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Poros, l'île aux deux visages à un jet de pierre du Péloponnèse
Poros se trouve à la pointe sud-ouest du golfe Saronique, à 50 km du Pirée et séparée du Péloponnèse par un chenal de 350 mètres à peine, si étroit qu’un simple caïque le franchit en cinq minutes. L’île associe en réalité deux terres reliées par un pont : Sferia, minuscule et volcanique, qui porte la ville et le port, et Kalavria, bien plus vaste, couverte de pins. Siège de l’antique amphictyonie de Kalaureia, elle abrite le sanctuaire de Poséidon où Démosthène se donna la mort en 322 avant notre ère. Le poète Georgios Seferis y écrivit la Grive, à la villa Galini. Proche d’Athènes, Poros vit surtout de l’affluence des week-ends et de la plaisance : agréable, mais bruyante l’été sur le front de mer.
Au sommaire
Le meilleur de Poros
Poros couvre environ 31 km2 pour à peine 4 000 habitants, presque tous concentrés dans le village de Sferia, la Chora qui est le cœur animé : port, commerces, vie nocturne, très fréquentée en saison. La côte sud-ouest de Kalavria (Neorio) aligne stations balnéaires familiales et plages ombragées. La côte est (Askeli, Monastiri) concentre les plages organisées et les grands hôtels. Enfin l’intérieur et le nord de Kalavria, boisés et peu habités, gardent le sanctuaire de Poséidon, la vallée agricole de Fousa et des criques discrètes.
La Chora et Sferia : l’horloge, les ruelles et la Punta
La ville de Poros s’étage en amphithéâtre sur la colline de Sferia, couronnée par une tour de l’horloge bâtie en 1927, que l’on rejoint par un lacis de ruelles pavées bordées de maisons néoclassiques à deux étages, cours fleuries et tuiles rondes. Du sommet, la vue plonge sur le chenal et les montagnes de Trizina. Le détroit qui sépare la ville du continent lui vaut son surnom de Canal Grande de la Grèce, et c’est bien à Venise que pensait le poète Georgios Seferis, prix Nobel de littérature, qui écrivit ici la Grive, l’un de ses grands poèmes, à la villa Galini. Sur le port, le petit Musée archéologique présente les trouvailles du sanctuaire de Poséidon et des sculptures classiques ; un Musée du folklore complète la visite. Deux adresses valent le détour pour repartir avec autre chose qu’un aimant à frigo : la galerie Citronne, qui expose des artistes grecs, et l’atelier de tissage Ergani. À l’écart de l’agitation, le quartier de la Punta a gardé son âme de village de pêcheurs, avec ses ouzeris et ses tavernes de poisson où l’on raccommode encore les filets. C’est le soir, une fois les bateaux d’excursion repartis, que j’y retrouve le vrai Poros. En juillet et août, le front de mer se remplit de plaisanciers et de visiteurs du week-end venus d’Athènes ; les prix grimpent et l’ambiance devient cosmopolite plutôt que villageoise. Poros n’atteint pas la saturation d’Hydra ou de Santorin, mais la différence d’ambiance entre un week-end d’août et une matinée de mai est réelle. Pour situer cette pression à l’échelle de l’archipel, voir notre Index du surtourisme des îles grecques.
Le sud-ouest de Kalavria : Neorio et les baies boisées
Passé le petit pont qui enjambe le canal, la côte sud-ouest déroule la partie la plus aménagée de l’île. Kanali et Mikro Neorio, tout proches de la ville, sont bâtis à l’excès, mais Megalo Neorio reste une station à taille humaine, avec sa plage de sable, ses tavernes au bord de l’eau et un centre de ski nautique reconnu, qui propose des cours jusqu’au niveau compétition. Plus à l’ouest, la baie de l’Amour (Love Bay) aligne une pinède qui descend jusqu’à la mer et une petite chapelle perchée sur son rocher ; l’endroit est ravissant mais minuscule, et vite saturé en pleine saison. Au-delà, l’ancien arsenal russe (Rossikos Navstathmos), monument classé, témoigne du rôle stratégique de Poros au XIXe siècle : la Russie y disposait d’un point de ravitaillement pour sa flotte, avant que la marine grecque n’en prenne le relais sous Kapodistrias. Ses bâtiments de pierre en ruine, illuminés au coucher du soleil, dominent une jolie crique. Des sentiers mènent, au-delà, à quelques plages plus discrètes accessibles à pied.
L’est de Kalavria : Askeli et le monastère
Sur la côte est se trouvent les plages les mieux équipées et l’essentiel de l’hébergement de l’île, autour d’Askeli, dont la longue plage bordée d’eucalyptus accueille un centre de sports nautiques et les deux plus grands hôtels de Poros. La route se termine au monastère de Zoodochou Pigis, la Source de vie, en activité depuis 1720, blotti dans une forêt humide près de l’unique source de l’île. C’est ici que Ioannis Kapodistrias installa la première école ecclésiastique de Grèce ; on visite l’église et son iconostase dorée (tenue correcte exigée), avant de souffler au kafeneio Melistakto, à l’ombre des platanes. En contrebas, la plage de Monastiri, adossée à des versants boisés, compte parmi les plus abritées de l’île. Le bus estival relie la Chora à ce monastère, ce qui en fait la sortie la plus simple sans voiture.
L’intérieur, le nord et l’échappée vers le continent
Le cœur de Kalavria est un massif de pins culminant au mont Vigla (358 m). Sur un plateau à 190 mètres d’altitude, entre Vigla et le sommet du Profitis Ilias, s’étendent les vestiges du sanctuaire de Poséidon, au cœur de l’antique cité de Kalaureia. Ce sanctuaire était le siège d’une amphictyonie, une ligue religieuse réunissant plusieurs cités, et un lieu d’asile : c’est ici que l’orateur Démosthène, poursuivi par les Macédoniens, s’empoisonna en 322 avant notre ère. Le temple dorique remonte à la fin du VIe siècle avant notre ère ; le site fut fouillé dès 1894 par des archéologues suédois, première fouille suédoise en Grèce. Beaucoup de pierres ayant été emportées au XVIIIe siècle pour construire à Hydra, il reste surtout le plaisir de la montée et le panorama sur Égine et la baie de Vagionia. Au nord, la vallée de Fousa, plantée de vignes, offre un visage agricole rare dans les Saroniques. C’est dans ces secteurs boisés et peu fréquentés, plutôt que sur le front de mer estival, que l’on retrouve le calme de l’île. Depuis Galatas, sur le continent tout proche, on gagne en cinq minutes de bateau la forêt de citronniers (Lemonodasos), plusieurs milliers d’agrumes descendant jusqu’à la mer, un paysage immortalisé par le roman de Kosmas Politis. La côte péloponnésienne ouvre enfin de belles excursions à la journée : l’antique Trézène, patrie légendaire de Thésée, le théâtre d’Épidaure, la ville de Nauplie et l’ensemble du Péloponnèse. Pour un séjour plus calme encore, on préfère les îles voisines d’Hydra et d’Agistri, ou d’autres îles grecques moins touristiques.
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Peut-on randonner ou faire du vélo à Poros ?
Poros est une petite île, mais ses collines de pins sont parcourues de vieux kalderimia et de sentiers balisés, entretenus et cartographiés par l’initiative locale Poros Trails, qui se prêtent aussi bien à la marche qu’au VTT. L’itinéraire le plus parlant relie la Chora au sanctuaire de Poséidon : depuis le pont, on rejoint les ruines par l’intérieur boisé, puis on redescend en boucle, environ 6 kilomètres au total, avec des vues superbes sur le golfe Saronique et le Péloponnèse. La montée vers le mont Vigla (358 m) récompense par un panorama qui embrasse Égine, Agistri et, par temps clair, Athènes.
À la pointe ouest, un court sentier depuis la crique de Gerolimani conduit au phare de Dana, joli but de promenade au-dessus de la mer. La forêt abrite une petite faune protégée, dont la tortue bordée (Testudo marginata), et sert de halte aux oiseaux migrateurs. Poros n’est pas une île de grands treks : on y marche à la demi-journée, en combinant volontiers un sentier, une chapelle et une plage.
La mer prolonge naturellement ces activités. Deux clubs nautiques proposent aviron et kayak, des caïques organisent des sorties de pêche avec baignade dans des criques isolées, et l’on trouve à Neorio de quoi s’initier au ski nautique. Certains prestataires proposent aussi de l’équitation sur les pentes verdoyantes. Le réseau balisé se parcourt tout aussi bien à vélo : les pistes cartographiées relient la Chora aux plages et au sanctuaire, à travers la pinède, sur des distances courtes qui conviennent aux familles. Pour préparer d’autres itinéraires en Grèce, voir notre page randonnée et trek.
Quelles plages choisir à Poros ?
Presque toutes les plages sont sur Kalavria, à cinq à quinze minutes de la ville, et la plupart sont aménagées. Les plus organisées se concentrent au sud, de part et d’autre de la Chora ; quelques criques libres, au nord et à l’ouest, offrent en revanche le calme et le seul bruit des cigales. Depuis le port, de petites embarcations desservent en saison les plages proches, une alternative commode si l’on n’a ni voiture ni scooter.
Autour de la ville, Kanali, juste après le pont, est la plus proche : on y accède à pied, sable et deux beach bars qui font aussi tavernes. Voisine, Mikro Neorio est une petite anse de sable grossier avec une vue superbe sur la Chora et sur Galatas.
Vers le sud-ouest, Megalo Neorio enchaîne des plages de sable ombragées, idéales en famille, avec location de canoës et tavernes à l’arrière ; la petite plage voisine de Kalypso, sous un complexe hôtelier, est réputée pour ses couchers de soleil. La baie de l’Amour (Limanaki tis Agapis), la plus romantique de l’île avec sa pinède qui touche l’eau et sa chapelle d’Agia Sofia, se remplit vite : venez tôt ou repliez-vous à l’ombre des pins. À l’arsenal russe, la crique combine sable, ruines, une cantine et un petit parc aquatique flottant pour les enfants, face à l’îlot de Daskaleio que l’on rejoint à la nage.
Sur la côte est, Askeli est la plage la plus complète (sable, transats, sports nautiques, beach-volley, restaurants) mais aussi la plus construite : c’est là que se concentre l’hôtellerie balnéaire de l’île. Monastiri, en contrebas du monastère, est plus abritée et adossée à la pinède, avec un beach bar et, sur la hauteur, le kafeneio Melistakto pour prolonger la pause à l’ombre des platanes.
Les amateurs de tranquillité gagnent le nord et l’ouest. Vagionia, seule vraie plage du littoral nord, offre des eaux transparentes et, sous la surface, les vestiges engloutis d’une cité antique (murs et rues encore visibles). À la pointe ouest, Gerolimani, non aménagée, se mérite par un sentier ; de là, quinze minutes de marche mènent au phare de Dana, bâti en 1870.
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Plages et activités sportives - 5/10
5/10
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Patrimoine historique et culturel - 6/10
6/10
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Villages et arrière pays - 6.5/10
6.5/10
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Authenticité - 6.5/10
6.5/10
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Quelques liens pour aller plus loin
- Site officiel de la municipalité de Poros
- Portail touristique et hébergements de Poros
- Guide de visite de l’île de Poros
- Poros Trails : carte des sentiers de randonnée
- Passage : ski nautique à Neorio
- Greek Sails : location de voiliers et stages
- Rent a Boat Poros : location de bateaux sans permis
- Sentiers de Poros sur AllTrails
- Saronic Ferries : liaisons du golfe Saronique
- Fotis : location de voiture, scooter et vélo
- Festival d’Athènes et Épidaure
Quelques repères sur Poros
- Superficie : environ 31 km2 (environ 42 km de littoral)
- Deux terres reliées par un pont : Sferia (ville et port) et Kalavria (la plus vaste)
- Point culminant : mont Vigla, 358 m
- Environ 4 000 habitants (2011)
- Port principal : Poros (sur Sferia)
- Chenal vers le Péloponnèse (Galatas) : 350 mètres au plus étroit
- Aéroport le plus proche : Athènes (Eleftherios Venizelos)
Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques
Les principales fêtes à Poros
- Vendredi de la semaine du Renouveau (vendredi après Pâques) : fête de la Zoodochos Pigi, au monastère de Zoodochou Pigis, Kalavria.
- 24 juin : Klidonas et feux de la Saint-Jean, coutume célébrée dans les villages.
- 26 juillet : Agia Paraskevi, à la chapelle proche du sanctuaire de Poséidon.
- 15 août : Assomption de la Vierge (Panagia), célébrations dans les églises de l’île.
- Été : manifestations culturelles et nautiques sur le front de mer de la Chora.
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Les autres destinations pour :
La carte de Poros
Comment venir à Poros et s’y déplacer ?
Poros n’a pas d’aéroport ; le plus proche est celui d’Athènes. Depuis le port du Pirée, comptez environ une heure en catamaran rapide ou Flying Dolphin, deux heures trente en ferry classique (via Égine et Methana). On peut aussi rejoindre en voiture Galatas, sur le Péloponnèse, puis traverser le chenal en cinq minutes par le bac ou l’un des caïques qui font la navette presque en continu. Poros est reliée à Hydra, Spetses, Égine, Ermioni et Porto Heli. Sur place, un bus estival relie la Chora au monastère de Zoodochou Pigis ; taxis, bateaux-taxis et petites embarcations desservent les plages, et l’on loue facilement voiture, scooter ou vélo. Le printemps et l’automne restent les meilleures périodes pour profiter de l’île sans la foule des week-ends estivaux. Détails sur nos pages ferry pour les îles grecques et location de voiture.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
Que manger et boire à Poros ?
Poros est d’abord une île d’agrumes. Son incontournable, c’est la limonade tirée des citrons du Lemonodasos, déclinée aujourd’hui en versions au concombre ou à la mastic, et les liqueurs de citron ou de bergamote. L’île est aussi réputée pour ses amygdalota (αμυγδαλωτά), petits gâteaux d’amande à l’eau de rose, dont l’atelier Dagklis fait une référence depuis 1976. Côté pâtisserie, on trouve aussi d’excellents galaktoboureko, ravani et gâteaux au sirop, et une belle tradition de glaces artisanales.
La cuisine locale garde la trace des premiers habitants arvanites, avec les gogklies (γκόγκλιες), petites pâtes roulées, et la bogana (μπογάνα), agneau aux pommes de terre et tomates cuit longuement en cocotte. Le poisson et les fruits de mer dominent les tables du port et de la Punta : poulpe, riz aux fruits de mer, sardines. Le vin traditionnel de l’île reste la retsina (ρετσίνα), issue des vignes de la vallée de Fousa.
Côté produits, l’île s’inscrit dans l’aire de l’huile d’olive de Troizinia (Τροιζηνία), une AOP reconnue depuis 2007 (variétés Koroneiki et Manaki), et perpétue une longue tradition de préparation des olives de table.
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- Monter à la tour de l’horloge de 1927 par les ruelles de Sferia, pour le panorama sur le chenal et les montagnes de Trizina au coucher du soleil.
- Flâner le soir dans le quartier de la Punta, entre ouzeris et tavernes de poisson, là où l’île retrouve son rythme après le départ des bateaux d’excursion.
- Rejoindre le sanctuaire de Poséidon, ancienne cité de Kalaureia, autant pour les vestiges que pour la vue sur Égine et le golfe.
- Traverser en caïque jusqu’à Galatas pour la forêt de citronniers (Lemonodasos), immortalisée par le roman de Kosmas Politis.
- Goûter les amygdalota à l’eau de rose de la maison Dagklis, sur le front de mer de la Chora.
- Nager à Vagionia, au nord, au-dessus des ruines englouties d’une cité antique encore visibles sous la surface.
- Boire une limonade maison du Lemonodasos, pressée à partir des citrons cueillis à la main sur le continent voisin.
- Visiter le monastère de Zoodochou Pigis, en activité depuis 1720, où fut installée la première école ecclésiastique de Grèce.
- Pédaler ou marcher sur les sentiers balisés de Poros Trails, à travers la pinède, jusqu’au mont Vigla et à ses panoramas sur le golfe Saronique.
- Faire une excursion à la journée vers Épidaure et son théâtre antique, ou vers Nauplie, sur la côte du Péloponnèse tout proche.
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L’île se visite à la journée depuis Athènes mais si vous voulez vous imprégner de son ambiance, comptez alors au moins 2 à 3 jours : de quoi voir la Chora, le sanctuaire de Poséidon et deux ou trois plages de Kalavria. Un séjour plus long permet d’explorer le continent voisin (Lemonodasos, Épidaure, Nauplie).
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Poros est une île de proximité très prisée des Athéniens le week-end et de la plaisance. L’affluence se concentre sur le front de mer de la Chora et à la baie de l’Amour, surtout en juillet et août. Le nord et l’ouest de l’île restent calmes.
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Oui. L’île est petite ; un bus estival relie la Chora au monastère, des bateaux desservent les plages, et l’on marche facilement jusqu’aux criques proches. Un scooter ou un vélo rend toutefois le nord plus accessible.
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Oui. Les plages de sable ombragées de Megalo Neorio et de Kanali, proches de la ville et bien équipées, conviennent aux enfants, tout comme le petit parc aquatique flottant de l’arsenal russe.
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Poros passe pour l’île principale la moins chère du golfe Saronique. Les prix montent néanmoins sur le front de mer en haute saison. Pour une idée des tarifs d’hébergement, voir la page où dormir à Poros.

