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Neapoli, le quartier tranquille d'Athènes coincé entre Exarchia et Kolonaki
Neapoli occupe la pente ouest du Lycabette, juste au-dessus du quartier d’Exarchia. C’est un petit quartier, et sa position fait tout son intérêt : Exarchia commence en contrebas ans limite bien définie sinon peut être la grande rue Ippokratous, et Kolonaki occupe l’autre versant vers le sud. Neapoli se tient au centre sans ressembler à l’un ni à l’autre. Des rues résidentielles silencieuses, des maisons néoclassiques serrées entre les immeubles des années 1950, quelques cafés, et des habitants installés là depuis des décennies. On y dort au calme tout en restant à portée de marche de monde athéniens qui concentre une grande part de ce qui fait le charme de la ville. Si vous hésitez encore sur l’endroit où poser vos valises, ce peut être une bonne option, et ceux qui veulent aller vite trouveront les points à retenir en fin de page. Neapoli ne figure sur aucun circuit, et les voyageurs qui y logent sont le plus souvent des habitués d’Athènes. C’est l’un des quartiers que l’on recommande de découvrir à nos amis.
Où se situe Neapoli et comment y aller ?
Le quartier tient dans un triangle de pente, entre la rue Ippokratous en bas, la route périphérique du Lycabette en haut, l’avenue Alexandras et la rue Didotou. Du bas de Neapoli, comptez quinze à vingt minutes de marche jusqu’à Syntagma, une vingtaine jusqu’au Musée archéologique national, et une bonne demi-heure jusqu’à l’entrée de l’Acropole.
Aucune station de métro ne dessert le quartier : c’est sa contrainte principale. Panepistimio (ligne 2) est à dix minutes en descendant la rue Ippokratous, Evangelismos (ligne 3) à un 15-20 minutes en contournant le pied du Lycabette, Ambelokipi (ligne 3) à une dizaine de minutes du haut du quartier. Ces deux stations de la ligne 3 mènent à l’aéroport et au port du Pirée sans changement, en quarante minutes environ dans les deux cas. Le détail des trajets figure sur la page aéroport, centre et Pirée. La future station Exarchia de la ligne 4, en chantier, desservira le bas de la pente.
Pour Rafina, le terminal de la rue Mavromateon, en bordure du Pedion tou Areos, est à un quart d’heure en descente. Le reste se règle à pied ou en trolley sur l’avenue Alexandras, et les transports en commun font le lien avec le centre. Le relief compte vraiment ici : chaque retour se fait en montée, les trottoirs sont étroits et encombrés de voitures.
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Quelle ambiance dans le quartier de Neapoli ?
Neapoli, littéralement « la nouvelle ville », s’est construite vers 1850 en lisière de la ville d’alors, que fermait une rue encore appelée le Faubourg et devenue depuis la rue Akadimias. Ses premiers habitants furent les maçons, marbriers et charpentiers venus des îles bâtir le palais et l’université. Son intégration au plan de la ville en 1865 a ouvert les rues et densifié le quartier. Les facultés voisines ont fait le reste : le quartier est devenu celui des étudiants, des imprimeurs et des libraires, puis celui des écrivains. Kostis Palamas et Grigorios Xenopoulos y ont habité, le compositeur Nikos Skalkotas aussi, et le premier ministre Charilaos Trikoupis vivait à l’angle des rues Mavromichali et Akadimias. On l’appelait alors le quartier des sérénades.
Il en reste un tissu très habité. Les mêmes familles tiennent les immeubles depuis deux ou trois générations, les étudiants louent les petits appartements du bas, et depuis le milieu des années 2010 une poignée d’ateliers, de boutiques de design et de cafés ont rouvert le long des rues Ippokratous et Asklipiou, sans que le quartier devienne pour autant une destination touristique.
C’est un quartier qui est resté authentique. Le matin appartient aux boulangeries et aux écoles, l’après-midi est très calme, et le soir les habitants descendent vers Exarchia ou passent de l’autre côté pour Kolonaki. Le week-end, les sentiers du Lycabette se remplissent et la pente sert de raccourci. Le mardi, le marché s’installe rue Lamprou Katsoni, côté Alexandras, à l’arrière du quartier : c’est le meilleur moment pour voir Neapoli telle qu’elle vit, et les autres marchés d’Athènes complètent la liste.
Côté sécurité, aucun secteur de Neapoli ne demande de vigilance particulière : les rues Ippokratous, Asklipiou, Dafnomili et Lamprou Katsoni sont calmes à toute heure, y compris tard. L’avenue Alexandras, elle, pose surtout un problème de bruit. Quant au surtourisme, il n’existe pas ici : en dehors des cours de langue et de quelques locations, Neapoli ne voit passer personne.
Neapoli en un coup d'œil
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Localisation et transports - 4/10
4/10
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Ambiance et sorties - 5/10
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Vie locale et authenticité - 8/10
8/10
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Calme la nuit - 8/10
8/10
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Sécurité ressentie - 8/10
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Espaces verts - 7/10
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Localisation et transports : Aucune station dans le quartier. Panepistimio est à dix minutes en descendant la rue Ippokratous, Evangelismos à un quart d’heure, et le retour se fait toujours en montée.
Ambiance :Quelques cafés et un cinéma d’art et essai rue Ippokratous, rien après minuit. La vraie animation commence en bas de la pente, à Exarchia.
Vie locale, authenticite : Faubourg d’artisans des îles vers 1850 devenu quartier d’étudiants, encore tenu par les mêmes familles. Marché du mardi rue Lamprou Katsoni, presque aucun visiteur.
Niveau sonore : Rues résidentielles silencieuses dès la rue Asklipiou. Le bruit se limite à l’avenue Alexandras et à la frange basse qui touche Exarchia.
Securite ressentie : Aucune vigilance particulière, y compris tard, sur Ippokratous, Asklipiou, Dafnomili et Lamprou Katsoni. Seule la bordure d’Exarchia demande le bon sens urbain habituel.
Espaces verts :Les sentiers du Lycabette partent du haut du quartier et le square planté d’Agios Nikolaos donne de l’ombre, mais le bas reste dense et minéral.
Ideal pour : Séjour long au calme, voyageur à l’aise avec les pentes, envie d’Exarchia et du Musée archéologique national à dix minutes à pied.
A éviter si : Mobilité réduite, premier séjour court centré sur l’Acropole, ou dépendance au métro : aucune station ne desservira le quartier avant la ligne 4.
La carte du quartier
Que voir et que faire à Neapoli ?
Le repère du quartier est l’église Agios Nikolaos Pefkakion, dont le prince Nikolaos a posé la première pierre en 1889, à dix-sept ans, et qui a été inaugurée en 1895. Commencée par Gerasimos Metaxas et achevée par son fils Anastasios, elle a donné son nom au sous-quartier de Pefkakia, les petits pins, du bois qui couvrait la pente avant d’être loti à partir de 1927. Il en subsiste un square planté devant le parvis, l’un des rares coins d’ombre du secteur.
Le quartier concentre les institutions culturelles étrangères : l’Institut français de Grèce avec sa cour ou l’on prend un café, rue Sina, fondé en 1907, et l’École française d’Athènes, rue Didotou, entourées d’éditeurs et de librairies. Plus haut, rue Ippokratous, le cinéma Aavora projette depuis 1983 un répertoire d’art et essai dans une salle unique aux fauteuils rouges d’origine, ouverte en 1965. Juste en contrebas, rue Mavromichali, l’écran en plein air des Panathinaia prolonge la tradition l’été : voyez la sélection des cinémas en plein air. Pour le reste, Neapoli se découvre à pied : les rues Dafnomili et Papatsori gardent des alignements néoclassiques restaurés, et le haut du quartier débouche sur les sentiers du Lycabette.
Une balade d’une heure dans Neapoli
Commencez rue Sina, devant l’Institut français, et remontez la rue Asklipiou jusqu’au parvis d’Agios Nikolaos Pefkakion : la pente se sent déjà dans les mollets, et le square offre le premier banc à l’ombre. Redescendez d’une rue pour prendre Ippokratous vers le nord, en passant devant les vitrines de mobilier vintage, la façade du cinéma Aavora et la terrasse de Jimmy’s Hall, qui fait une halte commode à mi-parcours. Quittez l’axe à droite par la rue Dafnomili, la plus jolie du quartier, puis par la rue Papatsori et ses façades restaurées, et laissez-vous porter jusqu’à la route périphérique du Lycabette : la vue s’ouvre alors sur la colline de Strefi, les toits d’Exarchia et, par temps clair, l’Acropole au loin. Terminez en redescendant la rue Lamprou Katsoni vers l’avenue Alexandras, sur les étals du marché si l’on est un mardi matin. Comptez une heure, un peu plus avec un arrêt café, et prévoyez des chaussures fermées : le dénivelé se sent dans les jambes.
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Où boire un café, manger ou prendre un verre à Neapoli ?
La pente ne compte qu’une poignée d’adresses, toutes tenues par des gens du quartier, et aucune ne cherche le passage. Le matin, tout tourne autour de deux d’entre elles. Alouatou (📍) fonctionne en fournil jusqu’en début d’après-midi, avec des pains au levain et des pites d’inspiration valaque, avant de se transformer en bistrot le soir venu. Quelques rues plus bas, Portatif (📍) fait de la pâtisserie sérieuse et un gelato à l’italienne que les Athéniens viennent chercher de bien plus loin. C’est aussi la dernière halte sensée avant d’attaquer la montée vers le Lycabette.
À midi, la cour intérieure de l’Institut français (📍), rue Sina, est le secret le mieux gardé de la pente : le bistrot Maya y sert à l’ombre, entre deux cours de langue. L’autre point d’ancrage ouvre du matin au soir : Jimmy’s Hall (📍), café, bar et bistrot à la fois, tient la rue Ippokratous depuis 2015 et fait office de salon commun au quartier, avec ses paximadia (παξιμάδια) maison, ses tartes salées et son patron qui se souvient de ce que boivent les habitués.
Le soir, on reste sur le vin. Tanini Agapi Mou (📍), à l’angle des rues Ippokratous et Methonis, est une cave à vins grecs doublée d’un comptoir, avec des étiquettes de petits domaines que l’on ne trouve pas ailleurs. Un peu plus haut, rue Asklipiou, Asfalos kai den prepei (📍), qui emprunte son nom à une chanson d’Akis Panou, associe vins au verre et petites assiettes travaillées ; la salle est minuscule et se remplit vite en fin de semaine. Pour une vraie soirée de taverne en revanche, il faut descendre à Exarchia ou passer à Kolonaki : Neapoli n’en compte pratiquement pas, et c’est l’une des raisons pour lesquelles le quartier est si calme.
Neapoli est-il un bon quartier pour s’installer ?
Les arguments pour :
- des nuits réellement silencieuses, ce qui est rare à cette distance de Syntagma ;
- Exarchia, Kolonaki et le Musée archéologique national tous accessibles à pied en dix à quinze minutes ;
- un quartier habité, avec boulangeries, primeurs et pharmacies d’usage quotidien ;
- les sentiers du Lycabette au bout de la rue, et un peu d’air en fin de journée grâce à l’altitude ;
- aucun sentiment d’insécurité, y compris en rentrant tard.
Les arguments contre :
- pas de station de métro, et chaque retour se fait en montée, ce qui se paie en fin de journée ;
- trente minutes de marche jusqu’à l’Acropole, sans raccourci possible ;
- une offre de restauration limitée, qui oblige à sortir du quartier presque chaque soir ;
- le bas de la pente reste minéral et très chaud au cœur de l’été ;
- la bordure de l’avenue Alexandras est bruyante et sans intérêt pour un séjour.
L’offre d’hébergement est mince et repose massivement sur la location de courte durée : Airbnb représente ici l’essentiel des lits disponibles, l’hôtellerie se limitant à quelques petites adresses et à des appart-hôtels. Voici les adresses recommandées dans le quartier.
- Hotel Frida (Abordable) : petit hôtel familial du haut du quartier, chambres simples et spacieuses, rue très calme, la seule vraie option économique sur place.
- Elliot Neapoli (Intermédiaire) : appart-hôtel récent, appartements avec cuisine et machine à laver, pensé pour les séjours de plusieurs nuits.
- Athens Flair Suites (Intermédiaire) : appartements de bonne taille au cœur du quartier, bon compromis pour une famille ou deux couples.
- Maya’s (Intermédiaire) : huit suites signées homm dans un immeuble rénové, volumes généreux et cuisines équipées, adaptées aux séjours à quatre.
- Hestia Ippokratous 35 (Haut de gamme) : appartements de standing en bas de la rue Ippokratous, la position la plus proche du centre universitaire.
- Neapolis 1897 (Haut de gamme) : maison de seize chambres avec toit-terrasse, la seule adresse du quartier qui fonctionne vraiment comme un hôtel.
- Cityluxe Suites & Rooms (haut de gamme) : studios et suites contemporains dans le haut du quartier, proche de Kolonaki.
Les hébergement meilleurs marché se trouvent en réalité juste de l’autre côté de la rue Ippokratous, du coté d’Exarchia. Pour comparer les secteurs entre eux, voyez la page où dormir à Athènes et le panorama des quartiers d’Athènes.
Ce qu’il ne faut pas rater à Neapoli
- Le parvis d’Agios Nikolaos Pefkakion et ses pins, dernier vestige du bois qui a donné son nom au sous-quartier.
- Le marché du mardi matin rue Lamprou Katsoni, côté avenue Alexandras, où le quartier fait ses courses depuis des décennies.
- La cour de l’Institut français de Grèce, rue Sina, l’un des rares endroits ombragés du bas de la pente.
- Une séance au cinéma Aavora, rue Ippokratous, pour sa salle aux fauteuils rouges restée dans son jus depuis les années soixante.
- La rue Dafnomili et ses façades néoclassiques restaurées, qui donnent une idée de ce qu’était le quartier avant les années cinquante.
- La sortie sur la route périphérique du Lycabette en haut du quartier, avec la vue plongeante sur Strefi et Exarchia.
