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Skyros, l'île la plus méconnue des Sporades, entre chevaux sauvages et forêts de pins
Skyros est la plus grande et la plus au sud des Sporades, plantée au milieu de la mer Égée, à l’est d’Eubée. Elle n’a ni la carte postale des Cyclades, ni le sable de Skiathos, et c’est probalement ce qui la précisément : difficile d’accès, elle reste l’une des grandes îles les moins fréquentées de l’Égée. Sa partie nord est verte et boisée de pins, la partie sud aride et montagneuse, presque cycladique. C’est ici que la légende fait cacher le jeune Achille déguisé en fille par sa mère Thétis, et ici que subsiste le poney endémique de l’île. Skyros vit encore de ses traditions : un carnaval spectaculaire, un artisanat du bois et de la broderie, une cuisine ancrée dans la mer. Une île pour qui cherche l’Égée d’avant le tourisme de masse.
Au sommaire
Le meilleur de Skyros
Skyros se divise en deux blocs reliés par un isthme étroit. On peut la lire en quatre zones. Hora et la côte des plages, au nord-est, concentrent la capitale perchée et les stations balnéaires de Magazia et Molos : c’est la partie habitée et la plus animée en été. Meroi, le nord, est vert, forestier et parcouru de plages sauvages sur sa côte ouest. Vouno, le sud, est un massif aride et quasi désert, royaume des chevaux sauvages et zone protégée. Linaria et l’ouest forment la façade portuaire, calme, tournée vers les tavernes de poisson. Un véhicule est presque indispensable pour relier ces zones.
Hora, la capitale perchée, et sa côte de plages
La Hora de Skyros est l’un des plus beaux villages de l’Égée. Ses maisons cubiques blanches, aux toits plats de style cycladique, s’accrochent au flanc d’un piton rocheux qui plonge vers la mer. Une rue unique, l’Agora, grimpe jusqu’à la place centrale puis se prolonge, pavée et interdite aux voitures, entre boutiques d’artisanat, bijouteries, tavernes et bars soignés. Dès qu’on quitte cet axe, on se perd dans un dédale de ruelles où des portes ouvertes laissent entrevoir des intérieurs traditionnels : cuivres, broderies, meubles de bois sculpté et céramiques peintes, les fiertés de l’artisanat local. Tout en haut, le Kastro, forteresse byzantine et vénitienne bâtie sur l’ancienne acropole, se gagne par une montée raide à travers le vieux quartier. Endommagé par le séisme de 2001, il est de nouveau accessible depuis 2019 : on visite le monastère byzantin d’Agios Georgios, saint patron de l’île, et l’on découvre depuis les remparts l’une des vues les plus saisissantes de l’archipel.
En redescendant vers le nord, la place Rupert Brooke abrite la statue en bronze de ce poète anglais, mort au large de Skyros en avril 1915 alors qu’il rejoignait le front de Gallipoli. Deux musées s’y côtoient : le musée archéologique, dont les plus belles pièces proviennent du site de Palamari, et le musée Faltaits, installé dans une demeure du XIXe siècle, véritable caverne de folklore et d’histoire skyriote. Juste en contrebas, un escalier mène aux plages : Magazia et Molos, deux hameaux presque soudés, alignent la majeure partie de l’hébergement de l’île, des tavernes et quelques bars de plage. À la pointe de Molos, la chapelle d’Agios Nikolaos à la porte bleue s’insère dans un rocher, au milieu d’affleurements aux formes étranges, vestiges d’anciennes carrières romaines.
C’est aussi à Hora que bat la vie traditionnelle de l’île. Skyros est célèbre pour son carnaval (les apokries), l’un des plus étonnants de Grèce : trois figures masquées, le yeros vêtu de peaux de chèvre et croulant sous les cloches, la korela travestie et le frangos, défilent dans les ruelles au rythme de la danse du bouc. L’île conserve aussi une tradition musicale à part, aux racines byzantines : les havades, chants de table lents et mélismatiques, ouvrent encore les fêtes de village. Enfin, l’artisanat skyriote (broderie, céramique peinte et surtout le meuble de bois sculpté) reste vivant et se retrouve jusque dans les intérieurs athéniens.
Meroi, le nord vert et le site de Palamari
Une route en boucle dessert la moitié nord de l’île, Meroi. Le grand site à ne pas manquer est Palamari, une cité fortifiée de l’âge du bronze ancien, habitée entre 2500 et 1600 av. J.-C. environ, puis oubliée durant des millénaires. On y distingue encore les maisons, les rues, le système de drainage et les murailles d’une ville organisée qui commerçait à travers toute l’Égée : un site remarquable, très peu fréquenté, avec un petit centre d’accueil. Au-delà de l’aéroport et de la zone militaire, la côte ouest devient plus verte, couverte de pins. Le village d’Atsitsa, abrité par un îlot à 200 m du rivage et parsemé de criques de galets, garde les vestiges d’un ancien embarcadère minier et abrite le centre de vacances holistique de l’île. Plus au sud, la route traverse une zone marquée par l’incendie de 2007, encore en cicatrisation, jusqu’à Agios Fokas, minuscule crique où l’on déjeune les pieds dans l’eau. Un détour par la chapelle d’Agios Panteleimonas offre, dit-on, la plus belle vue de l’île, avant la descente vers la longue plage de sable de Pefkos. En quittant Hora vers le nord, une piste conduit aussi à la crique isolée de Kareflou, sauvage et sans aucun équipement.
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Vouno, le sud sauvage et les chevaux de Skyros
Au sud de Hora, on bascule dans Vouno, l’autre visage de l’île : un massif aride dominé par le mont Kochylas (792 m), peuplé de chèvres et de maquis rase. C’est ici, sur ces pentes, que l’on a le plus de chances d’apercevoir le cheval de Skyros, race endémique naine (environ 1,10 m au garrot) que la tradition dit descendre des montures d’Achille. Moins de 200 individus subsistent sur l’île. Tout le sud du massif est classé Natura 2000 : il abrite la plus grande colonie au monde de faucons d’Éléonore, des plantes endémiques et un lézard propre à l’île. Depuis Athènes, j’ai rarement vu un paysage aussi minéral à quelques encablures d’une plage. Les chevaux passent l’hiver dans ce sud aride, puis migrent vers le nord plus verdoyant à la saison chaude. En chemin, on longe les grèves de galets de Kalamitsa et de Kolymbada. Au bout de cette route solitaire, dans une oliveraie près de la baie de Tris Boukes, fermée par les îlots de Platia et de Sarakino, repose Rupert Brooke, sous une simple dalle de marbre gravée de son poème le plus célèbre, The Soldier.
Linaria, le port de l’île
Linaria, sur la côte ouest à 11 km de Hora, est un port paisible où l’événement du jour reste l’arrivée du ferry venu de Kymi. Le reste du temps, on y savoure les meilleures psarotavernes (tavernes de poisson) de l’île, autour d’un bassin rempli de barques de pêche. En été, des bateaux d’excursion partent vers l’îlot de Sarakino, sa plage de sable blanc et les grottes marines de Diatripiti et Pentekali. À un quart d’heure à pied, la baie voisine d’Aherounes offre une plage plus agréable et quelques logements au calme. Skyros échappe largement au surtourisme qui frappe les îles vedettes : son indice de pression touristique reste faible. Le seul moment vraiment dense est le week-end du carnaval au printemps, puis la mi-août, où il faut impérativement réserver son logement à l’avance.
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Peut-on randonner à Skyros ?
Oui, Skyros est une belle île de marche, encore peu balisée mais dotée d’un réseau de sentiers qui s’est structuré autour du mont Kochylas. Le sud protégé concentre l’essentiel des itinéraires : cinq boucles environ contournent le sommet, la plupart longues et exigeantes, comme les liaisons Achili, Kochylas, Agios Modestos, Kochylas ou Kalamitsa, Kochylas. Elles ont été tracées dans le cadre d’un programme européen d’écotourisme (près de 38 km de sentiers balisés) sur ce site Natura 2000, avec des parcours dédiés à l’observation des oiseaux et de la flore endémique, jusqu’aux bosquets d’érables de Crète nichés dans les ravins du massif. C’est le meilleur endroit pour croiser les chevaux sauvages, les faucons d’Éléonore et une biodiversité rare : plus de 200 espèces d’oiseaux ont été recensées sur l’île. Un guide numérique de terrain, Skyros topoguide, recense neuf itinéraires avec cartes et descriptifs.
Pour des marches plus douces et adaptées aux familles, la boucle de Hora vers la chapelle de Panagia Lymbiani, le tour du site de Palamari ou la courte liaison entre Hora, Magazia et Molos sont les plus accessibles. Le nord offre pour sa part de courtes marches dans les pinèdes autour d’Atsitsa, plus ombragées. Les plus aguerris viseront le phare du cap Lithari, à l’extrême sud-est, au départ de la plage isolée de Renes, comptez environ deux heures aller. Skyros fait partie des espaces naturels protégés de Grèce qu’il faut parcourir avec respect : le printemps et l’automne sont les meilleures saisons, et eau, chaussures adaptées et départ matinal restent indispensables sur ces pentes sans ombre.
Quelles plages choisir à Skyros ?
Une règle simple : les plages du nord et de l’ouest ont une eau plus fraîche, celles de l’est sont plus abritées, plus chaudes et moins profondes.
Autour de Hora, Magazia et Molos forment la plus longue plage de l’île, sable fin, eau peu profonde et transparente, transats, bars et tavernes à portée de main : c’est la plage facile, idéale en famille, avec vue sur le Kastro depuis l’eau. Au nord-est, Gyrismata attire ceux qui cherchent l’espace et les vagues, sur du sable mêlé de petits galets, sans aménagement mais avec des tavernes à proximité.
Sur la côte ouest, plus verte, la plage de Pefkos mérite son nom : les pins descendent jusqu’au rivage et le fond du golfe est si abrité que par jour sans vent, l’eau ressemble à une piscine. Un discret beach bar et une taverne de poisson complètent le tableau. Plus au nord, Agios Petros réunit une clientèle alternative dans une pinède où beaucoup campent librement : sable et galets, eau froide et cristalline, ombre des pins. En nageant, on rejoint une seconde petite crique sur la gauche. À éviter par vent de nord, quand la houle s’y engouffre.
La plus belle est sans doute Agalipa, petite crique aux eaux turquoise gardée par un vieux caïque échoué. On y accède après Agios Petros par une piste, puis vingt minutes de marche sous les arbres, la fin de la descente étant équipée de cordes. Non aménagée : prévoyez eau et provisions, et venez tôt pour attraper l’ombre rare des rochers. Au sud, Kalamitsa, plus exposée, est prisée des véliplanchistes, tout comme la grève voisine de Kolymbada.
Le nord réserve d’autres coins sauvages : la vaste plage de sable et de galets de Palamari, au pied du site archéologique, dépourvue de tout aménagement, et la crique très isolée de Kareflou, au bout d’une piste malaisée. Enfin, certaines des plus jolies plages, comme celle de l’îlot de Sarakino, ne se rejoignent qu’en bateau, lors des excursions au départ de Linaria. Une île où les plus belles baignades se méritent, à pied ou par la mer, loin des plages organisées et de leurs rangées de transats.
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Plages et activités sportives - 7.5/10
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Patrimoine historique et culturel - 5.5/10
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Villages et arrière pays - 6.5/10
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Authenticité - 8/10
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Quelques liens pour aller plus loin
- Municipalité de Skyros, site officiel du dème
- Around Skyros, guide touristique et cartographie de l’île
- Anemoessa Skyros, blog sur la culture skyriote
- Skyros topoguide, neuf itinéraires de randonnée
- Sentiers de Skyros sur AllTrails
- Cheval de Skyros et ferme de Mouries, conservation
- Feel in Greece, randonnées, birdwatching et ateliers
- Musée Faltaits, folklore et histoire de Skyros
- Skyros Centre, séjours holistiques à Atsitsa
- Skyros Travel, agence locale et billets de ferry
- Anemos, location de voitures et de vélos à Molos
- Skyros Shipping, ferry Kymi, Linaria
Quelques repères sur Skyros
- Superficie : 209 km² (environ 130 km de littoral)
- Longueur maximum : environ 30 km, largeur maximum : environ 10 km
- Point culminant : mont Kochylas, 792 m
- Environ 3 052 habitants (2021)
- Port principal : Linaria (côte ouest)
- Aéroport : aéroport national de Skyros (SKU), au nord de l’île
Comparez les îles avec notre indicateur touristique des iles grecques
Les principales fêtes à Skyros
- Février ou mars (dates mobiles) : Apokries, le carnaval de Skyros et sa danse du bouc, Hora (les quatre week-ends avant le Carême).
- Lundi pur (date mobile) : Kathara Deftera, clôture du carnaval, danses en costume sur la place, Hora.
- Avril ou mai (date mobile) : Pâques orthodoxe, Epitaphios fleuri et Anastasis, Hora et chapelles de l’île.
- Mardi après Pâques (date mobile) : fête d’Agios Georgios, saint patron, litanie de l’icône depuis le monastère byzantin, Hora.
- 25 juillet : panigyri d’Agios Ermolaos.
- 26 juillet : panigyri d’Agios Panteleimonas.
- 1er septembre : panigyri d’Agios Mamas.
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Les autres destinations pour :
La carte de Skyros
Comment venir à Skyros et s’y déplacer ?
Skyros est structurellement isolée, ce qui explique son calme. En ferry, elle n’est reliée qu’à Kymi, sur l’Eubée : le bateau part chaque soir et revient tôt le matin (environ 2 h de traversée). Des bus KTEL relient Athènes à Kymi en correspondance avec le ferry. En été, des liaisons hebdomadaires desservent aussi Alonissos et Skopelos. Détails et compagnies sur notre guide des ferries. L’île possède son propre aéroport (code SKU), au nord, avec des vols Olympic Air depuis Athènes plusieurs fois par semaine, et des vols estivaux depuis Thessalonique.
Sur place, un bus relie Linaria, Hora, Magazia et Molos en connexion avec les ferries, mais dessert peu le reste de l’île : pour Palamari, la côte ouest ou le sud, louer une voiture ou un scooter est vivement conseillé. Des taxis attendent à l’arrivée des bateaux, et l’on trouve des loueurs de voitures, scooters et vélos à Molos comme à Linaria. Le printemps et l’automne offrent les meilleures conditions pour découvrir l’île, hors de la pointe d’affluence estivale.
→ Conseils pour la réservation des ferries
Prochaine(s) traversée(s)
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Que manger à Skyros ?
Skyros ne revendique pas d’appellation AOP ou IGP, mais sa cuisine de mer et de bergerie a du caractère. Le plat emblématique de l’île est l’astakomakaronada (αστακομακαρονάδα), les pâtes au homard : Skyros est réputée l’un des meilleurs endroits de Grèce pour en manger, souvent à prix raisonnable l’été, et c’est un souvenir que je conseille de ne pas rater. Le poisson et les fruits de mer dominent les tables : calamar à l’anis, seiche au fenouil, gavros mariné, maquereau séché au soleil.
Côté terre, le katsiki (κατσίκι), le chevreau, est roi, notamment à Pâques, tout comme l’agneau. L’île produit ses propres fromages : le xinotyro (ξινότυρο), un fromage acidulé, la myzithra (μυζήθρα) et le kefalotyri (κεφαλοτύρι). On y prépare aussi la fava (φάβα), le trachana (τραχανάς), la ladopita (λαδόπιτα), tourte à l’huile parfois servie avec de la graviera, et des amygdalota (αμυγδαλωτά), petits gâteaux aux amandes. On y produit aussi un bon miel. Une nouvelle génération de tables revisite cette tradition, en mariant fromage de Skyros et cuisine méditerranéenne contemporaine.
Pour bien manger, cap sur les tavernes de poisson de Linaria et du front de mer de Molos, où le poisson du matin arrive dans l’assiette le soir, et sur les tavernes de campagne du nord, souvent approvisionnées par leur propre potager. À Pâques, le chevreau à la broche réunit les familles, accompagné de vin et de musique. Terminez par une glace ou une douceur maison à Hora : le parfum de portokalopita, la tarte à l’orange, y a ses adeptes, aux côtés des amygdalota et des petites tyropitaria salées.
Découvrir la Grèce : produits de terroir AOP et gastronomie grecque
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- Se perdre à la tombée du jour dans les ruelles blanches de la Hora, entre boutiques d’artisanat et bars perchés.
- Monter au Kastro et au monastère d’Agios Georgios pour la vue sur toute la mer Égée depuis l’ancienne acropole.
- Visiter le musée Faltaits, l’un des plus anciens musées folkloriques de Grèce, installé dans une authentique demeure skyriote emplie d’objets d’époque.
- Parcourir le site de l’âge du bronze de Palamari, presque seul, au bord d’une plage sauvage du nord-est.
- Apercevoir les chevaux de Skyros en liberté sur les pentes du mont Kochylas ou dans l’une des fermes de conservation du sud.
- Descendre à pied jusqu’à la crique isolée d’Agalipa et son caïque échoué : eau turquoise garantie, mais ni ombre ni buvette sur place.
- Déjeuner d’une astakomakaronada, les pâtes au homard qui font la réputation de l’île, face au port de pêche de Linaria.
- Passer une soirée à Pefkos, là où les pins touchent l’eau, quand le golfe devient lisse comme un lac.
- Assister, si l’on vient au printemps, au carnaval de Skyros et à sa danse du bouc, l’un des plus singuliers de Grèce.
- Rapporter un objet de l’artisanat local, meuble de bois sculpté, broderie ou céramique peinte, perpétué par les ateliers de Hora.
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Comptez au moins 4 à 5 jours pour parcourir toute l’île (Hora, le nord, le sud et le port). L’accès limité incite de toute façon à s’installer plusieurs jours plutôt qu’à enchaîner les étapes.
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Non. Skyros est l’une des grandes îles les moins fréquentées de l’Égée, du fait de son accès uniquement par le ferry de Kymi. L’affluence se concentre sur le week-end du carnaval au printemps et sur la mi-août.
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Difficilement. Un bus relie Linaria, Hora et les plages de Magazia et Molos, mais le reste de l’île (Palamari, côte ouest, sud) n’est pas desservi. Pour explorer vraiment Skyros, louez une voiture ou un scooter.
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Oui. Les plages abritées et peu profondes de Magazia et Molos conviennent aux enfants, l’affluence reste modérée et la rencontre avec les chevaux de Skyros, dans les fermes de conservation, plaît aux plus jeunes.
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Skyros est reliée quotidiennement à Kymi, sur l’Eubée. En été, des liaisons hebdomadaires la relient à Alonissos et Skopelos. Elle reste toutefois à l’écart du réseau principal des Sporades et à ce titre reste assez hors circuit.
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Non. Le ferry part de Kymi le soir et revient tôt le matin : une excursion d’une journée est impossible. Prévoyez au minimum deux ou trois nuits sur place.

