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Kos, une belle ile très touristique avec un riche patrimoine et de belles plages
Nichée dans le coin sud-est de la mer Égée, à environ 20 km des côtes turques, Kos est la troisième plus grande île du Dodécanèse. C’est une belle île avec des plages paradisiaques, des paysages variés et un riche patrimoine historique. Berceau d’Hippocrate, le père de la médecine, l’île possède une riche histoire marquée par les civilisations grecque, romaine, byzantine, ottomane et italienne. Avec son aéroport international, c’est l’une des îles grecques les plus prisées du Dodécanèse (et de Grèce), au point d’être devenue un haut lieu du tourisme balnéaire international. Cette popularité, si elle assure une ambiance animée et de nombreuses infrastructures, influence fortement la nature du tourisme sur l’île et certains aspects plus authentiques de Kos tendent à s’effacer sous la pression du surtourisme, surtout en été. Il est alors important d’avoir en tête ces réalités pour mieux organiser son séjour.
Au sommaire
Le meilleur de Kos
Le relief de l’île de Kos est varié, dominé par le massif du Mont Díkeos (876 m) au centre, tandis que des plaines fertiles s’étalent au nord. Ce mélange de montagnes verdoyantes et de côtes découpées forme des paysages pittoresques, avec des plages de sable fin bordées d’eaux turquoise au sud et à l’ouest, et des rivages plus sauvages par endroits.
C’est une île qui a vu se succéder les civilisations antiques (grecque, romaine) dont témoignent encore aujourd’hui de nombreux vestiges archéologiques, puis les époques byzantine et médiévale marquées par les Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean. Occupée par l’Empire ottoman, puis par l’Italie au début du XXe siècle, Kos conserve aussi des traces de ces influences (mosquées, bâtiments administratifs italiens, etc.). Ce passé multicolore a forgé l’identité unique de Kos, à la croisée de l’Orient et de l’Occident.
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La chora de Kos (Kos town) et l’est de l’île
La ville de Kos est le port de l’île et son cœur vivant. C’est une ville avec de larges avenues et des ruelles piétonnes ombragées où cohabite un château médiéval, des maisons blanchies à la chaux typiquement grecques, des bâtiments administratifs de style italien des années 1930 et des minarets ottomans. Une architecture qui reflète le passé de la ville et lui confère un charme unique.
Commencez la visite par le front de mer et l’imposant Château de Neratzia, forteresse du XVe siècle construite par les Chevaliers de Saint-Jean et qui garde l’entrée du port. Sur la place juste derrière se dresse l’illustre platane d’Hippocrate [vue 360°], là ou selon la légende, Hippocrate enseignait la médecine à ses élèves. Non loin de là, la place Eleftherias constitue le cœur animé de la ville : on y trouve la mosquée Defterdar et le marché couvert [vue 360°] construit du temps de l’occupation italienne. Juste à côté se trouve le musée archéologique qui abrite statues et mosaïques retrouvées sur l’île et qui mérite la visite.
Perdez vous ensuite dans la vielle ville; vous tomberez sur des vestiges antiques en plein air : l’Odéon romain (un petit théâtre couvert de 750 places) remarquablement conservé [vue 360°], les ruines de l’Agora antique près du port, ou encore les restes de temples gréco-romains disséminés au détour des rues. La ville regorge par ailleurs de cafés et terrasses où faire une pause mezzé face à ces pierres chargées d’histoire.
Coté face, la capitale de l’île concentre une grande partie de l’animation touristique et en juillet-août, et la vieille ville perd un peu de son cachet sous l’afflux de visiteurs et de boutiques de souvenirs clonées les unes à côté des autres. Si son patrimoine historique reste remarquable, l’ambiance y devient bruyante et un peu stressante en été, avec une vie nocturne très développée. En haute saison, les petites plages urbaines à proximité (Lambi, Psalidi) sont très fréquentées, bruyantes et bordées de rangées de transats. Si vous êtes venus faire la fêtes au soleil, ce peut être bien mais cette effervescence peut déplaire à ceux qui recherchent le calme, tant la ville n’a plus rien de paisible en plein été.
L’Asclépiéion : sur les traces d’Hippocrate
À 3,5 km au nord-ouest de Kos Town, sur une colline boisée, se trouve l’Asclépiéion de Kos [vue 360°], le site archéologique le plus emblématique de l’île à ne pas rater pour comprendre l’importance de Kos dans l’histoire de la médecine. C’est un sanctuaire de la Grèce antique fondé au IVe siècle av. J.-C dédié à Asclépios (le dieu de la médecine) où l’on soignait les malades et enseignait la médecine il y a plus de 2400 ans et qui était renommé dans tout le monde hellénique.
On distingue les fondations des temples d’Asclépios, les restes de portiques où les malades se reposaient, ainsi que les bassins des thermes romains plus tardifs. Des panneaux explicatifs (en anglais/grec) aident à imaginer la vie du sanctuaire à l’époque. Au sommet du site, très belle vue panoramique sur la mer Égée et la côte turque.
Idéalement vous visitez le site hors saison mais si vous êtes à Kos en été, il est grandement recommandé de visiter l’Asclépiéion tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter les fortes chaleurs estivales et les cars qui amènent les visiteurs de toute l’île.
La côte est et le centre de Kos
En prenant la route route côtière vers l’est, à environ 12 km de la ville, après le cap Agios Fokas avec sa belle plage bien qu’un peu trop construite se trouvent les Thermes d’Embros, une source chaude sulfureuse qui jaillit sur la plage de Therma. L’eau sort du sol à plus de 40°C et se déverse dans une anse de galets où les baigneurs peuvent profiter d’un bain chaud en pleine mer [vue 360°]. On accède à la crique à pied (5-10 min de descente depuis le parking).
En prenant la route la côte nord de l’île, s’étendent deux longues plages de sable réputées. A une dizaine de km de la Chora (une piste cyclable relie Kos Town à la station permettant une jolie balade à vélo en longeant la mer), le village côtier de Tigaki s’est développé autour de sa longue plage de sable blanc et d’eaux peu profondes [vue 360°] qui en font certainement l’une des plus belles de l’île. C’est une station balnéaire animée avec hôtels, tavernes de bord de mer et clubs de planche à voile. Juste derrière la plage se trouve le lac salé d’Alikés, un marais salant où l’on peut apercevoir des oiseaux migrateurs (flamants roses en saison). Le revers est qu’en haute saison, Tigaki attire beaucoup de monde (familles et voyageurs en séjour all inclusive), car la plage est aménagée et la mer peu profonde. Si l’endroit reste plus tranquille que Kos Town, la plage peut être noire de monde en été. En continuant vers l’ouest, Marmari est un autre village côtier apprécié en particulier pour le kitesurf et la planche à voile quand le meltem, souffle l’été.
En continuant vers l’ouest, à 21 km de Kos town, on rejoint Mastichari, un petit port de pêche devenu station balnéaire [vue 360°]. C’est un gros village qui reste à taille humaine où l’atmosphère est plus décontractée et familiale. La plage de Mastichari est une longue plage organisée de sable blanc. Le port de Mastichari assure la liaison quotidienne en ferry vers l’île voisine de Kalymnos (en environ 20 minutes) et l’on trouve quelques bonnes tavernes de poissons sur le front de mer.
Au centre de l’île, les versants du mont Dikeos qui domine Kos sont parsemé de petits villages traditionnels. Asfendiou est un ancien bourg agricole, autrefois prospère grâce à la vigne et aux oliviers où l’on trouve de belles maisons en pierre du XIXe siècle.
Plus haut, accessible par une route sinueuse, Zia est sans doute le village le plus pittoresque et le plus populaire de l’île. Un village carte postale avec ses maisons blanchies et aux volets bleus. Mais aussi un haut lieu du tourisme avec ses nombreuses boutiques d’artisanat et restaurants qui attendent les bus en été alors que le soir venu il offre le plus beau coucher de soleil de l’île [vue 360°]. Cela reste une visite à faire mais pour le panorama le mieux est de randonner vers la petite église Dikaios Christos (📍) située près du sommet du mont Díkeos (comptez 1h 30min de marche depuis Zia) pour échapper à la foule et profiter au calme d’un panorama époustouflant [vue 360°].
Au dela d’Asfendiou vers l’est se trouve le village abandonné (ou presque) de Haihoutes (ou Agios Dimitrios). Ce village autrefois prospère est en grande partie abandonné depuis les années 1960. Mais avec ses belles vues [vue 360°] et son très charmant Kafenion traditionnel ouvert en saison et ou l’on peut déjeuner (📍) c’est une destination à ne pas rater.
Le village de Pyli mérite également un détour pour son ambiance plus authentique. Profitez en pour vous arrêter et vous désaltérer sur une terrasse à l’ombre des platanes [vue 360°]. Il faut faire la petite randonnée qui vous emmène à 4 km jusqu’aux vestiges de Paleo Pyli, un village médiéval abandonné au XVIe siècle, avec les ruines d’un fort byzantin perchées sur un éperon rocheux d’où vous profiterez d’une vue époustouflante sur la côte nord de Kos et les îles voisines [vue 360°].
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La région ouest de Kos
Vers l’ouest, le paysage s’ouvre sur de grandes étendues et des collines plus arides. La côte est bordée de plages parmi les plus belles de l’île et plusieurs villages méritent la visite et justifient de louer un véhicule pour pouvoir vous éloigner des zones les plus touristiques de l’île.
Situé sur un plateau central et collé à l’aéroport, Antimachia est un gros village rural avec le dernier moulin à vent traditionnel encore en fonctionnement de l’île (📍) qui se visite pour découvrir son mécanisme restauré et acheter de la farine locale. Juste derrière, on peut visiter la maison traditionnelle d’Antimachia, une reconstitution d’une demeure paysanne avec son mobilier d’époque. A 5 km vers l’est, perché sur une colline, se dressent les remparts de la forteresse d’Antimachia (et deux petites églises intactes à l’intérieur des murailles). Les ruines de ce château vénitien offrent un beau point de vue sur la côte [vue 360°].
En descendant vers la côte sud (à 30 km de Kos town) on rejoint Kardamena la station balnéaire la plus animée de Kos après la ville principale. Ancien port de pêche le village s’est transformée en spot touristique avec ses nombreux bars, pubs et clubs qui attirent une clientèle internationale jeune venue faire la fête en été. En été Kardamena peut être littéralement bondée avec tout ce que cela suppose. Kardamena offre une belle plage de sable et galets, et toutes les commodités (sports nautiques, plongée, etc.) mais elle est à éviter en pleine saison. Depuis son petit port partent des excursions en bateau vers l’île de Nisyros. Pour échapper à l’agitation touristique, éloignez-vous du front de mer pour trouver dans les ruelles des petites églises blanches, un musée du folklore local, et des habitants vaquant à leur quotidien loin.
A environ 25 km, se trouve le village de Kéfalos perché sur une colline surplombant la baie de Kamari. Ancienne capitale de l’île dans l’Antiquité, Kéfalos est aujourd’hui un bourg qui a su rester authentique avec ses maisons blanches serrées les unes contre les autres. En contrebas s’ouvre la vaste baie de Kamári, abritant de superbes plages consécutives sur des kilomètres. La plus proche du village est Kamari Beach elle-même (parfois appelée Kéfalos Beach), longue plage de sable et de galets avec toutes les commodités (transats, cafés). Un peu au nord passé le bourg de Kampos, la plage d’Agios Stefanos (📍), est unique. Sur le rivage se dressent les vestiges d’une basilique chrétienne du Ve siècle, avec des colonnes qui émergent du sable [vue 360°]. Juste en face, à une centaine de mètres dans la mer, trône l’îlot de Kastri [vue 360°] et sa petite chapelle aux murs bleus et blancs. C’est certainement l’un des lieux les plus emblématiques et les plus instagramé de Kos.
Pour plus de tranquilité et de magnifiques plages, il faudra s’éloigner de Kefalos vers le sud-est et rejoindre les plages d’Agios Theologos ou Paradise Beach.
Kefalos est également la porte d’entrée vers la péninsule au sud ouest et certaines des plages les plus isolée. Dominant l’ile, le monastère d’Agios Ioannis (📍) mérite le trajet pour prendre un moment hors du temps et loin des foules [vue 360°]. C’est aussi l’un des plus beaux coucher de soleil de l’île
Les plages de Kos
L’île de Kos est connue pour la beauté de ses plages. On en compte une petite vingtaine qui sont pour la plupart sont très organisées avec des parasols alignés, des activités nautiques, des beach-bars et des tavernes mais il subsiste quelques criques un peu plus isolées si vous vous éloignez des stations balnéaires les plus touristiques. De nombreuses plages bénéficient du label Pavillon Bleu (eaux propres et aménagements écolo) et ce peut être un bon indicateur également pour trouver des plages propres.
Sur la côte nord de Kos, les plages de Tigaki, Marmari, Mastichari sont de longues plages de sable très populaires et touristiques qui peuvent être exposées au vent ce qui en fait également des spots appréciés pour le windsurf ou le kitesurf quand ca souffle. Tigaki est la plus connue avec sa bande de sable blanc de 10 km et ses eaux peu profondes sur des dizaines de mètres qui en font un spot idéal pour les enfants et les jeux de plage. Sur toute la longueur de la plage s’alignent tavernes, bars de plage et hôtels, et il devient difficile d’y trouver un coin de sable libre en juillet-août. Pour plus de calme il faut alors marcher vers l’extrémité ouest, en bordure du lac, là ou la plage devient naturiste pour retrouver plus de calme. Marmari, dans le prolongement, offre un paysage similaire quoi qu’un poil plus calme ainsi qu’une base nautique. La meilleure des 3 de mon point de vue est la plage de Mastichari avec son ambiance familiale et ses eaux d’un bleu émeraude magnifique.
En continuant, tout à l’ouest sur la côte nord, au dessus de Kefalos, la plage de Limnioas est un joli port naturel abrité [vue 360°]. La plage est organisée mais plus calme alors qu’elle est plus éloignée (comptez une heure de route depuis Kos town)
À l’est de Kos Town, le littoral est plus étroit et parfois composé de galets ou de sable sombre d’origine volcanique. Moins populaires que les plages de sable doré de l’île, elle sont naturellement plus calmes et moins organisées. Psalidi Beach, juste après la ville, est une plage de galets [vue 360°] aménagée avec des transats et un centre de plongée appréciée pour faire du snorkeling à proximité des rochers. Plus loin, la plage d’Agios Fokas est une jolie plage de galets noirs un peu trop construite à mon gôut [vue 360°] qui fait face a la côte turque et qui est généralement calme. En continuant la route se termine aux sources chaudes de Therma évoquées plus haut, un must pour se baigner dans une eau naturellement chauffée à 40°C en pleine mer. L’endroit est atypique (galets, rochers volcaniques, odeur légère de soufre) et vaut le détour.
Le sud de Kos offre certaines des plus belles plages de l’île. À Kardamena, la plage principale de sable est agréable, avec vue sur Nisyros en face, mais elle est surtout prisée pour son accessibilité depuis les hôtels. Les véritables trésors se trouvent plus à l’ouest, dans la grande baie de Kéfalos. Là, un chapelet de plages paradisiaques s’égrène sur plus de 5 km. Exotic Beach, Magic Beach, Lagada beach assez tranquilles puis bien sûr Paradise Beach, la star des plages locales. Avec son sable doux, ses eaux turquoises peu profondes et son animation estivale (sports nautiques, buvette, musique). Un vrai paradis il y a une décennie qui attire chaque jour beaucoup de monde (accessible également en bus) venus profiter de son sable fin et doré mais aussi venus chercher les fameuses bulles volcaniques qui remontent par endroits du fond marin.
En continuant la côte, on tombe sur Agios Stefanos Beach, remarquable avec ses ruines antiques en bord de mer comme décrit précédemment.
Si vous êtes motorisés, il faut continuer tout à l’ouest où l’on trouve des plages plus isolées. La plage d’Agios Theologos n’est pas la plus belle avec ses petits galets [vue 360°] mais elle est organisée et facile d’accès. En descendant vers le sud, la plage de Tripti [vue 360°] est une belle plage même si la personne qui gère la plage et tend à se l’approprier n’est pas très agréable. En allant vers le sud, l’accès aux plages est encore un peu difficile mais cela en vaut la peine. C’est le cas de la plage Cavo Paradisio avec son agréable beach bar [vue 360°] ou la plage Mystic Phenomenal [vue 360°] encore plus reculée et non organisé mais qui vous offriront une expérience bien différente du reste de l’île.
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Plages et activités sportives - 8/10
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Patrimoine historique et culturel - 8.5/10
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Villages et arrière pays - 6.5/10
6.5/10
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Authenticité - 4/10
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Quelques liens pour aller plus loin
Quelques repères sur Kos
Superficie: 295 km² (112 km de littoral)
Longueur: 42km, largeur: 12km
Point culminant: mont Dikaios 846 m
Environ 37,089 habitants (2021)
Quatres ports: Kos, Kardamena, Kefalos, Mastichari
Aéroport international: Kos (KGS)
Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques
Les principales fêtes à Kos
- 23 avril – Panigyri d’Agios Georgios à Pyli et Asfendiou
- Festivités du carnaval (3 semaines avant le carême) avec défilé de chars à Antimaheia et Pyli
- 29 juin – Ayii Apostoloi
- Première semaine d’août – Festival du vin à Mastihari
- Deux premièere semaine d’Août – Festival du miel à Kefalos et Antimaheia
- 15 août – Fête de la Dormition de la Vierge à Kefalos
- 8 septembre – fête pour la naissance de la Vierge à Kardamaina
- Première décade d’octobre – Le Festival de l’éperlan à Kardamaina
Les autres destinations pour :
Voyage en Grèce: séjour sur mesure conçu par une agence locale
La carte de Kos
Comment aller à Kos ?
Kos dispose d’un aéroport international (KGS) qui est desservis depuis la France et la Belgique. C’est notamment le cas de Transavia depuis Paris ou Brussels Airlines depuis Bruxelles en saison. Bien sûr il est également possible de passer en transit par Athènes avec des vols quotidiens pour l’île.
Des bus permettent de rejoindre facilement la ville de Kos depuis l’aéroport. Vous pouvez également réserver un taxi à l’avance qui vous attendra avec votre nom à l’arrivée auprès de notre partenaire welcomepickups.
Kos est également accessible en bateau depuis le Pirée (9h 10min) ainsi que depuis Bodrum en Turquie (0h 20min). Cela peut d’ailleurs être une bonne option (économique) si vous trouvez un vol direct pour Bodrum.
Kos est sinon l’un des principaux hub du Dodécanèse avec des connections pour les îles autour ainsi que certaines îles du nord de la mer égée des Cyclades: Symi (1h 20min), Kalymnos (1h 35min), Nisyros (1h 45min), Leros (2h 35min, Agia Marina 1h 20min), Patmos (2h 30min), Tilos (2h 30min), Lipsi (2h 45min), Astypalea (2h 50min), Rhodes (3h), Agathonissi (3h), Ikaria (3h 15min), Amorgos (3h 15min), Arki (3h 40min), Chalki (2h 10min), Fourni (4h 40min), Samos (4h 55min), Syros (7h 5min), Kastellorizo (9h 35min).
Les durées indiquées sont les plus courtes sur chaque trajet (source gtp.gr). Par ailleurs, certaines lignes peuvent ne pas être assurées hors saison.
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Les prochains ferries
La gastronomie et les spécialités typiques de Kos
Kos bénéficie de terres volcaniques propices à la cultures des fruits et légumes et l’île est depuis toujours connues pour ses produits agricoles. L’île tend à délaisser ces cultures et l’élevage au profit du tourisme mais il reste quelques bons produits et spécialités qu’il faut essayer ou ramener avec vous.
La star des produits est le Krasotyri, le fromage au vin, spécialité et fierté de l’île qui est IGP depuis 2018. Appelé aussi kokkinotyri, le krasotyri est un fromage de brebis ou chèvre de forme cylindrique affiné dans du vin rouge local pendant au moins un mois, ce qui lui donne une croûte rouge violacée et un léger goût vineux. On le sert en mézé, arrosé d’un filet d’huile d’olive ou grillé au four. Il est possible d’en ramener sous vide.
Dans les tavernes, vous trouverez plusieurs plats traditionnels locaux. Les Pitaridia sont des pâtes artisanales locales, larges et plates comme des tagliatelles ou des feuilles de lasagnes généralement cuites dans un bouillon de viande et servies avec des morceaux de viande effilochée et du fromage râpé.
Il faut également essayer le porc roti accompagné de pligouri (du boulghour).
Si on produit du vin à Kos depuis l’antiquité (j’ai lu que Hyppocrate recommandait de boire un verre ou deux par jour pour sa santé), la viticulture a repris récemment (essentiellement sur les pentes basses du mont Dikeos) et on ne trouve pas encore de très bons vins mais c’est local et toujours agréable en fin de journée. Il faut également tester la Kanelada boisson traditionnelle à base de canelle que l’on trouve un peu partout en Grèce mais qui est ici parfois mélangée à de l’alefaskia, une herbe proche du thé que l’on trouve sur l’île.
Ce qu’il ne faut pas rater à Kos ou autour
- Il faut bien sûr prendre le temps de visiter l’Asclépiéion (même si vous n’aimez pas les vieilles pierres) et gravir les marches millénaires jusqu’au sommet pour vous connecter aux racines historiques de Kos.
- Flâner dans la vieille ville de Kos qui offre un concentré d’histoire et de vie locale.
- Aller déjeuner dans le village abandonné de Haihoutes avec son Kafenion inoubliable
- Se détendre avec un bain thermal en plein air aux sources chaudes de Therma où une source sulfurée à 42°C se mêle à la mer (idéalement le soir, sous le ciel étoilé)
- C’est un must même si la foule tend à rendre l’expéreince parfois pénible mais allez à Zia pour le coucher de soleil.
- Si vous êtes motorisé, aller tout a l’ouest de Kos, pour trouver les plages les plus sauvages et calmes de l’ile, loin d el’agitation.
- Nager jusqu’à l’îlot de Kastri sur la plage d’Agios Stefanos (l’eau peu profonde rend la traversée accessible)
- Faire une excursion à Nisyros le temps d’une journée. 45 min de traversée depuis Kardamena pour découvrir une île proche mais totalement différente avec son volcan en activité.
- Le temps d’une journée, mettez le cap sur Psérimos, une de ces toutes petites îles grecques préservées, sans routes ni voitures. Pour y aller prenez le ferry local depuis Mastichari qui effectue la liaison en une demi-heure environ, plusieurs fois par semaine.
- Randonner jusqu’au château de Palaio Pyli perché sur son éperon rocheux au milieu de l’île pour une vue panoramique phénoménale et l’atmosphère d’un lieu abandonné plein de charme.
- Visiter le monastère d’Agios Ioannis au sud ouest, isolé et calme, et l’un des plus beau coucher de soleil loin de tout.
- Randonner (surper avec des enfants) dans la pinède de Plaka pour y apercevoir les nombreux paons en liberté qui y vivent.

