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Où aller en Grèce ? Nos guides pour choisir votre destination

La Grèce est, avec ses 6 000 îles et îlots, le pays d'Europe qui compte le plus de territoire insulaire. C'est aussi ce qui en fait une singularité absolue : nulle part ailleurs on ne peut enchaîner les traversées en ferry, changer d'archipel comme on change de paysage, passer de la mer de Libye à l'Égée en quelques heures. Mais réduire la Grèce à ses îles, c'est se priver d'une bonne moitié du pays.
Le continent concentre l'essentiel du patrimoine antique, une gastronomie de montagne souvent ignorée des guides, et des paysages que peu de voyageurs imaginent en posant le pied à Athènes.
Les guides que vous trouverez sur hellenica ne cherchent pas à tout couvrir. Mais on espère qu'ils vous aideront a trouver la qui Grèce correspond à ce que vous avez envie de vivre.

Au sommaire

La Grèce que l’on ne soupçonne pas toujours

Beaucoup de voyageurs arrivent à Athènes comme dans une ville de transit, pressés d’attraper le ferry. C’est compréhensible, mais c’est aussi dommage. Le Péloponnèse se trouve à deux heures de route de la capitale et concentre, dans un espace raisonnable, Mycènes, Épidaure, Olympie ou encore Nauplie, l’une des plus belles ville de Grèce.
En remontant vers le nord-ouest, la aussi à deux heures de route d’Athènes, les pentes du Parnasse et le sanctuaire de Delphes constituent l’un des sites antiques les plus saisissants de Grèce. Plus au nord, la péninsule du Pélion est une Grèce inattendue : forêts denses, villages de pierre couverts de vigne, plages sur la mer Égée accessibles à pied par des sentiers centenaires. Plus loin encore, les Météores dressent leurs monastères sur des aiguilles de grès dans un décor qui n’appartient qu’à la Grèce.
Enfin tout au nord, passé les trois doigts de la Chalcidique, Thessalonique est une ville dense, commerçante, gastronomique, souvent sous-estimée par les voyageurs francophones.
Vers l’ouest, l’Épire donne sur la mer Ionienne avec ses villages de pierre du Zagori, ses gorges profondes et une tradition culinaire de montagne que peu de voyageurs étrangers connaissent.

Alors bien sûr, les îles sont le trésor de la Grèce. Mais en saison, un road trip sur le continent réserve des découvertes entre mer et montagne uniques, sans la cohue des ports et des plages d’août.

Ce qu’on publie, on l’a vu

Vous ne trouverez pas sur Hellenica, des guides pour toutes les îles ou régions parce que nous publions des guides uniquement pour les destinations que nous avons visitées. Ce que vous lisez ici vient d’une expérience directe et si une région ou une île n’apparaît pas encore sur le site, c’est simplement qu’elle attend son tour.

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Quelle Grèce selon votre envie de voyage ?

Mer, plages et farniente

La Grèce insulaire reste imbattable pour ceux qui cherchent avant tout la mer, mais le continent offre aussi des littoraux remarquables et nettement moins saturés en été. La question n’est pas de savoir si vous trouverez une belle plage en Grèce, mais laquelle correspond à votre façon de voyager.

Du côté des îles, chaque archipel a ses caractères propres. Les Cyclades proposent le mariage classique de la mer Égée, du calcaire et de l’architecture blanche, avec des eaux parmi les plus claires de Méditerranée. Le Dodécanèse combine des plages souvent moins fréquentées avec une influence orientale visible dans l’architecture et la cuisine. Les îles Ioniennes, côté mer Ionienne, offrent une eau plus verte, des plages de galets souvent ombragées et un caractère vénéto-grec distinctif. La Crète est un monde à part, avec des côtes très différentes selon qu’on se trouve au nord ou au sud de l’île. Les Sporades séduisent pour leurs eaux protégées par un parc marin national, idéales pour la plongée et les sorties en bateau. Les îles Saroniques, enfin, sont accessibles depuis Athènes en moins de deux heures et permettent une escapade insulaire sans traversée longue.

Sur le continent, trois régions méritent d’être citées. Le Péloponnèse dispose d’un littoral étendu, en particulier sur la côte de l’Argolide et dans le Magne, avec des plages moins connues des circuits touristiques classiques. La côte ionienne du nord reste l’une des régions côtières les moins exploitées par le tourisme international. Et puis la Chalcidique, au sud de Thessalonique, propose trois péninsules aux ambiances distinctes : la première très accessible, la deuxième plus calme, la troisième terminée par le mont Athos, mais toutes les trois bordées de belles plages de sable.

Archéologie et histoire classique

Pour qui vient en Grèce pour les sites antiques, le continent s’impose naturellement comme point d’entrée. Le Péloponnèse forme à lui seul un circuit archéologique complet, des sites mycéniens aux théâtres hellenistiques en passant par les vestiges romains. Delphes se visite idéalement en fin de journée, quand les cars ont quitté le sanctuaire d’Apollon. Athènes reste le point de départ incontournable, mais l’Acropole n’est qu’un début : l’Agora antique, le musée de l’Acropole, le cimetière du Kerameikos méritent chacun plusieurs heures. Du côté des îles, la Grèce antique est également présente. Le Dodécanèse concentre des strates historiques exceptionnelles, entre temples hellénistiques, forteresses des Chevaliers de Saint-Jean et quartiers ottomans. Le Dodécanèse, les Cyclades et la Crète ont chacun leurs sites majeurs, souvent moins bondés que sur le continent en dehors des mois de juillet-août.

Randonnée et nature

La Grèce de montagne et de sentiers est l’une des plus sous-estimées d’Europe. Le continent concentre les massifs les plus accessibles et les mieux balisés : l’Épire et ses gorges de Víkos dans le Zagori forment l’un des grands itinéraires de randonnée des Balkans, avec des parois qui atteignent 1 000 mètres de hauteur par endroits, comparable à la gorge de Samaria en Crète en termes de spectaculaire, mais sans la fréquentation. La Grèce centrale et les pentes du Parnasse offrent des sorties praticables même hors-saison. Le Péloponnèse cache dans l’arrière-pays du Magne des chemins de pierres qui traversent des paysages quasi déserts.

Du côté des îles, la Crète reste la destination de randonnée la plus complète, avec des sentiers de longue distance, des gorges multiples et des villages de montagne encore habités à l’année. Dans les Cyclades, certaines îles plus petites offrent des réseaux de kalderimia, ces anciens chemins pavés byzantins, qui traversent l’intérieur des terres loin des plages. Dans le Nord-Égée, Ikaria et sa végétation dense constituent une alternative sérieuse pour les randonneurs qui cherchent l’isolement. Dans les Sporades, Alonissos combine sentiers côtiers et parc marin pour des sorties mixtes terre-mer.

Pour préparer un séjour orienté randonnée : notre guide pratique randonnée et trek en Grèce

Gastronomie et terroir

La gastronomie grecque est profondément territoriale : chaque archipel, chaque région continentale produit quelque chose qui ne se retrouve pas ailleurs. Les Cyclades se voient comme l’archipel le plus gastronomique de Grèce insulaire, avec des traditions culinaires fortes à Sifnos notamment, dont le lien avec la gastronomie remonte aux années 1930. Le Dodécanèse mêle influences grecques, ottomanes et italiennes dans une cuisine très diverse et délicieuse. La Crète est la région où la tradition culinaire est peut être la plus ancrée et la mieux documentée, entre produits AOP et cuisine de terroirs marquée. 
Sur le continent, le Péloponnèse est l’une des grande région viticole grecque (avec le nord de la GRèce), avec Nauplie comme base idéale pour explorer les vignobles de Némée. L’Épire propose une cuisine de montagne à base de fromages, de viande et de pâtisseries au miel peu connue à l’extérieur du pays. Thessalonique enfin, est considérée par beaucoup de Grecs comme la capitale gastronomique du pays.

Pour ceux qui cherchent une Grèce à table, voir nos destinations pour se régaler.

Voyage hors-saison

Voyager entre octobre et avril change radicalement l’expérience grecque. Le continent fonctionne à plein régime toute l’année : Athènes, le Péloponnèse et Thessalonique sont probablement plus agréables hors-saison qu’en plein été. Les sites archéologiques sont accessibles sans file d’attente, les musées déchargés, les restaurants locaux de nouveau fréquentés par les Grecs eux-mêmes.

Du côté des îles, la situation est plus variable. Beaucoup d’hébergements et de restaurants ferment entre novembre et mars sur la plupart des îles. Les îles les plus importantes (La Crète, Corfou, Rhodes pour ne citer qu’elles) gardent une vie locale toute l’année et certaines plus petites îles bien connectées par ferry ou par avion restent vivantes et permettent de changer complètement de perspective. Je pense notamment à Syros, Andros, ou même Tinos dans les Cyclades mais aussi aux îles saroniques proches d’Athènes.

Familles avec enfants

La Grèce est une bonne destination pour les familles, à condition de bien choisir la période et de ne pas sous-estimer les distances ou les temps de ferry en pleine chaleur. Sur le continent, le Péloponnèse se prête particulièrement bien à un voyage en voiture avec enfants : sites archéologiques spectaculaires à expliquer, distances courtes, et Nauplie comme base confortable. En voiture, on peut combiner sites historiques et plages sans les contraintes du ferry.

Du côté des îles, les archipels les plus accessibles depuis Athènes sont les mieux adaptés pour les familles qui souhaitent limiter les temps de trajet. Les îles Saroniques se rejoignent en moins de deux heures depuis le Pirée. Dans les Cyclades, certaines îles offrent des plages peu profondes et sécurisées ainsi qu’un réseau de bus ou de pistes cyclables praticable avec de jeunes enfants. La Crète, avec sa taille et son infrastructure développée, reste la destination la plus complète pour un séjour familial long.

Vous partez pour la première fois en Grèce : par où commencer ?

La réponse directe : commencez par Athènes. Pas parce que c’est obligatoire, mais parce que deux jours dans la capitale remettent tout en perspective. L’Acropole vue de loin depuis le haut du Lycabette au coucher du soleil, les collections du Musée national archéologique, la promenade dans thissio au dîner : Athènes prépare bien le reste du voyage. Ensuite, il y a fort à parier que vous voulez découvrir les îles. Et probablement les Cyclades, qui sont la carte postale même de la Grèce insulaire : lumière blanche, eaux turquoise, villages perchés bleu et blanc. C’est légitime, et c’est mérité. Mais si votre voyage est prévu en juillet ou en août, soyez prévenus que Santorin, Mykonos et Paros en pleine saison estivale ne ressemblent peut être pas ce que vous imaginez. Santorin atteint régulièrement les 15 000 à 20 000 touristes par jour pour une île de 15 000 habitants à l’année. Oia n’est plus un village : c’est un couloir de selfies. Mykonos a ses propres amateurs, mais n’a plus grand-chose à voir avec les Cyclades authentiques. Jetez un oeil à notre index de surtourisme des îles grecques pour avoir une vue plus claire des choses. Les Cyclades ne se résument pourtant pas à ces trois noms. Faites-nous confiance : Milos, Sifnos, Serifos, Folegandros ou Amorgos vous laisseront un souvenir bien plus intact, avec la même mer Égée et beaucoup moins de monde. Notre guide des îles des Cyclades vous aide à affiner le choix selon vos envies. Si vous souhaitez des îles tout aussi magnifiques mais un peu moins bondées, le Dodécanèse est une super destination (en fait probablemnt ma préférée) : Symi, Patmos, Chalki ou Astypalea ont chacune un caractère fort, une histoire dense et des plages préservées. Les Sporades, enfin, sont peut-être les îles grecques les plus vertes : Alonissos et Skopelos offrent une douceur de vivre et des eaux protégées que l’on ne retrouve pas dans les Cyclades. Pour tout ce qui touche à la logistique du voyage, ferries, saisons, budgets, transferts : notre guide organiser son voyage en Grèce répond à ces questions de façon pratique.