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Schinoussa, huit kilomètres carrés de fava, de pistes et de criques
Schinoussa est une île de 8,5 km² des Petites Cyclades, entre Iraklia et Koufonissia, au sud de Naxos. Environ 230 habitants y vivent à l’année, répartis entre Chora, Messaria et le port de Mersini. Le relief est bas, le point culminant plafonne à 133 mètres, et un littoral très découpé de 25 km abrite une vingtaine de plages, presque toutes accessibles à pied. Le nom vient du schinos, le lentisque qui couvre les collines. L’île appartint dès le XIe siècle au monastère de Hozoviotissa d’Amorgos, et c’est d’Amorgos que vinrent, au milieu du XIXe siècle, les familles qui la repeuplèrent. Côté fréquentation, Schinoussa reste l’une des rares Cyclades où juillet et août se traversent sans saturation, même si les voiliers y sont chaque année plus nombreux.
Au sommaire
Le meilleur de Schinoussa
Schinoussa tient en une marche de deux heures : 4 km de long, 2 km de large, aucune route asphaltée au-delà de l’axe port-Chora. Tout se joue sur une crête centrale, entourée de champs cultivés et de pistes de terre qui descendent vers la mer. Trois zones se distinguent nettement.
Le centre, avec Chora et le port de Mersini, concentre la vie, les commerces et l’essentiel des lits. Le nord-est agricole, autour de Messaria et de la plaine du Kampos, est la partie habitée la plus tranquille, celle des champs de fava et des moulins. Le sud et l’est forment enfin la façade littorale : c’est là que se trouvent presque toutes les plages, du plus organisé (Tsigouri) au franchement sauvage (Gerolimnionas).
Chora et le port de Mersini : le centre de l’île
Chora, que les habitants appellent aussi Panagia, tient en une seule rue posée sur la crête. C’est peu, et c’est suffisant : la circulation y est interdite en soirée, la rue devient alors une promenade continue de kafeneia, de tavernes et de terrasses, avec la mer des deux côtés. On y trouve le seul distributeur de billets de l’île, quelques épiceries, une poste annexe. Le musée folklorique occupe une maison du village et rassemble costumes, outils agricoles et objets domestiques : petit, mais utile pour comprendre à quoi ressemblait une économie insulaire de subsistance avant le tourisme.
La vie de Chora tient à quelques adresses qui font office de place publique. Le Kafeneio tis Charas ouvre tôt et ferme tard, et reste le point de rendez-vous des habitants comme des visiteurs qui restent plusieurs semaines. Quelques mètres plus loin, les terrasses tournées vers l’ouest regardent Iraklia et Ios au coucher du soleil. Rien de tout cela n’est spectaculaire : l’intérêt de Chora tient précisément à ce que le village n’a pas été redessiné pour les photos. Les maisons sont blanchies, les ruelles étroites, mais les cours servent encore à trier la récolte.
L’église paroissiale abrite l’icône de la Panagia Akathi, une iconographie rare où le Christ se tient debout devant la Vierge au lieu d’être porté dans ses bras. La tradition la fait venir de Santorin, déterrée par une femme après un songe, puis promenée d’île en île avant de se fixer ici. Elle est fêtée le vendredi de l’Acathiste, seize jours avant Pâques, avec une procession qui traverse l’île entière.
Le port de Mersini est à 1,2 km en contrebas, relié par la seule route goudronnée. C’est une anse profonde, réputée l’un des meilleurs abris pour petits bateaux de l’Égée, ce qui explique la présence régulière de voiliers. Deux ou trois tavernes de poisson sont installées le long du quai. En contrebas de la route, deux grottes marines dites de pirates, Maniatis et Psarades, se visitent en barque depuis le port : elles renvoient aux trois siècles où l’île, quasiment vide, servait de base arrière aux corsaires du Magne. Juste derrière le quai, une petite plage de sable, Mersinaki, permet un dernier bain avant le bateau.
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Messaria, le Kampos et le nord-est agricole
À trente minutes à pied au nord de Chora, Messaria est le second hameau habité de l’île. Quelques dizaines de maisons, une église de 1909, les vestiges d’un moulin à vent en pierre, et une taverne, To Petrino tis Messarias, qui reste l’une des meilleures adresses de Schinoussa. Au-delà s’ouvre le Kampos, une plaine cultivée d’un seul tenant, rare à cette échelle dans les Cyclades : c’est là que se joue l’agriculture de l’île, semée à l’automne et moissonnée en mai.
Ce nord-est est la partie la plus discrète de Schinoussa. On y croise des murets de pierre sèche, des enclos à chèvres, des chapelles isolées. Le sentier qui traverse le Kampos jusqu’à Psili Ammos donne une bonne idée de ce que l’île a été pendant un siècle et demi : une exploitation agricole familiale posée sur un caillou sec, avec 240 mm de pluie par an, l’une des pluviométries les plus faibles de Grèce. Trois mille oliviers et deux mille chèvres complètent le tableau, et expliquent la présence des fromages sur les tables de l’île.
Le sud et l’est : la façade des plages
Au sud de Chora, la pente descend en dix minutes vers Tsigouri, la plage la plus proche et la plus animée. Sur ses hauteurs affleurent les restes d’un établissement hellénistique et romain et d’une basilique paléochrétienne, signe que l’île n’a pas attendu le tourisme pour être habitée. Plus à l’ouest, la presqu’île d’Agios Vasilios ferme la baie de Livadi et regarde les îlots d’Ofidoussa et d’Agrilos : Ofidoussa, dont le nom évoque un serpent, doit sa silhouette allongée à la même géologie que l’île. Au fond de la baie, une chapelle blanche d’allure byzantine marque l’entrée du sentier qui gagne la pointe : un kilomètre depuis Chora, l’une des plus belles vues de l’île sur le couchant.
Sur la côte sud-est, au-dessus de la crique de Fountana, subsistent les ruines d’un petit castelli vénitien du XVe siècle, bâti comme refuge contre les raids de pirates. La montée est courte et la vue porte jusqu’à Amorgos. Plus au nord, la colline de Profitis Ilias, au-dessus du hameau abandonné de Stavros, conserve les traces d’une fortification d’époque classique.
Un mot sur la fréquentation, parce qu’il serait malhonnête de présenter Schinoussa comme une île vierge. Elle ne l’est plus tout à fait. En août, la baie de Livadi et le mouillage de Mersini se remplissent de voiliers, parfois de très gros bateaux, et la rue de Chora se tend un peu. Le problème réel n’est pas la foule mais l’accès : plusieurs pistes menant aux criques ont été fermées par des propriétaires terriens, un phénomène documenté par le Rough Guide et qui s’aggrave à mesure que le foncier prend de la valeur. Cela dit, Schinoussa reste très loin des niveaux de pression de sa voisine Koufonissia, dont l’unique village a été transformé par la demande estivale. Pour situer les îles les unes par rapport aux autres, l’Index du Surtourisme donne des repères chiffrés, et la sélection des îles grecques les moins touristiques propose des alternatives du même calibre, à commencer par Donoussa.
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Peut-on randonner à Schinoussa ?
Oui, et c’est même la manière la plus juste de comprendre l’île : ici, marcher n’est pas une activité, c’est le mode de déplacement normal. J’en ai fait le tour un matin avant que le soleil ne monte, et deux heures ont suffi à en comprendre la géographie entière. Six itinéraires courts, tous au départ de Chora, couvrent l’essentiel du territoire. Le plus intéressant monte aux Vargies (133 m), point culminant coiffé d’un ancien moulin, d’où l’on voit presque toutes les Petites Cyclades, puis redescend sur Gerolimnionas : 3,5 km, facile à moyen, comptez deux heures aller-retour avec la baignade. Le deuxième traverse Messaria et le Kampos jusqu’à Psili Ammos (2,7 km, facile) et donne la meilleure lecture du paysage agricole. Un troisième, plus court (1,5 km), passe par le hameau abandonné de Stavros et la colline de Profitis Ilias avant de descendre à Almyros. Trois liaisons complémentaires relient Chora au port, à Tsigouri et à Livadi. Un tour complet de l’île par les pistes prend environ 90 minutes de marche effective. Les gorges du Charakas, une faille calcaire au-dessus du port, servent de site d’escalade : il n’y a pas de club sur place, il faut venir avec son matériel. Deux réserves utiles : le balisage reste sommaire, mieux vaut une trace GPS, et certaines pistes traversent des propriétés dont les accès ont été fermés ces dernières années. Marchez tôt, l’île n’offre presque aucune ombre.
Schinoussa et ses îlots sont intégrés au site Natura 2000 GR4220013, qui couvre Iraklia, Schinoussa, Koufonissia, Keros, Antikeria et leur zone maritime. L’île abrite une endémique stricte, Limonium schinousae, un statice qui ne pousse nulle part ailleurs, ainsi que des herbiers de posidonie bien conservés dans les baies. Les eaux sont fréquentées par le phoque moine et, plus rarement, par la tortue caouanne. Le détail des statuts et des règles d’accès figure sur la page consacrée aux zones Natura 2000 en Grèce.
Quelles plages choisir à Schinoussa ?
Schinoussa compte une vingtaine de plages pour 25 km de côte. Aucune n’est loin : la plus éloignée demande quarante-cinq minutes de marche depuis Chora. Le vrai critère de choix ici n’est pas la beauté, elles se valent presque toutes, mais l’exposition au vent du nord. En dehors de Tsigouri et de Livadi, il n’y a ni transats ni parasols : prévoyez de l’ombre, de l’eau et des chaussures fermées, les derniers cent mètres se font souvent sur une piste caillouteuse.
Autour de Chora et au sud
Tsigouri, à 500 mètres du village, est le premier bain évident : sable doré, tamaris, une taverne et le seul beach bar de l’île. C’est la plage familiale et sociale de Schinoussa, celle qui se remplit en août. Livadi, quinze minutes plus loin, offre une baie plus longue et mieux protégée des vents du nord, avec un fond qui descend doucement : c’est le meilleur choix avec de jeunes enfants, et le point de départ des sorties en kayak de mer. Aligaria, au sud, aligne trois petites criques abritées, appréciées des habitants et bonnes pour le masque et le tuba.
Sur la côte est et sud-est
Almyros, à une demi-heure à pied au sud-est, est une longue plage de sable et de galets aux eaux peu profondes, exposée et donc fréquentée par les planchistes quand le meltemi souffle. Juste à côté, Fountana, sous le castelli, est plus petite et plus abritée. Lioliou est une anse discrète bordée d’arbres, avec un hôtel et un restaurant en surplomb, idéale pour une journée sans bouger. Gerolimnionas, enfin, se mérite : aucune route n’y arrive, il faut passer par le sentier des Vargies. Sable clair, eau profonde, personne.
Au nord-est
Psili Ammos est la plus spectaculaire de l’île : du sable fin en dunes, une eau transparente, aucun équipement, et une vue directe sur Amorgos. Elle est aussi la plus exposée au vent du nord, à éviter les jours de meltemi. Fykio et Sifneiko, plus difficiles d’accès, se rejoignent surtout par la mer. Le bateau Aeolia fait chaque jour en saison le tour de l’île et dépose les baigneurs sur les criques sans accès terrestre, y compris sur l’îlot d’Ofidoussa. Enfin, Mersinaki, derrière le port, dépanne très bien entre deux ferries : ce n’est pas la plus belle plage de Schinoussa, mais c’est la seule où l’on peut nager avec ses bagages à côté.
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Plages et activités sportives - 7/10
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Patrimoine historique et culturel - 5/10
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Villages et arrière pays - 8/10
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Authenticité - 7.5/10
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Quelques liens pour aller plus loin
- Site officiel du dème de Naxos et des Petites Cyclades
- Paralos Travel, agence locale et billets de ferry
- Small Cyclades Lines et l’Express Skopelitis
- Sentiers de randonnée de Schinoussa sur AllTrails
- Traces GPS des randonnées de Schinoussa
- Aeolia, tour de l’île et plages en bateau
- Trekking Hellas, kayak de mer dans les Petites Cyclades
- La fava katsouni de Schinoussa expliquée
- Programme de la Fête de la fava de Schinoussa
- Faune et flore de Schinoussa sur NaturaGraeca
- L’histoire de l’icône de la Panagia Akathi
Quelques repères sur Schinoussa
- Superficie : 8,5 km² (environ 25 km de littoral)
- Longueur maximum : environ 4 km, largeur maximum : environ 2 km
- Point culminant : colline des Vargies, 133 m
- Environ 229 habitants (recensement 2021)
- Village principal : Chora (Panagia) ; second hameau : Messaria
- Port principal : Mersini (seul port de l’île)
- Aéroport le plus proche : Naxos (JNX), puis ferry
- Statut de protection : site Natura 2000 GR4220013 (Petites Cyclades et zone maritime).
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Les principales fêtes à Schinoussa
- 25 mars : Evangelismos et fête nationale, à Messaria, avec défilé, saynète scolaire et repas commun à l’église.
- Vendredi de l’Acathiste (seize jours avant Pâques, date mobile) : fête de la Panagia Akathi, à Chora, procession et glenti.
- Lundi de Pâques : jeu traditionnel de boules sur la place centrale, à Chora.
- Fin juin : Giorti Favas, la Fête de la fava, à Chora (cour de l’école), deux jours de visite des champs, de dégustation et de glenti jusqu’au matin. 13e édition les 26 et 27 juin 2026.
- 12 au 14 août : semaine culturelle du syllogos des habitants, à Chora, danses, musique et exposition photographique.
- 15 août : Dormition de la Vierge, à Chora, repas à l’église puis danses en soirée.
- 9 novembre : Agios Nektarios.
- 6 décembre : Agios Nikolaos, célébré à la chapelle du cap, accessible en barque.
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Les autres destinations pour :
La carte de Schinoussa
Comment venir à Schinoussa et s’y déplacer ?
Schinoussa n’a pas d’aéroport. Le plus proche est celui de Naxos (JNX), relié à Athènes, puis il faut un ferry. Tous les bateaux accostent à Mersini. Depuis Le Pirée, comptez environ 7h30 à 8h de traversée, avec trois liaisons hebdomadaires en haute saison sur la ligne Pirée, Naxos, Petites Cyclades, Amorgos. Depuis Naxos, la traversée dure une heure environ et se fait presque quotidiennement en saison, notamment avec l’Express Skopelitis, le petit caboteur des Petites Cyclades qui dessert Iraklia, Schinoussa, Koufonissia, Donoussa et Amorgos. Des liaisons existent aussi vers Paros et, une fois par semaine, vers Syros. Les horaires bougent chaque année : vérifiez avant de bloquer un itinéraire, la page ferry en Grèce explique la logique du réseau.
Sur place, il n’y a ni taxi ni agence de location de voitures. Un minibus circule en haute saison entre Chora, le port et les principales plages, un loueur de scooters ouvre l’été à la sortie du village, et la plupart des hébergements viennent chercher leurs clients au bateau. Le reste du temps, on marche.
→ Conseils pour la réservation des ferries
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Les spécialités typiques de Schinoussa ?
Une île de 8 km² qui s’est fait un nom gastronomique, c’est rare, et cela tient à une légumineuse. La fava katsouni (φάβα κατσούνι) est une variété de pois (Pisum sativum) apportée d’Amorgos au milieu du XIXe siècle, qui a trouvé ici son terrain. Elle occupe aujourd’hui 500 à 600 stremmes, soit une bonne partie des terres cultivables, pour une récolte annuelle qui oscille entre 15 et 60 tonnes selon les pluies. Une dizaine de producteurs la cultivent, dont deux, Theodoros Nomikos et Manolis Kovaios, assurent l’essentiel du volume. Semée à l’automne, moissonnée en mai, elle est encore en partie battue et vannée à l’ancienne. À retenir : elle n’est pas protégée. La fava d’Amorgos, issue de la même variété, a obtenu l’IGP en juillet 2024 ; celle de Santorin est AOP ; Schinoussa a choisi de valoriser la sienne par la table et la fête plutôt que par un cahier des charges. Sur l’île, on la sert simplement, avec de l’huile d’olive et de l’oignon, souvent accompagnée de poulpe grillé ou de criste marine au vinaigre.
Le reste suit la logique cycladique : fromages de chèvre, kopanisti (κοπανιστή), fromage AOP à l’échelle des Cyclades, xinomizithra (ξινομυζήθρα) et ladotiri (λαδοτύρι) conservé dans l’huile. Côté plats, le chtapodi stifado (χταπόδι στιφάδο) et les escargots à l’ail reviennent souvent ; en dessert, les xerotigana (ξεροτήγανα) au miel et les melitinia (μελιτίνια), petits chaussons au fromage frais. Le rakomelo (ρακόμελο) se boit partout. Les tavernes du port travaillent le poisson du jour, celles de Chora les plats mijotés et la viande de chevreau : la cuisine de Schinoussa reste une cuisine de produits, pas de carte.
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- Monter aux Vargies en fin d’après-midi : 133 mètres suffisent ici pour voir Naxos, Iraklia, Koufonissia, Keros et Amorgos d’un seul regard.
- Goûter la fava katsouni chez un producteur ou dans une taverne du village, puis en rapporter un sachet : elle se garde tout l’hiver.
- Descendre à Gerolimnionas par le sentier, la seule plage de l’île qu’aucune piste carrossable n’atteint, et y rester seul une matinée.
- Traverser la rue de Chora après 20h, quand la circulation est coupée et que le village entier devient une terrasse continue.
- Voir l’icône de la Panagia Akathi, l’une des rares représentations où le Christ se tient debout devant la Vierge.
- Prendre l’Aeolia pour le tour de l’île en bateau : c’est le seul moyen d’atteindre Fykio, Sifneiko et l’îlot d’Ofidoussa.
- Dîner à To Petrino tis Messarias, dans le hameau du nord, pour une cuisine de maison qui n’a pas changé de logique depuis trente ans.
- Marcher jusqu’à Psili Ammos un jour sans vent du nord : dunes de sable fin, eau transparente, aucun équipement et Amorgos en face.
- Grimper aux ruines du castelli vénitien au-dessus de Fountana, quinze minutes de montée pour comprendre la géographie de l’île.
- Venir fin juin pour la Fête de la fava, le seul moment de l’année où l’île reçoit plus de Grecs des îles voisines que d’étrangers.
- Prendre un café au Kafeneio tis Charas le matin : c’est là que se croisent encore les habitants et les visiteurs installés pour la saison.
- Descendre aux grottes marines de Maniatis et Psarades, en barque depuis Mersini, sur les traces des corsaires du Magne.
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Au moins 2 à 3 jours. L’île se parcourt à pied en une journée, mais trois nuits permettent d’écumer les plages selon le vent, de faire le tour en bateau et de voir la vie du village reprendre le soir. Une semaine n’y est pas de trop si vous cherchez le rythme de l’île plus que la liste des sites.
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Non. Avec environ 230 habitants et une capacité d’hébergement très limitée, Schinoussa échappe au tourisme de masse. La pression se concentre en août, surtout par la mer : la baie de Livadi et le mouillage de Mersini se remplissent de voiliers. Le reste de la saison, l’île reste calme.
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Oui, et c’est même la norme : il n’y a pas de location de voitures sur l’île. La plage la plus éloignée est à 45 minutes de marche de Chora, un minibus circule en haute saison et des scooters se louent l’été.
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Oui, à condition d’accepter de marcher. Livadi, Lioliou et Almyros ont un fond de sable qui descend très doucement, sans vague. L’absence de circulation et les distances courtes rendent l’île facile à vivre avec des enfants, mais il n’y a ni pharmacie ni hôpital : seul un dispensaire.
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Techniquement oui, depuis Naxos ou Koufonissia. C’est pourtant le pire usage de l’île : l’intérêt de Schinoussa se joue le soir, quand la rue de Chora se ferme aux voitures et que les tavernes se remplissent. Prévoyez 2 ou 3 nuits.

