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Cythère (Kythira) : l'île grecque qui n'a pas cédé au tourisme de masse

Cythère, Κύθηρα en grec, se situe à la pointe sud du Péloponnèse, à peine 12 kilomètres du cap Maléa, à l’exacte confluence de trois mers : la mer Ionienne, la mer Égée et la mer de Crète. Administrativement rattachée aux îles Ioniennes, elle ressemble pourtant bien davantage aux Cyclades par son architecture de cubes blancs et bleus, ses plateaux pelés battus par le vent et ses eaux d’un bleu tranchant. Cette position de carrefour explique l’extraordinaire densité de son passé : Minoens, Phéniciens, Mycéniens, Byzantins, Vénitiens et Anglais se sont tous succédé ici, laissant chacun une couche dans le paysage.

L’île s’étend sur 280 km² et compte moins de 4 000 habitants permanents, répartis entre la capitale Hora et une quarantaine de villages. En dehors de juillet-août, Cythère vit à un rythme que les grandes îles grecques ont définitivement perdu. C’est son principal atout et, pour qui sait le lire, sa principale promesse.

Le tourisme y reste mesuré. Cythère elle attire surtout des Grecs qui la connaissent bien, quelques Australiens dont les familles sont originaires de l’île, des randonneurs et des amateurs de plongée. Pour un voyageur francophone, Cythère reste une découverte réelle.

Cythère : vue sur la hora et le petit port de Kapsali en arrière plan Cythère ou Kythira : La plage sauvage de Kaladi Cythere - chemin dans la nature entre les ruines de Fortezza à l'île de Kythira Magnifique vue sur le coucher de soleil au-dessus de la plage de Kapsali, sur l'île de Cythère, en Grèce Cythère - Petite plage, crique à Avlemonas Cythère - Vue aérienne du village d'Avlemonas et son petit port Vue sur l'ancien château historique de l'île de Cythère, en Grèce. Vue sur le monastère et centre spirituel de Panagia Myrtidiotissa à Cythère. Le sanctuaire est dédié à la Vierge Myrtidiotissa, considérée comme la patronne de Cythère Vue aérienne du pittoresque village balnéaire d'Avlemonas, ou Avlemon, sur l'île de Cythère Kythira - Cythère - vue sur le village de Kapsali au coucher du soleil Cythere- Vue panoramique sur la Chora, Cythère et le château sous le soleil Cythere : magnifique vue sur la hcora et le Kastro depuis la montagne
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Le meilleur de Cythère

Cythère est une île vivante avec une communauté d’environ 4 000 habitants permanents, répartis sur une quarantaine de villages. En dehors de juillet-août, Cythère vit à un rythme que les grandes îles grecques ont souvent perdu. C’est son principal atout et, pour qui sait le lire, sa plus grande promesse.

C’est une île structurée par deux petits massif montagneux, l’un à l’est qui culmine à 474 mètres au mont Vouno tou Digení et l’autre à l’ouest avec le Mermingkáris qui culmine à 506 mètres, point le plus haut de l’île. Enhtre les deux s’étend un vaste plateau traversé de profonds ravins et de gorges. On trouve des torrents près de Karavas au nord, de Mitata au centre et de Mylopotamos à l’ouest, où se trouvent également des cascades et des moulins à eau. Ces deux chaînes de montagnes donnent à l’île ses deux visages. Le nord est plus humide, plus vert, avec des vallées encaissées, des sources vives et une végétation dense autour de Karavas et de Mylopotamos. Le paysage y ressemble parfois plus à celui d’une île ionienne qu’à une île égéenne. Le sud, plus aride et venteux, expose ses falaises et ses galets directement sur la mer. Entre les deux, le plateau central abrite la majorité des villages, dans un paysage de champs caillouteux, de murets de pierre sèche et de chapelles isolées.
La végétation est celle d’une île méditerranéenne sèche : maquis, oliviers, garrigues à thym et romarin. Mais il existe des zones de verdure notable : au nord, la forêt de Gerakari est l’un des rares massifs boisés de l’île, dominé par des pins et des chênes-lièges. Elle est particulièrement agréable pour la randonnée au printemps et à l’automne.

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Les villages du sud de l’île

Hora (Χώρα, parfois écrite Chora), construite sur un éperon rocheux dans la partie sud de Cythère. C’est un gros village (~250 habiotants permanents) paisible avec des maisons blanches qui descendent en ruban depuis le kastro vénitien, héritage des premiers gouverneurs vénitiens de l’île (construit à partir de 1503). Dans les ruelles qui longent le kastro, on trouve quelques boutiques soignées : bijoux en argent, couronnes de sempreviva (l’immortelle jaune emblème de l’île), antiquités. Le point de vue depuis le kastro est exceptionnel, avec vue plongeante sur la double baie de Kapsali et, par temps clair, jusqu’à Antikythira.

Le musée archéologique de Hora, à l’entrée nord du village sur la route principale, vaut la visite. Deux salles retracent l’histoire de l’île depuis la préhistoire jusqu’à l’époque romaine, à partir des fouilles des sites antiques de Paléopolis et de Palaiokastro. La pièce maîtresse est le Lion de Cythère, statue en marbre blanc d’époque archaïque, récupérée sur le site antique de la côte est. Le musée est rarement bondé et généralement ouvert même hors saison.

À 2 km à l’est de Hora, Kapsali est un village au bord de l’eau qui s’étire autour de deux baies en croissant séparées par un cap coiffé d’une petite église et d’un phare. C’est la station balnéaire principale de l’île en été, avec tavernes et cafés sur le front de mer. Le rocher au large s’appelle Avgo (l’Œuf) : selon la mythologie, c’est là qu’Aphrodite aurait émergé de l’écume. L’ambiance est animée mais pas débordante ; Kapsali reste à taille humaine même en plein mois d’août.

En remantant, à 6 km au nord de Hora, dans le village de Kato Livadi, le Musée d’art byzantin et post-byzantin rassemble des icônes et des fresques récupérées dans les chapelles dispersées de toute l’île. C’est une collection modeste mais de qualité, logée dans une ancienne église post-byzantine. Juste au nord du musée, le pont de Katouni, construit par les Britanniques au XIXe siècle, est la plus grande arche de pierre de Grèce : ses douze travées enjambent un lit de rivière presque à sec en été, dans un cadre champêtre qui contraste avec la sécheresse du reste du paysage.

En remontant vers l’ouest, on rejoint le monastère de la Panagia Myrtidiotissa, sanctuaire le plus important de Cythère : une icône miraculeuse de la Vierge y est vénérée, et la fête du 24 septembre attire des pèlerins de toute la Grèce. Le bâtiment actuel a été construit sur les ruines de l’église originelle, dont la porte démesurément épaisse avait été conçue pour protéger l’icône des raids de pirates. C’est un lieu de dévotion active, pas un musée.

En remontant 10km au nord du monastère, à l’ouest du plateau central Mylopotamos est un bourg traditionnel installé dans une cuvette boisée traversée par un cours d’eau. En descendant depuis la place du village vers la vallée, on atteint une série de vieux moulins à eau et une petite cascade au fond des gorges. La grotte d’Agia Sofia, à 30 minutes à pied ou à quelques minutes en voiture par une route asphaltée, est la plus grande caverne de l’île : son entrée a servi d’église et conserve un iconostase taillé dans la roche avec des fresques byzantines. La grotte est ouverte en saison (juin-août, sauf le mercredi). À proximité immédiate, le kastro vénitien de Kato Chora est l’un des ensembles médiévaux les mieux conservés du sud de la Grèce : ses ruelles intra-muros, ses chapelles byzantines et son lion de Saint-Marc en bas-relief au-dessus de la porte monumentale méritent une heure de déambulation.

A l’opposé de l’île, Avlemonas, sur la côte est, est l’ancien village de pêcheurs le plus photogénique de l’île : maisons bleues et blanches serrées autour d’un minuscule port naturel en forme de piscine, un fort vénitien du XVIe siècle sur le promontoire, et des eaux d’une magnifiques. À quelques kilomètres au sud, Paléopolis marque l’emplacement de l’ancienne Skandéia homérique : peu de vestiges visibles, mais le site a été fouillé depuis les années 2000 et l’on a identifié l’emplacement du sanctuaire d’Aphrodite sur la colline dominant la mer. La colline elle-même, battue par le vent, vaut le quart d’heure de montée à pied pour le panorama.

Les villages au nord de Cythère

Potamos, est le plus grande bourgade de l’île et là ou l’on trouve tous les services : banque, pharmacie, poste, stations-service. Visite indispensable les dimanche matin (8h à 14h) pour le marché dominical sur la grande place centrale. Les producteurs locaux viennent y vendre miel, huile d’olive, légumes de saison et fromages artisanaux. En juillet et août, des musiciens s’installent autour des cafés qui bordent la place. C’est le moment le plus vivant de la semaine sur l’île et l’occasion de se retrouver sur l’île.

À 3 km à l’est de Potamos, Paléohora (anciennement Áyios Dimítrios) est l’ancienne capitale médiévale de Cythère, rasée en 1537 par Barberousse. Le site est l’un des moins visités et des plus impressionnants de l’île : un éperon rocheux entouré sur trois côtés par un à-pic de 100 mètres, couvert de ruines d’églises dont certaines conservent encore des fragments de fresques. Peu de panneaux, pas de billetterie, pas de foule. On y accède par une piste de 4 km depuis Potamos ou par le sentier de randonnée M31.

Un peu plsu au nord sur la côte ouest, Agia Pelagia est le principal port d’arrivée des ferries en provenance de Neapolis. Village balnéaire simple, adossé à des falaises qui tombent sur des plages de sable et de galets aux eaux d’un bleu intense. Enfin, tout au nord le phare du cap Moudari est l’un des plus grands phares construits par les Britanniques en Grèce, bâti en 1857 : la route qui y mène à travers le maquis du cap nord est l’une des plus belles de l’île au coucher du soleil.

Randonnées à Cythère : le réseau Kythera Trails

Cythère est, depuis quelques années, l’une des destinations de randonnée les plus intéressantes des petites îles grecques. Le programme Kythera Trails a restauré et balisé 15 itinéraires thématiques pour plus de 100 km de sentiers, avec 416 points d’intérêt référencés. Deux de ces sentiers ont été les premiers en Europe à recevoir la certification internationale Green Flag Trails accordé sur des critères de responsabilité environnementale et de gestion durable.

Les sentiers couvrent tous les niveaux de pratique. Les circuits courts et peu techniques conviennent aux familles avec enfants ou aux marcheurs occasionnels ; les boucles intermédiaires demandent une à trois heures de marche sans difficulté technique particulière ; quelques itinéraires plus exigeants franchissent des dénivelés significatifs ou traversent des gorges. Chaque fiche sur le site kytheratrails.gr indique la difficulté, la distance, le dénivelé et une trace GPX téléchargeable. L’application mobile Kythera Trails permet de naviguer hors ligne, ce qui est utile dans les zones sans réseau.

La force du programme est sa dimension narrative : chaque itinéraire est construit autour d’une thématique documentée. Le M31 « Invasion de pirates » relie Potamos à la citadelle médiévale de Paléohora en empruntant les chemins que Barberousse aurait utilisés lors du raid ottoman de septembre 1537, qui fit de l’ancienne capitale une ville fantôme et qui vendit les habitants comme esclaves aux marchés d’Alger et de Tunis. Le sentier M41 « Vallée des moulins à eau », au départ de Mylopotamos, descend vers une série de cascades et 23 anciens moulins à eau, passe par des ponts de pierre et de petites chapelles avant d’aboutir au fort vénitien de Kato Chora, où le lion ailé de Saint-Marc monte encore la garde au-dessus de la porte. C’est l’un des plus beaux circuits de randonnée des îles grecques.

Le M37 « Paysages agricoles oubliés » traverse des terroirs en friche où l’on lit encore les murets de pierre sèche, les terrasses abandonnées et les traces d’une agriculture qui a structuré l’île pendant des siècles. Le M44 « Visite architecturale » passe par les villages du centre à l’architecture contrastée, mêlant maisons vénitiennes, constructions britanniques du XIXe siècle et fermes traditionnelles. Le M49 « Nature en contrastes » explore le nord sauvage de l’île dans une boucle qui alterne zones arides et vallées verdoyantes avec sources et cascades.

Pour les amateurs de sensations plus fortes, Cythère a été la première petite île grecque à se doter d’une via ferrata, installée en février 2020 dans le ravin de Kakí Langáda, reliant le circuit M31 au nord à la côte est.

Le réseau comprend également 7 itinéraires balisés pour le vélo, avec des traces GPX disponibles sur kytheratrails.gr/velo. Ces parcours, conçus pour le VTT, utilisent les pistes et routes secondaires de l’île et peuvent être combinés avec les sentiers pédestres pour une exploration plus rapide du plateau central.

Sélection de plages à Cythère

Cythère compte une quarantaine de plages accessibles. La grande majorité sont des criques de galets ou de sable non organisées, que l’on découvre au fil des routes et des pistes. Voici celles qui me semblent ls plus intéressantes pour leur beauté ou leur singularité.

Au nord se concentrent les plages les plus faciles d’accès depuis le port d’Agia Pelagia. La plage du village elle-même est de sable et petits galets, organisée avec quelques parasols. À environ 2 km au sud, Kalamitsi est nettement plus belle, avec des eaux d’un bleu intense et une orientation qui l’abrite du vent du nord. Plus au nord, Plateia Ammos forme un grand croissant. C’est l’une des rares vraies plages de sable de Cythère, bordée par un village tranquille du même nom. À signaler également : la Fyri Ammos d’Agia Pelagia, distincte de son homonyme du sud-est, avec des tons de sable rougeâtre et des rochers à explorer.

À l’est se trouvent plusieurs des plages les plus spectaculaires de l’île. Kaladi est la plage star de Cythère et la plus réputée : un énorme rocher la divise en deux criques de galets fins, dont l’une se termine par une grotte-tunnel qui débouche sur une troisième plage plus petite. On y accède par un sentier avec un long escalier de pierre. Aucun service sur place, mais une buvette en haut du sentier. Les eaux turquoise encadrées de falaises en font la plage la plus impressionnante de l’île. Non loin, Kombonada est une des plages les plus « sauvages » de la côte est, peu équipée, avec la particularité d’avoir des sources d’eau douce sous la surface de la mer. Palaiopoli/Limni est la plus grande plage de l’île, longue étendue de fin gravier et de sable au pied des anciennes ruines : peu de monde, eaux calmes, idéale pour les enfants. À Avlemonas, pas vraiment une plage mais un port naturel encaissé où l’on plonge depuis les rochers du quai dans des eaux d’une clarté remarquable.

Au sud, les plages gravitent autour de Kapsali et de Kalamos. Kapsali est la plage principale, sablonneuse et abritée, avec quelques parasols et une taverne en bord de mer. Elle est très fréquentée en août. Vers Kalamos, la Fyri Ammos de Kalamos (à ne pas confondre avec son homonyme du nord) est la plage préférée des habitués de l’île : galets rougeâtres, eaux d’un bleu profond, falaises et petite grotte sur le côté droit. La route d’accès est étroite avec des virages serrés, mais elle est asphaltée. Vroulea, encore plus au sud entre Chalkos et Fyri Ammos (Livadi), est une petite crique fermée accessible uniquement via une piste, avec une source d’eau douce qui coule directement sur un rocher au bord de l’eau et un petit abri pour les barques de pêcheurs. Pas de services, pas de monde : une plage que j’aime beaucoup.

À l’ouest, les plages sont globalement plus sauvages. Limnionas, près de Mylopotamos, une petite plage de sable blanc aux eaux calmes, accessible par route asphaltée : son nom signifie « petit lac », ce qui décrit bien son caractère abrité. Lykodimou est une plage de sable et galets accessible depuis le village de Logothetianika, avec une petite grotte naturelle au milieu qui offre de l’ombre à midi et de beaux couchers de soleil. Kalami, proche du kastro de Kato Chora, convient aux familles avec de jeunes enfants pour ses eaux peu profondes. Limnaria et Routsounas restent peu connues même des guides de voyage, accessibles par des pistes un peu cahoteuses.

Il n’existe pas de clubs de plage organisés au sens des grandes îles grecques. Les seuls endroits avec parasols louables et buvette permanente sont Kapsali, Agia Pelagia et Diakofti. Partout ailleurs, on pose sa serviette sur les galets ou le sable.

  • Plages et activités sportives - 8/10 - 6.5/10
    6.5/10
  • Patrimoine historique et culture - 7.5/10
    7.5/10
  • Villages et arrière pays - 8/10
    8/10
  • Authenticité - 8.5/10
    8.5/10
7.6/10
8.2/10
Avis des voyageurs
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Quelques liens pour aller plus loin

Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques

  • 1er août : Agia Elesa est fêtée dans l’ouest de l’île, près du monastère du même nom
  • 17 août fête de l’Ayios Myron à Antikythera
  • 24 septembre : fête de la Panagia Myrtidiotissa

La carte de Cythère

Comment venir à Cythère ?

Par bateau : Diakofti, sur la côte est, est le port principal. C’est ici qu’arrivent les ferries venant du Pirée (compagnie ANEK/Superfast : environ 7 heures de traversée), de La Canée en Crète (Kissamos, environ 3h30) ainsi que les ferries venant de Neapolis (📍) dans le Péloponnèse. (1h30 de traversée, liaison quotidienne en saison). En été, des liaisons supplémentaires sont possibles depuis Gytheio (📍).

Si vous venez en voiture depuis Athènes c’est l’occasion d’un petit roadtrip à travers le temps dans le Péloponnèse (Athènes > Corinthe > Mycènes > Nauplie > Sparte > Monemvasia > Neapoli : voir l’itinéraire ~370km)

Par avion : Pas de vols directs depuis la France mais l’aéroport de Cythère (Alexandre Onassis) est desservi depuis Athènes par Olympic Air, avec plusieurs vols par semaine en été (service réduit hors saison). Le vol dure environ 50 minutes. En été, des vols depuis Thessalonique existent également.

Sur place : Une voiture de location est indispensable pour explorer l’île. L’unique ligne de bus relie Agia Pelagia à Hora puis Kapsali (environ 40 minutes de trajet total) avec quelques passages quotidiens en saison. Elle ne dessert pas les villages intérieurs. S’il y a quelques taxis sur l’île (toujours convenir du tarif et du retour à l’avance) cela reste limité. Les agences de location de voitures et de scooters (notamment Panayotis, avec des bureauxà Kapsali, à Diakofti et à l’aéroport) sont la solution la plus pratique.

→ Conseils pour la réservation des ferries

Prochaine(s) traversée(s)

La gastronomie de Cythère : produits locaux et plats typiques

La cuisine de Cythère porte un nom propre : la cuisine tsirigotica (κουζίνα τσιριγώτικη), du vieux nom vénitien de l’île, Tsirigo. Elle se distingue par ses produits locaux et par quelques recettes héritées des croisements entre traditions ionienne, péloponnésienne et méditerranéenne.

Les produits à rapporter

Le miel de thym est le produit le plus réputé de Cythère e l’un des les miels les plus reconnus de Grèce. Le ladotyri (λαδοτύρι) est le fromage traditionnel : à pâte ferme, fabriqué à partir de lait de brebis et de chèvre, il affine dans de l’huile d’olive et développe une saveur intense et légèrement piquante.. L’huile d’olive, les saucisses aux herbes aromatiques (λουκάνικα) et le sel récolté sur la côte complètent le panier local.

La Fatourada (φατουράδα) est une eau-de-vie de marc aromatisée à la cannelle, au girofle et au zeste d’orange, servie en digestif dans les épiceries et certaines tavernes.

Les plats de l’île

Le meze classique sur les tables de Cythèr est le vrechtoladia tsirigotiki (βρεχτολαδέα τσιριγώτικη) : un paximadi au levain local trempé d’huile d’olive, garni de tomate, de krithamo (κρίταμο) la Criste marine, de fromage de chèvre local, d’origan.qui rappelle un peu le Dakos crètois. VLa kakavia (κακαβιά), la soupe de poissons . Le xinohondro (ξινόχοντρο), trahanas aigre au lait de chèvre, revient dans plusieurs préparations, notamment en soupe avec de l’aubergine ou des escargots. La hortopita (χορτόπιτα) associe les herbes sauvages (ortie, blette, épinard, coquelicot) à des œufs et des fromages locaux ; elle se décline en petits chaussons appelés kalitsounia (καλιτσουνάκια). Plus original j’ai gouté de voutyrotsikoudia (βουτυροτσίκουδο) est un babeurre affiné, légèrement piquant et salé, qui se tartine sur du pain ou accompagne des œufs au plat.

Mais répertoire quotidien de la cuisine kythérienne ne s’arrète pas la : coq aux hilopites (χυλοπίτες), poulpe sous toutes ses formes (à la casserole, grillé, au four), lapin stifado (στιφάδο), chevreau sauté à l’huile, bœuf en lagoto (λαγοτό, proche de la recette péloponnésienne), escargots au hondro (χόντρο), fèves sèches en stifado à la tomate. Et pendant les fêtes vous trouverez parfois un venetsianiko pastitsio (βενετσιάνικο παστίτσιο), une plat d’origine vénitienne qui tient à la fois du pastitsio et de la tarte alors qu’une pate presque sucrée entoure la préparation.

Les douceurs

Le fil conducteur des douceurs de Cythère est l’amande, le miel de thym et les épices, hérités des passages occupations. Les rozedes (ροζέδες) sont des petits bâtonnets d’amandes avec leur peau, pétris au miel et aux épices, générallement parfumés à l’eau de fleur d’oranger. Les amygdalota (αμυγδαλωτά) sont leur version plus légère, aérienne, parfumée au citron. Le kythiraikos artos (κυθηραικός άρτος), le pain festif de l’île, est préparé sans sucre ajouté : c’est le miel local qui lui donne sa douceur,.  Les xerotigana (ξεροτήγανα) sont des beignets frits au miel de thym, sésame et cannelle. Les ladopaximada (λαδοπαξίμαδα) se dégustent arrosés d’huile et de tomate fraîche.

Ce qu’il ne faut pas manquer à Cythère

  • Le kastro de Kato Chora : fort vénitien médiéval aux ruelles intactes, chapelles byzantines et lion de Saint-Marc au-dessus de la porte d’entrée, à Mylopotamos.
  • Paléohora : la capitale médiévale détruite par Barberousse en 1537, perchée sur un éperon à pic de 100 mètres avec ses ruines d’églises et ses fresques.
  • Le sentier M41 des moulins : randonnée dans le ravin de Mylopotamos entre cascades, 23 moulins à eau et sous-bois, jusqu’au kastro.
  • La plage de Kaladi : une des plus belles criques de l’est de l’île, aux eaux turquoise et aux galets rouges et noirs.
  • Le marché du dimanche de Potamos : le vrai cœur battant de l’île, de 8h à 14h, avec produits locaux, musique et café fort.
  • Le miel de thym de Cythère : à rapporter directement chez les producteurs, au marché ou dans les épiceries du village.
  • La fatourada : le spiritueux local à la cannelle et au girofle, à goûter au comptoir d’une taverne le soir.
  • Le kastro vénitien de Hora : point de vue spectaculaire sur Kapsali et l’îlot Avgo, prétendu berceau d’Aphrodite.
  • Avlemonas : le village de pêcheurs le plus photogénique de l’île, à explorer tôt le matin avant le réveil des estivants.
  • Le monastère de la Panagia Myrtidiotissa : le grand sanctuaire de pèlerinage de l’île, dans l’ouest, fêté chaque 24 septembre avec des cérémonies qui attirent des pèlerins de toute la Grèce.