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Lesbos, onze millions d'oliviers, l'ouzo et une forêt pétrifiée

Lesbos, que les Grecs appellent Lesvos ou tout simplement Mytilène, du nom de sa capitale, est la troisième île de Grèce par la superficie après la Crète et l’Eubée : 1 636 km² et 459 km de côtes, face à la Turquie. On y vient pour trois choses : ses onze millions d’oliviers, son ouzo (l’île en produit environ la moitié de la production grecque) et une forêt pétrifiée vieille de vingt millions d’années, aujourd’hui géoparc mondial UNESCO. C’est aussi la patrie de Sappho, de Theophraste, du peintre Theophilos et du poète Odysseas Elytis, prix Nobel 1979. Le tourisme ne pèse qu’une part limitée de l’économie locale et se concentre sur quelques stations du nord. Ailleurs, Lesbos reste une île agricole habitée à l’année, où l’on voyage sans jamais faire la queue.

Au sommaire

Le meilleur de Lesbos

Deux golfes profonds, celui de Kalloni et celui de Gera, découpent Lesbos en forme de papillon et imposent de longs détours par la route. Le relief culmine à 968 m au Lepetymnos, au nord-est, et à 967 m à l’Olympos de Lesbos, au sud. Cinq ensembles se distinguent nettement : Mytilène et le sud-est, urbain et muséal ; le sud entre les deux golfes, montagneux, vert et thermal ; le centre autour du golfe de Kalloni, agricole et ornithologique ; le nord, le plus touristique, autour de Molyvos ; l’ouest volcanique enfin, nu, désert et spectaculaire. Comptez trois heures de route entre Mytilène et Sigri.

Mytilène et le sud-est

La capitale n’a rien d’un port de carte postale : c’est une vraie ville universitaire, bruyante, commerçante, où l’on prend le temps de flâner plutôt que de photographier. Sur le promontoire se dresse la forteresse byzantine, génoise puis ottomane, l’une des plus vastes de Méditerranée, avec l’inscription ottomane surmontant l’aigle bicéphale byzantin à la porte sud. Le Musée archéologique présente de remarquables mosaïques romaines, dont un Orphée charmant les animaux et des pêcheurs entourés de poissons parfaitement identifiables. La rue Ermou, artère du bazar, relie les deux ports en passant devant le Yeni Tzami en ruine et le hammam Tsarsi ottoman restauré. Le musée byzantin, face à l’église Agios Therapon, conserve une icône du Christ Pantocrator du XIVe siècle. À Varia, 5 km au sud, deux musées valent à eux seuls le voyage : celui de Theophilos, peintre naïf né ici en 1873, et le musée Teriade, legs de l’éditeur d’art Stratis Eleftheriadis, qui aligne lithographies et gravures de Picasso, Matisse, Chagall, Miro et Le Corbusier. Sur la route du nord, Loutropoli Thermis et son bain romano-byzantin ruiné ; à l’ouest, les bains chauds de Gera.

Le sud : Agiasos, Plomari et les sources chaudes

Accroché sous l’Olympos dans une vallée boisée, Agiasos est le plus beau bourg de montagne de l’île, avec ses ruelles pavées et ses maisons à toits de tuiles. On y visite l’église de la Panagia Vrefokratoussa, bâtie au XIIe siècle autour d’une icône attribuée à l’évangéliste Luc, et l’Anagnostirio, centre culturel fondé en 1894 où l’on apprend encore le santouri. L’atelier de sculpture sur bois de Kamaros y travaille toujours le noyer sur commande. Traversez sans vous arrêter les rangées d’échoppes de souvenirs de l’entrée du village : le vrai Agiasos commence après. Plus au sud, Plomari est la capitale grecque de l’ouzo. La distillerie Varvayannis, la plus ancienne, propose visite et dégustation gratuites, et le musée « Le monde de l’ouzo » raconte la maison Isidoros Arvanitis, fondée en 1894. Le village conserve aussi un musée de la savonnerie, souvenir des douze fabriques qui tournaient avant 1922. À l’ouest, la plage de Melinda ouvre sur le canyon ; de là, une piste puis 400 m de sentier mènent à la chapelle de Panagia Kryfti et à son bassin d’eau chaude naturelle à 39 ou 40 °C. Autour de Polichnitos, les sources thermales d’Hippocrate jaillissent à 87 °C et sont refroidies pour le bain. Le petit musée de Vrissa expose les fossiles de mastodontes et de tortues géantes exhumés près de Vatera, vieux de deux millions d’années.

Organiser votre voyage: où dormir à Lesbos ?

Le centre et le golfe de Kalloni

Kalloni est un gros bourg agricole sans charme particulier, mais son golfe presque fermé est l’un des meilleurs sites d’observation ornithologique d’Europe : flamants roses toute l’année sur les salines, plus de 130 espèces au passage du printemps et de l’automne. Les salines produisent environ 13 000 tonnes de sel par an. À 4 km à l’ouest, le monastère de Limonos, fondé en 1527, développe ses trois étages autour d’une immense cour plantée ; sa bibliothèque conserve plus de 20 000 ouvrages et 500 manuscrits rares, et son katholikon reste interdit aux femmes. Vers Agia Paraskevi, le musée de l’oléiculture industrielle, installé dans un moulin communal des années 1920, explique mieux que n’importe quel texte ce que l’olive a représenté ici ; à 3 km, le pont médiéval de Kremasti est le plus grand conservé du nord-est de l’Égée.

Le nord : Molyvos et la côte de Sykaminia

Molyvos, officiellement Mithymna, à 61 km de Mytilène, est le village le plus photogénique de l’île : maisons de pierre à toits rouges étagées sous un château byzantin repris par les Génois, fontaines ottomanes, ruelles couvertes de glycines. C’est aussi le seul endroit de Lesbos réellement saturé en juillet et août, et je conseille d’y venir en mai, en juin ou en septembre. Le bazar haut a perdu ses commerces ordinaires au profit des boutiques de souvenirs, Petra s’étale sans grâce derrière sa plage et Anaxos vit du forfait touristique. Consultez notre index du surtourisme des îles grecques pour situer la pression réelle. L’alternative est à dix kilomètres : Sykaminia, village de basalte perché où naquit le romancier Stratis Myrivilis, et surtout Skala Sykaminias, le plus beau port de pêche de l’île, avec sa chapelle posée sur le rocher au bout de la jetée. Plus à l’est, Kleio et Mantamados, connu pour ses potiers et son monastère du Taxiarque. Les bains chauds d’Eftalou, à 5 km de Molyvos, coulent à 43 °C dans un bassin voûté au bord de la mer.

L’ouest volcanique et la forêt pétrifiée

Passé Kalloni, le paysage change du tout au tout : plus d’oliviers, des crêtes nues et une lumière minérale. C’est ici que se trouve la forêt pétrifiée, cœur du géoparc mondial UNESCO de Lesbos, née de l’ensevelissement d’une forêt subtropicale sous les cendres du volcan Ordymnos il y a une vingtaine de millions d’années. Le site principal de Bali Alonia abrite le plus haut tronc fossilisé encore debout d’Europe, 7,02 m. À Sigri, le musée d’histoire naturelle donne les clés de lecture (billet combiné avec les parcs) et un bateau à fond de verre permet d’observer les troncs immergés de l’îlot de Nissiopi. Le village lui-même a un vrai bout du monde, avec son fort ottoman portant le monogramme du sultan. Sur la route, le monastère d’Ypsilou, fondé en 1101 au sommet d’un ancien cratère, et celui de Perivolis, dont les fresques du XVIe siècle montrent une Apocalypse digne de Bosch. Détour recommandé par Vatoussa et Hidira, où le domaine Methymnaeos cultive en caldeira un cépage local ressuscité. Enfin, Skala Eresou, en bas de l’antique Eressos, patrie de Sappho et de Theophraste, est devenue depuis quarante ans un lieu de rendez-vous international pour les femmes lesbiennes, sans jamais cesser d’être un village grec.

Où randonner à Lesbos ?

Lesbos possède le réseau de sentiers balisés le mieux organisé du nord-est de l’Égée, hérité des chemins muletiers qui reliaient les oliveraies aux moulins. Quatre boucles principales structurent l’offre. Autour de Molyvos, un circuit de 13 km traverse oliveraies, formations volcaniques et collines abruptes avant de redescendre par le village de Vafios, où l’on mange bien. À Skala Eresou, une boucle de 13,8 km relie basiliques paléochrétiennes, fort antique et vestiges de l’Eressos classique. Depuis Agiasos, un réseau de sentiers marqués mène en trois heures au sommet de l’Olympos (967 m) à travers chênes et châtaigniers ; côté Plomari, quatre itinéraires locaux descendent vers la plage de Melinda par les forêts de chênes. Les falaises calcaires de Panayia Kryfti, à l’ouest de Melinda, portent depuis 2015 vingt-six voies d’escalade équipées, cotées de 3 à 7a, praticables toute l’année sauf au milieu de la journée en été.

Côté nature protégée, l’île compte quatre zones spéciales de conservation, sept zones de protection spéciale pour les oiseaux et seize refuges de faune sauvage, essentiellement autour des golfes de Kalloni et de Gera et sur les massifs de l’ouest. Le printemps y est spectaculaire : environ 1 400 espèces de plantes aromatiques et médicinales, dont une quarantaine d’orchidées protégées. Notre page sur les zones Natura 2000 en Grèce détaille le cadre réglementaire.

Une carte des itinéraires est disponible dans la plupart des offices et hébergements de l’île, et les mêmes tracés se parcourent souvent à VTT. Deux précautions valent d’être rappelées ici : les sentiers de l’ouest traversent des zones sans ombre ni point d’eau, et les vasières du golfe de Kalloni, où nichent les oiseaux, se longent sans jamais s’y engager entre mars et mai.

Quelles plages choisir à Lesbos ?

Avec 459 km de côtes, Lesbos compte des centaines de plages et l’on trouve toujours de la place, même en août.

Au sud, Vatera est la plus grande de l’île : 8 km de sable et de galets fins, une mer calme et propre, un développement dispersé qui ne donne jamais l’impression d’une station. À 3 km à l’ouest, le cap Agios Fokas et son mouillage ombragé de tamaris offrent les plus beaux couchers de soleil du secteur. Près de Plomari, Agios Isidoros est un long ruban de sable et de galets abrité du vent, considéré localement comme la meilleure plage du sud-est. Melinda, plus à l’ouest, doit son atmosphère un peu irréelle au rocher planté au milieu du sable sombre.

À l’ouest, la plage de Skala Eresou est la plus belle de l’île : 3 km de sable gris et de gravier fin face à Psara et Chios, sans route littorale derrière, ce qui est rare en Grèce. Sa partie ouest, au-delà de l’embouchure de la rivière, accueille une zone naturiste. Plus au nord, Faneroméni s’atteint par 3,5 km de piste depuis Sigri, et l’immense Kambos, battue par la houle, reste souvent déserte en plein mois d’août. Chrousos, unique en Grèce, voit une rivière finir sa course dans le sable ; on y accède en voiture depuis Mesotopos.

Au nord, Molyvos a une plage de galets moyenne qui s’améliore vers son extrémité sud, Petra offre une vaste étendue de sable derrière une station sans caractère et Anaxos la mer la plus limpide du secteur, face à trois îlots qui découpent le coucher de soleil. Mieux vaut pousser jusqu’aux Agii Anargyri, longue plage de galets découpée en criques après les bains d’Eftalou, ou jusqu’à Tsonia, 600 m de sable volcanique rose sous le village de Kleio, tranquille et peu fréquentée même en plein été.

Près de Mytilène, Tsamakia et Charamida dépannent pour une baignade de fin de journée. Agios Ermogenis, petite anse de sable turquoise, et Tarti, que les habitants prononcent « Tart », valent nettement mieux : on y saute des rochers et l’on y mange dans une taverne sous les paillotes. Les inconditionnels de l’isolement viseront Tsichlionta, atteinte par une piste depuis Sigri ou Eresos, sans le moindre équipement, ou Drota, accessible en voiture. Ftelia et Mersinia, hors du golfe de Gera, ne s’atteignent qu’en bateau.

  • Plages et activités sportives - 7/10
    7/10
  • Patrimoine historique et culturel - 6.5/10
    6.5/10
  • Villages et arrière pays - 7/10
    7/10
  • Authenticité - 8.5/10
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Quelques liens pour aller plus loin
  • Superficie : 1 636 km² (459 km de littoral)
  • Longueur maximum : 70 km ; largeur maximum : 45 km
  • Point culminant : mont Lepetymnos, 968 m (Olympos de Lesbos, 967 m)
  • Environ 83 000 habitants (recensement 2021)
  • Ports principaux : Mytilène et Sigri
  • Aéroport : Mytilène Odysseas Elytis (MJT), à 7 km de la capitale

Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques

  • Carnaval (février ou mars) : les Koudounati de Mesotopos, hommes ceinturés de cloches de berger, et le carnaval satirique d’Agiasos.
  • Dimanche des Myrophores (troisième dimanche après Pâques) : panigyri du Taxiarque, Mantamados.
  • Juin : panigyri d’Agios Charalambos, dit « fête du Taureau », Agia Paraskevi (également célébré à Mantamados et Napi).
  • Été : fête de la sardine, Skala Kallonis.
  • Été : fête de l’ouzo, Mytilène et Plomari.
  • Été : fête de la trata (pêche traditionnelle), Petra et Skala Polichnitou.
  • Août : festival international de musique de Molyvos, château de Molyvos et lieux du village.
  • 15 août : panigyri de la Panagia, Agiasos ; les pèlerins montent depuis Mytilène, soit 25 km à pied.
  • Septembre : International Eressos Women’s Festival, Skala Eresou.

La carte de Lesbos (ou Mytilène)

Comment venir à Lesbos et s’y déplacer ?

L’aéroport Odysseas Elytis (MJT) est à 7 km de Mytilène, avec des vols quotidiens depuis Athènes (55 min), Thessalonique (55 min) et Chios (35 min), plus des charters européens en été. Le port de Mytilène concentre l’essentiel des liaisons en ferry : Le Pirée en 9 à 14 heures selon le navire, Chios, Samos, Lemnos, Ikaria et Thessalonique. Ayvalik, en Turquie, est à une heure de bateau, avec quatre à six rotations quotidiennes en été. Le port de Sigri, achevé en 2020, reste peu intégré aux rotations régulières.

Le réseau KTEL rayonne depuis Mytilène vers Kalloni (45 min), Plomari (1 h 15), Molyvos (1 h 30), Polichnitos (1 h 30), Antissa (2 h) et Skala Eresou (2 h 30), mais à raison d’un ou deux départs par jour seulement : l’aller-retour dans la journée est impossible. La location d’une voiture est indispensable pour voir autre chose qu’une seule région. Les agences sont nombreuses sur le quai de Mytilène et à Molyvos, plusieurs proposant la restitution à l’aéroport. Les routes sont bonnes mais sinueuses : comptez large sur les temps de trajet, et garez-vous aux parkings d’entrée de Molyvos, dont les ruelles sont interdites aux voitures.

→ Conseils pour la réservation des ferries

Prochaine(s) traversée(s)

Que manger et que boire à Lesbos ?

La cuisine de Lesbos est l’une des plus riches de Grèce parce qu’elle est double : moitié micrasiatique, héritée des réfugiés d’Asie Mineure de 1922, moitié insulaire et bourgeoise, à l’image des demeures néoclassiques de Mytilène.

Trois fromages AOP sont produits ici. Le ladotyri Mytilinis (λαδοτύρι Μυτιλήνης), fromage de brebis dur affiné dans l’huile d’olive, est le plus caractéristique : cherchez-le en jarre chez les petits producteurs plutôt qu’en paraffine dans les supermarchés. Lesbos est surtout, fait unique, la seule île grecque incluse dans les aires AOP de la feta et du kasseri, toutes les autres zones se situant sur le continent. Le troupeau local, environ 350 000 brebis d’une race à laine sombre, explique la qualité de ces laitages.

L’olive occupe 29 % de la surface de l’île et 75 % des terres cultivées, avec une cinquantaine de moulins en activité. Trois variétés dominent : la kolovi, dite aussi mytilinia, au sud-est, l’adramyttini au nord et la ladoelia dans le golfe de Gera.

Côté mezes, goûtez les souyania (σουγάνια), oignons farcis de riz et de viande hachée, le sfougato (σφουγγάτο), sorte de tourte sans pâte aux courgettes et aux herbes, les gkiouzlemedes (γκιουζλεμέδες), chaussons de feta à la pâte étirée à la main et frite, et la fava verte, faite ici de pois cassés et non de pois chiches. La papalina (παπαλίνα), sardine du golfe de Kalloni, se mange grillée et salée le jour même entre août et octobre ; les ateliers de salaison de l’île traitent aussi maquereau, anchois et lakerda. Le trahanas (τραχανάς) local est fait de blé concassé et de babeurre de brebis et de chèvre, façonné en hahles (χάχλες), petites barquettes séchées au soleil que l’on garnit comme des tartelettes.

L’ouzo, enfin, n’est pas ici une boisson mais une institution : 17 distilleries en activité et plus de quarante étiquettes, deux indications protégées (ouzo de Mytilène et ouzo de Plomari), un anis cultivé à Lisvori et le sel des salines de Kalloni. Les Grecs ne demandent jamais un karafaki à Lesbos, mais un penindareli. Ne mettez pas de glace en premier : l’anis se ferme. Nos pages gastronomie grecque détaillent produits et appellations.

La pâtisserie mérite un détour à part. Les figues d’Eresos, cultivées ici depuis l’Antiquité en six variétés, donnent le vrasma (βράσμα), sirop épais obtenu par longue cuisson, dont on imbibe les vrasmatoloukouma. La platzeta (πλατζέτα) est un baklava local aux noix, et la vasilopita d’Agiasos, aux racines micrasiatiques, empile trente-cinq feuilles étirées à la main. Achetez de préférence dans les coopératives de femmes des villages, à Mesotopos ou à Parakoila, plutôt que dans les boutiques du port.

    • Le musée Teriade à Varia, où l’on découvre Picasso, Matisse, Chagall et Miro dans une villa de banlieue, à cinq kilomètres de Mytilène.
    • Le tronc de séquoia fossilisé de Bali Alonia, 7,02 m debout, le plus haut d’Europe, au cœur du géoparc mondial UNESCO de Lesbos.
    • La visite gratuite de la distillerie Varvayannis à Plomari, avec ses alambics de cuivre, ses jarres anciennes et sa dégustation finale.
    • Le bassin d’eau chaude de Panagia Kryfti, à 39 °C, sous une chapelle isolée, au bout de 400 m de sentier après Melinda.
    • Le port de Skala Sykaminias et sa chapelle posée sur un rocher, décor du roman « La Madone à la queue de poisson » de Myrivilis.
    • Les flamants roses des salines de Kalloni, visibles toute l’année depuis deux observatoires situés en bordure de la route de Mytilène.
    • La bibliothèque et la cour plantée du monastère de Limonos, fondé en 1527, quatre kilomètres à l’ouest de Kalloni.
    • Une assiette de papalines, les sardines du golfe de Kalloni, grillées le jour même de la pêche, entre août et octobre.
    • Le musée de l’oléiculture industrielle d’Agia Paraskevi, moulin communal des années 1920 remis en état de marche.
    • Le coucher de soleil depuis le château de Molyvos, avec la côte turque en face, de préférence hors de la saison haute.
    • Le sentier de trois heures depuis Agiasos jusqu’au sommet de l’Olympos de Lesbos, à travers chênes et châtaigniers.
    • Un kainari à Agiasos, infusion de plantes orientales et grecques largement relevée de cannelle, servie dans les vieux cafés du bourg.

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