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Skiathos, soixante plages de sable, une pinède et un million de visiteurs
Skiathos, la plus accessible et la plus fréquentée des Sporades, se trouve à une à deux heures de ferry des ports thessaliens de Volos et d’Agios Konstantinos, en face des côtes du Pélion. L’île couvre environ 50 km² et compte 6 000 habitants. Patrie d’Alexandros Papadiamantis, père de la littérature grecque moderne, elle est connue pour ses plages de sable fin et pour une vie nocturne animée que ses voisines Skopelos ou Alonissos ne cherchent pas à égaler. Skiathos est franchement touristique : la côte sud concentre en juillet-août une infrastructure hôtelière dense qui efface parfois la Grèce derrière les parasols. Le nord et l’intérieur des terres gardent en revanche un vrai caractère sauvage, pour peu qu’on accepte de quitter la route principale.
Au sommaire
Le meilleur de Skiathos ?
Skiathos s’étire sur environ 13 km d’est en ouest, largeur maximale 6,5 km. La route principale longe toute la côte sud, donnant accès aux plages organisées via 26 arrêts de bus numérotés. À l’est, Skiathos Town (la Chora) est le seul vrai bourg de l’île : port, commerces, restaurants et vie nocturne. À l’extrémité ouest, Koukounaries marque la fin du réseau de bus. Au nord et dans l’intérieur, le paysage change radicalement : une pinède dense couvre les reliefs jusqu’à 438 m au Profitis Ilias, et les accès aux sites ou plages reposent sur des pistes parfois abruptes. Ces deux zones, très différentes de caractère, structurent la visite de l’île.
Skiathos Town et la côte sud
Skiathos Town est construite sur deux collines de part et d’autre d’un promontoire central, le Bourtzi. À l’est, le port moderne et le nouveau quartier, que traverse la rue principale Papadiamantis, commerçante et piétonne. À l’ouest, l’ancien port et la vieille ville : un labyrinthe de ruelles, de petites places ombragées, de maisons aux toits de tuile et de chapelles encastrées entre les maisons. C’est là que se concentre l’essentiel du charme de la ville, surtout le soir quand on s’écarte de l’axe principal et de ses boutiques de souvenirs.
Le Musée Papadiamantis occupe la maison où l’écrivain (né en 1851) a vécu et est mort, bâtie par son père prêtre et classée depuis 1965 : deux pièces d’une austérité saisissante qui racontent un Skiathos paysan et maritime d’avant le tourisme. Le Skiathitiko Spiti (skiathitikospiti.gr), bâtisse de pierre de 1910 restée dans la même famille, est plus vivant encore : ses propriétaires guident eux-mêmes les visiteurs à travers les objets, costumes et photographies transmis de génération en génération. L’un des musées familiaux les plus authentiques des Sporades.
La presqu’île du Bourtzi, qui sépare les deux ports, mérite une promenade du soir. Restes de fortifications médiévales, café avec vue sur l’Eubée au loin, théâtre en plein air pour les concerts d’été et, dans le centre culturel, le Musée de la tradition maritime ouvert en 2015 : six cents pièces sur deux siècles de construction navale skiatiote, dont un dossier sur le sous-marin Lambros Katsonis, coulé au large en 1943.
Sur la côte sud, la route relie sans interruption villas, hôtels, tavernes et loueurs de scooters jusqu’à Koukounaries. C’est ici que Skiathos montre son côté le plus saturé : en juillet-août, le surtourisme est particulièrement visible, avec des plages bondées toutes les centaines de mètres et une signalétique touristique qui laisse peu de place à la Grèce ordinaire. La plage de Banana (baie de Krassa), à la pointe sud-ouest, fut longtemps la plus réputée pour ses soirées et ses sports nautiques : un vaste chantier de construction d’une nouvelle station balnéaire la défigure et la rend difficile d’accès au moment de la rédaction de ce guide. Plusieurs plages moins exposées de la côte sud méritent en revanche l’arrêt, notamment Vromolimnos et Kalamaki. À l’extrémité ouest, Koukounaries tient sa réputation : 1 200 m de sable blond face à une forêt de pins, avec un lac saumâtre (Strofylia) en arrière-plan et le bruit de l’eau qui fait oublier un peu la foule des transats.
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L’intérieur des terres et le nord
Quitter la côte sud demande un effort, soit à pied sur les sentiers balisés, soit en empruntant des pistes parfois très raides en voiture ou scooter. C’est pourtant dans ce Skiathos de l’arrière-pays que l’île retrouve un vrai visage, silencieux et boisé, loin des bars à musique et des rangs de parasols.
À 5 km de la Chora, le monastère de Moni Evangelistrias (monievaggelistrias.gr) est le plus important des Sporades, vénéré bien au-delà de l’archipel. Fondé en 1794 par des moines venus du mont Athos, il servit de refuge aux combattants de l’indépendance grecque et c’est ici que, selon la tradition, le premier drapeau grec moderne fut tissé et hissé en 1807. L’aile sud abrite trois collections : trésor liturgique, musée du folklore des Sporades du Nord avec métiers à tisser et four restauré, et un fonds photographique sur les guerres balkaniques. Le monastère vend son vin, son miel, son tsipouro et son huile. On y accède à pied depuis la Chora, ou en bus l’été.
Non loin, sur la route qui monte au monastère, le domaine viticole Parissis Winery (parissiswinery.com) est le premier vignoble commercial de l’île, créé en 2019 par Giannis Parissis sur 14 hectares. Il y cultive assyrtiko, roditis, xinomavro, limnio et malagousia. Dégustations sur réservation : une escale rare pour les amateurs de vins grecs dans un archipel qui compte peu de vignobles.
Depuis la station balnéaire de Troulos, sur la côte sud, quatre kilomètres d’asphalte remontent à travers l’une des plus belles pinèdes de l’île jusqu’au monastère de Panagia Eikonistria, dédié à la sainte patronne de Skiathos. L’église, sobre, conserve des fresques de 1741 et une iconostase sculptée remarquable ; l’icône originale, elle, est gardée à l’église des Trois Hiérarques de la Chora. Le monastère célèbre sa fête le premier dimanche de juillet. Plus au nord, les pistes descendent vers la côte sauvage puis mènent à la pointe septentrionale où trône le Kastro, ancienne capitale médiévale de Skiathos. Fondée au début du XIVe siècle contre les raids pirates, elle resta cinq siècles le seul habitat organisé de l’île avant d’être abandonnée vers 1830. Des vingt-deux églises que comptait la citadelle, deux seulement sont parvenues intactes : la Nativité du Christ, basilique à charpente aux fresques d’école crétoise, et Agios Nikolaos aux céramiques encastrées dans la façade. Subsistent aussi les remparts côté terre, la porte à tourelle, l’emplacement du pont-levis escamotable et, au point le plus haut, le canon qui tenait les navires ennemis à distance. La vue depuis le promontoire rocheux est saisissante. Les bateaux d’excursion y déversent des groupes nombreux aux heures de pointe du milieu de la journée : en arrivant à pied ou en voiture tôt le matin, il est possible de parcourir le site presque seul.
La côte nord abrite également des plages que l’on n’atteint que depuis la mer ou par des chemins raides. Les grottes marines de Skotini et de Galazia, ainsi que la plage de galets de Lalaria avec son arche naturelle, se visitent lors des excursions en bateau depuis le vieux port de la Chora, généralement en circuit complet de l’île.
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Peut-on randonner sur l’île de Skiathos ?
Skiathos est une destination de randonnée sérieuse et largement sous-estimée. Le réseau officiel, Skiathos Trails (skiathostrails.com), est porté par la municipalité et couvre l’ensemble de l’intérieur boisé, sentiers pédestres et pistes VTT confondus. Il a été complété par le programme des Sentiers du patrimoine, cinq itinéraires thématiques construits à partir des récits oraux recueillis auprès des habitants. Un guide indépendant, tracé et publié depuis 1997 par Ortwin Widmann, reste par ailleurs disponible dans les librairies de la Chora et sur hikingskiathos.com.
Trois itinéraires donnent une bonne idée du réseau. La liaison Chora, Moni Evangelistrias (8,8 km, facile) grimpe par les oliveraies, les caldrims et les chapelles jusqu’au monastère, et sert de porte d’entrée vers tout le nord de l’île. La boucle Pyrgi, Kastro (6,2 km, moyenne) part de l’église Agia Anastasia, enchaîne Agios Panteleimon, Panagia Glykofiloussa et Agios Ioannis avant la citadelle, puis redescend par Panagia Doman et Panagia Kardasi à travers la forêt de feuillus et la Forêt esthétique de Skiathos. La boucle du lac de Strofylia (2,5 km, facile) contourne la lagune classée Natura 2000 et longe les dunes plantées de pins parasols, une formation devenue rare en Grèce.
Le lac est une halte de migration ornithologique au printemps et à l’automne : hérons, grèbes et canards sauvages. Mai, juin, septembre et octobre sont les meilleurs mois, la chaleur de juillet-août rendant les sorties en pinède pénibles. Pour atteindre les têtes de sentier du nord, un scooter d’au moins 125 cm³ s’impose : les pentes vers le Kastro sont raides et les 50 cm³ ne passent pas.
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Quelles plages choisir à Skiathos ?
Plus de soixante plages, presque toutes de sable. La côte sud, desservie par le bus, est organisée de bout en bout. Le nord se mérite, par pistes ou depuis la mer.
La côte sud et l’est, à portée de bus
À un kilomètre de la Chora, Megali Ammos a des fonds peu profonds qui en font la plage des familles : bars à gauche, calme à droite. Juste à côté, la crique de Sifero et son chantier naval dépannent quand la grande plage sature. Achladies (4 km) est abritée du vent sous ses oliviers ; Kanapitsa et sa voisine plus tranquille Tzaneria accueillent les écoles de plongée.
Vromolimnos, en contrebas de l’arrêt 13, est étroite mais protégée des vents, avec un public jeune et un centre de ski nautique. Kolios (6 km) est plus paisible, au fond d’une baie verdoyante. Agia Paraskevi, longue étendue de sable blanc à 8,5 km, est le meilleur compromis famille : équipée, abritée, moins courue que les vedettes de l’île. Troulos ouvre sur l’îlot de Troulonissi, et Maratha est Pavillon bleu.
Banana, coupée en deux par un rocher, fut dans les années 1970 l’une des premières plages naturistes de l’Égée : la pratique s’est repliée sur la Petite, la Grande vivant au rythme de ses beach bars. Un vaste chantier de resort la défigure au moment de la rédaction. Au bout de la route, Koukounaries mérite sa réputation : 1 200 m de sable blond, une pinède jusqu’au rivage et le lac de Strofylia derrière, classé Natura 2000. Agia Eleni, où meurt l’asphalte, regarde plein ouest : la plage des couchers de soleil sur le Pélion.
Le nord, l’ouest et les îlots
Krifi Ammos, le sable caché, est une anse encaissée avec une simple cantine, au bout de la piste qui dessert aussi Mandraki et Elias. Megalos Aselinos, à 4 km de route depuis Troulos, est exposée au vent du nord ; Mikros Aselinos, à quelques minutes de marche, reste minuscule. Alygaries sont les Rivages roses des nouvelles de Papadiamantis, où le sable contient des éclats minéraux chargés d’étain.
Lalaria ne s’atteint que par la mer : galets blancs et ronds qu’il est interdit d’emporter, arche naturelle de la Trypia Petra, aucun équipement. Sous la cité médiévale, la plage du Kastro a un galet fin, une eau fraîche et une seule cantine. Côté est, Xanemos borde l’aéroport avec vue sur Skopelos, et Megas Gialos reste sans ombre ni service. Enfin l’îlot de Tsougria, à quinze minutes de caïque du vieux port, aligne quatre plages et une taverne, et l’îlot inhabité d’Arkos se rejoint en bateau privé.
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Plages et activités sportives - 8/10
8/10
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Patrimoine historique et culturel - 5.5/10
5.5/10
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Villages et arrière pays - 6.5/10
6.5/10
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Authenticité - 5.5/10
5.5/10
Quelques liens pour aller plus loin
- Municipalité de Skiathos : site officiel de l’île
- Skiathos Trails : réseau officiel de sentiers et pistes VTT
- Bus de Skiathos : lignes, arrêts et horaires
- Monastère d’Evangelistria : visite, musées et boutique
- Skiathitiko Spiti : maison-musée familiale de la Chora
- Parissis Winery : dégustations au vignoble de l’île
- Skiathos Diving Center : plongée à Koukounaries
- Dolphin Diving Center : plongée à Tzaneria
- Ocean Blue Diving School : baptêmes et certifications
- Astir Ski Club : ski nautique et sports de glisse
- Skiathos Cruises : tour de l’île et Lalaria en bateau
- Argo Sailing : sorties à la voile dans les Sporades
- Hiking Skiathos : topoguide indépendant des sentiers de l’île
- Aegean Cars : location de voitures et scooters
- AllTrails : traces GPS des randonnées de Skiathos
Quelques repères sur Skiathos
- Superficie : 49,9 km² (environ 44 km de littoral)
- Longueur maximum : 13 km, largeur maximum : 6,5 km
- Point culminant : mont Profitis Ilias, 438 m
- Environ 5 802 habitants (recensement 2021)
- Port principal : Skiathos Town (Chora)
- Aéroport : Skiathos Airport (JSI), sur l’île, 2 km à l’est de la Chora
Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques
Les principales fêtes à Skiathos
- 23 avril, Saint-Georges (Agios Giorgios), chapelle et plaine de l’aéroport, Skiathos Town : courses de chevaux traditionnelles, l’une des fêtes les plus vivaces de l’île.
- Pâques orthodoxe (date variable, avril-mai), Moni Evangelistrias et églises de Skiathos Town : processions du Vendredi saint et office de la Résurrection.
- Juillet et août, Festival d’été, îlot du Bourtzi et théâtre municipal en plein air, Skiathos Town : concerts, théâtre et projections.
- 15 août, Dormition de la Vierge, Moni Evangelistrias et Moni Panagias Kounistras : pèlerinage principal de l’île, panigyria dans plusieurs chapelles, forte affluence.
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Les autres destinations pour :
La carte de Skiathos
Comment venir à Skiathos et se déplacer sur l’île ?
Par avion : L’aéroport de Skiathos (JSI), construit sur terrain gagné sur la mer à 2 km à l’est de la Chora, dessert Athènes toute l’année et l’Europe du Nord en saison (easyJet, Jet2, Wizz Air). La piste est courte : les avions passent à quelques mètres au-dessus de la route en approche.
Par ferry : Les catamarans rapides relient Skiathos à Volos (environ 1h15), Agios Konstantinos, Skopelos (30-45 min) et Alonissos. Liaisons assurées principalement par Blue Star Ferries et Aegean Flying Dolphins. Connexion saisonnière vers Mantoudi (Eubée). Horaires sur ferryhopper.com.
Sur l’île : Le réseau de bus de la côte sud est excellent en été : navette fréquente entre la Chora et Koukounaries toutes les 15 à 30 minutes, horaires sur skiathostransports.gr. Pour le nord et l’intérieur, voiture ou scooter de 125 cm³ minimum indispensables. Location au nouveau port (aegeancars.gr). Des bateaux sans permis sont disponibles à la journée. Stationnement très difficile en ville en haute saison.
Le printemps (fin avril-juin) et l’automne (septembre-octobre) offrent des conditions nettement plus agréables qu’en plein été. Notre page où dormir à Skiathos détaille le choix du village.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
Organiser votre voyage: nos recommandations de villages et hébergements à Skiathos
Que manger à Skiathos : la cuisine locale
La cuisine skiatiote repose sur un principe original : marier poissons et fruits de mer avec les herbes sauvages et les légumes. Une dizaine d’îlots ceinturent l’île et fournissent la matière première ; les troupeaux donnent des fromages frais comme le chloro (χλωρό), la mizithra (μυζήθρα) et le galotyri (γαλοτύρι).
Les plats emblématiques jouent tous de cette rencontre : homard aux herbes sauvages, calamars aux herbes et aux oignons, langoustines aux courgettes et tomates, lotte à la skordalia, kakavia (κακαβιά), fava (φάβα) à la sardine. Les tourtes tiennent une place à part avec la kalapodia (καλαποδιά), chausson d’herbes sauvages frit à l’huile d’olive, et la strifti tyropita (στριφτή τυρόπιτα), tarte au fromage enroulée en spirale dont la paternité oppose Skiathos à Skopelos. Côté meze, les garidokeftedes (γαριδοκεφτέδες), beignets de crevettes, sont partout.
Le dessert emblématique n’est pas grec de souche : le baklava (μπακλαβάς), offert aux mariages, est arrivé avec les réfugiés d’Asie Mineure après 1922, blond aux amandes ou brun aux noix. Plus locaux, les chamalia (χαμαλιά), triangles frits fourrés de noix et de miel, et l’aspro (άσπρο), confiture d’amande blanchie battue jusqu’à blanchir.
Le vignoble de l’île reste minuscule. La Moni Evangelistrias produit l’Alypiakos oinos (Αλυπιακός οίνος), rouge issu de cépages locaux et de vignes sauvages, nommé d’après Alypios, quatrième higoumène du monastère, même si Papadiamantis y voyait le vin qui chasse la tristesse. Le domaine Parissis propose depuis 2019 une gamme structurée sur cépages grecs. L’île produit aussi du miel, des liqueurs de noix verte et de cerise, et du tsipouro, l’eau-de-vie de marc de toute la Thessalie : notre guide sur le tsipouro détaille cette boisson. Aucun produit de Skiathos ne bénéficie à ce jour d’une AOP ou d’une IGP propre à l’île.
Découvrir la Grèce : produits de terroir AOP et gastronomie grecque
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- Le vieux quartier de la Chora au-dessus de l’ancien port : ruelles en pierraille, places ombragées et maisons de tuile, à parcourir en fin de journée.
- Le Musée Papadiamantis : deux pièces spartiates dans la maison du père de la littérature grecque moderne, classée monument historique depuis 1965.
- Le Skiathitiko Spiti : maison de pierre de 1910 où les propriétaires guident eux-mêmes les visiteurs à travers un siècle d’objets et de costumes skiatiotes.
- Le Musée de la tradition maritime au Bourtzi : six cents pièces sur deux siècles de construction navale, dont l’histoire du sous-marin Lambros Katsonis.
- La Moni Evangelistrias en début de matinée : le monastère de 1794, son métier à tisser du premier drapeau grec et son vignoble, avant les cars.
- Le monastère de Panagia Eikonistria : quatre kilomètres de pinède depuis Troulos jusqu’à la sainte patronne de l’île et ses fresques de 1741.
- Une dégustation au domaine Parissis : premier vignoble commercial de l’île, planté en 2019 sur cépages grecs, dans une pinède ouverte sur le golfe.
- Le Kastro à pied depuis Pyrgi : six kilomètres de boucle par les chapelles et la Forêt esthétique, dans un Skiathos silencieux et boisé.
- La plage de Lalaria depuis la mer : galets blancs, arche de la Trypia Petra et grottes de Skotini et Galazia sur le même circuit en taxi-boat.
- La crique de Krifi Ammos : une anse encaissée au nord-ouest, une simple cantine, et le soleil qui se couche derrière le Pélion.
- Un repas au Kalo Pigadi (Karaiskaki 9) : l’ouzerie des pêcheurs derrière le collège, garidokeftedes, poulpe vinaigré et anchois marinés à la fava.
- L’îlot d’Arkos en bateau : quarante hectares inhabités de pins jusqu’à l’eau, trois plages et une seule taverne ouverte de mai à septembre.
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Il faut compter au moins 3 à 4 jours. Deux jours suffisent pour la Chora et les plages de la côte sud desservies par le bus, mais le nord de l’île (Kastro, Mandraki, Aselinos) demande une journée entière avec un véhicule, et Lalaria comme les grottes marines ne se rejoignent qu’en bateau. Une semaine permet d’ajouter les sentiers de l’intérieur et une excursion vers les îles voisines.
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Oui, c’est de loin la plus fréquentée des Sporades, avec plus d’un million de visiteurs par saison pour environ 6 000 habitants. La côte sud, entre la Chora et Koukounaries, est saturée en juillet et août : plages organisées complètes dès le milieu de matinée, restaurants à réserver, circulation difficile. Le nord et l’intérieur, accessibles seulement par pistes ou sentiers, restent nettement plus calmes toute l’année.
Voir aussi notre Index du surtourisme des îles grecques et notre sélection des îles grecques les moins touristiques.
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Pour la côte sud, oui : le bus relie la Chora à Koukounaries en desservant 26 arrêts, toutes les 15 à 30 minutes en été, et des taxis-bateaux partent du vieux port vers plusieurs plages. Pour le nord de l’île, non : le Kastro, Mandraki, Elias et les plages sauvages exigent un scooter d’au moins 125 cm³ ou une voiture, les 50 cm³ ne tenant pas les côtes.
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Non. La régie municipale des eaux (DEYA Skiathos) déconseille officiellement l’eau du réseau pour la boisson et la préparation des aliments, en raison de teneurs en mercure supérieures aux normes relevées dans le forage de Ftelia. Habitants comme visiteurs utilisent de l’eau en bouteille, disponible partout et bon marché ; des travaux de sécurisation de la ressource sont engagés depuis plusieurs années.
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Oui, c’est l’une des îles grecques les plus praticables en famille : réseau de bus fiable, aéroport sur place évitant une correspondance en ferry, et plusieurs plages de sable à pente douce comme Troulos, Mandraki ou Agia Eleni. Deux réserves : la vie nocturne de la Chora est bruyante jusqu’à tard si vous logez en plein centre, et les plages du nord sont souvent exposées au meltemi.
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En partie seulement. La chapelle du mariage (Agios Ioannis) et la plage de Kastani, les deux décors les plus reconnaissables, se trouvent sur Skopelos. Skiathos a servi pour des scènes de port et de ville, notamment sur le vieux port et l’îlot du Bourtzi. Si le film est votre motivation principale, des excursions en bateau partent chaque jour du port de Skiathos vers les sites de Skopelos.
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Deux plages sortent du lot pour des raisons opposées. Koukounaries, au bout de la côte sud, aligne 1 200 mètres de sable blond sous une pinède classée, avec tous les services : c’est la plus célèbre, et la plus fréquentée et elle est souvent citée comme la plus belle. De mon point de vue, le tourisme l’a un peu fait disparaitre sous les parasols. Lalaria, sur la pointe nord, n’est accessible qu’en bateau et n’offre aucun équipement, mais ses galets blancs, ses falaises et son arche naturelle en font le paysage le plus spectaculaire de l’île.
Pour une baignade au calme, préférez Krifi Ammos, Mikros Aselinos ou l’îlot de Tsougria.

