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Léros, criques dentelées et mémoire italienne au nord du Dodécanèse

Léros occupe le nord du Dodécanèse, entre Patmos et Kalymnos, à une dizaine d’heures de bateau du Pirée. L’île est minuscule et pourtant interminable : 53 km² de superficie pour 71 km de littoral, une succession de baies si profondes qu’aucun village ne s’est jamais imposé comme véritable capitale. L’Antiquité la rattachait au culte d’Artémis, dont un sanctuaire se dressait à Partheni. L’histoire récente a été plus rude : base navale italienne à Lakki dans les années 1930, bataille de Léros en novembre 1943, camps de relégation politique sous la dictature, hôpital psychiatrique tristement célèbre jusqu’aux années 1990. Le tourisme y reste modeste et majoritairement grec, sans croisiéristes ni saturation estivale. C’est une des îles du Dodécanèse où l’on dîne encore à la taverne en août sans avoir réservé.

Au sommaire

Le meilleur de Léros

Léros est une île verte pour le Dodécanèse : pins, eucalyptus, oliviers, figuiers et ruches sur les crêtes. Son point culminant, le Klidi, plafonne à 320 mètres, entre Partheni et Alinda. On distingue 3 zones sur l’île. Le sud, de Lakki à Xirokampos, concentre le patrimoine architectural italien et la mémoire de la guerre : c’est la partie la plus habitée et la moins balnéaire. Le centre, autour de Platanos, Pandeli, Alinda, Gourna et Drimonas, réunit le château, les musées, les villages animés et l’essentiel des plages fréquentées. Le nord, autour de Partheni, est plus sec et plus vide : criques isolées, chapelles, vestiges militaires et le petit aéroport.

Lakki et le sud jusqu’à Xirokampos

Lakki ne ressemble à aucune autre ville grecque. Construite dans les années 1930 pour loger les 7 500 civils rattachés à la base navale italienne voisine, elle a été dessinée d’un seul trait dans un style Streamline Moderne, variante tardive du rationalisme italien. Larges boulevards hors de proportion avec la circulation qu’ils voient passer, cinéma à façade arrondie toujours en activité, théâtre aux fauteuils de velours rouge, villas d’officiers appelées palazzine, tour-horloge d’une sécheresse moderniste absolue. La municipalité revendique pour Lakki la plus forte concentration de bâtiments Art déco après Miami, et la BBC en a fait « la ville la plus étrangement belle de Grèce ». Le contraste est saisissant avec le front de mer, souvent vide même en haute saison. Beaucoup de voyageurs n’y débarquent du ferry que pour filer ailleurs : c’est une erreur. Une heure de marche dans ces avenues désertées suffit à comprendre ce que Mussolini projetait ici, un « vaisseau amiral de Rome » tourné vers la Méditerranée et l’Afrique.

Ce projet s’est effondré avec la bataille de Léros. Le 26 septembre 1943, après la capitulation italienne, l’aviation allemande attaque la base navale de Lakki ; une cinquantaine de jours de bombardements plus tard, les parachutistes allemands délogent la division du Commonwealth qui tenait l’île. Le musée de la Guerre, installé à Merikia à 2 km à l’ouest de Lakki, occupe deux longues galeries voûtées creusées dans la colline, fragment d’un immense réseau souterrain italien. Documents, maquettes, armement et surtout des images d’archives à visionner au fond du tunnel avant de remonter les vitrines. Les horaires officiels annoncent une ouverture quotidienne en matinée, dans les faits ils varient beaucoup.

À Lepida, entre Lakki et Xirokampos, s’étend l’ancien hôpital psychiatrique de Léros. Casernement de l’aéronautique italienne à l’origine, il est devenu l’un des principaux asiles du pays, révélé par le scandale de 1989 sur les conditions d’internement ; l’anthropologue Nena Panourgia lui a consacré un livre de référence, Léros, la grammaire de l’enfermement. Les pavillons ont été fermés pour l’essentiel et une partie du site accueille depuis 2015 une structure d’hébergement pour demandeurs d’asile. On ne visite pas, mais on comprend beaucoup de l’île en longeant ces façades.

Xirokampos, port de pêche à 5 km au sud de Lakki, garde une vraie vie de village et une école de plongée. Des caïques le relient à Myrties, sur Kalymnos. Sur la colline de Lepida, un sentier grimpe vers l’acropole antique de Paleokastro : derrière la chapelle du sommet subsistent des pans d’appareil restauré, et la vue sur Kalymnos justifie à elle seule la montée. Un peu à l’écart, la chapelle de Panagia Kavouradena est accrochée à un rocher au-dessus de l’eau. Son nom vient de l’icône de la Vierge qu’un pêcheur aurait trouvée à l’intérieur d’un gros crabe ; elle est réputée miraculeuse et reste la protectrice des pêcheurs de l’île.

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Le centre : Platanos, Pandeli, Alinda, Gourna et Drimonas

Cinq kilomètres au nord de Lakki, une bande bâtie continue franchit une croupe basse et relie deux baies de la côte est. Au nord, Agia Marina aligne son quai, utilisé par les ferries inter-îles rapides, et ses maisons néoclassiques du XIXe siècle bâties par les Grecs revenus d’Égypte : couleurs sable, jaune et bordeaux toscan, cours immenses, bougainvillées. Un règlement local impose, selon les habitants, cette palette aux restaurations. À l’entrée du port se dresse le petit fort de Bourtzi, et à l’extrémité ouest un moulin les pieds dans l’eau. Le musée archéologique, installé dans une bâtisse du XIXe siècle, tient en une salle, mais les quelques pièces exposées sont clairement contextualisées et racontent bien l’histoire de l’île. C’est aussi d’Agia Marina que partent les bateaux d’excursion vers Lipsi, Arki et Marathi.

Juste au-dessus, Platanos est le village résidentiel où siège la mairie : demeures néoclassiques, maisons vernaculaires, peu de restaurants et presque pas de vie nocturne. De la place centrale, un escalier de 500 marches passe devant la chapelle d’Agia Paraskevi et monte en une demi-heure au Kastro tis Panagias, sur la colline d’Apityki. Les parties internes du château ont environ mille ans ; les remparts extérieurs ont été ajoutés par les chevaliers de Saint-Jean aux XIVe et XVe siècles. Il reste peu de structures debout, mais la vue porte sur presque toute l’île, sur Patmos, Kalymnos et les côtes d’Asie Mineure, et l’enceinte abrite un petit musée ecclésiastique. Une route en lacets y accède aussi depuis Pandeli, en passant devant les moulins.

Sur la baie sud, Pandeli est l’ancien village de pêcheurs devenu la station la plus courue de l’île : maisons blanches dévalant vers une petite plage de gravier, barques amarrées, tavernes à poisson les pieds dans l’eau, moulins alignés sur la crête. En juillet et août, la plage est saturée dès le milieu de matinée et l’ambiance est nettement plus commerciale que partout ailleurs sur Léros ; hors de ces deux mois, le village retrouve son rythme. Au sud, par-dessus le promontoire et faute de sentier côtier praticable, on rejoint Vromolithos, dont le village n’a aucun charme mais dont l’eau, face à l’îlot d’Agia Kyriaki, compte parmi les plus belles de l’île.

À 3 km au nord-ouest d’Agia Marina, Alinda est la plus ancienne station balnéaire de Léros, la première à ouvrir au printemps et la dernière à fermer à l’automne. On y trouve le musée historique et folklorique, logé dans la tour Bellenis, un manoir crénelé face à la mer : objets remontés du destroyer Queen Olga coulé en 1943, roue d’un bombardier Junkers, poêle fabriqué dans une douille d’obus, outils agricoles et costumes. En retrait de la plage, le cimetière militaire britannique rassemble les tombes des soldats du Commonwealth tombés lors de la bataille. Plus à l’ouest, la vaste baie de Gourna déroule la plus longue plage de sable de l’île, et la route de la rive sud finit à Drimonas, hameau réduit à une jetée et deux tavernes qui posent leurs tables dans l’eau. C’est près de là, à Kokkali, que se dresse la chapelle d’Agios Isidoros, blanche, posée sur un îlot minuscule et reliée à la côte par une chaussée de pierre : l’image la plus reproduite de Léros, et l’une des rares qui tienne ses promesses.

Le nord autour de Partheni

Passé Alinda, l’île se dépeuple. Le nord n’est plus qu’une succession de petites communautés de pêcheurs, de ruches et de reliefs secs entrecoupés de pins. À l’ouest de l’aéroport, le temple d’Artémis du IVe siècle avant notre ère, dédié à la protectrice antique de l’île, n’a jamais été fouillé : le site se lit plus qu’il ne se visite, mais il rappelle que Léros s’est longtemps identifiée à cette déesse.

Partheni porte une mémoire beaucoup plus proche. Le camp de relégation qui y fonctionna pendant la guerre civile puis sous la dictature a laissé un lieu bouleversant : la chapelle d’Agia Matrona Kioura, dont les murs ont été entièrement peints par des exilés politiques. Les peintres Antonis Karagiannis, Kyriakos Tsakiris et Takis Tzaneteas ont pris pour modèles leurs codétenus. Les figures s’écartent franchement du canon byzantin et portent une douleur humaine très directe. Peu de sites en Grèce racontent aussi frontalement le XXe siècle.

Plus à l’est, la baie fermée de Blefoutis offre un mouillage abrité et une taverne réputée pour ses poissons. Au large, l’îlot d’Archangelos et, plus loin vers l’ouest, Levitha, Kinaros et Glaros, tous rattachés à la commune de Léros, sont classés en zone protégée et se rejoignent uniquement en bateau privé.

Peut-on randonner à Léros ?

Léros n’a pas de réseau balisé comparable à celui d’Andros ou de Naxos. La municipalité a signalé quelques itinéraires, les autres se suivent sur pistes et sentes, et l’intérêt tient moins au dénivelé qu’à ce qu’on croise en chemin : chapelles isolées, ruches, et surtout un chapelet de constructions militaires italiennes abandonnées sur presque chaque colline.

La montée de Platanos au Kastro tis Panagias, par la chapelle d’Agia Paraskevi, est balisée et compte une trentaine de minutes d’escalier : c’est la marche incontournable de l’île. Depuis Panagia Kavouradena, une piste roulante de 1,3 km mène en une demi-heure au cap Diapori, face à Kalymnos, avec un kiosque municipal à l’arrivée ; l’itinéraire n’est pas balisé mais ne pose aucune difficulté. Le Dragon Trail, au nord de la baie de Lakki, part au-dessus de la plage de Kokkini et grimpe raide sur le flanc est de la colline de Patella avant de s’adoucir vers le sommet, où subsiste un ensemble de fortifications italiennes laissé en l’état. Sur la colline de Diplogourna, la caserne d’artillerie 906 conserve à l’intérieur des fresques et des inscriptions peintes par les soldats. Au nord, la boucle Fakoudia, Agios Kirkos, Alinda descend vers la baie d’Alinda avec une vue dégagée sur tout le golfe.

Côté nature protégée, l’essentiel se joue en mer : les îlots d’Archangelos, Faradonisia, Leriko et les deux Glaronissia sont intégrés au réseau Natura 2000, tout comme Levitha, Kinaros et Glaros, classés zone de protection spéciale pour le faucon d’Éléonore et le goéland d’Audouin. Le secteur Koulouki, Merikia et Fytorio est par ailleurs classé refuge de faune sauvage. Le printemps et l’automne restent les seules saisons confortables : les crêtes n’offrent aucune ombre.

Quelles plages choisir à Léros ?

Autant le dire d’emblée : Léros n’a pas de plage spectaculaire. Pas de sable blanc ni de falaise photogénique, mais une trentaine de criques abritées, souvent bordées de tamaris qui font de l’ombre naturelle, et une eau d’une propreté remarquable. C’est précisément ce qui a évité à l’île le développement balnéaire de ses voisines.

Au sud, à quelques minutes de Lakki, Koulouki aligne trois petites anses sous les pins, la centrale équipée d’une cantine ; Merikia, juste après, est une plage de galets très propre avec une plateforme flottante et un bar de plage. Plus loin, Agios Spyridonas mêle sable et galets et abrite une épave posée par très peu de fond, superbe terrain de snorkeling. À la pointe sud, Xirokampos est la grande plage organisée du secteur, avec mini-marchés, tavernes et centre de plongée ; la petite crique de Panagia Kavouradena, à côté, offre une alternative bien plus calme.

Au centre, Alinda est la plus longue de l’île : sable et gravier fin, tamaris, entrée dans l’eau très progressive, transats et beach bars, l’option évidente avec des enfants. Krithoni, jolie mais exiguë, se remplit vite. Vromolithos vaut pour la couleur de son eau, mais le fond rocheux oblige à traverser des dalles avant d’atteindre le large. Gourna, grande, organisée, au sable sombre presque verdâtre et aux eaux peu profondes très loin du bord, est idéale pour les jeunes enfants mais souvent balayée par le vent. Les anses de Dyo Liskaria et de Panagies, abritées et arborées, restent tranquilles même en août. Pour disparaître complètement, il faut viser Kryfos : vingt-cinq minutes de sente incertaine depuis le bout de la route, ou l’arrivée en bateau, une plage vierge et une grotte avec une source d’eau douce.

Au nord, Blefoutis combine sable, gravier fin, tamaris et deux tavernes dans une baie très protégée. Agia Kioura, en contrebas de la chapelle des exilés, se rejoint par une piste : aucun aménagement, du sable qui plonge dans une eau translucide, l’odeur du thym et de l’origan. C’est la plus belle de l’île, et la seule pour laquelle je referais volontiers le trajet.

  • Plages et activités sportives - 5/10
    5/10
  • Patrimoine historique et culturel - 5.5/10
    5.5/10
  • Villages et arrière pays - 7/10
    7/10
  • Authenticité - 8/10
    8/10
6.4/10
Quelques liens pour aller plus loin
  • Superficie : 53 km² (71 km de littoral)
  • Longueur maximum : environ 14 km, largeur maximum : environ 8 km (2 km au point le plus étroit)
  • Point culminant : mont Klidi, 320 m
  • Environ 7 992 habitants (recensement 2021)
  • Ports principaux : Lakki et Agia Marina (plus Xirokampos pour les navettes locales)
  • Aéroport : aéroport national de Léros, à Partheni

Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques

  • Février : carnaval des Kamouzeles, défilés et danses en costumes traditionnels, organisé par l’association culturelle Artemis, dans toute l’île.
  • 7 juillet : fête d’Agia Kyriaki, sur l’îlot du même nom, face à Pandeli.
  • 16 et 17 juillet : panigiri d’Agia Marina, sainte patronne de l’île, sur deux jours, à Agia Marina.
  • 18 juillet : fête du paysan et reconstitution du dépiquage traditionnel, dans la baie de Gourna.
  • 26 juillet : panigiri d’Agios Panteleimon avec orchestre lérien, sur la place de Patelo.
  • 14 et 15 août : fête de la Panagia tou Kastrou, au château, à Platanos.
  • 22 août : reconstitution du mariage traditionnel lérien, sur le parvis d’Agios Fanourios, à Xirokampos.
  • 29 août : fête du vin et foulage des raisins, à Drimonas.
  • 4 septembre : panigiri d’Agios Zacharias, à côté du musée de la Guerre, à Merikia.
  • 5 septembre : fête du pêcheur, sur le petit port de Pandeli.

La carte de Léros

Comment venir à Léros et s’y déplacer ?

L’île a un aéroport national à Partheni, à l’extrémité nord, relié quotidiennement à Athènes et, en haute saison, à Kos, Rhodes et Kastelorizo. Les gros ferries depuis le Pirée accostent à Lakki après 9 à 13 heures de traversée selon la ligne. Les catamarans rapides du Dodécanèse desservent plutôt Agia Marina, sur la côte est, avec des liaisons quotidiennes en saison vers Patmos, Lipsi, Kalymnos, Kos, Rhodes et Samos. Un troisième embarcadère, à Xirokampos, sert les navettes locales vers Kalymnos.

Un bus municipal traverse l’île depuis la station de taxis de Platanos, dessert Agia Marina, Alinda, l’aéroport, Partheni, puis Lakki et Xirokampos, à raison de quelques rotations quotidiennes. Il permet de se passer de véhicule, mais limite fortement l’accès aux criques. Les agences de location de voitures et de scooters sont présentes à Lakki, Pandeli et Alinda ; prudence avec les deux-roues, les routes de Leros sont étroites et souvent gravillonnées. Des taxis stationnent à Platanos et à Lakki, mais leur nombre est très limité en soirée : mieux vaut anticiper les retours de taverne.

→ Conseils pour la réservation des ferries

Prochaine(s) traversée(s)

Qu’est ce que l’on mange à Léros ?

La cuisine lérienne repose d’abord sur la pêche : mérou, denté et sar, mais aussi moules et huîtres, et un anchois local à gros yeux, le gavros gourlomatis (γαύρος γουρλομάτης). Le maquereau salé, le kolios (κολιός), fait partie des conserves domestiques encore courantes.

Le produit emblématique de l’île est un agrume qu’on ne trouve nulle part ailleurs : la gkavafa (γκαβάφα), sucrée comme une orange avec une amertume franche, consommée surtout en confiture et en liqueur. L’autre fierté locale est le miel : pefkomelo (πευκόμελο), miel de pin sombre et peu sucré, plutôt destiné à la cuisine ; miel de thym très parfumé venu des collines ; et anthomelo (ανθόμελο), miel de fleurs clair. Aucun de ces miels n’est protégé par une AOP ou une IGP, mais la production reste artisanale et se vend dans les épiceries de village plutôt que dans les boutiques du port.

Côté pâtisserie et plats de fête, retenez la patsavouropita (πατσαβουρόπιτα), les pougkia (πουγκιά) fourrés aux amandes, la tourte au fromage lérienne et la melopita (μελόπιτα) au miel. Le thym, l’origan et la menthe portent l’essentiel des plats ; on trouve aussi une liqueur d’abarorizas (αμπαρόριζα), à base de géranium odorant.

Enfin, Léros produit du vin. L’île relève de l’IGP Dodécanèse, zone créée en 1990, et deux caves y vinifient des blancs, des rosés et des rouges à partir d’athiri, de mandilaria, d’assyrtiko, de malagousia, de merlot et de cabernet sauvignon. Une curiosité à demander en taverne plutôt qu’à chercher en cave, la production restant confidentielle et rarement exportée hors de l’île.

    • Lakki : une heure de marche dans les avenues rationalistes des années 1930, entre cinéma à façade arrondie, théâtre et tour-horloge moderniste.
    • Le musée de la Guerre de Merikia : deux galeries italiennes creusées dans la colline, consacrées à la bataille de Léros de 1943, avec des images d’archives à voir en premier.
    • Le Kastro tis Panagias : 500 marches depuis Platanos pour une vue circulaire sur l’île, Patmos, Kalymnos et les côtes turques, spectaculaire au coucher du soleil.
    • Agia Matrona Kioura : chapelle du nord entièrement peinte par des exilés politiques de la dictature, qui prirent leurs codétenus pour modèles. Un lieu bouleversant et méconnu.
    • Agios Isidoros : chapelle blanche posée sur un îlot près de Kokkali, reliée à la côte par une étroite chaussée de pierre que la mer recouvre par gros temps.
    • Panagia Kavouradena : petite église accrochée à un rocher au-dessus de la mer, près de Xirokampos, dédiée à une Vierge trouvée dans un crabe et vénérée par les pêcheurs.
    • La plongée sur épaves : navires et avions coulés lors de la bataille de 1943 reposent entre 15 et 35 mètres, dans un état de conservation remarquable.
    • Le musée historique et folklorique d’Alinda : objets remontés du destroyer Queen Olga et souvenirs de guerre, à deux pas du cimetière militaire britannique.
    • Le temple d’Artémis de Partheni : sanctuaire du IVe siècle avant notre ère jamais fouillé, à l’ouest de l’aéroport, dédié à la protectrice antique de l’île.
    • La gkavafa : l’agrume propre à Léros, à goûter en confiture ou en liqueur, introuvable ailleurs en Grèce et rarement proposé en dehors des épiceries de village.
    • La plage d’Agia Kioura : aucune installation, une piste pour y descendre, du sable, du thym et une eau translucide sous la chapelle des exilés.
    • Le miel de pin : sombre, résineux et peu sucré, produit par de petits apiculteurs sur les collines boisées du nord de l’île.

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