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Égine, l'île où s'échapper depuis Athènes le temps d'un week-end
À moins d’une heure de ferry du Pirée, Égine est la plus proche des îles du golfe Saronique, et l’une des plus visitées par les Athéniens eux-mêmes, venus y passer la journée ou le week-end toute l’année. L’île doit son nom à une nymphe enlevée par Zeus, et fut au VIIe siècle avant notre ère la principale puissance maritime du Saronique avant de devenir, brièvement entre 1827 et 1829, la première capitale de l’État grec indépendant. On y vient pour le temple d’Aphaia, pour le village de pêcheurs de Perdika et pour sa pistache AOP, connue dans tout le pays. Le week-end et en juillet-août, le port se remplit vite d’Athéniens à la journée : mieux vaut y séjourner en semaine pour en profiter pleinement.
Au sommaire
Le meilleur d’Égine
Égine se trouve dans le golfe Saronique, à environ 27 kilomètres au sud-ouest du Pirée, entre Salamine, Agistri et la presqu’île de Méthana. Avec ses 87 km², c’est une île de taille moyenne, assez plate au nord et au centre où s’étendent les fistikiés (plantations de pistachiers), plus montagneuse au sud autour du mont Oros. On peut distinguer trois zones : le nord, animé, autour d’Égine – Ville et de son port ; l’est, entre les plages familiales d’Agia Marina et le site du temple d’Aphaia ; et le sud, plus sauvage, avec notamment le village de pêcheurs de Perdika et l’îlot de Moni.
Que voir dans le nord de l’île, autour de la vilel d’Égine ?
Égine – Ville, la capitale, concentre l’essentiel de l’animation et des bâtiments néoclassiques hérités de la brève période où l’île fut la première capitale de la Grèce libre. À l’entrée du port, la petite église blanche d’Agios Nikolaos accueille les visiteurs, tandis que la promenade aligne barques de pêcheurs, voiliers et cafés populaires : les kafenia de Galaris et de Moiras, ouverts depuis des décennies, se font face sur le front de mer. Juste derrière, la psaragora (criée aux poissons) reste un lieu de vie authentique où pêcheurs et habitants négocient encore le poisson du jour, encadrée de petites tavernes et d’ouzeries populaires.
Les bâtiments hérités du bref passage de Ioannis Kapodistrias, premier gouverneur de la Grèce indépendante, se découvrent en marchant dans les rues qui montent depuis le port : la résidence du gouverneur, l’école Evnardio (l’un des tout premiers établissements scolaires de la Grèce moderne) et le grand orphelinat construit pour les enfants de la guerre d’indépendance, connu localement comme « la prison » en raison de son usage ultérieur, qui accueille aujourd’hui le Fistiki Fest chaque mois de septembre. Le Pyrgos Markellou, tour vénitienne du XVIIe siècle restaurée par le combattant Spyridon Markellos, servit brièvement de siège au gouvernement révolutionnaire.
Sur la côte nord, à une dizaine de minutes de route, Souvala reste un village de vacances plus local et moins fréquenté par les visiteurs de passage, apprécié pour ses sources thermales réputées depuis l’Antiquité pour soulager les rhumatismes. Un peu à l’intérieur des terres, Kypseli s’organise autour de la grande église byzantine à coupole argentée de l’Evangelistria, au cœur d’une plaine plantée de pistachiers qui donne une bonne idée de la campagne aiginète loin des foules du port.
À 600 mètres au nord du port, le site archéologique de Kolona tire son nom de l’unique colonne encore debout d’un temple dorique dédié à Apollon, datant du VIe siècle avant notre ère. Les fouilles ont mis au jour des niveaux d’occupation remontant à l’âge du bronze, et le musée archéologique attenant conserve une riche collection de céramiques et de sculptures aiginètes, ainsi qu’une partie de la collection capodistrienne. Un peu plus loin sur la route côtière, la maison-atelier du sculpteur Christos Kapralos, aujourd’hui annexe de la Pinacothèque nationale, expose ses œuvres monumentales dont la célèbre statue de bronze de la Mère, face à la mer.
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Que découvrir à l’est, entre Agia Marina et le temple d’Aphaia ?
En traversant l’île vers l’est, la route passe par Mesagros, gros bourg agricole entouré de champs de pistachiers, avant d’atteindre le monastère d’Agios Nektarios, l’un des plus importants lieux de pèlerinage orthodoxe de Grèce. Fondé par le saint qui y vécut jusqu’à sa mort en 1920 et fut canonisé en 1961, le monastère abrite son tombeau dans la chapelle originelle, la Panagia Chrysoleontissa. Juste en face, sur la colline, s’étend Paleochora, surnommée le « Mystra insulaire » : capitale médiévale de l’île fondée au IXe siècle pour échapper aux pirates, elle comptait alors plusieurs centaines de chapelles. Une trentaine subsistent aujourd’hui parmi les ruines, avec des fresques byzantines encore visibles dans certaines d’entre elles.
Plus au nord-est, le temple d’Aphaia domine un versant boisé de pins avec vue sur le Saronique. Bâti vers 490 avant notre ère à l’emplacement d’un sanctuaire plus ancien dédié à cette divinité crétoise assimilée plus tard à Athéna, il conserve 24 de ses 32 colonnes doriques d’origine et forme, avec le Parthénon et le temple de Poséidon au cap Sounion, un triangle sacré que l’on suppose avoir inspiré les architectes du Parthénon. Les frontons sculptés, retirés au XIXe siècle, sont aujourd’hui exposés à la Glyptothèque de Munich, mais le petit musée du site permet de s’en faire une idée précise. Juste en contrebas s’étend Agia Marina, principale station balnéaire familiale de l’île, avec sa plage de sable en pente douce et ses tavernes, dont certaines ont connu des jours plus fastes.
L’île compte aussi trois petites zones humides côtières, à Marathonas, à Vagia et du côté de Vlychada, qui accueillent des oiseaux migrateurs de passage : une curiosité que peu de visiteurs remarquent en cherchant leur plage. Au sud d’Agia Marina, le petit port de Vathy, moins visité, complète cette zone est et donne accès à quelques criques tranquilles pour qui préfère s’éloigner de l’agitation estivale de la station balnéaire voisine.
Que voir au sud, autour de Perdika et de l’îlot de Moni ?
Le sud de l’île se découvre en longeant la côte depuis Égine-Ville : la route est bordée de fistikiés, d’oliviers et de figuiers de barbarie, avec de premiers arrêts baignade aux deux plages de Marathonas. Un peu plus loin, une piste mène à l’Elaionas, oliveraie antique aux arbres pluricentenaires (certains estimés à plus de 400 ans) dont les troncs sculptés par le temps ont attiré en 2005 la maison Hermès pour une séance photo. Le sentier qui la traverse mène aussi à quelques chapelles isolées.
Perdika, à l’extrémité sud-ouest, est le village le plus pittoresque de l’île : maisons chaulées, bougainvillées et ruelles qui rappellent les Cyclades, autour d’un petit port de pêche bordé de tavernes. C’est de là que partent en quelques minutes les caïques vers l’îlot inhabité de Moni, propriété du monastère de la Panagia Chrysoleontissa transformée en 1962 en parc de reproduction pour la faune sauvage : daims, mouflons kri-kri crétois, paons et écureuils y évoluent en liberté, familiers de la présence humaine, sur fond de pinède et d’eaux turquoise. La baignade y est excellente mais le mouillage de nuit est interdit pour préserver l’écosystème.
Non loin de Perdika, le hameau agricole de Sfendouri permet de découvrir la campagne aiginète de plus près : traite des chèvres, ramassage des œufs, quelques exploitations familiales encore actives. C’est aussi le point de départ de la montée vers le mont Oros, et le secteur où l’on trouve les drakospita (maisons de dragon), énigmatiques structures en gros blocs de pierre vieilles de plus de 3 000 ans dont l’usage réel, temple ou simple bergerie fortifiée, reste débattu par les archéologues.
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Peut-on randonner à Égine ?
Égine possède un réseau de sentiers assez développé pour une île de cette taille, intégré au programme national des Monopatia Politismou (chemins de la culture) et complété par des itinéraires balisés par des associations locales, avec des parcours de 40 minutes à 5 heures selon le niveau recherché. Le plus classique relie le temple d’Aphaia à Agia Marina en descente, ou remonte depuis la baie de Vagia à travers oliveraies et vallons pour rejoindre le temple, avec vue sur toute la partie nord du Saronique. Un itinéraire plus long traverse l’île depuis Aphaia jusqu’à Paleochora, puis vers le monastère d’Agios Nektarios avant de redescendre sur Égine-Ville : compter environ quatre heures, un peu physique par endroits car les balisages se perdent parfois sur les hauteurs de Paleochora.
Au sud, la montée au mont Oros (532 mètres, aussi appelé Ellanio) part du hameau de Sfendouri et grimpe jusqu’aux vestiges du sanctuaire de Zeus Hellanios, l’un des plus anciens lieux de culte de l’île : la vue panoramique sur tout le golfe Saronique, Agistri et Perdika en contrebas, est spectaculaire au coucher du soleil. Un autre sentier, plus court et ombragé, part de Marathonas pour traverser l’antique Elaionas jusqu’à Pachia Rachi, en passant devant une aire de battage et une ancienne citerne agricole encore visibles au milieu des oliviers. Certains de ces chemins recoupent le réseau des Monopatia Politismou, remis en état et signalé ces dernières années, ce qui facilite grandement l’orientation par rapport aux anciens sentiers de bergers. De bonnes chaussures et de l’eau restent indispensables : les parcours sont exposés au soleil et peu ombragés sur leur plus grande partie, surtout entre Paleochora et le mont Oros.
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Quelles plages choisir à Égine ?
Égine n’est pas d’abord une île de plages, mais elle en compte plusieurs bien organisées pour les familles. À Marathonas, à quelques kilomètres au sud du port, deux criques de sable se succèdent à environ 500 mètres l’une de l’autre : eau peu profonde, tavernes et location de transats, desservies par le bus local ; c’est aussi l’une des plus fréquentées de l’île. Agia Marina, sur la côte est sous le temple d’Aphaia, offre la plus grande étendue de sable de l’île, peu profonde et adaptée aux enfants, avec quelques criques plus isolées en contrebas des rochers pour qui cherche calme et snorkeling.
Au sud, Klima (aussi appelée Klidi) mélange sable et galets dans une eau turquoise très prisée des habitants et des voiliers qui y mouillent ; un beach-bar y propose boissons et salades. Un peu plus loin par une piste, Sarpa déploie une anse sablonneuse propice au beach-volley. Entre les deux, le minuscule Ormos Vrocheion et la plage d’Aeginitissa, bordée d’eucalyptus, comptent parmi les plus romantiques de l’île au coucher du soleil, réputation que confirme la taverne du même nom installée juste au-dessus du sable. Enfin, la plage organisée de l’îlot de Moni, à dix minutes de caïque depuis Perdika, mérite la traversée pour ses eaux limpides et son cadre protégé.
Sur la côte nord, la plage de Souvala reste plus locale et moins aménagée, avec des zones ombragées par les pins qui la rendent agréable même en plein été. À l’est, la petite baie de Vagia, au pied du sentier qui grimpe vers le temple d’Aphaia, séduit par son cadre plus sauvage et sa faible fréquentation en dehors du mois d’août. Plus au sud sur la côte est, les criques de Portes alternent galets et rochers plats devant une mer très transparente, entourées de quelques tavernes de poisson tenues par les mêmes familles depuis des décennies. Dans l’ensemble, les plages d’Égine restent d’un accès facile mais rarement désertes en haute saison : mieux vaut arriver tôt le matin, ou viser les criques de Klima et de Portes plutôt que Marathonas ou Agia Marina si l’on cherche le calme.
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Plages et activités sportives - 6/10
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Patrimoine historique et culturel - 7/10
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Villages et arrière pays - 7/10
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Authenticité - 7.5/10
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Avis des voyageurs
5.5/10 (1 vote)
Quelques liens pour aller plus loin
- Ministère de la Culture grec : horaires et tarifs du temple d’Aphaia et de Kolona
- Horaires du réseau de bus KTEL d’Égine
- Site officiel de la municipalité d’Égine
- Site officiel du Fistiki Fest, la fête de la pistache d’Égine
- Les meilleurs sentiers de randonnée d’Égine sur AllTrails
- Réseau des sentiers balisés Monopatia Politismou
- Association locale de randonnée pédestre à Égine
- Excursions en bateau vers Moni et les îles voisines
- Location de bateau sans permis autour d’Égine
- Location de voitures et scooters sur l’île d’Égine
Quelques repères sur Égine
- Superficie : environ 87 km²
- Point culminant : mont Oros (Ellanio), 532 m
- Population : environ 12 911 habitants (recensement 2021)
- Port principal : Égine-Ville, avec des ports secondaires à Souvala et Agia Marina
- Aéroport le plus proche : aéroport international d’Athènes-Eleftherios Venizelos, puis liaison en ferry depuis Le Pirée
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Les principales fêtes à Égine
Mi-septembre : Fistiki Fest, dans l’ancien orphelinat capodistrien d’Égine-Ville, dédié à la pistache locale (expositions, marché de producteurs, concerts).
9 novembre : fête de Saint-Nektarios, grand pèlerinage orthodoxe au monastère d’Agios Nektarios.
Semaine sainte orthodoxe : célébrations pascales à la Métropole d’Égine-Ville, où Ioannis Kapodistrias fut accueilli et où son gouvernement prêta serment en 1828.
Les autres destinations pour :
La carte d'Égine
Comment venir et se déplacer à Égine ?
Aucun aéroport sur l’île : on rejoint Égine en ferry ou en bateau rapide depuis le port du Pirée, avec une vingtaine de traversées quotidiennes en saison. Les hydrofoils rallient le port d’Égine-Ville en 30 à 40 minutes, les ferries conventionnels (qui embarquent les véhicules) en 1 heure à 1h25. Trois ports desservent l’île : le port principal d’Égine-Ville, Souvala au nord et Agia Marina à l’est, ce dernier surtout actif en été. Des liaisons plus ponctuelles relient aussi Égine à l’îlot voisin d’Agistri, à Poros et à Méthana sur le continent péloponnésien, et en haute saison à Hydra et Spetses.
Sur l’île, un réseau de bus part de la place Ethneyersias à Égine-Ville vers Souvala, Agia Marina et Perdika, avec trois à cinq rotations quotidiennes. Louer une voiture, un scooter ou un vélo reste toutefois le moyen le plus pratique pour explorer l’intérieur et le sud de l’île à son rythme. Particularité assez rare dans les îles grecques : Égine dispose depuis 2022 d’une canalisation de 14 kilomètres qui approvisionne l’île en eau potable, contrairement à la plupart des petites îles qui dépendent de citernes ou de bateaux-citernes.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
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Que manger à Égine ? Les pistaches et autres spécialités locales
Impossible de parler de gastronomie à Égine sans évoquer le fistiki Eginas (φιστίκι Αιγίνης), la pistache locale reconnue comme AOP depuis les années 1990. Introduite sur l’île à la fin du XIXe siècle, elle pousse sur un sol semi-aride et calcaire particulièrement adapté, sur les terres des municipalités d’Égine, Kypseli, Mesagros, Vathy et Perdika. On la trouve grillée et salée dans tous les kiosques du front de mer, mais aussi en beurre de pistache, en pesto (qui remplace le pin dans la recette italienne), en glace, en baklava ou dans le paximadi. Mi-septembre, le Fistiki Fest célèbre le produit dans l’ancien orphelinat capodistrien avec expositions, dégustations et marché de producteurs.
Côté mer, Égine conserve une tradition de pêche vivante autour de sa criée : goûtez la tiganosoupa, une soupe de poisson concentrée cuite avec très peu d’eau, ou les katsoules, petits poissons proches du rouget que la pollution avait fait quasiment disparaître du golfe avant qu’ils ne réapparaissent ces dernières années. La tradition fromagère locale, plus confidentielle, produit le gkeremezi, un fromage frais et légèrement acidulé, ainsi qu’un yaourtotyri à base de yaourt et de féta. Les amateurs de douceurs feront un détour par les pâtisseries historiques du front de mer, comme celle installée près de la tour de Markellos, qui décline le fistiki sous toutes ses formes (glaces, gâteaux, loukoumia) depuis plusieurs générations. Pour un moment plus authentique, les ouzeries traditionnelles du quartier de la criée servent encore mezze et poisson du jour au poids, dans une ambiance de kafenio populaire assez éloignée des terrasses touristiques du reste du front de mer.
Découvrir la Grèce : produits de terroir AOP et gastronomie grecque
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- Le temple d’Aphaia, l’un des temples doriques les mieux conservés de Grèce, avec son musée et sa vue imprenable sur le golfe Saronique depuis la colline boisée.
- Une traversée en caïque depuis Perdika jusqu’à l’îlot de Moni, pour nager parmi les daims et les paons en toute liberté sur la plage.
- La psaragora d’Égine-Ville tôt le matin, quand pêcheurs et restaurateurs négocient encore la criée du jour au bord du quai.
- Le site médiéval de Paleochora et ses chapelles byzantines éparpillées sur la colline, en particulier au printemps quand les fleurs sauvages couvrent les pentes.
- Un café grec accompagné d’une cuillerée de glyko tou koutaliou à la pistache, dans l’un des kafenia historiques du front de mer d’Égine-Ville.
- Le coucher de soleil depuis la plage d’Aeginitissa ou depuis le sommet du mont Oros, deux des plus beaux points de vue du sud de l’île.
- L’oliveraie antique de l’Elaionas, dont certains arbres pluricentenaires ont servi de décor à une campagne de la maison Hermès en 2005.
- La maison-atelier du sculpteur Christos Kapralos, annexe de la Pinacothèque nationale, face à la mer au nord d’Égine-Ville.
- Le village de Perdika en fin d’après-midi, quand les bateaux de pêche rentrent et que les terrasses commencent à se remplir doucement.
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Comptez au moins 2 à 3 jours pour voir le temple d’Aphaia, Paleochora, Perdika et l’îlot de Moni sans se presser. Davantage de temps permet de mieux profiter des plages du sud et de randonner sur les hauteurs de l’île.
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Égine est dans le premier tiers de notre index du surtourisme des îles grecques, une pression modérée mais réelle : le port se remplit surtout le week-end et en été, sous l’effet des visiteurs à la journée venus d’Athènes plutôt que d’un afflux de croisiéristes ou d’un trafic aérien, l’île n’ayant pas d’aéroport.
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Peut être plus pratique en voiture si vous voulez explorer les coins les moins touristiques mais sinon le réseau de bus relie Égine-Ville à Souvala, Agia Marina et Perdika plusieurs fois par jour, et un scooter ou un vélo suffit pour explorer le reste de l’île à son rythme.
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Oui : plages peu profondes à Marathonas et Agia Marina, balades en calèche dans Égine-Ville, et la traversée vers l’îlot de Moni pour observer daims et paons en liberté en font une destination facile avec des enfants.
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Oui, ce qui est assez rare pour une île grecque : une canalisation sous-marine de 14 kilomètres achevée en 2022 alimente Égine en eau potable depuis le continent, là où la plupart des petites îles dépendent de citernes ou de livraisons par bateau.
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Oui, et c’est ce que font la majorité des Athéniens, mais l’île mérite mieux qu’une excursion. Une partie de son charme, la vie des kafenia du soir, les tavernes de Perdika au calme, ne se révèle qu’une fois les bateaux d’excursion repartis : deux ou trois jours permettent de la découvrir sous un autre jour.

