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Kythnos, à deux heures d'Athènes et pourtant restée à l'écart

Kythnos se situe au nord des  entre Kea et Serifos, à 25 milles nautiques du port de Lavrio. C’est une île sèche et vallonnée,quadrillée de murets de pierre sèche, avec une communauté vivante d’environ 1 500 habitants et un littoral découpé en 92 criques. Hérodote y fait débarquer les Dryopes, venus d’Eubée à la fin de l’âge du bronze : l’île porterait le nom de leur chef. Depuis le XIIe siècle au moins, les Grecs l’appellent aussi Thermia, à cause des sources chaudes de Loutra. Le tourisme y reste discret et très majoritairement grec. Malgré sa situation, c’est une île qui a su rester épargner par le tourisme international et seuls Kolona et Loutra saturent réellement, et seulement en août.

Au sommaire

Le meilleur de Kythnos

Pas de montagne ici : le point haut, le Kakovolo, culmine à 356 m au nord. Le relief est fait de croupes basses couvertes de thym, de lentisque et de câpriers, entaillées de ravins verts. Trois ensembles structurent un séjour. Le nord-ouest, autour du port de Merichas, concentre le site antique et les plus belles plages de sable. Le nord-est réunit Chora, la capitale, et Loutra, seul vrai village balnéaire de l’île, le plus fréquenté. Le sud, articulé autour de Dryopida et de Kanala, est plus rural, plus vert et beaucoup plus calme, avec des criques que l’on gagne par des pistes.

Que voir à Kythnos : villages, sites antiques et endroits à éviter en août

Merichas et le nord-ouest : le port, la cité antique et Kolona

Merichas est le port unique de l’île, un mouillage abrité au fond d’une baie profonde, avec ses cafés, ses tavernes de poisson et ses chambres à louer sur la pente. Pratique et sans afféterie, il concentre la banque, les distributeurs et les loueurs de voitures. L’intérêt de la zone se joue toutefois quelques kilomètres plus au nord.

Sur une colline entre les baies d’Episkopi et d’Apokrousi s’étend Vryokastro, l’un des sites archéologiques les plus intéressants et les moins visités des Cyclades. La cité antique de Kythnos, fondée à l’époque géométrique, y a vécu jusqu’à la fin de l’Antiquité, aux VIe et VIIe siècles de notre ère. La ville fortifiée couvrait 28,5 hectares et l’université de Thessalie la fouille depuis 1990. Sur l’acropole subsistent les restes d’un sanctuaire attribué à Déméter et, plus bas, un édifice rattaché au culte d’Asclépios. Un sanctuaire d’Artémis et d’Apollon a été retrouvé intact, avec des vases importés de tout l’Égée, des figurines en terre cuite et des scarabées égyptiens : de quoi corriger l’image d’une île pauvre. Le site est balisé, en accès libre, et j’y suis monté sans croiser personne un matin de mai.

Un peu plus au nord, Kolona est la carte postale de l’île : un cordon de sable de 230 m de long et de 30 à 80 m de large qui relie la presqu’île d’Agios Loukas à l’île en séparant deux baies. C’est spectaculaire, et c’est le seul endroit où le mot surtourisme a un sens ici. En juillet et en août, la double baie sert de mouillage à la flottille de voiliers venus d’Attique et la plage se couvre d’annexes. La piste depuis Apokrousi est défoncée et se fait en tout-terrain ou à pied. Le conseil est simple : tôt le matin, ou en juin et septembre, ou la crique voisine de Fykiada.

Organiser votre voyage : où dormir à Kythnos ?

Chora, Loutra et le nord-est : la capitale, les bains et un château abandonné

Chora, que les habitants appellent Messaria, s’étire sur le versant ouest d’une croupe, à 7,5 km du port. Habitée en continu depuis le XVIIe siècle, elle est fermée à la circulation et se parcourt par un long calderimi bordé de cafés, d’épiceries et de tavernes. À un kilomètre du village, Panagia tou Nikous, bâtie sur les ruines d’un temple antique, fut le centre spirituel de l’île sous l’occupation ottomane. Le musée archéologique, dans l’ancienne école néoclassique, expose les outils de pierre de Maroula et le matériel de Vryokastro. Chora abrite aussi le dernier atelier de poterie de l’île : au XIXe siècle, des potiers de Sifnos étaient venus exploiter l’excellente argile locale et exportaient jusqu’à Syros.

À 4 km au nord-est, Loutra est le village le plus développé de l’île, étalé sur trois anses, avec une marina, des restaurants au bord de l’eau et un centre de plongée. Les sources chaudes y sont exploitées depuis le XIe siècle au moins. L’établissement thermal actuel a été commencé en 1836 puis remanié par Ernst Ziller, l’architecte du néoclassicisme grec ; le roi Othon et la reine Amalia y prenaient les eaux. Le plus agréable reste gratuit : à l’extrémité droite de la plage, l’eau chaude chargée en soufre et en fer se déverse dans un bassin naturel avant de se mêler à la mer, comme sur les autres sources thermales de Grèce. Loutra se remplit fortement en août, week-ends athéniens en tête ; en juin ou fin septembre, le village retrouve son échelle.

Juste au nord, à Maroula, des sépultures vieilles d’environ 9 000 ans attestent l’un des plus anciens habitats mésolithiques de plein air des Cyclades. Une piste puis un sentier conduisent enfin au Kastro tis Orias, sur le promontoire escarpé de Katakefalo, où les habitants s’étaient repliés au VIIe siècle en abandonnant Vryokastro. La tradition parle de cent églises à l’époque vénitienne ; la flotte de Barberousse a détruit la place en 1537 et le site a été abandonné en 1570. Il en reste des pans de muraille et deux chapelles.

Dryopida et le sud : toits de tuiles, mines et pèlerinage

Dryopida est, pour beaucoup, le plus beau village de Kythnos. Bâti à 190 m d’altitude entre deux collines, invisible depuis la mer pour échapper aux pirates, il se distingue par ses toits de tuiles rouges, une anomalie dans les Cyclades : la position abritée du vent l’autorisait, et les habitants partis travailler dans les fours d’Athènes en ont rapporté l’usage. Les anciens l’appellent encore Syllakas ; le nom de Dryopida a été donné sous le roi Othon pour rappeler le passé antique. Les ruelles voûtées, plus labyrinthiques que celles de Chora, mènent à l’église Agios Minas et à ses icônes du XVIe siècle, au musée folklorique et au musée ecclésiastique et byzantin. Le village abrite surtout la grotte de Katafyki, au lieu-dit Fires : 600 m de galeries cartographiées, 17 degrés constants, refuge des habitants sous l’occupation ottomane puis pendant la Seconde Guerre mondiale, et mine de fer après l’indépendance. Les horaires varient beaucoup : renseignez-vous à la mairie.

Le sous-sol explique une bonne part de l’histoire de l’île : cuivre dès la préhistoire à Skouries et à Lefkes, fer aux époques classique et romaine. L’exploitation moderne a duré de 1880 à 1940 et a laissé des installations visibles à Kakovolo, à Zogaki et à Dryopida, dont les grands bâtiments en ruine dits Spitares, anciens bureaux de la compagnie minière.

Sur la côte sud-est, Kanala est un hameau de villégiature installé dans l’un des rares bois de pins de l’île. Son église, une basilique à coupole de 1869, conserve l’icône miraculeuse de la Panagia Kanala, patronne de Kythnos, que des pêcheurs auraient trouvée dans le chenal séparant l’île de Serifos. C’est le grand pèlerinage local et le 15 août y transforme le village ; le reste de l’année, c’est l’endroit où les insulaires viennent passer la journée. Dernier détail que peu de visiteurs connaissent : c’est à Kythnos qu’a été installé en 1982 le premier parc éolien d’Europe, cinq turbines de 20 kW.

Peut-on randonner à Kythnos ? Le réseau de sentiers

Oui, et c’est probablement la meilleure façon de comprendre l’île. Kythnos est traversée de bout en bout par d’anciens chemins agricoles bordés de murets de pierre sèche, dont certains conservent leur dallage. Le réseau documenté compte treize itinéraires, courts pour la plupart, très praticables au printemps et à l’automne mais éprouvants en plein été, l’ombre étant quasi inexistante.

Les plus intéressants relient les sites entre eux plutôt que les points de vue. Chora vers Vryokastro (2,7 km, 45 minutes) descend vers la cité antique en passant par deux chapelles isolées. Vryokastro vers Apokrousi et l’îlot de Vryokastraki (2,3 km, 50 minutes) contourne la colline de l’acropole avec vue plongeante sur Kolona. Loutra vers le Kastro tis Orias (3,6 km, 1 h 45) grimpe sur un terrain rocailleux jusqu’à la capitale médiévale, en passant par la chapelle d’Agios Filippos. Au sud, Dryopida vers Lefkes (2,8 km, 50 minutes) suit un ravin verdoyant jusqu’aux anciens lavoirs et aux ruines des Spitares, et Dryopida vers Kalo Livadi et la Panagia Kanala (10 km, 3 heures) constitue la grande traversée du sud, avec une halte à la source de la Panagia tou Mathia.

Tout le nord-ouest de l’île est classé Natura 2000 sous le code GR4220010, « Kythnos nord-ouest : mont Atheras, cap Kefalos et zone côtière », une zone spéciale de conservation de 29 km² dont un quart en mer. Les falaises abritent des grottes marines où se réfugie le phoque moine Monachus monachus. Une carte de randonnée au 1:25 000 couvre l’ensemble des sentiers ; elle se trouve dans quelques boutiques de l’île.

Quelles plages choisir à Kythnos ?

Presque toutes les plages de l’île sont logées dans de petites anses abritées, la plupart sans aucun aménagement, souvent ombragées par des tamaris et desservies par des pistes ou des sentiers. Peu de transats, peu de bars : c’est l’un des grands atouts de Kythnos.

Sur la côte nord-ouest

Kolona reste la plus impressionnante, avec ses deux baies de part et d’autre de la langue de sable ; la baie ouest est nettement plus chaude que celle de l’est. On y accède par mer depuis Merichas, en taxi-boat, ce qui évite la piste. Apokrousi, grande plage de sable avec tamaris et eaux profondes, est la plus fréquentée parce qu’elle est goudronnée jusqu’au bout et à 4 km de Chora. Fykiada, sable doré, se glisse juste à côté de Kolona et reste plus calme. Episkopi, petite, peu profonde et proche d’une église ancienne, convient bien aux familles avec de jeunes enfants. Martinakia, à dix minutes à pied du port, dépanne pour un bain de fin de journée. Plus au sud, Flambouria déroule une longue plage de sable sous la chapelle de la Panagia Flambouriani, et Agios Dimitrios ferme la pointe sud-ouest, sableuse, facile d’accès et non organisée.

Sur la côte est et au sud

Autour de la baie de Loutra s’alignent des criques abritées de sable ou de gravillon : Livadaki, Arkoudi, Kavouracheri, Agia Irini, et Schinari, sans le moindre équipement. À la pointe nord, Agios Sostis, sable et petits galets au fond d’une anse fermée sous sa chapelle, est probablement la plus belle plage de l’île. Plus au sud, Potamia est un mouillage isolé aux eaux profondes ; Agios Stefanos et Lefkes offrent sable, galets et l’ombre des tamaris, Lefkes avec vue sur l’îlot de Piperi. À Kanala, la Megali Ammos porte bien son nom, avec sable fin, eaux calmes et quelques services, ce qui en fait le meilleur choix pour un séjour en famille ; la baie voisine d’Antonides reste vierge. Enfin, Gaidouromandra, à l’extrémité méridionale, se mérite par une piste puis des marches : c’est le prix de la tranquillité. Entre Agios Dimitrios et Kanala se cachent encore Simousi, Skylou et Agios Nikolaos, trois criques que l’on atteint par des chemins de terre et où l’on est souvent seul, même à la mi-août. Deux plages minuscules, Sklavou et Gialoudi, sont blotties sous le Kastro tis Orias et ne s’atteignent que par la mer.

  • Plages et activités sportives - 6.5/10
    6.5/10
  • Patrimoine historique et culturel - 5.5/10
    5.5/10
  • Villages et arrière pays - 6/10
    6/10
  • Authenticité - 7/10
    7/10
6.3/10
Quelques liens pour aller plus loin
  • Superficie : 99,4 km² (environ 104 km de littoral, 92 criques et plages)
  • Longueur maximum : environ 19 km du nord au sud
  • Point culminant : Kakovolo, 356 m, dans la partie nord de l’île
  • Population : 1 568 habitants (recensement 2021), dont 621 à Chora et 399 à Dryopida
  • Port principal : Merichas, sur la côte ouest
  • Villages principaux : Chora (Messaria), Dryopida, Loutra, Kanala
  • Aéroport le plus proche : Athènes Elefthérios-Venizélos, via le port de Lavrio
  • Index du surtourisme Hellenica 2026 : 11,96, 35e rang sur 74 îles
  • Zone protégée : Natura 2000 GR4220010, Kythnos nord-ouest, 29 km²

Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques

  • 29 juin : Agioi Apostoloi, fête de la cathédrale du village, Dryopida
  • 20 juillet : Profitis Ilias, Chora et Schinari
  • 27 juillet : Agios Panteleimonas, Dryopida et Chora
  • 6 août : Metamorfosi tou Sotiros, Episkopi, Chora, Gaidouromandra et Psathi
  • 15 août : Koimisi tis Theotokou, grand panigiri à la Panagia Kanala, ainsi qu’à la Panagia Stratilatissa et à la Panagia tou Nikous
  • 23 août : Panagia Flambouriani à Flambouria et Panagia Eleousa au Kastro tis Orias
  • 29 août : Prodromos, Dryopida, Chora et Skylou
  • 7 septembre : Agios Sostis, dans la baie du même nom
  • 8 septembre : Genethlion tis Theotokou, Panagia Kanala et Panagia Kalolivadiani à Kalo Livadi
  • 14 septembre : Ypsosi tou Timiou Stavrou, Loutra
  • Fête mobile : Agia Triada à Chora, fête de la cathédrale du village

La carte de Kythnos

Comment venir à Kythnos et s’y déplacer ?

Kythnos n’a pas d’aéroport. On y accède depuis Lavrio, le port  au sud d’Athènes, avec jusqu’à six traversées quotidiennes en été et une liaison maintenue toute l’année : comptez de 1 h 10 en navire rapide à 2 h 45 en ferry classique. Depuis Le Pirée, la traversée demande de 1 h 35 à 3 h 15, avec des rotations moins fréquentes. Les bateaux accostent à Merichas.

L’île est reliée à Kea, Serifos, Sifnos, Milos, Kimolos, Syros, Andros et Tinos, et de façon saisonnière à Folegandros, Sikinos, Ios et Santorin. Nos conseils sur les billets de ferry ici.

Deux lignes de bus partent de Merichas, l’une vers Chora et Loutra, l’autre vers Dryopida et Kanala, en une trentaine de minutes, mais les rotations restent rares même en haute saison. Quatre agences de location de voiture et de deux-roues sont installées au port. Un taxi-boat dessert Kolona en été.

→ Conseils pour la réservation des ferries

Prochaine(s) traversée(s)

Que manger à Kythnos ? Produits locaux et plats typique de l’île

La cuisine de Kythnos repose sur l’élevage : moutons et chèvres pour l’essentiel, et une tradition fromagère restée domestique, puisqu’il n’existe aucune fromagerie certifiée sur l’île. Le fromage de base est le xino (ξινό), frais, blanc, non salé et légèrement acide, appelé analato à Dryopida. Pétri avec du sel puis affiné de quinze jours à trois mois dans une jarre de terre, il devient le trimma (τρίμμα), friable, beurré et piquant, le fromage emblématique de l’île, que les auteurs antiques connaissaient déjà sous le nom de fromage de Kythnos. Poussée au soleil, la même pâte donne une kopanisti (κοπανιστή) très relevée : l’appellation est protégée en AOP à l’échelle des Cyclades, mais faute d’atelier agréé, ce que l’on goûte à Kythnos relève de la production fermière hors label.

Le plat à ne pas manquer est le sfougato (σφουγγάτο) : malgré son nom, ce n’est pas une omelette mais une croquette de fromage frais, servie partout sur l’île. On trouve aussi le pitaro (πιταρό), tourte au trimma faite avec la pâte à pain qui restait, le kolopi (κολόπι) aux herbes sauvages et au fenouil, les koukoulopites (κουκουλόπιτες) au fromage frais, à l’oignon et à la cannelle, et le poulos (πούλος), pain fourré au porc salé dont le gras imbibe la mie à la cuisson. Les boulangeries vendent les kouloures (κουλούρες), biscottes d’orge parfumées à l’anis.

Deux produits sortent du lot. Le miel de thym, récolté une seule fois par an en août et loué par les voyageurs européens dès le XVIIe siècle, se vend par l’intermédiaire de deux coopératives apicoles. Et l’orge : la brasserie Fix achetait celui de Kythnos pour ses bières. On trouve enfin quelques vins de pays issus de cépages rares comme le sassala et le psarosyriko, et une eau-de-vie de marc appelée ici souma (σούμα).

    • Le site de Vryokastro : la cité antique de Kythnos, ses murailles et son sanctuaire de Déméter, en accès libre et presque toujours désert, entre les baies d’Episkopi et d’Apokrousi.
    • Le bassin d’eau chaude de Loutra : à droite de la plage, l’eau sulfureuse se déverse librement dans un bassin naturel avant de rejoindre la mer, sans billet ni horaire.
    • La double baie de Kolona : un cordon de sable de 230 m reliant l’îlot d’Agios Loukas à l’île, à découvrir tôt le matin ou hors juillet et août.
    • Les ruelles de Dryopida : toits de tuiles rouges, passages voûtés et escaliers dans un village bâti à l’abri des regards depuis la mer, unique dans les Cyclades.
    • La grotte de Katafyki : 600 m de galeries à 17 degrés au bord de Dryopida, refuge des habitants pendant les invasions puis mine de fer au XIXe siècle.
    • Le Kastro tis Orias : la capitale médiévale abandonnée en 1570, sur un promontoire escarpé au nord de Loutra, accessible par un sentier de 3,5 km.
    • Le sfougato : la croquette de fromage frais qui résume la cuisine de l’île, à commander à Dryopida, à Chora ou à Kanala, avec un verre de souma.
    • Le pèlerinage de la Panagia Kanala : l’icône patronne de l’île dans une basilique de 1869, au milieu du seul bois de pins de Kythnos.
    • Le calderimi de Chora : la longue ruelle dallée interdite aux voitures, ses cafés, ses églises et le dernier atelier de poterie encore en activité sur l’île.
    • La plage d’Agios Sostis : sable et petits galets au fond d’une anse fermée à la pointe nord, sans aménagement et sans foule, même en plein été.
    • Le miel de thym : récolté une fois par an après le 6 août, vendu par les coopératives locales, l’un des produits les plus réputés de l’île depuis des siècles.
    • Le site mésolithique de Maroula : des sépultures vieilles de 9 000 ans juste au nord de Loutra, parmi les plus anciennes traces d’habitat des Cyclades.

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