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Samothrace, île montagne du nord de l'Égée aux mystères antiques
Samothrace (Σαμοθράκη) surgit de la mer de Thrace comme un bloc de granit sombre, dominée par le mont Saos dont le sommet, le Fengari, culmine à 1 611 mètres : le point le plus haut de toute la mer Égée. Isolée, sans aéroport, accessible uniquement par ferry depuis Alexandroupoli, l’île n’a jamais cédé aux sirènes du tourisme de masse. Dans l’Antiquité, le Sanctuaire des Grands Dieux de Paleopoli rivalisait d’importance avec les Mystères d’Éleusis et attirait initiés et pèlerins de tout le monde méditerranéen. C’est ici que fut découverte la Victoire de Samothrace, aujourd’hui au Louvre. Pour les voyageurs en quête d’une île grecque préservée, de randonnée, de cascades et d’archéologie, Samothrace est une destination à part entière, faite de nature brute, d’eaux vives et de silence.
Au sommaire
Le meilleur de Samothrace
Avec ses 178 km², Samothrace est entièrement montagneuse : la route ne fait pas le tour de l’île, et une partie du littoral n’est accessible qu’en bateau. On distingue trois zones bien distinctes. La région ouest, autour du port de Kamariotissa et de la capitale Hora, concentre l’essentiel de la vie administrative et le site archéologique de Paleopoli. La région est, autour de Loutra (aussi appelée Therma), est la base des randonneurs : sources thermales, gorge du Fonias et vasques naturelles forment ici un ensemble unique dans les îles grecques. La côte sud, plus chaude et plus fertile, abrite la seule plage de sable de l’île et les tavernes réputées pour le chevreau rôti.
Que voir dans la région ouest : Hora et Paleopoli ?
Kamariotissa est le port principal et le premier contact avec Samothrace pour tout voyageur arrivant par ferry. Le village n’a pas de charme particulier : on y loue les voitures, on achète l’essence (unique station de l’île, à 1 km au-dessus du port), on s’oriente, et on file.
Hora, aussi appelée Samothraki, est la capitale de l’île, à peine visible de la mer tant elle est blottie dans un creux du versant ouest du Fengari. Taillée dans la pierre, avec des maisons thraciennes aux toits de tuiles rouges serrées les unes contre les autres, des ruelles pavées en pente et des jardins discrets, la Hora dégage une authenticité qu’on ne rencontre quasiment plus dans les îles de l’Égée. Au sommet de la colline, les tours du château des Gatilusi, famille génoise qui contrôla l’île de 1431 à 1457, se dressent encore au-dessus de la végétation : l’enceinte et le portail subsistent, avec un panorama sur la vallée et la mer. Le musée du Folklore occupe une mansion du XIXe siècle et retrace le mode de vie traditionnel des insulaires. Sa boulangerie centenaire reste le point de ravitaillement incontournable avant d’explorer l’île.
À 6 km à l’est de Kamariotissa, le hameau de Paleopoli cache dans un ravin boisé l’un des sites archéologiques les plus importants de Grèce : le Sanctuaire des Grands Dieux (Iero ton Megalon Theon). Actif du VIIIe siècle avant J.-C. jusqu’au Ve siècle après J.-C., ce sanctuaire abritait un culte à mystères d’origine pré-hellénique, dont l’importance spirituelle n’était dépassée que par les Mystères d’Éleusis. Selon la tradition, c’est ici que Philippe II de Macédoine rencontra Olympias lors des initiations, une rencontre qui conduisit à la naissance d’Alexandre le Grand. Ce qui distingue ces mystères, c’est leur caractère universel : l’initiation était ouverte à tous, hommes, femmes et esclaves, sans distinction de statut, une exception rarissime dans l’Antiquité grecque. Parmi les monuments : l’Anaktoron, salle d’initiation du premier degré ; l’Arsinoïon, la plus grande construction circulaire de l’architecture grecque antique connue ; le Temenos, espace ouvert des festins rituels ; et le Hieron, dont cinq colonnes ont été restaurées. Sur les hauteurs du site, dans le Nymphée de Nike, trônait autrefois la Victoire de Samothrace, découverte en 1863 et aujourd’hui au Louvre. Le musée archéologique, à l’entrée du site, est un préambule indispensable. Site et musée sont accessibles avec le même billet.
À quelques centaines de mètres au-delà du site, un édifice semi-circulaire de bois et de pierre abrite le Stasidi : un mémorial dédié à l’apôtre Paul, qui fit escale à Samothrace en 49 apr. J.-C. lors de son premier voyage en Europe, en route vers la Macédoine. Quatre grandes mosaïques relatent cet épisode. Samothrace est ainsi la première terre européenne foulée par Paul selon les Actes des Apôtres.
Sur la route côtière nord, le village de Makrylies abrite la seule fromagerie artisanale de l’île, tenue par la famille Papanikolaou : fromages à base de lait de brebis et de chèvres de l’île, en vente directe à la ferme. Dans les hauteurs de l’intérieur, le monastère Christou (XIVe siècle) compte parmi les monuments chrétiens les plus importants de Samothrace.
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Loutra et les gorges du Fonias : la Samothrace des randonneurs
Loutra, aussi connue sous l’ancien nom de Therma, est le deuxième village de l’île, à 6 km à l’est de Paleopoli. Ombragé de platanes centenaires et traversé par des torrents issus du Fengari, c’est le village le plus vivant de Samothrace en saison. Le camping municipal, quelques studios rustiques dans la forêt et une pension de charme accueillent en juillet-août un mélange improbable de campeurs, randonneurs et anciens curistes. Les bains thermaux officiels restent en travaux depuis plusieurs années, mais les vathres de Gria Vathra les remplacent agréablement : à 15 minutes à pied depuis le village, une succession de vasques naturelles dans le granit, sous les platanes. Idéal pour une baignade en eau douce fraîche en milieu de journée.
À 5 km à l’est de Loutra, le ravin du Fonias (Farangi Fonia) est la randonnée emblématique de l’île. Le Pyrgos tou Fonia, tour médiévale du XIVe siècle, se dresse à l’embouchure du torrent face à la mer et marque le début du sentier. La montée remonte la rive gauche du Fonias en forêt jusqu’à la première vasque, accessible en 30 minutes de marche facile. Au-delà, les passages rocheux mouillés deviennent techniques. La cascade de la Kleidosi, haute de 35 mètres, demande 3 heures de montée en terrain exposé : guide local indispensable. À environ 15 km à l’est de Loutra, la plage de Kipos marque l’extrémité orientale de la route carrossable côté nord.
La côte sud : plages sauvages, oliveraies et chevreau rôti
Plus douce, plus chaude, couverte d’oliveraies et de collines où paissent en liberté les chèvres qui font la réputation gastronomique de l’île, la côte sud est une région à part. Le village de Lakkoma donne accès à une petite plage de galets. Au-dessus, le village perché de Profitis Ilias est la destination gastro la plus courue de Samothrace : plusieurs tavernes familiales y servent le chevreau rôti à la broche, avec vue sur la mer et l’île turque de Gokçeada.
La côte se termine à l’est sur Pahia Ammos, la seule plage de sable de l’île : longue d’environ 700 mètres, avec la chapelle de la Panagia Krimniotissa sur son promontoire rocheux. En haute saison, des kaiques partent d’ici vers les plages accessibles uniquement par la mer : Vatos (sable blanc, rochers surgissant de l’eau), Gyali (crique isolée), et la falaise de Kremasta Nera d’où tombe une cascade de 180 mètres directement dans la mer. À mi-chemin, la formation rocheuse connue des locaux sous le nom de Tis Grias ta Pania (« les tissus de la vieille dame ») crée une impression de grands plis sculptés dans la falaise.
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Randonnée à Samothrace : gorges, vasques et ascension du Fengari
Samothrace est l’île de randonnée la plus sérieuse du nord de l’Égée. Le réseau de sentiers n’est pas toujours balisé avec précision. Des agences locales proposent des sorties guidées de canyoning et de randonnée depuis Kamariotissa et Loutra.
Gria Vathra : l’initiation aux vasques de Samothrace
Le sentier part de Loutra le long du torrent, balisé. En 15 à 20 minutes de marche tranquille, on atteint une série de vasques naturelles dans le granit, sous des platanes centenaires. Accessible pour tous, y compris les enfants. Le point de départ idéal pour s’acclimater à l’île avant des aventures plus exigeantes.
La gorge du Fonias
Le sentier part de la route côtière nord, 5 km à l’est de Loutra, depuis le Pyrgos tou Fonia. En 30 minutes de marche facile en forêt, on atteint la première vasque. Au-delà, les passages rocheux mouillés exigent de l’expérience. La cascade de la Kleidosi, haute de 35 mètres, demande 3 heures de montée en terrain exposé : guide indispensable. L’itinéraire complet fait environ 6,7 km pour 6 heures de marche.
La gorge de Vatos
Moins connue que le Fonias, la gorge de Vatos est l’un des itinéraires les plus difficiles et reculés du mont Saos, réservé aux randonneurs très expérimentés. Elle aboutit à la plage de Vatos, inaccessible autrement. Ne pas s’y engager sans guide local et expérience de terrain technique.
L’ascension du Fengari
Le sentier part du haut de Loutra, depuis un réservoir d’eau et un grand platane repérables. Environ 6 heures aller-retour pour un marcheur entraîné. Suit en partie le sentier européen E6. Pentes supérieures rocheuses et exposées : chaussures solides, vêtements chauds, eau en quantité. Du sommet, vue sur Thassos, les côtes turques et, par temps clair, jusqu’au mont Athos. Prévenir ses hôtes avant de partir.
L’ensemble du massif du Saos est classé Natura 2000 : ses forêts de chênes, châtaigniers et platanes d’Orient, ses ravins et ses torrents forment un patrimoine naturel protégé. Pour en savoir plus : espaces naturels protégés de Grèce.
Quelles plages visiter à Samothrace ?
Les plages de Samothrace sont à l’image de l’île : sauvages, peu aménagées, souvent de galets ou de cailloux foncés, parfois accessibles seulement en bateau. Les eaux sont d’une clarté remarquable et l’isolement est rare dans les îles grecques.
Les plages de la région ouest et du nord
La plage de Kamariotissa, devant le port, n’offre pas grand intérêt balnéaire. Sur la côte nord, entre le port et Loutra, les plages sont propres mais étroites et exposées au vent du nord. La plage du Pyrgos tou Fonia, à l’embouchure du torrent du Fonias, a un charme singulier : la tour médiévale se découpe sur le ciel, les eaux douces du torrent se mêlent à la mer, et la végétation descend jusqu’au rivage. C’est aussi le point de départ de la randonnée dans la gorge. La plage de Kipos, au bout d’une route qui se dégrade progressivement, est longue, de galets gris foncé, avec un surplomb rocheux naturel à une extrémité et une source d’eau douce. Vue directe sur Gokçeada, aucun équipement : une solitude absolue.
Les plages de la côte sud
Pahia Ammos est la plage phare de Samothrace et la seule vraie plage de sable de l’île. Sa situation dans une crique protégée entre des falaises couvertes d’oliviers et de câpriers, avec la chapelle blanche de la Panagia Krimniotissa sur son éperon rocheux, en fait l’une des plus belles plages du nord de la mer Égée. En haute saison : quelques parasols, un restaurant et un bar de plage. Accessible en voiture depuis Lakkoma ou en kaique depuis Kamariotissa et Loutra.
Vatos ne s’atteint qu’en bateau ou par un sentier difficile depuis Pahia Ammos. C’est une longue plage de sable blanc, avec des rochers qui surgissent de l’eau dans un décor spectaculaire. C’est aussi la principale plage naturiste de l’île. Gyali, encore plus à l’est, est une petite crique sauvage accessible uniquement par la mer. Kremasta Nera n’est pas une plage mais une falaise d’où tombe une cascade de 180 mètres directement dans la mer. On n’y accède qu’en bateau. Juste avant, la formation rocheuse Tis Grias ta Pania, que les locaux comparent à de grands plis de tissu sculptés dans la roche, est l’un des spectacles géologiques les plus singuliers du littoral. Le tour en kaique qui relie ces sites depuis Pahia Ammos ou Loutra est l’une des excursions les plus marquantes du séjour.
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Plages et activités sportives - 7.5/10
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Patrimoine historique et culturel - 7/10
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Villages et arrière pays - 6/10
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Authenticité - 9/10
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Avis des voyageurs
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Quelques liens pour aller plus loin
- Site officiel de la commune de Samothrace : horaires de bus et infos locales
- Sanctuaire des Grands Dieux : site archéologique et musée de Paleopoli
- Samothraki Cruises : excursions en kaique autour de l’île
- SAOS Ferries : compagnie principale sur la ligne Alexandroupoli-Samothrace
- AllTrails : carte et détail des randonnées à Samothrace
- Great Gods Samothraki : agence locale d’activités et excursions outdoor
- A Festival in Samothrace : festival culturel pluridisciplinaire annuel
- InSamothraki.com : guide de référence anglophone sur l’île
Quelques repères sur Samothrace
- Superficie : 178 km² (environ 60 km de littoral)
- Longueur maximum : environ 20 km ; largeur maximum : environ 13 km
- Point culminant : mont Saos, sommet Fengari, 1 611 m (plus haute montagne de la mer Égée)
- Environ 2 596 habitants (recensement 2021)
- Port principal : Kamariotissa ; port secondaire : Loutra
- Aéroport le plus proche : Alexandroupoli (AXD), 43 km par la mer, traversée en ferry environ 2 heures
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Les principales fêtes à Samothrace
- 18 janvier : fête d’Agios Athanasios, monastère d’Agios Athanasios, village d’Alonia.
- 30 janvier : fête des Trois Hiérarques, centre de l’île.
- 20 juillet : paniguiri de Profitis Ilias, fête du Prophète Élie, chapelle perchée sur la colline de Profitis Ilias, avec repas communautaire et musique traditionnelle.
- Début juillet (2-6 juillet 2026) : « A Festival in Samothrace » (Ena Festival sti Samothraki), festival pluridisciplinaire : théâtre, musique, danse, cinéma, ateliers pour adultes et enfants. Point de départ : ancienne école primaire de Therma, puis plusieurs lieux de l’île.
- Août : festivités « Kaveiria », organisées par le comité culturel de la commune : soirées de chants et danses traditionnels, spectacles, expositions, randonnées sur le mont Saos.
- Fin août : festivals de musique en plein air, notamment sur la côte nord et dans le cadre naturel du Sanctuaire des Grands Dieux.
Les autres destinations pour :
La carte de Samothrace
Comment venir et se déplacer à Samothrace ?
Samothrace n’a pas d’aéroport. La seule liaison permanente avec le continent est le ferry depuis Alexandroupoli (environ 2 heures de traversée, 43 km de distance maritime), opéré principalement par SAOS Ferries. En haute saison, la fréquence monte à 2 ou 3 rotations quotidiennes ; hors saison, elle se réduit à quelques traversées par semaine. En été, une liaison saisonnière est parfois assurée depuis Lavrio (port d’Athènes). Des connexions avec Lemnos sont disponibles certaines années en été, environ 3 fois par semaine.
L’aéroport le plus proche est celui d’Alexandroupoli (code AXD), desservi depuis Athènes par Olympic Air et Sky Express.
Sur l’île, les bus desservent en saison les axes principaux (Kamariotissa, Hora, Paleopoli, Loutra en 20 minutes, Profitis Ilias). Mais la route ne fait pas le tour de l’île et une voiture ou un scooter s’impose pour accéder aux plages et sentiers isolés. Locations disponibles sur le front de mer de Kamariotissa. À réserver à l’avance en juillet-août, l’offre est limitée. En saison, des kaiques d’excursion partent de Kamariotissa et Loutra vers les plages de la côte sud.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
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Que manger à Samothrace ? Les spécialités de l’île
La table samothracienne est simple, honnête et radicalement locale. Aucun produit ne bénéficie d’une appellation protégée spécifique à l’île, mais la qualité de l’élevage caprin, des fromages fermiers et du miel sauvage dépasse largement ce que l’on trouve dans les îles plus touristiques.
Le plat central de la cuisine samothracienne, c’est le katsikaki (κατσικάκι) : le chevreau, élevé en totale liberté sur les pentes du Saos. Rôti à la broche entier, cuit au four, mijotés avec des prunes locales ou du miel, il se décline selon les tavernes. Le village de Profitis Ilias est réputé dans tout le nord de la Grèce pour cette spécialité. Le gorgovrasto (γκορκόβραστο), chevreau cuit longuement dans du lait avec du riz, est une préparation typiquement samothracienne.
Le xerotiri (ξεροτύρι) est le fromage sec de l’île, à pâte dure et jaune, à base de lait de brebis et de chèvres. La fromagerie Papanikolaou de Makrylies produit aussi un graviera affiné de haute qualité. La myzithra locale, fraîche et légèrement acidulée, accompagne souvent le miel. Le praousti, petite prune rouge-orangée cultivée exclusivement sur l’île, se trouve en confiture artisanale ou en glyko koutaliou.
Le pikromelo (πικρόμελο), miel amer de Samothrace, est récolté sur la végétation sauvage du Saos : thym, bruyère, arbousier. Parmi les douceurs typiques, les haslamas (χασλαμάς), gâteaux imbibés de sirop épicé, se mangent avec un café ou en fin de repas. La mandi (μαντί), pâtes fraîches farcies à la viande hachée et aux oignons, trahit l’influence thrace de la cuisine de l’île. À table, le tsipourou (τσίπουρο) maison et la bière locale Fonia, brassée sur l’île, accompagnent les grillades.
Découvrir la Grèce : produits de terroir AOP et gastronomie grecque
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- Le Sanctuaire des Grands Dieux à Paleopoli avec le musée archéologique adjacent : l’un des sites sacrés les plus saisissants de Grèce, caché dans un ravin boisé entre la mer et les pentes du Fengari. Prévoir au moins 2 heures sur place.
- Le Stasidi près de Paleopoli : mémorial à l’apôtre Paul, première terre européenne qu’il foula en 49 apr. J.-C. Quatre mosaïques dans un édifice de bois et de pierre, à quelques minutes du sanctuaire.
- La Hora au lever du soleil : les ruelles pavées, les toits de tuiles rouges serrés sur la pente et le silence d’un village encore endormi constituent l’image la plus juste de ce qu’est Samothrace.
- Les vathres du Fonias : remonter le torrent jusqu’à la première vasque (30 minutes depuis la route côtière) pour une baignade en eau douce glaciale dans la forêt.
- La Gria Vathra à Loutra : en 15 minutes de marche balisée, les vasques naturelles sous les platanes centenaires sont le meilleur endroit de l’île pour une pause fraîche.
- L’ascension du Fengari : 6 heures aller-retour pour atteindre le plus haut sommet de la mer Égée. Vue sur Thassos, les côtes turques et jusqu’au mont Athos par temps clair. Réservé aux marcheurs aguerris.
- La plage de Pahia Ammos : la seule plage de sable de l’île, avec la chapelle de la Panagia Krimniotissa sur son promontoire. En juillet-août, enchaîner avec l’excursion en bateau vers Vatos, Gyali et Kremasta Nera.
- Le tour en kaique le long de la côte sud : voir Kremasta Nera (180m de cascade tombant dans la mer), la formation Tis Grias ta Pania et se baigner à Vatos depuis le bateau. Ce que la route ne permet pas.
- Le chevreau rôti à Profitis Ilias : une petite montée depuis Lakkoma pour déjeuner dans une taverne de bord de route avec vue sur la mer. Arriver avant 13h.
- La fromagerie Papanikolaou à Makrylies : la seule fromagerie de l’île, sur la route côtière nord. Xerotiri et graviera directement à la ferme.
- Le château des Gatilusi au-dessus de la Hora : vue plongeante sur le vallon et la mer. Montée en 10 minutes depuis la place principale.
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Comptez au minimum 4 à 5 jours pour découvrir les trois zones de l’île : le site de Paleopoli et la Hora, les gorges et sources de la région de Loutra, et la côte sud autour de Pahia Ammos. Si vous souhaitez tenter l’ascension du Fengari, qui mobilise une journée entière, prévoyez davantage. Samothrace récompense ceux qui prennent le temps de s’y installer.
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Non. La saison touristique se résume essentiellement à juillet-août, où l’île accueille surtout des Grecs du Nord, des campeurs européens et des amateurs de randonnée ou d’archéologie. L’absence d’aéroport et la rareté des plages de sable font office de filtre naturel très efficace. Notre index du surtourisme des îles grecques lui attribue l’un des scores les plus bas du nord de l’Égée. Hors juillet-août, Samothrace est quasi déserte.
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Difficilement. Les bus desservent en saison les axes principaux, mais les plages et gorges excentrées nécessitent une voiture ou un scooter. La route ne fait pas le tour de l’île et une partie du littoral sud n’est accessible qu’en bateau. De mon point de vue, une voiture de location reste indispensable pour explorer l’île correctement.
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Oui, mais avec quelques réserves. L’île est sûre et calme, et ses rivières et chutes d’eau naturelles plaisent souvent aux enfants. En revanche, les plages sont essentiellement de galets, l’équipement touristique est minimal et les distances nécessitent un véhicule. Samothrace convient aux familles qui voyagent pour la nature et l’archéologie et qui sont déja un peu préparé aux conditions roots.
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Oui. Samothrace bénéficie d’un réseau de sources naturelles alimentées par les pluies et les neiges du Fengari. L’eau du robinet est réputée parmi les plus pures de Grèce et se boit sans hésitation, y compris dans les villages les plus isolés.

