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Le Pélion : le joyau vert de la Grèce centrale

Coincée entre la plaine thessalienne et la mer Égée, à mi-chemin entre Athènes et Thessalonique, la péninsule du Pélion est l’un des secrets les mieux gardés de Grèce. Pas parce qu’elle est oubliée, les grecs la connaissent très bien, mais parce qu’elle attire encore peu de visiteurs étrangers. Et honnêtement, ceux qui la fréquentent régulièrement n’ont aucun intérêt à ce que ça change.

Thessalie: Vue sur le village de montagne de Makrinitsa dans la municipalité de Volos avec des maisons traditionnelles Le Petit Train Moutzouris circule du printemps à l'automne, avec un trajet aller-retour sur Miliès Village de pêcheurs à Damouchari dans le Pélion en Grèce Thessalie, le mont Pelion en Magnesie: plage dans le village de Milina La plage de Mylopotamos sur le mont Pelion en Greece Mont Pelion en Thessalie: maison dans le golfe de Pagasitikos Pelion - village architecture traditionnelle dans le brouillard
Au sommaire

Une péninsule hors des sentiers battus

Le Pélion forme une avancée de terre d’environ 60 km du nord au sud, bordée à l’ouest par le golfe Pagasitique (eaux calmes, idéales pour les familles) et à l’est par la mer Égée ouverte (plages plus sauvages, plus spectaculaires). Le mont Pélion culmine à 1 547 m. Les routes serpentent dans des paysages qui changent à chaque virage : forêts denses de platanes, de hêtres et de châtaigniers, puis soudain une crique turquoise en contrebas.

Le Pélion a connu une grande prospérité aux XVIIIe et XIXe siècles grâce au commerce de la soie et à une autonomie partielle accordée par les Ottomans. Cette richesse explique l’architecture exceptionnelle des villages : maisons en pierre à toits d’ardoise, fontaines sculptées, kalderímia (chemins pavés), églises ornées de fresques. On dénombre officiellement 24 villages, mais des dizaines d’autres hameaux se disséminent dans la forêt. C’est aussi, selon la mythologie grecque, la « montagne des Centaures », patrie de Chiron, le plus sage d’entre eux, précepteur d’Achille, de Jason et d’Asclépios, et résidence d’été des douze dieux de l’Olympe. La légende infuse encore le paysage.

Le tourisme y est majoritairement grec, surtout en juillet-août et autour de Pâques, ce qui peux expliquer toute l’année des prix plus raisonnables et des villages authentiques.
C’est une assez grande région (on peut facilement y passer une semaine et plus) et 4 sous régions pour s’y retrouver.

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Le Pélion central (autour de Volos)

Volos, sixième ville de Grèce et capitale de la Magnésie, est la porte d’entrée naturelle du Pélion. Ville vivante et gastronomiquement réputée pour ses tsipouradika, ces tavernes qui servent le tsipouro accompagné de mezze cuisinés, qui sont une bonne raison de passer une soirée dans la ville.

À 13 km au nord de Volos, Portaria (📍) à 600 m d’altitude offre la première plongée dans l’architecture du Pélion. Les maisons en pierre se déploient en amphithéâtre au-dessus de la plaine, et l’église Saint-Nicolas avec ses bas-reliefs byzantins domine la place ombragée. À 4 km, Makrinitsa (📍), surnommée le « Balcon du Pélion », est l’un des plus beaux villages de la péninsule. Classé site protégé, il surplombe le golfe Pagasitique depuis ses platanes centenaires. La fontaine de l’Eau Immortelle, les tours en pierre, les toits d’ardoise, les peintures murales du naïf Théophilos dans le café communal : tout y est intact. Les voitures n’entrent pas dans le centre; on monte à pied sur les ruelles pavées.

Au départ d’Ano Lechonia (📍) le célèbre Train du Pélion effectue un trajet de 15 km jusqu’à Miliès (📍) en 90 minutes, à 20 km/h, sur l’une des voies les plus étroites du monde (60 cm de gabarit). Construit entre 1894 et 1903 sous la supervision d’Evaristo De Chirico (le père du peintre Giorgio De Chirico, né à Volos), il franchit des viaducs de pierre et des tunnels dans un décor forestier saisissant. Miliès elle-même vaut la visite : l’église des Taxiarques (antérieure à 1741), la bibliothèque historique qui conserve manuscrits et cartes de la révolution de 1821, le musée ethnographique.

Le Pélion de l’Ouest

La côte occidentale du Pélion longe le golfe Pagasitique, un bras de mer semi-fermé aux eaux calmes et peu profondes qui se réchauffe vite. C’est la côte préférée des familles grecques, et on comprend pourquoi : des plages faciles d’accès sans trop de vagues, des tavernes de poissons au bord de l’eau. L’ambiance est décontractée, les prix raisonnables, et la fréquentation reste très grecque, ce qui est, à nos yeux un bon signe.

Kala Nera (📍) est le premier bourg de la côte en venant de Volos, avec une longue plage de sable et un front de mer animé. Plus au sud, Afissos (📍) est un des villages les plus charmants du versant occidental : ses maisons en pierre descendent jusqu’à un petit port de pêche, et la place ombragée au bord de l’eau est parfaite pour un déjeuner sans s’interroger. Encore plus au sud, Chorto (📍) et Milina (📍) constituent de bonnes bases pour explorer le Pélion du sud sans l’agitation de la côte est en été. Milina en particulier, avec son port tranquille tourné vers le golfe, a un charme discret que nous apprécions.

Le trio de villages Vizitsa – Pinakates – Miliès forme le cœur du Pélion sud-ouest. Vizitsa (📍) est classé village traditionnel protégé : ses archontika (grandes demeures en pierre des marchands de l’ère ottomane) sont parmi les mieux conservées du Pélion, certaines transformées en chambres d’hôtes avec leurs plafonds à caissons d’origine. Pinakates (📍) est plus petit, plus discret, avec ses ruelles désertes et ses panoramas sur le golfe. On y croise parfois l’odeur du pain cuit dans un four en pierre et c’est le genre de village où l’on s’arrête par hasard et où l’on reste plus longtemps que prévu. Miliès (voir au dessus dans le Pélion central) ferme ce triptyque avec sa dimension historique et intellectuelle. Signalons également Agios Lavrentios (📍), village de montagne sur le versant nord-ouest (400 m), connu comme siège du Festival de Musique du Pélion chaque été. Une manifestation internationale de musique de chambre qui attire des musiciens européens depuis les années 1980 dans un cadre villageois saisissant.

Côté plages, celles du golfe ne rivalisent pas avec les criques sauvages de la côte est, mais certaines ont leur charme, notamment les plages de Kato Gatzea (📍) accessible depuis le petit village de Ano Gatzea (📍) desservie par le chemin de fer du Pélion.

Le Pélion de l’Est

C’est ici que se trouve le cœur battant du Pélion. La côte est ouverte sur la mer Égée face aux iles des Sporades : les eaux sont plus fraîches, les plages plus spectaculaires, les paysages plus sauvages. Et les villages de montagne qui dominent cette côte comptent parmi les plus beaux de toute la Grèce.

Zagora (📍)à 700m d’alltitude est le plus grand village du Pélion, moins visité que Makrinitsa mais remarquable : c’est le berceau des pommes AOP du Pélion (mila Zagoras<) et le lieu où fut fondée, en 1762, l’une des premières bibliothèques de Grèce, la Bibliothèque de Zagora<, qui conserve encore des manuscrits précieux. La place centrale est divisée en quatre quartiers distincts (Agia Kyriaki, Agia Paraskevi, Agios Georgios, Metamorphosis<), chacun avec sa propre église, ses fontaines et ses platanes. Au-dessous de Zagora descend la route vers Chorefto (📍) et Agii Saranta (📍), deux magnifique plages de sable, avec plusieurs kilomètres de littoral et quelques tavernes.

Mouresi (📍) traversé par plusieurs kalderímia et un bon point de départ de randonnée. De là, la route descend vers Damouchari (📍), probablement le lieu le plus photogénique du Pélion : un petit port naturel aux dimensions d’un fjord miniature, quelques maisons de pêcheurs, des murs de pierre, et une eau d’une clarté irréelle entre les falaises boisées. Vosu reconnaitrez certaines scènes de Mamma Mia !

Au-dessus, Tsagkarada (📍) mérite une halte pour son célèbre platane millénaire, l’un des plus anciens et des plus larges de toute la Méditerranée avec un tronc de 14m de circonférence. Le village est composé de quatre hameaux dispersés dans la forêt ; on s’y perd agréablement. Descendre ensuite vers Mylopotamos (📍) Fakistra (📍): deux criques superposées sur la même paroi calcaire (certains pratiquent ici l’escalade), avec leurs galets blancs, leurs eaux turquoise et, pour Fakistra, l’absence garantie de route (on n’y accède qu’à pied en 30 minutes depuis Tsagkarada) qui filtre naturellement la fréquentation.

Plus au nord, Kissos (📍) est l’un des villages les moins connus et les plus préservés de la côte est. Son église Agia Marina, datant du XVIIIe siècle, abrite des fresques et un iconostase sculptés remarquables. Pas loin sur la mer, Agios Ioannis (📍) est le principal centre balnéaire du Pélion nord-est : longue plage de sable, petits hôtels familiaux, ambiance de station estivale sans excès.

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Le Pélion du Sud

Le Pélion du sud est une autre Grèce. Les touristes s’y font encore plus rares et la végétation change de nature : les forêts de hêtres et de châtaigniers du centre cèdent la place aux oliviers, la roche devient plus sèche, plus méditerranéenne. Le paysage est moins spectaculaire que la côte est, mais ici, les villages ont été façonnés par la mer autant que par la montagne. Ce sont des villages de capitaines, de pêcheurs et, autrefois, de corsaires. Et l’extrême pointe de la péninsule offre certaines des expériences les plus insolites de tout le Pélion.

Le carrefour du sud est Argalasti (📍) à 40 km de Volos, noyé dans les oliviers, avec une belle place ombragée et une église des Saints-Apôtres (1886) surmontée d’un imposant clocher néoclassique de 45 m en marbre. Le monastère de Saint-Nicolas de Paou (1732), à 2 km du village, vaut le détour. Argalasti peu servir de base logique pour explorer le sud, avec accès aux deux côtés : plages du golfe Pagasitique vers l’ouest, et côte égéenne vers l’est. Mais on préfère à quelques kilomètres, perché au-dessus du golfe, Lafkos (📍) avec place centrale : platanes centenaires, fontaines, vue plongeante sur Milina et le golfe et le café Forlida, considéré comme le plus ancien café de Grèce en activité continue depuis 1785. Ses murs ont absorbé des siècles de conversations et l’ambiance est restée très authentique malgré la notoriété. À quelques mètres de là, la boulangerie traditionnelle de Lafkos, abrite le dernier four en pierre fonctionnel du Pélion. On y cuit encore le pain chaque matin. A signaler les deux très bonne tavernes de la place, Pégase et Drosia, parmi les meilleures du Pélion sud.

Sur la côte égéenne du Pélion sud, le village de pêcheurs de Katigiorgis (📍) est le repère des amateurs de poisson frais. Ici, la spécialité est la kakavia, la soupe de poisson que l’on découvre dans les tavernes en bord de mer. Des bateaux-taxis relient Katigiorgis à Skiathos juste en face, idéal pour combiner Pélion et les îles. À proximité, Platanias (📍) est un village côtier ombragé de platanes et de peupliers, avec une longue plage et des excursions régulières vers les Sporades. Plus au nord sur la cote est, les petites plages de Paltsi (📍), Potistika (📍) et Melani (📍) sont peu fréquentées, souvent désertes en dehors de juillet-août.

A l’extrémité de la péninsule, Trikeri (📍) à 81 km de Volos, avec une vue panoramique sur le golfe Pagasitique au nord, la mer Égée à l’est et l’Eubée au sud est un site protégé depuis 1967. Un village de capitaines avec ses ruelles tortueuses, ses maisons à tour aux balcons couverts hagiati de style macédonien qui rappellent la prospérité maritime du village. L’église de l’Agia Triada conserve un objet singulier : le trône de Napoléon, acheté en 1815 pour accueillir, selon la légende, une visite de Bonaparte qui n’eut jamais lieu. La route reliant Trikeri au reste du Pélion n’a été ouverte qu’en 1984 et jusque-là, le village ne communiquait avec l’extérieur que par la mer, via son port d’Agia Kyriaki (📍) 4km plus bas. Ce village est une carte postale : maisons blanchies à la chaux, barques de pêche, et un chantier naval traditionnel toujours en activité, héritier d’une tradition de construction navale qui remonte au XVIIIe siècle. C’est ici qu’on mange les meilleures spaghettis aux langoustines du Pélion. 

Depuis Alogoporos (📍), à quelques kilomètres, un bateau-taxi (5 minutes) rallie la toute petite île de Palaia Trikeri (📍) sans voiture, sans routes, avec ses sentiers pédestres, ses criques de galets (Prasini Ammos, Agios Georgios, Agia Sofia), et au sommet, le monastère de l’Annonciation. L’île fut utilisée de 1946 à 1949 comme camp de détention pour les femmes communistes pendant la Guerre civile grecque, un épisode encore présent dans la mémoire locale.

Le Pélion à pied : les kalderimia

Les kalderímia, du turc kaldırım, « rue pavée » sont l’âme du Pélion. Ces chemins taillés à la main dans la pierre, parfois sur des centaines de mètres de dénivelé, ont servi pendant des siècles de seule liaison entre les villages. Les mulets y transportaient la soie, les olives, le bois, les marchandises des foires. Aujourd’hui, 29 itinéraires ont été restaurés et balisés, représentant environ 190 km de sentiers accessibles, entretenus par des associations de bénévoles comme l’assocation des Amis des Kalderímia du Pélion Sud et le Club Alpin d’Orivaticos de Volos.
Randonner sur les sentiers du Pélion est unique.On traverse des espaces vivants et marqués par leur histoire, avec des fontaines de pierre encore en eau, des murets d’oliviers, des chapelles posées à des carrefours comme des balises pour les voyageurs d’autrefois. Les itinéraires relient des villages habitués à l’échange et au passage.
Quelques itinéraires de randonnées à retenir.

  • Le sentier Damouchari – Fakistra (environ 3 km, 2h30 aller-retour) est l’un des plus spectaculaires : le sentier longe la côte dans une forêt dense, avec des vues plongeantes sur la mer Égée, avant de descendre sur des criques successives.
  • Le sentier Vizitsa – Miliès (5,8 km circulaire, 3h) est le plus riche en monuments : il passe par le petit monastère d’Agios Ioannis Prodromos bâti à flanc de rocher, la cascade Katafidi, le pont métallique dit « pont De Chirico » à la chapelle des Taxiarques, et la gare de Miliès.
  • Le sentier Drakia – Agios Lavrentios traverse des forêts de châtaigniers en s’arrêtant à la chapelle Agia Triada et à l’église Agios Athanasios du village.
  • L’itinéraire Damouchari–Mouresi–Kissos–Agios Ioannis (circulaire, environ 4h) passe par la place de Mouresi et son église de la Sainte-Trinité (Agia Triada), l’église Agia Paraskevi, et plusieurs fontaines d’eau vive, jalons essentiels sur tous les anciens chemins.
  • Sur la côte sud, la boucle Agia Triada–Agios Georgios (8,5 km, 4h) offre deux kalderímia parallèles restaurés en 2023, qui permettent un parcours aller par l’ouest et retour par l’est, en traversant une presse à huile du XIXe siècle. Les balisages sont variables (peinture rouge, panneaux en bois ou métal); une carte IGN ou l’application Wikiloc avec les traces téléchargées au préalable reste indispensable.

Un conseil pratique : les sentiers sont souvent ombragés grâce aux forêts denses, ce qui les rend praticables même en juillet-août. Mais les points d’eau des fontaines ne sont pas toujours actifs; prévoyez alors d’avoir de l’eau. Et prévoir des chaussures adaptées : les dalles de calcaire polies par des siècles de passage sont belles mais glissantes par temps humide.

La carte du Pélion

La gastronomie du Pélion

La cuisine du Pélion est une cuisine de montagne qui a grandi avec la mer à portée de vue. C’est comme partout en Grèce une cuisine profondément saisonnière avec des herbes sauvages, des légumes et des fruits de mer frais  au printemps et en été, alors qu’à l’automne et en hiver vous trouverez des champignons des forêts, su gibier, des légumineuses mijotées, viandes confites.

Le plat qui définit le Pélion est le spetzofai. Un ragoût de saucisses paysannes aux poivrons et à la tomate tire son nom du spentza, une variété de piment fort cultivée localement qui lui donne sa personnalité. La saucisse utilisée est traditionnellement faite de chèvre, de mouton ou de porc, bien épicée, et se retrouve chez presque tous les bouchers de la région. Certaines tavernes l’enrichissent de fromage kasseri local ou même de seiche, variation côtière qui vaut le détour.
Le boubari est moins connu mais tout aussi ancré dans les pratiques locales : une saucisse d’abats et de riz farcie dans une panse de mouton, rôtie au four avec des pommes de terre. Plat d’hiver, plat de fête, plat qui donne de bonnes joues aux enfants. On le trouve principalement d’octobre à mars. Dans le registre des charcuteries et mezze, les tsitsiravla, pousses de pistachiers sauvages marinées au vinaigre et à l’ail, sont un incontournable des tables de tsipouro, avec un goût acidulé et herbacé qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

En automne, les forêts du Pélion se mettent à produire des quantités remarquables de champignons sauvages. Les cuisinières de village les préparent en poêlée avec de l’huile d’olive, de l’ail et des herbes, ou les incorporent à des ragoûts. Le sanglier (agriogourou) est l’autre star de l’hiver : braisé longuement avec des tomates, des prunes séchées et des châtaignes, il devient un plat d’une profondeur remarquable.

Côté mer, la singularité absolue de Volos est le kolitsani : des anémones de mer panées et frites, servies exclusivement dans les tsipouradika traditionnels de Volos. C’est l’une de ces spécialités qui n’existent nulle part ailleurs. Tout aussi particulière, la kopanisti Volou est une tartinade épicée à base de poivron rouge, de pâte de tomate et d’ail, qui accompagne le tsipouro comme évidence.

Parmi les douceurs, le baklava blond du Pélion (aux amandes plutôt qu’aux noix) et la melahrini, une tarte aux noix dans un sirop épais sont les desserts qu’on retrouve dans les cafés et pâtisseries des villages.

Le tsipouro reste l’alcool central de toute cette gastronomie. Eau-de-vie de marc non anisée, elle se boit accompagnée de mezze qui changent à chaque tournée. La règle d’or des tsipouradika de Volos : on ne choisit pas ses mezze, ils arrivent. Le tsipouro est inclus dans le prix des accompagnements. C’est un des rituels les plus sincèrement conviviaux de Grèce.

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A quelle période découvrir le Pélion ?

Le Pélion est une rare destination grecque qui fonctionne toute l’année.
  • En été (juin–septembre) : les plages sont au mieux, mais les routes du Pélion de l’est peuvent être chargées en juillet-août. Juin et début septembre restent idéaux : mer chaude, fréquentation raisonnable, températures supportables grâce à l’altitude.
  • Au printemps et en automne : idéal pour la randonnée. Les forêts sont en pleine vigueur au printemps ou se parent de couleurs chaudes en automne. Les villages sont quasi déserts, les prix sensiblement plus bas.
  • En hiver : le Pélion se transforme en destination de montagne. Le centre de ski d’Agrioleikes (à 27 km de Volos, 1 471 m d’altitude) offre une vue simultanée sur deux mers. Et revenus à Volos, les tsipouradika tournent à plein régime, une expérience particulièrement chaleureuse par temps froid.

Comment aller dans le Pélion ?

  • En voiture depuis Athènes : 3h30 de route (325 km) via l’autoroute E75, puis nationale vers Volos. Bus KTEL depuis le Terminal B de Liossion (environ 4h30, plusieurs départs/jour). Depuis Thessalonique : environ 2h en voiture (207 km). Liaison KTEL également disponible.
  • En avion : l’aéroport de Néa Anchialos (VOL), à 48 km de Volos, reçoit quelques vols charters en saison. L’aéroport de Thessalonique (SKG) est l’alternative la plus connectée toute l’année.
  • En train : liaison Larissa – Volos (environ 1h). Depuis Athènes ou Thessalonique, changer à Larissa.
  • Dans la cadre d’un road trip : le Pélion s’intègre naturellement dans un circuit Grèce centrale et permet de découvrir Delphes → Météores → Pélion et même Sporades ensuite en ferry.

Se déplacer sur la péninsule : la voiture est vraiment très utile sauf si vous prévoyez un séjour de trek à la découverte des Kalderimia. Les routes sont sinueuses mais généralement en bon état. Ne sous-estimez pas les temps de trajet : les distances semblent courtes sur la carte, mais les virages multiplient les temps par trois ou quatre. Des bus KTEL locaux relient Volos aux principaux villages (horaires limités hors saison).