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Volos, renommée pour ses tsipouradika, porte d'entrée du Pélion et des Sporades

Volos, capitale de la Magnésie et grande ville portuaire de la Thessalie, s’étire au fond du golfe Pagasétique, au pied du Pélion, à mi-chemin entre Athènes (326 km par la route) et Thessalonique. C’est le port d’où partent les ferries pour Skiathos, Skopelos et Alonissos, et une base pratique pour explorer le Pélion (bien qu’il soit préférable de s’installer dans un village en montagne). Beaucoup de voyageurs ne font qu’y passer, entre la gare routière et le quai. Ils manquent une ville universitaire animée toute l’année, un patrimoine industriel reconverti avec soin et surtout les tsipouradika, ces tables où chaque petite bouteille de tsipouro arrive avec un mezzé, une tradition inscrite en 2025 à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel, au même titre que d’autres traditions de Thessalie.

Une journée suffit pour le front de mer, le quartier de Palia et un long déjeuner de mezzés. Avec deux jours, on ajoute les sites néolithiques de Dimini et de Sesklo ou les premiers villages du Pélion, à moins de vingt kilomètres.

Volos en bref : de l’Iolcos des Argonautes à la ville universitaire

La mythologie place ici Iolcos, la cité de Jason, d’où l’Argo aurait appareillé vers la Colchide en quête de la Toison d’or. Plusieurs archéologues situent la ville antique sur la colline d’Agioi Theodoroi, dans l’actuel quartier de Palia, où s’élevait plus tard le château de la ville ottomane ; d’autres l’identifient au palais mycénien découvert à Dimini. Quoi qu’il en soit, la plaine est habitée depuis bien plus longtemps encore : les villages néolithiques de Sesklo et de Dimini, à quelques kilomètres à l’ouest, remontent aux VIIe et Ve millénaires av. J.-C.

La ville moderne est récente. Sous la domination ottomane, une partie de la population se replie dans les villages du Pélion, et au XVIIe siècle des marchands grecs et juifs louent de petites boutiques autour du port, les « vieux magasins » (Palia Magazeia), qui ont donné son nom au quartier de Palia. Rattachée à la Grèce en 1881, Volos devient au début du XXe siècle le deuxième centre industriel du pays après Le Pirée : tabac, textile, briqueteries, minoteries, métallurgie. En septembre 1922, des milliers de réfugiés d’Asie Mineure s’installent à l’ouest du torrent Krafsidonas et fondent Nea Ionia, avec leurs métiers et leur habitude du tsipouro de midi.

Les séismes de 1954 à 1957 ont détruit la plupart des maisons néoclassiques, et la ville a été reconstruite en immeubles de béton sans caractère. Seuls quelques bâtiments du front de mer et de Palia ont survécu. Depuis que l’université de Thessalie y a installé son siège, en 1984, elle rachète et restaure avec la municipalité usines et entrepôts abandonnés : vingt-cinq bâtiments industriels avaient retrouvé un usage en 2022. Et puis les étudiants font vivre les cafés et les tsipouradika en toute saison.

Volos ne souffre pas de surtourisme. Les escales de paquebots de croisière et les week-ends d’été remplissent surtout le front de mer, tandis que Palia et Nea Ionia gardent leur rythme de quartier.

Explorer la montagne voisine : le Pélion, ses villages et ses sentiers

Que voir sur le front de mer de Volos ?

La promenade du bord de mer s’étend sur environ 3 km, presque entièrement piétonne, de l’hôtel Aigli jusqu’à la plage d’Anavros. Les habitants l’appellent la peratzada : on y marche en fin de journée, face aux lumières des villages du Pélion qui s’allument sur la montagne.

Au départ, l’hôtel Aigli, bel exemple d’Art nouveau du début du XXe siècle, forme avec le Pallas voisin, inauguré en 1928, un même établissement relié par la galerie Skreta. Un peu plus loin, la réplique de l’Argo rappelle le mythe : selon la légende, le navire à cinquante rameurs fut construit en pin du Pélion. Le long de la promenade des Argonautes (Argonafton), entre les terrasses, se succèdent l’ancien bâtiment de la Banque de Grèce (1935), avec ses colonnes ioniques, aujourd’hui propriété de l’université, et l’Achilleion, construit en 1925 et cinéma depuis 1928. Classé monument historique, il abrite un café dans son ancien foyer aux motifs Art déco et accueille théâtre, danse et concerts.

Le bâtiment Papastratou, entrepôt de tabac de 1935 coiffé de deux coupoles, est avec l’Argo l’emblème de la ville ; il abrite aujourd’hui la présidence de l’université. En face, une passerelle mène au Kordoni, la longue digue qui file jusqu’au phare, l’une des promenades préférées des habitants. Le front de mer se prolonge par le parc Agios Konstantinos, aménagé en 1985, avec l’église du même nom, basilique moderne inspirée des modèles paléochrétiens, et une galerie de sculptures en plein air. Au bout, l’hôtel Xenia (1961), dessiné dans un esprit moderniste par l’architecte Kostas Stamatis, puis la plage d’Anavros et le centre folklorique Kitsos Makris, maison de 1955 aux plafonds peints qui conserve notamment vingt-cinq œuvres du peintre populaire Theophilos.

Le musée archéologique Athanasakeio, à l’extrémité est du front de mer, mérite de prendre une heure. Installé depuis 1909 dans un bâtiment néoclassique entouré d’un jardin, il expose les figurines néolithiques de Sesklo et de Dimini, des bijoux en or de toute la Thessalie et surtout les stèles funéraires peintes de Démétrias : en 88 av. J.-C., face à la flotte de Mithridate, les habitants les ont remployées dans les remparts et couvertes d’argile, ce qui en a préservé les couleurs. Au retour, la pâtisserie Minerva, sur le front de mer, est une institution qui sert depuis longtemps des gâteaux couronnés de chantilly.

Palia et Nea Ionia : dans quels quartiers se promener ?

Palia, l’ancien quartier du port

À l’ouest du centre, au-delà des voies ferrées du port de commerce, Palia a gardé ses maisons basses, ses boutiques d’outils agricoles et ses ateliers, devenus en partie bars, restaurants et tsipouradika. Le cinéaste Theo Angelopoulos y a tourné des scènes du Voyage des comédiens. Rue Feron, derrière la gare, d’anciens entrepôts accueillent des tables et des fresques de street art ; sur la place Sintrivani (rue Papakyriazi), où se tenait le marché au XVIIIe siècle, les tsipouradika installent leurs tables sous les arbres. En montant vers la colline d’Agioi Theodoroi, on longe des pans du château byzantin.

La gare, inaugurée en 1884, est l’œuvre de l’ingénieur italien Evaristo de Chirico, père du peintre Giorgio de Chirico et constructeur de la ligne du Pélion. Épargnée par les séismes, elle garde sa ligne néoclassique, son toit à deux pans orné de bois découpé et, devant l’entrée, une statue d’Athéna du sculpteur italien Previsan. À l’étage, le petit musée des Chemins de fer conserve uniformes, télégraphes, guichets en bois du XIXe siècle, horloges de gare et plans de la ligne Volos-Lechonia-Milies.

Nea Ionia, le quartier des réfugiés

De l’autre côté du torrent Krafsidonas, Nea Ionia a été bâtie par les réfugiés d’Asie Mineure arrivés en 1922, entre 12 000 et 13 000 personnes selon les sources : des baraques d’abord, de petites maisons ensuite, puis une commune à part entière en 1947. Les réfugiés ont apporté le tissage, la construction navale et le travail du tabac, fourni la main-d’œuvre des usines et ouvert les premiers tsipouradika. Le quartier a gardé un air de Grèce d’autrefois. La plus agréable promenade longe le Krafsidonas par la rue Karampatzaki ; plusieurs des meilleures tables de la ville se cachent dans les rues voisines et rue Anapafseos.

Le centre, entre Agios Nikolaos et l’hôtel de ville

Le centre commerçant s’organise autour des rues Dimitriados, Iasonos et Ermou. Près de la cathédrale Agios Nikolaos, dessinée par l’architecte Aristotelis Zachos, les places Kontaratou et Koumoundourou et la rue piétonne Don Daleziou concentrent cafés et bars, fréquentés jusque tard par les étudiants. L’hôtel de ville, conçu par l’équipe de Dimitris Pikionis avec des éléments de l’architecture du Pélion, expose des photographies anciennes de Volos ; sur la place voisine se trouvent le théâtre municipal et la statue de Rigas Feraios.

Quels sites industriels visiter à Volos ?

Au début du XXe siècle, Volos était le premier port grec d’exportation du tabac, et un recensement de 1930 y comptait 984 entreprises. Après la désindustrialisation des années 1980, l’université et la municipalité ont racheté et restauré une partie des usines. Elles forment aujourd’hui un parcours qui raconte la ville mieux que ses monuments.

  • Musée de la briqueterie Tsalapatas : à Palia, cette usine de tuiles et de briques de 1925 couvre 2,5 hectares, dont 7 500 m² couverts, et compte parmi les ensembles industriels les mieux conservés d’Europe. Le musée, géré par la fondation culturelle du groupe Piraeus Bank, suit la fabrication des tuiles, des broyeurs aux séchoirs, jusqu’au four Hoffmann à cuisson continue, le seul de ce type en Grèce. Cafés, restaurants et salles d’exposition occupent le reste du site.
  • Musée de la Ville : installé dans l’ancien entrepôt de tabac Papantou (vers 1920), au 17 rue Feron, il présente une exposition permanente « Volos, 10+ histoires », de l’implantation ottomane au château, au XVe siècle, jusqu’à aujourd’hui, à partir d’objets et de photographies donnés par les habitants. Ouvert du mardi au dimanche le matin, et le mercredi et le vendredi en soirée.
  • Manufacture de cigarettes Matsangos : bâtie en trois étapes à la fin du XIXe siècle, elle occupe tout un pâté de maisons du centre et employait environ 2 000 ouvriers et ouvrières en 1940, les « Matsangopoules ». Fermée après sa faillite en 1970, elle abrite en partie le département d’économie de l’université.
  • Kitrini Apothiki (l’Entrepôt jaune) : entrepôt de tabac de l’entre-deux-guerres, il a servi de prison et de lieu de torture à la Gestapo pendant l’Occupation. Il est classé monument historique.
  • Palia Ilektriki : l’ancienne centrale électrique de 1911, classée en 1994, accueille le théâtre municipal (DIPETHE), une école de danse et une salle de spectacles.
  • Moulins Louli : premier moulin à vapeur de la région, construit en 1918 à Palia avec un équipement suisse, il abrite aujourd’hui cinémas, boutiques et cafés.
  • Filature Mourtzoukos « Leviathan » : construite en 1908 sur 3,6 hectares, sous un toit en dents de scie, elle employait plus de 1 000 ouvriers et a reçu une médaille d’or à l’Exposition internationale de Paris en 1930. Fermée en 1954, elle accueille un centre de formation.

Des guides agréés proposent des promenades thématiques sur ce patrimoine industriel.

Comment se passe un repas dans un tsipouradiko de Volos ?

À Volos, « aller aux tsipouro » (pame gia tsipoura) veut dire sortir à midi. Vers 13 h, les rues commerçantes se vident et les tsipouradika se remplissent : j’ai lu plus de deux cents et jusqu’à cinq cents dans l’agglomération selon les estimations locales. Beaucoup ferment l’après-midi et n’ouvrent pas le soir.

La tradition remonte aux réfugiés de 1922. Dockers et ouvriers du tabac de Nea Ionia prenaient avant le déjeuner un petit verre de tsipouro (τσίπουρο), d’abord sec ou avec des pois chiches grillés, puis avec quelques petits poissons du golfe grillés sur la braise. Les femmes ne s’y sont attablées qu’à la fin des années 1960, et les cuisinières ont ajouté les recettes et les fritures d’Asie Mineure. En 2025, les « pratiques sociales et traditions des tsipouradika de Volos et de Nea Ionia » ont été inscrites à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel.

Comment commander au tsipouradiko ?

Dans les adresses traditionnelles, il n’y a ni carte ni réservation. On commande le tsipouro à la petite bouteille, l’eikosipentaraki (εικοσιπενταράκι), en précisant « avec » ou « sans » anis, souvent en montrant le nombre avec les doigts. Chaque bouteille arrive avec un mezzé choisi par la maison, et les plats montent en gamme au fil des tournées : salaisons et pickles d’abord, puis sardines, poulpe, calamars, crevettes et coquillages, jusqu’aux langoustines à partir de la troisième ou quatrième bouteille. Pour une grande tablée, on demande une mostra, une carafe plus grande qui correspond à un nombre fixe de mezzés. Demander la carte, c’est se signaler comme touriste et se priver des surprises. Plus la table est nombreuse, plus les plats varient : venez à plusieurs, et prenez votre temps, l’idée est de faire durer la conversation.

Quels mezzés goûter à Volos ?

Le golfe fournit l’essentiel : kolitsanoi (κολιτσάνοι), anémones de mer frites en beignet, spécialité de la ville ; gyalisteres (γυαλιστερές), achinoi (αχινοί), les oursins, et fouskes (φούσκες), les violets ; liokafto savridi (λιόκαυτο σαβρίδι), chinchard séché au soleil. Côté terre, les tsitsiravla (τσιτσίραβλα), jeunes pousses de pistachier sauvage conservées au vinaigre, sont propres à Volos et au Pélion. Le tsipouro servi vient de Tyrnavos, des villages du Pélion ou de Nea Anchialos ; le tsipouro de Thessalie et le tsipouro de Tyrnavos sont protégés par une indication géographique (IGP).

Sur le front de mer, beaucoup d’établissements portent l’enseigne de tsipouradiko mais travaillent à la carte, avec de grosses assiettes pour les passants et les croisiéristes. Les adresses fidèles à l’usage se trouvent surtout à Nea Ionia, à Palia et dans les ruelles du centre.

Où manger à Volos ? Nos adresses de tsipouradika et de tavernes

Les tsipouradika historiques

  • Kavouras, 3 rue Chatziargyri, près du port : plus de soixante-dix ans d’existence, le doyen du centre. Pommes de terre cuites sous la braise, poulpe grillé, foie de lotte au citron. Ouvert le jour seulement, fermé le dimanche.
  • Nikos-Gianna, rue Papakyriazi, à Palia : tables sous les arbres de la place, fréquentées par les habitants et les universitaires. Poissons des pêcheurs locaux, raie frite, seiche cuite dans son encre. Les tables sont prises dès midi.
  • Demiris, 23 rue Efraimidou, à Nea Ionia : le plus grand choix de coquillages de la ville (violets, oursins, gyalisteres) et des kolitsanoi.
  • Filaraki, 54 rue Krokiou : ici rien n’est frit, tout passe sur le gril, des petits poissons aux langoustines.
  • Bokos (143 rue Maiandrou) et Stratos (89 rue Maiandrou), à Nea Ionia : deux adresses de quartier toujours pleines de tablées locales ; chez Stratos, seiche et raie grillées.
  • Kerasia : petite maison familiale qui sert des mezzés depuis près de quarante ans, sous de vieilles photos.

La nouvelle génération

Mezen, 8 rue Alonnisou, ouvert en 2013 par le chef Grigoris Chelmis, a renouvelé le genre sans en changer la règle : une seule question, avec ou sans anis, puis des mezzés inventifs à base de produits de petits producteurs, de fumaisons maison et de poissons du golfe. À Nea Ionia, l’ouzeri Karakatsanis, ouvert en 1969, a été repris par Timoleon Diamantis, qui y travaille une cuisine du produit très précise.

Au-delà du tsipouro

Vengera, à Palia près du château, sert les recettes du Pélion, ses tourtes et ses herbes. Melifron, dans le même quartier, a une cuisine ouverte et de la musique rebetiko en live. Sur le front de mer, Lepi est un tsipouradiko historique plus souple sur les règles, qui ajoute aux mezzés de la mer le spetzofai (σπετζοφάι) du Pélion. Pour un dîner, Avli, dans une petite maison à cour du centre, et Plagios ont de belles cartes des vins.

Pour le café et le sucré : Charta, rue Skenderani, à la fois librairie, café et tsipouradiko depuis 2008 ; Groove Boutique, rue Ermou, pâtisserie aux finitions françaises ; le bar Grooove, rue Kontaratou, et sa cave de plus de 500 spiritueux. Près de Palia, les pêcheurs vendent leur prise directement depuis les bateaux, à côté de la halle aux poissons, et le marché bio du samedi réunit les produits du Pélion : origan, champignons sauvages, châtaignes, pommes firiki du Pélion (φιρίκι) et olives konservolia du Pélion-Volos (κονσερβολιά), toutes deux en AOP.

Les horaires changent souvent : vérifiez avant de venir, surtout le soir et en semaine.

Que faire autour de Volos ?

Où se baigner à Volos ?

Avec ses trois anses de sable, la plage urbaine d’Anavros, à une vingtaine de minutes à pied à l’est du centre est la plus proche. À son extrémité, la chapelle Panagia Trypa a été construite en 1892 dans un creux de rocher traversé par un petit ruisseau. Plusieurs plages ont régulièrement un Pavillon bleu, dont Anavros, Alykes, Platanidia, Kritharia, Chrysi Akti et Nea Anchialos. Vers l’est, la route côtière passe par Agria et Lechonia jusqu’aux plages de Platanidia et de Malaki, très fréquentées l’été, puis à Kala Nera. Les grandes plages de la côte égéenne du Pélion sont prises d’assaut en août : en juin et en septembre, l’eau est chaude et les criques retrouvent leur calme.

Dimini, Sesklo et Démétrias : les sites antiques

À 5 km à l’ouest, Dimini conserve un village néolithique du début du Ve millénaire av. J.-C., entouré de six enceintes de pierre construites par paires. À côté, une ville mycénienne découverte en 1977, avec un palais du XIIIe siècle av. J.-C. et des tombes à tholos, est le principal monument mycénien de Thessalie. À 15 km, Sesklo, habité dès le VIIe millénaire av. J.-C., compte parmi les plus anciens villages néolithiques d’Europe ; les vestiges sont discrets, et le musée archéologique de Volos aide à les comprendre. Sur la rive opposée du golfe, face au front de mer, les ruines de Démétrias, fondée par Démétrios Poliorcète vers 294 av. J.-C., laissent voir l’acropole et le théâtre.

Anakassia, Ano Volos et les premiers villages du Pélion

À 3,5 km, le village d’Anakassia abrite le musée Theophilos, dans la demeure Kontos : en 1912, le peintre y a couvert 60 m² de murs, avec quatorze grands tableaux consacrés à la révolution de 1821 au-dessus de motifs de fleurs, d’oiseaux et de chasse. Juste au-dessus, Ano Volos, plus ancien que la ville basse, garde des maisons restaurées et des chemins pavés. Portaria (13 km) et Makrinitsa (15 km), le « balcon du Pélion », ouvrent la montagne.

Le petit train du Pélion

Le Moutzouris, petit train à voie de 60 cm construit entre 1892 et 1903 sous la direction d’Evaristo de Chirico, relie Ano Lechonia, à 12 km de Volos, au village de Milies. Fermée en 1971, la ligne a rouvert aux touristes en 1996. Le trajet de 16 km dure environ 1 h 30, avec un arrêt de quinze minutes à Ano Gatzea, et franchit juste avant Milies le pont métallique de De Chirico. Suspendu en septembre 2024, le service a repris en avril 2026 : départ à 10 h d’Ano Lechonia, retour à 15 h depuis Milies, principalement le week-end. Les billets se réservent auprès de Hellenic Train.

Prolonger en Thessalie : les monastères des Météores

Comment aller à Volos et rejoindre les Sporades ?

En voiture, Volos est à 326 km d’Athènes et à 61 km de Larissa par l’autoroute. Un grand parking près du port permet de laisser son véhicule pour la durée du séjour ; voir aussi nos conseils pour conduire en Grèce.

En bus, la gare routière KTEL se trouve rue Sekeri, à l’angle de la rue Grigoriou Lambraki, à dix minutes à pied du centre. J’ai compté une dizaine de départs quotidiens pour Athènes (environ 3 h 30) et huit pour Thessalonique (environ 3 h), ainsi que les lignes vers les villages du Pélion. L’office de tourisme lui fait face (tél. 24210 30930).

En train, la gare, près de la place Riga Feraiou, est reliée à Larissa en une cinquantaine de minutes, avec correspondances pour Athènes et Thessalonique sur Hellenic Train. Depuis Larissa, une autre ligne dessert Trikala et Kalambaka, au pied des Météores : Volos se combine ainsi facilement avec les monastères.

En avion, l’aéroport de Nea Anchialos, à 26 km au sud-ouest, reçoit surtout des vols saisonniers ; celui de Skiathos est une alternative si vous voulez coupler avec les Sporades.

Les ferries de Volos pour les Sporades

Le port, au cœur de la ville face à l’hôtel Aigli, est le principal départ pour les Sporades du Nord. En été, ferries et catamarans rejoignent Skiathos (quatre à six départs par jour, de 1 h 15 à 3 h), Skopelos (deux à quatre par jour, de 2 h à 3 h 35) et Alonissos (deux à quatre par jour, de 2 h 25 à 5 h) ; des bateaux desservent aussi Trikeri, au bout du Pélion. Les fréquences baissent nettement en hiver. En juillet et en août, réservez votre place si vous embarquez une voiture. Skiathos, qui a son aéroport, est la plus fréquentée des trois îles ; Alonissos, au cœur du parc marin des Sporades du Nord, reste la plus calme. Notre guide des ferries en Grèce détaille les compagnies et la réservation.

Volos se visite toute l’année. C’est à mon sens au printemps et à l’automne qu’elle est la plus agréable : le déjeuner au tsipouradiko se prend en terrasse, sans la chaleur ni la foule des ferries de l’été.

Questions fréquentes sur Volos

  • Une journée suffit pour le front de mer, le musée archéologique, le quartier de Palia et un déjeuner dans un tsipouradiko. Avec deux jours, ajoutez les sites néolithiques de Dimini et de Sesklo ou les villages de Portaria et de Makrinitsa. Volos est aussi une bonne base pour rayonner dans le Pélion.