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Les collines du centre d'Athènes, points de vue uniques sur la ville

Au-delà de ses parcs et jardins, Athènes bénéficie d’un atout naturel unique: son relief accidenté qui fait surgir, au milieu du paysage urbain, une multitude de collines offrant autant de points de vue sur Athènes.

De la colline de Filothéï jusqu’au cœur d’Athènes, les collines athéniennes offrent des panoramas uniques et  permettent de sentir battre le cœur d’Athènes et mesurer l’étendue de cette ville gigantesque qui court jusque la mer.

Ces collines sont généralement boisées, parfois avec des parc aménagés, et sont autant de destinations pour une échappée belle inattendue au cœur de la ville, à l’écart du tumulte des rues touristiques. Une respiration bienvenue pour échapper au bitume.

8 collines pour découvrir Athènes sous un autre jour

L’Acropole (en grec Ακρόπολη)

Colline la plus célèbre d’Athènes, l’Acropole (📍) culmine à 156 mètres. Symbole universel de la civilisation grecque antique, elle abrite des monuments emblématiques comme le Parthénon, l’Érechthéion et les Propylées. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’Acropole a toujours été le cœur religieux, politique et culturel de la ville depuis l’âge du bronze. Une ascension au sommet permet d’admirer un panorama inégalé sur Athènes.

C’est la seule colline dont m’accès est payant alors que le Parthénon trône au somment de l’Acropole. Retrouvez nos conseil pour organiser votre visite.

Le mont Lycabette (en grec Λυκαβηττός)

Point culminant du centre-ville à 277 mètres, la colline du Lycabette (📍) est couvert de pins et accessible par funiculaire ou sentiers pédestres. La légende raconte qu’Athéna aurait laissé tomber un rocher en transportant une montagne, créant ainsi cette colline. À son sommet trône la chapelle de Saint-Georges, une petite église byzantine offrant une vue panoramique exceptionnelle sur la ville, particulièrement prisée au coucher du soleil. Un amphithéâtre accueille par ailleurs concerts et spectacles en été, ajoutant à l’attractivité du lieu.

Le Lycabette est sillonné de nombreux chemins plus ou moins ombragés qui dévoilent à chaque tournant de nouvelles vues imprenables sur la ville. On y croise aussi bien des joggeurs matinaux que des couples admirant le crépuscule. Un très agréable café-restaurant perché (Prasini Tenta) permet de se rafraîchir en profitant de la vue panoramique.
Par temps clair, le regard porte jusqu’à la mer et aux îles du golfe Saronique.

La colline Philopappou (en grec Λόφος Φιλοπάππου)

Également appelée la colline des Muses alors qu’elle leur était dédiée dans l’Antiquité, cette colline boisée couverte de pins s’étend face à l’Acropole. Son nom vient du monument funéraire de Philopappos (un mausolée du IIe siècle apr. J.-C. au sommet), érigé en l’honneur d’un prince romain du IIᵉ siècle. 
Le Philopapou (📍) est une colline valonée parcourue de sentiers pittoresques et de petits ponts de bois aménagés dans les années 1950 qui offrent un cadre bucolique idéal pour la promenade. Elle abrite part ailleurs la Prison de Socrate creusée dans la roche et l’ancienne église byzantine d’Agios Dimitrios Loumbardiaris.

Le Philopappou offre l’une des plus belles vues sur le Parthénon, ainsi qu’un large panorama sur Athènes et et jusqu’au port du Pirée. Des tables en bois, aménagées sur les hauteurs nord-est, sont le lieu idéal pour un pique-nique avec vue sur la ville.  

La colline de l’Aréopage (en grec Άρειος Πάγος)

Située juste à l’ouest de l’Acropole, cette colline rocheuse tire son nom du dieu de la guerre Arès, jugé ici par les autres dieux pour un meurtre selon la mythologie. Historiquement, c’était le siège du plus ancien tribunal athénien, où étaient jugés les crimes graves. 

Accessible par un escalier escarpé taillé dans la roche, ce petit promontoire rocheux de 115 m de haut est un lieu de rendez-vous prisé à la tombée du jour. L’Aréopage (📍)  attire alors une foule éclectique de jeunes qui viennent y écouter de la musique et de touristes escaladant la roche pour le coucher du soleil alors que le lieu offre une vue imprenable sur l’Acropole et la ville basse illuminée. On fait face à l’Acropole illuminée, on domine l’Agora antique juste en bas, et l’on aperçoit plus loin le mont Lycabette, le jardin de l’Observatoire national sur la colline voisine des Nymphes. Un incontournable pour qui veut admirer Athènes by night.

La colline Ardittos (en grec Λόφος Αρδηττού)

Lovée autour du Stade Panathénaïque (le célèbre stade tout en marbre blanc), en bordure du quartier de Metz, la colline Ardittos (📍) est un havre de fraîcheur inattendu en pleine ville. Verdoyante et ombragée, elle s’élève à environ 130 m d’altitude et offre, depuis ses sentiers, une perspective unique sur la ville : on y voit d’en haut le stade antique en forme de fer à cheval, avec le mont Lycabette d’un côté et le mont Hymette de l’autre. C’est sans doute l’une des vues les plus originales sur Athènes, comme détachée du reste de la ville.
Le nom Ardittos provient d’un héros mythologique local, Ardittos, réputé pour avoir réconcilié les habitants de l’Attique – anecdote qui fait écho à l’histoire du lieu, car c’est au pied de cette colline que les juges athéniens prêtaient chaque année leur serment d’unité civique dans l’Antiquité.
Au sommet d’Ardittos se trouvent également les vestiges d’un temple de Tyché (Fortune), édifié au IIe siècle par l’illustre Hérode Atticus. Moins fréquentée par les touristes, la colline Ardittos est appréciée des riverains pour ses sentiers de promenade et ses coins paisibles, à deux pas du centre.

La colline de Strefi (Λόφος Στρέφη)

En plein quartier d’Exarcheia, la colline du Strefi (📍) est un petit promontoire rocheux d’environ 150 m d’altitude, couvert de pins. Longtemps un peu délaissée, elle a fait l’objet de travaux en 2022-2023 et on peut de nouveau emprunter ses sentiers terreux et ses escaliers de pierre plus ou moins bien entretenuis qui grimpent à flanc de colline entre les pins et les cyprès.
En haut, une petite esplanade offre une vue grandiose sur le mont Lycabette tout proche et sur les toits d’Exarcheia.
Cette colline a elle aussi son histoire: sous l’Occupation ottomane, elle était appelée Pínakota. Son nom actuel vient de la famille Strefis, propriétaire du terrain au XIXe siècle, qui y exploitait autrefois une carrière de pierre et un vignoble. En 1914, l’État grec a exproprié la colline pour l’ouvrir au public, et l’a reboisée en pins d’Alep ; depuis 1938, elle appartient officiellement à la municipalité d’Athènes.
Aujourd’hui, Strefi est un lieu emblématique du quartier alternatif d’Exarcheia. Et après un bras de fer avec la mairie, la colline est en grande partie autogérée.

La colline de Finopoulou (en grec Λόφος Φινοπούλου)

Un peu méconnue, la colline de Finoupoulou (📍) est une petite colline en plein centre,  juste au nord du grand parc du Pédion Areos. Véritable « petit quartier perché », elle forme une excroissance verdoyante à la lisière des quartiers de Gyzi et de Kypséli. Son nom provient d’un certain Finópoulos, riche Athénien qui acheta la colline au XIXe siècle et entreprit d’édifier à son sommet un étrange monument commémoratif rappelant un temple antique. Au fil du XXe siècle, Finopoulou s’est malheureusement urbanisée mais le sommet, lui, a été préservé comme espace vert public.
Le site souffre d’un certain laisser-aller de la municipalité mais la colline conserve une atmosphère paisible de village dans la ville. On y trouve une pinède ombragée et une aire de jeux pour enfants et ses pentes arborées offrent une fraîcheur bienvenue en été.

En grimpant jusqu’à la petite esplanade du sommet (autrefois occupée par une ouzeri), on découvre un vaste panorama urbain à 180°.

Les collines de Tourkovounia (en grec Τουρκοβούνια)

Les collines de Tourkovounia (monts turcs en grec) culminent à ~337 mètres d’altitude et ce qui en fait le point culminant de la cuvette athénienne (📍). Il s’agit en réalité d’une petite chaîne de collines qui sépare naturellement Athènes en deux (versants est et ouest) et s’étend entre plusieurs municipalités depuis le nord avec la colline de de Filothéï (📍) vers le sud (📍).

Au début du XXe siècle, alors que la ville se modernisait et s’étendait avec l’afflux de réfugiés d’Asie Mineure, le lieu subit un intense déboisement et surtout une carrière industrielle fut ouverte en 1937 pour extraire la pierre nécessaire aux nouveaux logements. Exploitées jusqu’en 1976, ces carrières ont irrémédiablement défiguré le relief et la morphologie de la colline. Des efforts de reboisement et de remblai ont eu lieu pour combler partiellement les cicatrices mais une partie du site garde un aspect rocailleux, avec d’anciens vestiges industriels abandonnés çà et là, témoins d’un passé d’exploitation intensive.

Mais la colline de Tourkovounia demeure un havre de nature presque sauvage entouré par la « mer de béton » athénienne. Les collines abritent d’ailleurs encore une petite faune urbaine surprenante: survivent ici des hérissons, des loirs et autres petits rongeurs, des belettes, des tortues terrestres, des lézards. On y trouve de grands parcs publics aménagés avec des allées, un petit théâtre en plein air, des installations sportives, des belvédères, des tables de pique-nique… au sommet de la partie sud (la plus facile d’accès si vous êtes dans le centre d’Athènes) qui surplombe les quartiers d’Ano Kipseli et Polygono, une modeste chapelle, Profitis Ilias (📍) entourée de maisons construites de manière un peu anarchique (il n’est pas évident d’ailleurs que cela ait été autorisé) donne à l’endroit un air de village. 

Tourkovounia offre 
une vue panoramique exceptionnelle [vue 360°] embrassant toute la capitale grecque jusqu’à la mer: vers le sud se découpe l’Acropole, vers l’est le mont Hymette, et au nord les premières pentes du Pentélique.  Au loin, lorsque le temps est limpide, on peut distinguer le golfe Saronique et l’île d’Égine. Des chemins de randonnée parcourent le relief. Idéal pour un footing ou des balades en pleine nature.

Ou se trouvent les collines d'Athènes ?

Découvrir Athènes

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