châtaigniers et ses centaines de chèvres à demi sauvages. Une seule route principale relie l’ensemble, ce qui rend la lecture de l’île très simple. Pour faire simple, j’ai distingué :
- Livadia et la côte est : le port, la quasi-totalité des hébergements et des tavernes, les criques accessibles à pied. C’est le seul endroit un peu animé.
- Mikro Chorio et les hauteurs centrales : le village fantôme, la grotte de Charkadio, les sentiers en balcon. Aucun habitant.
- Megalo Chorio, la plaine et Eristos : la capitale sous son château, la plaine cultivée, la plus grande plage de l’île.
- Le nord-ouest : Agios Antonios, Plaka et le monastère : un petit port de pêche, deux plages sauvages, une route de corniche et le bout du monde.
Livadia, le port et la seule vraie base de l’île
Livadia occupe le fond d’une grande baie de la côte nord-est, tournée vers Nisyros. C’est le point d’arrivée des ferries, et la seule localité où l’on trouve des supérettes, une boulangerie, des agences de location et une vraie enfilade de tavernes. Le front de mer est une promenade piétonne qui file vers l’est le long d’une plage de galets, jusqu’à la taverne Faros tout au bout. Malgré vingt ans de développement touristique, Livadia reste un village portuaire : les tables du kafenio de la place sont occupées le soir par des habitants, pas par des groupes.
Le poste de police, installé dans un élégant bâtiment rationaliste, rappelle la période italienne (1912 à 1948). Au-dessus du port, sur son piton, les vestiges du château d’Agriosykia, élevé au XVe siècle par les chevaliers de Saint-Jean, conservent une partie de leurs murs et les ruines d’une église. La montée demande environ 1h45 aller-retour depuis Livadia ; on y vient pour le panorama sur toute l’île et sur la mer Égée, plus que pour les ruines elles-mêmes.
Tilos n’est pas une île en surtourisme, et c’est même l’un de ses arguments. Elle figure parmi les îles grecques les moins touristiques de notre Index du Surtourisme. La seule tension réelle est arithmétique : le stock de chambres et de véhicules de location est très limité, et il est saturé en août. Réserver l’un et l’autre avant de partir n’est pas une précaution, c’est une condition.
Mikro Chorio, le village abandonné et la grotte aux éléphants nains
Perché sur les hauteurs au-dessus du port, Mikro Chorio était la capitale de Tilos à l’époque où les pirates rendaient la côte inhabitable. Ses 1 200 habitants l’ont quitté pour Livadia dans les années 1950, quand l’eau a commencé à manquer. Il n’en reste que des maisons de pierre en ruine et quelques églises fermées à clé pour protéger leurs fresques. La lumière de fin d’après-midi y est la bonne : le contraste entre les murs éclairés et les intérieurs éventrés fait tout l’intérêt du lieu.
Une maison restaurée au milieu du village abrite en saison un bar musical, ouvert de juillet à septembre à partir de 21h et jusque tard dans la nuit. Il est tenu par les propriétaires de To Mikro Kafé à Livadia, qui assurent l’été une navette gratuite depuis le port : mieux vaut se renseigner chez eux dans la journée. Mikro Chorio est à moins de dix minutes en voiture de Livadia, et à environ 45 minutes à pied par un sentier balisé qui coupe les lacets de la route.
À deux kilomètres à l’est de Megalo Chorio s’ouvre la grotte de Charkadio, où furent mis au jour en 1971 les ossements de plusieurs dizaines d’éléphants nains. Ces animaux, arrivés il y a six millions d’années quand Tilos était encore rattachée à l’Asie Mineure, ont rapetissé faute de prédateurs et de nourriture, puis se sont éteints vers 4 000 av. J.-C. : ce sont probablement les derniers éléphants d’Europe. Un petit musée à Megalo Chorio expose les squelettes.
À l’est de Livadia, un second hameau abandonné, Gera, servait de résidence d’été aux habitants de Mikro Chorio. Il n’a guère d’intérêt en lui-même : c’est la randonnée pour y aller qui vaut le déplacement.
Megalo Chorio, la capitale sous son château
À 7 km à l’ouest de Livadia, Megalo Chorio est la capitale administrative et le seul autre village habité de l’île. Ses maisons cubiques s’étagent au-dessus de la vaste plaine agricole qui descend jusqu’à Eristos, et le village est lui-même dominé par un imposant château des Chevaliers, en accès libre. La montée est raide, environ trente minutes, et traverse un chaos de citernes antiques, de fondations de maisons et de chapelles écroulées. À l’intérieur des murs subsistent des vestiges d’une acropole hellénistique et les ruines de l’église de l’Archange Michel ; le panorama sur la plaine et la mer justifie l’effort à lui seul.
En bas, les ruelles fleuries se parcourent en quelques minutes. Le soir, le village s’anime doucement : on prend un verre au-dessus de la cour de galets noirs et blancs (un votsaloto) de l’église Archangelos Michail, puis on dîne dans l’une des deux ou trois tavernes du village. C’est ici que la cuisine de l’île, très centrée sur le chevreau, se goûte le mieux.
Le nord-ouest : Agios Antonios, Plaka et le monastère d’Agios Panteleimonas
Au nord de Megalo Chorio, Agios Antonios est un minuscule port de pêche avec une plage de galets et deux tavernes, dont Delphini 📍, où l’on déjeune les pieds dans l’eau. Le chevreau braisé y est la commande évidente. En saison le lieu est très couru : mieux vaut réserver. Le bus qui relie Livadia à Megalo Chorio dessert aussi Agios Antonios.
La route se poursuit vers l’ouest jusqu’à Plaka, puis grimpe en corniche au-dessus d’une côte ouest impressionnante avant de s’achever, 8 km après Megalo Chorio, devant le monastère d’Agios Panteleimonas. Fondé à la fin du XVe siècle pour sa source réputée miraculeuse (encore aujourd’hui la meilleure eau de l’île), il est planté à 270 m d’altitude au milieu des platanes et des châtaigniers, dans une oasis suspendue au-dessus du vide. On y voit une porte-tour fortifiée, une cour intérieure pavée d’un votsaloto, une mosaïque de galets dans l’église, une iconostase en bois de 1714 et des fresques de 1776, dont un Pantocrator sous la coupole. Le monastère est ouvert tous les jours de mai à octobre, de 12h à 18h, et le bus y monte le dimanche matin depuis Livadia.
Pourquoi Tilos est-elle l’île la plus verte de Grèce ?
Ce n’est pas un argument marketing plaqué après coup : c’est la politique publique de la municipalité depuis une quinzaine d’années, et elle est visible sur le terrain.
L’île entière, avec ses îlots inhabités, est intégrée au réseau Natura 2000 (site GR4210024). La chasse y est interdite depuis 1993, ce qui en a fait un refuge ornithologique de premier plan : plus de 150 espèces d’oiseaux y ont été recensées, dont une quarantaine menacées, et l’on y observe l’aigle de Bonelli, le faucon d’Éléonore et la buse féroce. On y compte aussi près de 400 espèces végétales et une seizaine de biotopes distincts entretenus par les sources. Les eaux abritent phoques moines et tortues marines.
Côté énergie, Tilos a été en 2019 la première île de Méditerranée à fonctionner l’essentiel de l’année sur ses propres renouvelables, grâce à un système hybride éolien et solaire avec stockage financé par le programme européen Horizon 2020. Côté déchets, le programme Just Go Zero Tilos a supprimé les bacs collectifs au profit d’une collecte en porte-à-porte : plus de 85 % des déchets produits sur l’île sont désormais récupérés ou compostés, ce qui a valu à Tilos une certification « zéro déchet » unique à cette échelle.
Concrètement, cela vous concerne : le tri se fait dans des sacs spécifiques, distribués par les hébergements et les commerçants, et le geste est attendu des visiteurs comme des habitants. C’est le prix d’entrée, et il est dérisoire.
On peut ajouter que cette petite île a souvent devancé le reste du pays : c’est à Tilos qu’ont été célébrés, en juin 2008, les premiers mariages entre personnes de même sexe en Grèce, à l’initiative du maire d’alors, bien avant que la loi nationale ne les reconnaisse.
Organiser votre voyage: où dormir à Tilos ?
Le nord-ouest : Agios Antonios, Plaka et le monastère d’Agios Panteleimonas
Au nord de Megalo Chorio, Agios Antonios est un minuscule port de pêche avec une plage de galets et deux tavernes, dont Delphini 📍, où l’on déjeune les pieds dans l’eau. Le chevreau braisé y est la commande évidente. En saison le lieu est très couru : mieux vaut réserver. Le bus qui relie Livadia à Megalo Chorio dessert aussi Agios Antonios.
La route se poursuit vers l’ouest jusqu’à Plaka, puis grimpe en corniche au-dessus d’une côte ouest impressionnante avant de s’achever, 8 km après Megalo Chorio, devant le monastère d’Agios Panteleimonas. Fondé à la fin du XVe siècle pour sa source réputée miraculeuse (encore aujourd’hui la meilleure eau de l’île), il est planté à 270 m d’altitude au milieu des platanes et des châtaigniers, dans une oasis suspendue au-dessus du vide. On y voit une porte-tour fortifiée, une cour intérieure pavée d’un votsaloto, une mosaïque de galets dans l’église, une iconostase en bois de 1714 et des fresques de 1776, dont un Pantocrator sous la coupole. Le monastère est ouvert tous les jours de mai à octobre, de 12h à 18h, et le bus y monte le dimanche matin depuis Livadia.
Pourquoi Tilos est-elle l’île la plus verte de Grèce ?
Ce n’est pas un argument marketing plaqué après coup : c’est la politique publique de la municipalité depuis une quinzaine d’années, et elle est visible sur le terrain.
L’île entière, avec ses îlots inhabités, est intégrée au réseau Natura 2000 (site GR4210024). La chasse y est interdite depuis 1993, ce qui en a fait un refuge ornithologique de premier plan : plus de 150 espèces d’oiseaux y ont été recensées, dont une quarantaine menacées, et l’on y observe l’aigle de Bonelli, le faucon d’Éléonore et la buse féroce. On y compte aussi près de 400 espèces végétales et une seizaine de biotopes distincts entretenus par les sources. Les eaux abritent phoques moines et tortues marines.
Côté énergie, Tilos a été en 2019 la première île de Méditerranée à fonctionner l’essentiel de l’année sur ses propres renouvelables, grâce à un système hybride éolien et solaire avec stockage financé par le programme européen Horizon 2020. Côté déchets, le programme Just Go Zero Tilos a supprimé les bacs collectifs au profit d’une collecte en porte-à-porte : plus de 85 % des déchets produits sur l’île sont désormais récupérés ou compostés, ce qui a valu à Tilos une certification « zéro déchet » unique à cette échelle.
Concrètement, cela vous concerne : le tri se fait dans des sacs spécifiques, distribués par les hébergements et les commerçants, et le geste est attendu des visiteurs comme des habitants. C’est le prix d’entrée, et il est dérisoire.
On peut ajouter que cette petite île a souvent devancé le reste du pays : c’est à Tilos qu’ont été célébrés, en juin 2008, les premiers mariages entre personnes de même sexe en Grèce, à l’initiative du maire d’alors, bien avant que la loi nationale ne les reconnaisse.
Voyage en Grèce: séjour sur mesure conçu par une agence locale
Où randonner à Tilos ?
C’est la principale raison de venir. Le réseau compte environ 54 km de sentiers, hérités des chemins de bergers et des terrasses agricoles, et le relief y est plus doux que sur le reste du Dodécanèse. Le balisage est inégal : seul l’itinéraire reliant les monastères de Panagia Kamariani et d’Agios Panteleimonas est officiellement balisé en rouge. Une carte détaillée des sentiers est vendue à Livadia, sur la place principale ; la carte Terrain au 1:20 000 est également très complète et existe en version numérique.
Quelques itinéraires se détachent. Livadia à Lethra (environ 3 km, une heure) est le plus couru : sentier bien entretenu au départ de la route derrière l’Ilidi Rock, retour possible par les gorges de Potami. Livadia à Mikro Chorio (45 minutes) coupe les lacets de la route et se fait très bien en fin de journée. Livadia à Gera et à la plage de Despoti Nero par la chapelle d’Agios Ioannis compte 6 km aller-retour : prévoyez une demi-journée. Megalo Chorio à Skafi est court (moins d’un kilomètre) mais offre une belle plongée sur la mer Égée. Les plus longs, comme la traversée Agios Panteleimonas vers Eristos (7,8 km, environ 5h30), sont exigeants et demandent un départ tôt.
L’île est intégralement classée Natura 2000, et une association locale, Tilos Park, entretient les sentiers et suit les populations d’oiseaux. Le printemps et l’automne sont de loin les meilleures saisons : orchidées sauvages, herbes aromatiques et passages migratoires. Voir aussi la page consacrée aux espaces naturels protégés en Grèce et les conseils pour randonner en Grèce.
Tilos
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Plages et activités sportives - 6.5/10
6.5/10
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Patrimoine historique et culturel - 6/10
6/10
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Villages et arrière pays - 6/10
6/10
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Authenticité - 9/10
9/10
Quelques liens pour aller plus loin
- Site officiel de la municipalité de Tilos, en français
- Les sentiers balisés décrits par la municipalité
- Tilos Park Association, gestion du site Natura 2000
- Les traces GPS des randonnées de Tilos sur AllTrails
- Location de bateaux et de voiliers au départ de Tilos
- Just Go Zero Tilos, le programme zéro déchet de l’île
- Tilos et ses îlots, site Natura 2000 GR4210024
- Drive Tilos, location de voitures et de scooters à Livadia
- Stefanakis Travel, billets de ferry et excursions à Livadia
- Ilidi Rock, complexe hôtelier au-dessus du port
- Eristos Beach Hotel, seul hôtel de la plage d’Eristos
- Armenon, restaurant à Livadia
- Visite de Tilos avec Adrien, guide francophone
- Carte Google Maps des lieux repérés à Tilos
- Carte Terrain de Tilos au 1:20 000 sur Amazon
Quelques repères sur Tilos
- Superficie : 61,5 km² (63 km de littoral)
- Longueur maximum : 14,5 km, largeur maximum : 8 km
- Point culminant : mont Profitis Elias, 620 m
- Environ 900 habitants (2021)
- Port principal : Livadia
- Aéroports les plus proches : Rhodes et Kos
- Îlots inhabités : Antitilos, Gaidaros et une quinzaine d’autres, tous en zone Natura 2000
Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques
Les principales fêtes à Tilos
- 25 au 27 juillet : panigiri d’Agios Panteleimonas, trois jours de fête au monastère (ouest de l’île). C’est le grand rendez-vous de l’année.
- 28 juillet : choros tis koupas, la danse de la coupe, devant l’église Agios Taxiarchis, Megalo Chorio.
- 23 août : fête conjointe de Panagia Kamariani et Panagia Politissa, musique traditionnelle, danses et repas offert.
- 31 août : fête de la Sainte Ceinture (Agia Zoni), Mikro Chorio.
Les autres destinations pour :
La carte de Tilos
Comment aller à Tilos et s’y déplacer ?
Il n’y a pas d’aéroport à Tilos. Les aéroports les plus proches sont ceux de Rhodes et de Kos, tous deux desservis depuis la France en saison, puis un ferry.
Les liaisons les plus fréquentes se font avec Rhodes (1h40 à 2h, 5 à 7 jours par semaine), Kos (1h05), Nisyros (40 min) et Symi (1h20), assurées par les catamarans de Dodekanisos Seaways et par Blue Star Ferries. Viennent ensuite Chalki (35 min), Kalymnos (2h10), Patmos (3h05), Kastelorizo (4h20) et Astypalea (4h45, une à deux fois par semaine). Depuis Le Pirée, comptez au minimum 12h30 sur la ligne du Dodécanèse de Blue Star, deux à trois fois par semaine. Hors saison, la desserte se réduit sensiblement. Les billets s’achètent à Livadia chez Stefanakis, près du débarcadère, ou en ligne avant le départ.
Sur place, cinq petits bus électriques par jour relient Livadia à Megalo Chorio, Eristos et Agios Antonios, avec des départs calés sur les arrivées de ferry, plus un aller-retour au monastère d’Agios Panteleimonas le dimanche matin. Il n’y a aucun taxi sur l’île. Voitures et scooters se louent à Livadia : le parc est très restreint, réservez avant de partir si vous venez en juillet ou en août.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
Organiser votre voyage: nos recommandations pour vous loger à Tilos
Que manger à Tilos ?
Aucun produit de Tilos ne bénéficie d’une AOP ou d’une IGP : la gastronomie de l’île est affaire de recettes domestiques, pas de labels. Ce qui la caractérise, c’est le chevreau, omniprésent grâce aux centaines de chèvres qui pâturent en liberté. On le trouve farci au riz et aux abats et cuit lentement au four à bois, en sauce citronnée, ou mijoté aux herbes et aux pois chiches. C’est la commande à faire, en particulier à Megalo Chorio et à Agios Antonios.
Côté fromages, l’île produit un tiliako tyri (τηλιακό τυρί), pâte dure proche de la feta, et une myzithra (μυζήθρα) de petit-lait déclinée en version fraîche et crémeuse ou salée et ferme. Le miel de thym local est très pur et fait le meilleur souvenir à rapporter, avec les herbes aromatiques de l’île (origan, thym, romarin, marjolaine).
Sur les cartes des tavernes, cherchez les yiaprakia (γιαπράκια), feuilles de vigne farcies à la viande hachée, le kavourmas (καβουρμάς), porc rissolé aux oignons, et surtout le hondros (χόντρος), blé concassé bouilli à l’eau ou au lait, ainsi que la tsouvra (τσουβρά), soupe de tomates au riz ou au boulgour. Tilos fabrique aussi ses propres pâtes, les koulouria (κουλούρια), servies à la sauce tomate ou au fromage fondu. Les curieux tenteront les koulousoufades, une spécialité d’abats de porc farcis au foie, au riz et aux herbes : particulier, mais typiquement d’ici.
En dessert, les pouggakia (πουγκάκια), chaussons fourrés aux amandes et au sésame, les xerotigana (ξεροτήγανα), rubans de pâte frits arrosés de miel, et le melekouni (μελεκούνι), barre de miel et d’amandes que l’on trouve dans tout le Dodécanèse (l’IGP, elle, ne couvre que la version de Rhodes). Voir aussi la rubrique gastronomie grecque.
Découvrir la Grèce : produits de terroir AOP et gastronomie grecque
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- Marcher jusqu’au village fantôme de Mikro Chorio en fin d’après-midi, quand la lumière rasante éclaire les murs éventrés et les chapelles fermées.
- Boire un verre au bar de Mikro Chorio, ouvert de juillet à septembre à partir de 21h dans une maison restaurée au milieu des ruines, navette comprise.
- Monter au monastère d’Agios Panteleimonas, son oasis de platanes suspendue au-dessus de la côte ouest, sa source et son iconostase de 1714.
- Voir les squelettes d’éléphants nains au musée de Megalo Chorio, derniers éléphants d’Europe, éteints vers 4 000 av. J.-C.
- Passer une journée à Plaka, ses dalles à snorkeling, son ombre de l’après-midi et ses paons en liberté.
- Déjeuner le chevreau braisé chez Delphini, les pieds dans l’eau du petit port d’Agios Antonios, table réservée à l’avance en saison.
- Grimper au château des Chevaliers de Megalo Chorio, trente minutes raides à travers citernes antiques et acropole hellénistique.
- Suivre le sentier côtier de Livadia à Lethra, une heure de marche, et rentrer par les gorges de Potami.
- Assister au panigiri d’Agios Panteleimonas, trois jours de musique, de danses et de repas partagés du 25 au 27 juillet.
- Rapporter un pot de miel de thym et un sachet d’herbes de l’île, les deux produits que les habitants offrent eux-mêmes.
- Trier ses déchets dans les sacs Just Go Zero distribués sur place : c’est le geste attendu de tout le monde ici.
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Au moins 3 à 4 jours. Deux suffisent à voir les villages et deux ou trois plages, mais l’intérêt de Tilos est dans ses sentiers : il faut compter une journée par grande randonnée. Une semaine n’y est pas de trop.
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Non. C’est l’une des îles les moins fréquentées du Dodécanèse, sans aéroport, sans hôtel de chaîne et sans escale de croisière. La seule tension est en août, sur un stock d’hébergements et de véhicules de location très limité.
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Oui. Cinq bus par jour relient Livadia à Megalo Chorio, Eristos et Agios Antonios, et les plus belles plages proches du port (Kokkini, Lethra) se rejoignent à pied. Une voiture ou un scooter reste utile pour Plaka et le monastère.
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Oui, pour des familles autonomes. Les plages de Livadia et d’Eristos sont peu profondes et calmes, mais l’île n’a ni activités organisées, ni parc aquatique, ni animation. Il n’y a pas de taxi et une seule route.
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Nisyros est à 40 minutes et Rhodes à moins de deux heures, avec des liaisons quasi quotidiennes en saison assurées par Dodekanisos Seaways et Blue Star. Kos, Symi et Chalki sont également reliées plusieurs fois par semaine.
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Tilos est une île abordable, nettement en dessous de la moyenne du Dodécanèse : peu d’offre haut de gamme, des chambres et des tavernes à prix locaux. Voir la page budget et la page hébergements de Tilos.
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