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Le Pirée, une ville portuaire à découvrir au-delà des ferries

La plupart des voyageurs ne voient du Pirée que la cohue des quais, entre le métro et leur ferry. Pour les Athéniens, c’est tout autre chose : une ville à part entière, où l’on vient toute l’année pour une promenade au bord de l’eau, un déjeuner de poisson ou un verre au coucher du soleil, à des prix souvent plus doux qu’à Athènes. Le port historique d’Athènes cache des remparts antiques et des musées riches, un théâtre néoclassique, des marchés animés, des quartiers ouvriers devenus galeries d’art et deux petits ports pittoresques, Zea et Mikrolimano, dominés par la colline de Kastella. Depuis l’arrivée de la ligne 3 du métro et les réaménagements des quais, la ville se découvre facilement à pied et en transports. Voici comment y passer quelques heures ou une journée entière, quartier par quartier.

Le Pirée en bref : trois ports et vingt-cinq siècles d’histoire

C’est Thémistocle qui comprend le premier l’importance du site : à partir de 493 av. J.-C., il fait fortifier la péninsule, bientôt reliée à Athènes par les Longs Murs qui garantissent à la cité un accès protégé à la mer. Le port de Zea abrite alors la flotte athénienne. Les remparts sont reconstruits par Conon en 394 av. J.-C. Pendant des siècles, un grand lion de marbre garde l’entrée du port, qui prend le nom de Porto Leone ; Francesco Morosini l’emporte à Venise en 1687, et une copie se dresse aujourd’hui sur l’Akti Xaveriou. Son corps porte des inscriptions runiques attribuées à des mercenaires varangues de l’Empire byzantin.

Du milieu du XIXe au milieu du XXe siècle, Le Pirée devient le « Manchester grec », avec ses fonderies, ses ateliers mécaniques et ses tanneries. En 1922, il accueille des dizaines de milliers de réfugiés d’Asie Mineure, dont les musiques venues de Smyrne se mêlent à celles du port ; ailleurs dans la région, leurs descendants perpétuent encore des fêtes venues d’Anatolie, comme le keskeki de Melissia ou la Sainte-Barbe d’Éleusis (voir nos traditions de l’Attique). C’est dans les cafés des quartiers ouvriers, à Drapetsona et aux Lemonadika, que naît le rebetiko piréote, porté par Markos Vamvakaris et la « Tetrada » du Pirée, premier ensemble de bouzoukis enregistré. En 1960, le film Jamais le dimanche de Jules Dassin, avec Melina Mercouri, fait connaître la ville dans le monde entier, et la chanson Les Enfants du Pirée vaut à Manos Hadjidakis l’Oscar de la meilleure chanson le 17 avril 1961.

La ville d’aujourd’hui, l’une des grandes communes de l’Attique, s’organise autour de trois ports : le grand port de Kantharos, celui des ferries, la marina de Zea, aussi appelée Pasalimani, et le petit port de Mikrolimano. C’est aussi la ville de l’Olympiakos, le club de football rouge et blanc. Le plus simple est de la parcourir du centre vers le sud, en suivant le bord de mer.

Le centre du Pirée : théâtre, églises et marchés

Le Théâtre municipal et la place Korai

Face à la grande place Korai et à l’hôtel de ville, le Théâtre municipal est l’un des plus beaux théâtres néoclassiques de Grèce. Dessiné par l’architecte Ioannis Lazarimos, il est mis en chantier en 1884 et inauguré le 9 avril 1895. Sa salle compte 23 loges, et sa scène est l’une des rares d’Europe à conserver une grande partie de sa machinerie baroque d’origine. Restauré et rouvert en 2013, il a accueilli les plus grands noms du théâtre grec. Même sans assister à une représentation, on peut prendre un verre de vin au bar de son foyer, au décor d’un autre temps. À deux pas, dans l’ancienne poste néoclassique de la rue Filonos, la Pinacothèque municipale présente des peintres grecs du XIXe et du XXe siècle et le musée de scénographie Panos Aravantinos. Dans la même rue, l’église catholique Saint-Paul, dessinée par Eduard Schaubert et achevée en 1839, compte parmi les plus anciennes de la ville.

Les églises du port

La cathédrale Agia Triada, inaugurée en 1964 à l’angle des rues Ethnikis Antistaseos et Vasileos Georgiou, reprend les modèles byzantins sous une grande coupole ; ses portes de laiton martelé et ses fresques se découvrent en tenue correcte. Près des quais, Agios Spyridon, saint patron du Pirée, dont l’église actuelle a été fondée en 1863, est fêté le 12 décembre par une grande procession. Un peu plus loin, face à la place Melina Mercouri, Agios Nikolaos (1879), la plus grande église de la ville, célèbre le 6 décembre la fête des marins : l’icône est portée en procession et les navires lui rendent les honneurs.

Marchés, Lemonadika et gare

Le matin, les rues du marché central, autour des rues Lykourgou, Dimosthenous, Tsamadou, Karaoli Dimitriou et Gounari, gardent l’ambiance des marchés du début du XXe siècle : poissonniers, bouchers, fromagers, épiceries fines et marché aux herbes et aux épices. Près de la gare, les Lemonadika furent le marché aux légumes du Pirée jusqu’aux années 1950, chanté dans un rebetiko célèbre ; dans le passage Kampanidis, le café-ouzeri O Stavros sert depuis le début des années 1970. La rue piétonne Sotiros Dios concentre les commerces. La gare de la ligne 1, construite de 1926 à 1929 par l’architecte Ioannis Axelos sous une grande voûte, termine la première ligne de chemin de fer de Grèce, ouverte en 1869 ; elle abrite le petit musée des Chemins de fer électriques, gratuit, avec sa voiture en bois. Le dimanche matin, le marché aux puces s’étend de la rue Alipedou à la place Ippodameia, le long de la voie du métro.

Architecture moderne et vestiges antiques

Sur l’Akti Xaveriou, la « Pagode », ancienne gare maritime des paquebots au toit ondulé en béton, dessinée par Iakovos Liapis et Ilias Skroumbelos, a vu partir des milliers d’émigrants vers les États-Unis et l’Australie ; elle est classée depuis 2013. La Piraeus Tower, restée inachevée pendant près de cinquante ans après un chantier lancé en 1972, a rouvert en 2024 entièrement rénovée. L’École navale, achevée en 1904 grâce au legs de Pantazis Vassanis, forme toujours les officiers de la marine. Entre deux immeubles, entre les rues Kountouriotou et Ypsilantou, quelques pans de l’arsenal de Philon (346 à 328 av. J.-C.), long autrefois de 113 m, rappellent l’Antiquité, comme les ruines de la porte principale de l’enceinte antique à Vavoula.

Les musées du Pirée : emplacement, à voir et horaires indicatifs
MuséeOùÀ voirHoraires indicatifs
Musée archéologique31 rue Charilaou Trikoupi, ZeaBronzes antiques, kouros, théâtre de Zea8 h 30 à 15 h 30, fermé le mardi
Musée maritime de GrèceAkti Themistokleous, marina de ZeaMaquettes de navires, rempart de CononDu mardi au samedi, 9 h à 14 h
Pinacothèque municipale29 rue Filonos, centrePeintres grecs, scénographies d'AravantinosDu lundi au vendredi, 10 h à 14 h
Musée des Chemins de fer électriquesGare du Pirée, ligne 1Voiture en bois, matériel ancienEntrée gratuite
Fondation Aikaterini Laskaridi36 rue 2as Merarchias, Akti MoutsopoulouLivres rares, cartes, objets de NelsonSe renseigner
Cuirassé AverofFlisvos, Palaio FaliroNavire-musée, quartiers d'équipage, canonsDu mardi au vendredi 9 h à 14 h, week-end 10 h à 17 h

Horaires relevés par la presse grecque, susceptibles de changer : vérifiez avant votre visite.

Zea et Pasalimani : la marina et les musées

Dans l’Antiquité, le port de Zea abritait la flotte d’Athènes, symbole de sa puissance ; sous la domination ottomane, il prend le nom de Pasalimani, le « port du pacha », car les pachas venaient s’y baigner. C’est aujourd’hui une marina où accostent les yachts, entourée d’un large quai piéton bordé de cafés et de restaurants. Quelques cafés historiques rappellent l’époque où la bonne société du Pirée venait s’y promener chaque fin d’après-midi ; c’est dans l’un d’eux, le café Moiras, aujourd’hui disparu, qu’a été fondé l’Olympiakos en 1925.

À quelques pas, le musée archéologique raconte l’histoire du Pirée et des îles du golfe Saronique, de l’époque mycénienne à l’époque romaine. Il est petit mais passionnant, surtout pour ses grands bronzes : l’un des plus anciens kouros en bronze connus en Grèce, deux statues d’Artémis, une Athéna et un masque de tragédie, tous retrouvés au Pirée. On y voit aussi le monument funéraire de Kallithea, des figurines des sanctuaires minoen de Cythère et mycénien de Methana, et un éperon de bronze de trière athénienne. Derrière le musée, les gradins du théâtre de Zea datent de l’époque hellénistique.

Au bout de la marina, le musée maritime de Grèce, fondé en 1949, retrace l’histoire navale du pays, de la préhistoire à la marine marchande moderne, avec ses maquettes de navires, ses instruments et un pan du rempart de Conon intégré au bâtiment ; le kiosque du sous-marin Papanikolis trône dans la cour. Un peu plus loin, la fondation Aikaterini Laskaridi, installée dans des bâtiments néoclassiques, conserve livres rares, cartes marines et l’une des plus belles collections d’objets ayant appartenu à l’amiral Nelson hors du Royaume-Uni.

En continuant le long du quai, la petite presqu’île de la place Alexandras offre une vue à 360 degrés, autour d’un monument contemporain dédié à la mémoire des Grecs du Pont. La promenade se termine à la plage de Votsalakia, sur l’Akti Apollonos : une plage urbaine de petits galets, face à l’îlot de Koumoundourou, réputée pour ses couchers de soleil, avec terrains de sport et bars de plage en été. Pour une vraie journée de plage, mieux vaut toutefois filer vers la Riviera athénienne.

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La Peiraiki : une promenade le long des remparts antiques

Entre le grand port des ferries et la marina de Zea, la péninsule de la Peiraiki est parcourue par l’Akti Themistokleous, une corniche face à la mer. Les remparts de Thémistocle couraient le long de cette côte ; reconstruits par Conon, ils portent toujours son nom, et l’on en repère encore quelques pans sur la ligne de rochers. C’est l’une des plus belles promenades du Pirée, surtout au coucher du soleil, avec la vue sur la baie, Salamine et Égine. Comptez environ une heure de marche depuis le port des ferries jusqu’à Zea ; les plus courageux enchaînent jusqu’à la colline de Kastella, une boucle d’environ 7 km.

En face de la mer, les tavernes de poisson, ouzeri et cafés de la Peiraiki sont un peu plus populaires que ceux de Mikrolimano. Arrêtez-vous à la baie d’Aphrodite (Ormos Afroditis), avec la croix du Marin inconnu et la petite chapelle Saint-Nicolas, puis poursuivez jusqu’à Freattyda et sa plage aménagée, où les habitants se baignent depuis les rochers. L’École navale, sur la péninsule, se voit depuis la corniche.

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Mikrolimano et Kastella : le petit port et la colline

Mikrolimano, le balcon du Pirée

Si vous n’avez le temps que pour un endroit, choisissez Mikrolimano. Ce petit port ovale, fermé par une passe étroite, a porté bien des noms : Fanari à l’époque byzantine, sans doute pour le fanal qui en marquait l’entrée, Tourkolimano pendant la domination ottomane et jusqu’au XXe siècle, ou port Koumoundourou, d’après la villa de la famille du même nom, à l’emplacement de l’actuel Yacht-club de Grèce. Les maisons s’étagent en amphithéâtre autour des bateaux de pêche et des voiliers, et le récent réaménagement a rendu le bord de l’eau aux promeneurs. On y vient pour un café, un verre ou un repas de poisson ; certaines tavernes sont installées ici depuis 1932, et Dourambeis, sur l’Akti Dilaveri, est une institution pour le poisson. Pour un brunch ou un verre, le café du Yacht-club, à l’extrémité du port, est plus cosmopolite. Mikrolimano attire du monde le week-end : en semaine, l’ambiance est plus douce.

Kastella, la colline aux demeures néoclassiques

Au XIXe siècle, négociants, banquiers et hommes politiques du Pirée et d’Athènes font construire leurs demeures sur les pentes de Kastella, pour la vue ; en 1874, le diplomate français Henry Belle y décrit bals, toilettes parisiennes et salons littéraires. Entre 1875 et 1877, l’architecte Ernst Ziller y bâtit un quartier de villas, dont une seule subsiste. Après 1922, puis avec la reconstruction des années 1950, beaucoup de ces demeures sont démolies ; d’autres ont été restaurées à la fin du XXe siècle. Pour les découvrir, montez depuis l’avenue Vasileos Pavlou par les escaliers de la rue Foskolou, les Skalakia, puis flânez dans les rues Aischylou, Irakleous et Falireos, entre bougainvilliers et orangers amers.

Au sommet de l’ancienne colline de Mounichie, l’église Profitis Ilias, reconstruite en 1986, domine tout le littoral jusqu’à Vouliagmeni. Rue Irakleous, le théâtre en plein air Veakeio, d’environ 2 000 places, accueille l’été concerts et spectacles, avec vue sur Mikrolimano et le golfe Saronique.

D'autres points de vue : les collines d'Athènes

Le Pirée industriel : galeries d’Agios Dionysios et nuits de Troumba

Agios Dionysios, des entrepôts aux galeries d’art

Au nord de la gare, le quartier d’Agios Dionysios concentrait ateliers mécaniques, fonderies, forges, tanneries et entrepôts. La désindustrialisation, à partir des années 1970, l’a laissé à l’abandon jusqu’aux années 1990. Le premier à y croire fut Giannis Kaymenakis, avec le bar à vin Paleo, dans un ancien bâtiment industriel de la rue Polydefkous. Les galeries ont suivi, en respectant les volumes des entrepôts : la galerie de Sylvia Kouvali, ouverte en 2018 rue Polydefkous, avec une nouvelle entrée rue Mavromichali ; The Intermission, au numéro 37A depuis septembre 2019, qui accueille des expositions de galeries internationales ; ATOPOS cvc, au 41A, organisation à but non lucratif fondée en 2003 autour du corps, de la mode et de la performance. Tout près, à l’angle des rues Dragatsaniou et Aitolikou, le P District a transformé des entrepôts du XIXe siècle en lieu de design et d’art, autour du Lab Piree Superstudio et d’une cour devenue café-jardin. Les galeries n’ouvrent pas toujours : vérifiez leurs horaires avant de venir. À côté, l’ancienne manufacture de tabac Papastratos est devenue un parc d’affaires, le Piraeus Port Plaza, qui garde ses façades industrielles.

Troumba, de la mauvaise réputation aux bars

Près du port, entre les églises Agios Spyridon et Agios Nikolaos, le quartier de Troumba fut dès le début du XXe siècle celui des maisons closes et des cabarets, où se croisaient marins du monde entier, rebetes, ouvriers et bourgeois venus d’Athènes. Il a servi de décor à bien des films grecs des années 1950 et 1960, de Lola à Jamais le dimanche. Les établissements ferment le 12 septembre 1967, sous la dictature, et le quartier décline longtemps avant de renaître à partir des années 1990, surtout depuis 2010 : anciens immeubles commerciaux et maisons néoclassiques accueillent désormais bars, restaurants et hôtels de charme. C’est aujourd’hui l’un des quartiers les plus animés le soir, avec concerts et fêtes de rue.

Où manger au Pirée ?

Le Pirée est d’abord une ville de tavernes, et les prix y restent en général plus raisonnables qu’à Athènes. Près du port et du marché, To Steki tou Artemi, au cœur du marché aux poissons, sert du poisson et propose parfois de la musique le soir, et l’épicerie fine Mandragoras vend fromages, huiles et miels pour un pique-nique ou un cadeau. Margaro, institution du Pirée, ne sert que trois choses : salade grecque, crevettes frites et rougets frits. Près du métro Dimotiko Theatro, rue Navarchou Notara, la petite boutique Evxeinon façonne chaque jour ses πιροσκί (piroski), beignets farcis au fromage, aux pommes de terre ou à la viande. Pour un verre, le foyer du Théâtre municipal ou le Che, rue Karaiskou, avec sa fresque de Frida Kahlo.

Au bord de l’eau, les tavernes de Mikrolimano et de la Peiraiki servent poisson grillé et μεζέδες (mezedes) de la mer. Pour une table étoilée, Varoulko, le restaurant de Lefteris Lazarou, enfant du Pirée, occupe un très bel emplacement sur le port.

Les Piréotes, eux, vont souvent un peu plus loin. À la criée de Keratsini, l’Oinomageireio tou Vasili garde un menu court et une ambiance très locale. Près de Drapetsona, l’Eidikon, épicerie-taverne ouverte au début des années 1920 et tenue aujourd’hui par la troisième génération, a gardé ses vieux réfrigérateurs et ses lampes d’époque. Aux Kaminia, le Kapileio tou Zachou sert langoustines et calamars frits en portions généreuses, et à Chatzikyriakeio, l’Yperokeaneio mérite le détour pour ses sardines grillées, ses moules frites et sa glace au καϊμάκι (kaïmaki). Les adresses changent, aussi nous tenons à jour une liste sur Google Maps, avec les quais et les repères utiles.

Football, cuirassé Averof et conseils pour circuler

Le Pirée vibre pour l’Olympiakos, fondé en 1925. Son stade, le Georgios Karaiskakis, est né en 1895 comme vélodrome pour les premiers Jeux olympiques modernes, avant de devenir un terrain de football dans les années 1920 et de prendre, en 1960, le nom du héros de la guerre d’indépendance blessé à mort tout près. Reconstruit pour les Jeux de 2004, il compte environ 32 000 places couvertes et abrite le musée du club et sa boutique, à la station Faliro de la ligne 1. Les rivaux d’Athènes sont le Panathinaïkos, vert et blanc, et l’AEK, jaune et noir, fondé en 1924 par des réfugiés d’Asie Mineure.

Un peu plus loin, à Flisvos (Palaio Faliro), le cuirassé Georgios Averof, devenu musée flottant, se visite du pont aux cuisines, en passant par les dortoirs, la chapelle et les canons de proue et de poupe.

Pour circuler, trois stations de la ligne 3 desservent la ville : Maniatika, Piraeus et Dimotiko Theatro, face au théâtre. Les bus urbains 904, 905, 906 et 909 relient le port à la marina de Zea, mais le Pirée se découvre surtout à pied, en suivant le bord de mer de la Peiraiki à Mikrolimano. Comptez une demi-journée pour le centre et Zea, une journée entière si vous ajoutez la Peiraiki, Kastella et un dîner à Mikrolimano.